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Nicaragua

Exploitation sexuelle commerciale des enfants et des femmes

Exploitation sexuelle commerciale des enfants et des femmes

Plus de 80 pour cent des Nicaraguayens disposent de moins de 2 dollars par jour pour vivre, et un tiers de tous les enfants ne s’inscrira jamais à l’école primaire, ne la fréquente pas ou arrête d’étudier avant d’avoir atteint la sixième année. La pauvreté fait en sorte que les femmes et les enfants sont plus exposés à certains risques, y compris la malnutrition, la grossesse à l’adolescence et les mariages précoces, la traite des enfants et l’exploitation sexuelle. 

Forts d’une collaboration remontant à 2008, les partenaires ont adopté de nouvelles approches pour cerner le fléau de l’exploitation sexuelle commerciale des enfants, des adolescents et des femmes au Nicaragua. Au moyen de groupes de discussion et d’entrevues, ils ont consulté le gouvernement et les groupes communautaires qui assurent la protection des femmes et des enfants ayant été victimes de la traite, et ont rencontré de façon informelle les habitants des collectivités rurales. Ce faisant, ils ont commencé à élaborer des outils pour mesurer le nombre de victimes de traite et d’exploitation sexuelle chez les femmes et les enfants, et l’incidence de la migration forcée vers les pays avoisinants ou au Canada.

Ils ont appris que le trafic de la drogue et le crime organisé semblent inextricablement liés à l’exploitation sexuelle des enfants et à la traite des femmes. Ils ont aussi été en mesure d’examiner comment les vies des personnes qui résident dans les municipalités situées à la frontière d’autres pays diffèrent grandement de celles des habitants des régions centrales du pays. Grâce à l’analyse préliminaire de ses données, l’équipe a obtenu du financement du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme qui lui permettra d’étendre ses consultations à la côte de l’Atlantique et aux municipalités frontalières au Costa Rica.