| Début : | février 2009 |
| Fin : | mars 2010 |
L’évolution quant à l’utilisation des terres au Panama menace la riche biodiversité du pays, et en particulier, le gagne-pain des petits exploitants et des collectivités autochtones des régions rurales. De 1950 à 2000, plus d’un million d’hectares de forêt tropicale ont été convertis en pâturage. Deux projets complémentaires devaient servir à s’attaquer à ces défis en renforçant la gouvernance en matière de biodiversité et en promouvant un développement plus durable.
Durant le premier volet du projet, Nancy Gélinas a aidé à établir un réseau composé d’ONG locales, de collectivités autochtones et d’autres groupes intéressés. Deux stagiaires de l’Université Laval ont effectué des projets de recherche au Panama, pendant que Mme Gélinas entreprenait de nouveaux travaux de recherche sur la déforestation auxquels prenaient part des groupes autochtones, des agriculteurs ruraux, le gouvernement et d’autres chercheurs. Mené par Catherine Potvin de l’Université McGill, ce projet vise à développer une stratégie nationale afin de réduire les émissions découlant de la déforestation et de la dégradation des terres, tout en aplanissant les divergences entre les groupes autochtones et les agriculteurs ruraux.
Le second projet portait sur la province de Darien où l’élevage extensif a dégradé les sols fragiles. Sous la direction de Patrice Dion, les chercheurs ont déterminé divers facteurs socioéconomiques, scientifiques et agricoles pouvant favoriser l’implantation de systèmes d’élevage en fonction du développement durable des pâturages. Vers la fin du projet, l’équipe a cherché à obtenir des fonds supplémentaires afin de poursuivre les travaux, notamment ceux touchant l’utilisation du jatropha pour rétablir la fertilité des sols. M. Dion, qui a pris connaissance des vertus de cet arbre en Haïti, a permis à des chercheurs haïtiens et panaméens d’entrer en contact et d’échanger des connaissances et des idées.