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Cuba

Protéger le soya de la pourriture blanche

La pourriture blanche ou sclérotiniose (Sclerotinia sclerotiorum) peut être nuisible aux cultures qui poussent dans des environnements froids et humides. De nombreuses plantes, notamment le soya, ont une résistance génétique insuffisante. Grâce au soutien du SCR-CALA, les chercheurs ont tenté d’isoler les possibles gènes qui contribuent à défendre les plantes contre ce pathogène. « L’un des principaux problèmes est le caractère imprévisible de la maladie », a affirmé Istvan Rajcan. « Elle est répandue, mais se déclare de manière sporadique. »

Les chercheurs ont évalué la biologie moléculaire de variétés cubaines de soya en fonction de la pourriture blanche, une première dans la sphère scientifique. Leurs résultats prometteurs ont incité Evelyn Valera Rojas à entreprendre un doctorat à la University of Guelph. En plus de recevoir une bourse du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario afin de poursuivre ses travaux de recherche, elle a obtenu l’appui des Grain Farmers of Ontario, de sorte que son projet a été retenu par le Programme canadien d’adaptation agricole. Des agriculteurs du Manitoba au Québec ont manifesté leur appui au projet.

Ses travaux de recherche portaient sur les gènes spécifiques du soya que l’on retrouve également dans le pathogène. La compréhension de ces gènes peut permettre de créer des variétés de plantes plus résistantes. Enfin, puisque de nombreux types de cultures sont gravement touchés par ce pathogène, les résultats de sa recherche pourraient aussi s’appliquer à d’autres plantes comme le canola, le haricot sec et le tournesol.