Investir dans les universités canadiennes pour réussir dans l’économie mondiale

08 septembre 2011



À titre de président de la Chambre de commerce du Canada, je fais régulièrement affaire avec diverses entreprises de partout au Canada et je sais que leur compétitivité et leur survie dépendent de leur personnel. Les entreprises peinent à trouver la main-d’œuvre possédant les connaissances et les compétences qui les aidera à prospérer et à être concurrentielles dans l’économie actuelle; elles affirment que le Canada est confronté à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée qui est sur le point de devenir critique.

Avec l’avènement de l’économie du savoir, la proportion de la main-d’œuvre devant obtenir une éducation ou une formation postsecondaire s’accroîtra de façon spectaculaire. D’ici 2031, on estime que 77 pour cent des emplois au Canada exigeront une formation postsecondaire, à savoir une formation d’apprenti ou encore un diplôme collégial ou un grade universitaire. C’est bien supérieur aux 60 pour cent que nous connaissons aujourd’hui.

Nous savons depuis longtemps que le capital est mobile; l’argent fait le tour du monde, à la recherche des meilleures occasions. Aujourd’hui nous savons qu’une main-d’œuvre très instruite représente une ressource tout aussi importante qui, elle aussi, se déplace librement dans le monde entier. La prospérité future du Canada dépend de notre capacité à former et à attirer les personnes les plus qualifiées et compétentes.

Dans le monde de demain, c’est pour attirer les cerveaux que se livrera la compétition la plus féroce. Comme les personnes les plus instruites et les plus novatrices sont très mobiles, elles n’hésiteront pas à aller là ou les meilleures occasions se présenteront; c’est pourquoi nous devons créer ces occasions ici même, au Canada. Le Canada doit investir davantage dans l’enseignement supérieur, car il s’agit d’une des façons les plus efficaces pour le gouvernement de dépenser l’argent des contribuables et d’avoir des répercussions sur la productivité et la compétitivité de l’économie canadienne. Les entreprises, les universités et les collèges canadiens peuvent et doivent travailler de concert vers cet objectif.

L’éducation n’est pas un processus fixe qui commence à la maternelle et se termine une fois le diplôme universitaire en poche; c’est un processus d’apprentissage à vie, un engagement permanent auquel notre société et nos gouvernements doivent participer.

La compétition est féroce et croissante. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous mesurer aux meilleurs de ce monde. Les universités canadiennes ont pour tâche d’effectuer la recherche et de disposer des normes d’éducation qui nous aideront à relever le défi. Par exemple, grâce à ses professeurs de talent et à ses programmes novateurs, la University of Ontario Institute of Technology (UOIT) contribue de manière essentielle à former une nouvelle génération de Canadiens qui posséderont les compétences nécessaires pour réussir. La UOIT s’attache à doter ses étudiants de connaissances et de compétences pratiques qui leur seront utiles lorsqu’ils entreront sur le marché du travail.

L’avenir du Canada sera ponctué de nombreux défis et d’occasions liés aux compétences. Notre capacité à relever ces défis et à améliorer la compétitivité de notre nation est indispensable à la fois pour nos entreprises et pour notre main-d’œuvre. Les investissements que nous consacrons aujourd’hui à l’éducation, à l’acquisition de compétences, à la formation et à l’apprentissage à vie procureront des avantages encore supérieurs au Canada de demain.

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