| Début : | décembre 2010 |
| Fin : | juin 2012 |
Une baisse des nutriments et des pluies imprévisibles ont entraîné un déclin du rendement des cultures au Ghana, où 55 pour cent des ouvriers des régions du sud, du centre et de l’ouest oeuvrent dans l’industrie du cacao. Au cours des dernières années, des agriculteurs installés dans le nord du pays, une région propice à la sécheresse, ont migré vers les districts des régions du sud où est cultivé le cacao. Beaucoup d’entre eux y ont apporté des renseignements pratiques sur les effets des changements climatiques, mais il est difficile de savoir comment ils diffusent ces connaissances et leur incidence sur la gestion des cultures.
Dans le cadre de ce projet, des chercheurs ont collaboré avec des producteurs ghanéens afin de mieux comprendre comment s’effectue le transfert de connaissances sur les changements climatiques entre les agriculteurs et comment se forment les réseaux sociaux. Au moyen de sondages et d’entrevues, l’équipe a démontré que les agriculteurs migrants jouent un rôle clé dans le transfert de connaissances entre réseaux sociaux auparavant isolés. Les chercheurs ont cerné des pratiques résistantes à la sécheresse, comme le plantage d’arbres d’ombrage, et utilisé des technologies de géoimagerie pour déterminer l’incidence de l’adoption de ces pratiques sur les cultures agricoles. Ils ont ultimement démontré que les zones racinaires sont plus dispersées dans les systèmes regroupant plus d’une espèce et qu’elles utilisent probablement les ressources hydriques plus efficacement.
En parallèle de ces activités de recherche novatrices, l’équipe de projet a réussi à organiser deux ateliers de formation afin de faire découvrir le domaine de l’analyse des réseaux sociaux. Le premier, organisé au Ghana, a attiré 65 techniciens, étudiants aux cycles supérieurs et professeurs de l’organisation partenaire et de trois autres établissements. Le second, organisé à Toronto et consacré à l’analyse de données, à permis à Mme Isaac d’obtenir une subvention de développement Savoir du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH).
En fait, le projet a réussi à récolter plusieurs autres sources de financement afin d’élargir sa portée. Mme Isaac a obtenu une subvention d’amélioration de l’enseignement de la University of Toronto afin d’appuyer la création d’exposés vidéo sur les systèmes socioécologiques à l’intention des étudiants aux cycles supérieurs des deux établissements partenaires. Elle a également obtenu une subvention de la Fondation canadienne pour l’innovation, ce qui a permis au projet d’organiser une séance de formation sur les systèmes de géoradar et d’offrir une formation intensive à un des techniciens de l’établissement africain partenaire.
Les résultats du projet ont jeté la lumière sur les meilleures pratiques en matière d’amélioration de la résilience en présence d’un climat changeant et incertain.