| Début : | juin 2011 |
| Fin : | décembre 2011 |
La Colombie occupe le deuxième rang mondial quant au nombre de personnes déplacées et des études récentes laissent
entendre que le problème de migration forcée prend de l’ampleur dans l’ensemble de l’Amérique latine. Toutefois, les États ne connaissent pas suffisamment l’importance et le profil de la population déplacée, et les moyens les plus efficaces pour protéger ces personnes vulnérables. En outre, la région ne dispose pas d’approches politiques qui relient les processus de migration forcée et de développement, un problème qui est empiré par la nature isolée et ponctuelle des travaux de recherche actuels.
Pour relever ce défi, les chercheurs ont formé le Latin American Network on Forced Migration pour créer des alliances et influer à la fois sur les politiques canadiennes et internationales en matière de migrations forcées. Grâce au financement du programme SCR-CALA, le réseau a pu tenir sa deuxième rencontre, à laquelle ont pris part 30 représentants d’ONG et du milieu universitaire de divers pays de la région, y compris l’Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Mexique, le Pérou et le Venezuela. Lors d’un atelier de deux jours tenu au Canada, les participants se sont penchés sur des enjeux, notamment le commerce, l’investissement et la migration forcée en Amérique latine. Un petit groupe d’universitaires s’est réuni le jour suivant l’atelier pour renforcer davantage la capacité du réseau.
Le réseau a cerné trois domaines prioritaires pour lesquels d’autres lois et règlements sont nécessaires, dont la responsabilité des entreprises et les tensions entre les droits de la personne et les droits des investisseurs; la vulnérabilité, y compris la violence physique, ainsi que les préoccupations d’ordre économique et environnemental; et la défense des intérêts et la société civile, qui mettraient l’accent sur le besoin de donner aux personnes et aux collectivités les outils et le soutien requis pour qu’elles puissent défendre leurs propres intérêts.