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Algérie

Lutte contre les pertes en eau et la sédimentation

Lutte contre les pertes en eau et la sédimentation

Chaque année, l’Algérie perd des millions de mètres cubes d’eau en raison de l’évaporation et de l’envasement qui touchent ses installations hydrologiques. Dans la région de Biskra, par exemple, l’envasement a réduit d’un tiers la capacité de rétention du barrage de Foum El Gherza. La sédimentation au sein de ce barrage n’a toutefois jamais été mesurée au moyen de l’outil d’analyse fréquentielle standard.

Dans le cadre du projet, les chercheurs se sont employés à améliorer la prévisibilité des événements hydrologiques extrêmes susceptibles de toucher certains sites de la région de Biskra, y compris la station de M’Chouneche. À partir des données recueillies sur le site de cette station, l’équipe a procédé à une analyse fréquentielle du débit annuel maximal et de la concentration de sédiments en suspension. Elle a ensuite, à partir des résultats obtenus, élaboré des modèles fondés sur HYFRAN et sur d’autres logiciels en vue de déterminer l’ampleur des risques hydrologiques.

Au cours de la troisième phase du projet, l’équipe est allée au-delà des paramètres de recherche initialement fixés en exploitant les nouveaux éléments intégrés à la méthode d’analyse fréquentielle. Compte tenu du manque de données dont elle disposait, elle a procédé à une analyse fréquentielle fondée sur la méthode dite des pics par rapport au seuil, ou « POT » en anglais. Elle a enfin entrepris de passer en revue la littérature issue des travaux portant sur le transport des sédiments.

Le projet s’est soldé par la soumission de trois articles à des revues savantes, ainsi que par la tenue d’une présentation lors d’un congrès qui s’est déroulé à Alger. Au printemps 2012, un quatrième article était en cours de rédaction. Il était également question pour l’équipe de participer à deux congrès respectivement prévus en Turquie et en Tunisie, à l’automne.

À la suite de l’analyse l’équipe a apporté des modifications à ses modèles afin de proposer aux décideurs locaux un véritable outil multidisciplinaire. Au bout du compte, les modèles conçus par l’équipe contribueront à améliorer la gestion de l’envasement et la prévisibilité des inondations. Ils seront utiles pour l’ensemble des événements hydrologiques, non seulement en Algérie, mais partout en Afrique du Nord.