| Début : | mars 2010 |
| Fin : | avril 2011 |
Dans la foulée de la mondialisation et de la récente récession, les économies de ressources du nord de l’Ontario doivent composer avec une réduction des investissements des entreprises, un taux de chômage élevé et des problèmes environnementaux découlant de la coupe à blanc. Inversement, la ville de Fray Bentos en Uruguay connaît un essor économique lié au secteur forestier alors que des multinationales investissent dans diverses grandes usines de pâte à papier. Toutefois, ce fort développement a entraîné la conversion d’importantes superficies herbagères en plantations et suscité l’une des plus longues vagues de protestations au monde.
Tirant parti d’une collaboration antérieure, les chercheurs souhaitaient accroître les connaissances sur les répercussions des transformations économiques mondiales dans l’industrie de la pâte à papier sur les collectivités. En plus de lancer un nouveau débat sur ces enjeux dans le milieu universitaire et au sein des collectivités touchées, le projet entendait fournir à la société civile l’information qui pourrait l’aider à participer aux débats d’orientation de politique sur la mondialisation et le développement.
Des séminaires ont été organisés à Thunder Bay et à Montevideo. L’obtention de financement supplémentaire d’autres sources en plus de la subvention a permis à l’équipe d’embaucher et de soutenir des étudiants dans les deux pays. En outre, les chercheurs ont établi des liens avec leurs homologues en Finlande, qui les ont invités à prendre part à un atelier et à un congrès portant sur les investissements finlandais dans le secteur de la pâte à papier de l’Uruguay. D’autres chercheurs se sont aussi joints à eux pour former un nouveau réseau axé sur les communautés forestières dans un monde en évolution, dont le premier recueil d’essais intitulé « Pulp Friction » sera publié en 2012.