| Début : | mars 2010 |
| Fin : | avril 2011 |
Dans le secteur agricole, les inégalités entre les sexes nuisent au développement durable et inclusif. Dans cette optique, Silvia Sarapura a analysé la façon dont les systèmes de chaînes de commercialisation pour les pommes de terre indigènes permettaient aux agricultrices des plateaux intérieurs du Pérou d’avoir un contrôle accru sur leur gagne-pain. En favorisant une meilleure compréhension, le projet visait à promouvoir l’action collective afin de faciliter l’accès au marché pour les agricultrices et réduire la pauvreté.
Même si les petites productrices de pommes de terre ne disposent pas des connaissances, des capacités et des occasions pour s’intégrer au marché, elles repoussent lentement ces obstacles. À titre d’exemple, des résultats préliminaires révèlent que les agricultrices autochtones traditionnelles s’unissent pour protéger leur gagne-pain au moyen de la conservation des semences. Il n’en reste pas moins que les femmes n’ont en général pas accès au crédit, aux semences et aux moyens d’économiser le travail, et sont rarement consultées au sujet de la mise au point de nouvelles technologies.
Au cours du processus de recherche, Mme Sarapura a offert des outils axés sur l’action, la formation et la recherche. Parmi ces outils, il y a eu une formation sur l’enregistrement collectif d’images vidéo et de photographies, qui ont été utilisées pour documenter les résultats communiqués aux décideurs, aux universitaires et aux praticiens du Canada et du Pérou. La collaboration initiale se poursuit en adoptant de nouvelles orientations. Les partenaires canadiens et péruviens ont demandé du financement afin d’entreprendre de nouveaux travaux de recherche, tandis que Mme Sarapura et l’établissement universitaire sont entrés en contact avec les organisations civiles intéressées au Pérou et en Bolivie. « Les partenaires au Pérou, notamment les paysans qui ont pris part à l’étude, ont un intérêt particulier à voir se renforcer cette alliance de recherche, car le Canada serait le premier marché où ils pourraient commercialiser les cultures andines comme le quinoa » a affirmé Mme Sarapura.