| Début : | octobre 2010 |
| Fin : | juin 2012 |
La riche biodiversité de Madagascar est soumise à une foule de menaces, des changements climatiques à la conversion des forêts en terres arables. En quête d’une solution, le projet a permis de renforcer la capacité de recherche sur la biodiversité et l’adaptation aux changements climatiques.
Mme Randrianjafy Rasoloarisoa a passé trois mois à Québec, où elle a animé des séminaires consacrés à la gestion du développement rural intégré dans un milieu tropical. Elle a également pris part à plusieurs cours, dont ceux sur les maladies tropicales et les mesures sanitaires ainsi que sur les difficultés propres aux parcs nationaux situés dans des réserves de la biosphère. De son côté, M. Khasa a mené des travaux de recherche et donné des cours aux cycles supérieurs dans le domaine de la gestion des espèces menacées.
À partir des données climatiques d’archives de 26 stations, les chercheurs ont analysé l’évolution des changements climatiques dans six provinces présentant toutes des régimes climatiques distincts. Ils ont présenté leurs résultats dans un article rédigé conjointement et consacré à différents scénarios d’adaptation. Ils ont également corédigé un article sur la gouvernance des forêts à Madagascar et collaboré avec d’autres chercheurs dans le cadre d’une étude sur la gestion communautaire des ressources naturelles d’un parc national Malgache.
Finalement, M. Khasa a coorganisé pendant l’échange un atelier international sur la foresterie communautaire dans un contexte de réduction des émissions causées par la déforestation et la dégradation de la forêt, ainsi que de compréhension du rôle de la conservation, de la gestion durable des forêts et de l’amélioration des réserves de carbone forestier (REDD +). Depuis l’atelier tenu à l’Université Laval, il dirige une publication sur le programme REDD + dans les pays en développement.
Comme le projet avait pour objectif de renforcer les partenariats entre établissements canadiens et africains, M. Khasa a également visité plusieurs établissements d’enseignement supérieur et de recherche à Madagascar et en Afrique du Sud. Les personnes rencontrées ont manifesté un vif intérêt pour l’élaboration d’un projet régional consacré à la biodiversité, à la sécurité alimentaire et aux changements climatiques.
À Madagascar, pour mériter la très convoitée désignation HDR (une accréditation qui permet de superviser des travaux de recherche), les universités doivent mener des activités de recherche, d’enseignement et de publication, en plus de diriger les travaux scientifiques d’étudiants locaux. Grâce aux conseils de M. Khasa et aux articles publiés dans le cadre du projet, Mme Randrianjafy Rasoloarisoa a été en mesure de remplir toutes les exigences associées à la HDR. Sa défense devrait avoir lieu en juillet 2012, et M. Khasa a été invité à assister à cet événement spécial.