| Début : | octobre 2010 |
| Fin : | juin 2012 |
Les enfants dont la mère décède en les mettant au monde courent 10 fois plus de risques de mourir avant l’âge de deux ans. Ceux qui survivent au-delà de ce cap courent par ailleurs davantage de risques de souffrir de malnutrition et de carences éducatives ainsi que d’être victimes de la pauvreté et de problèmes de santé. Pourtant, de tous les investissements consentis au chapitre du développement, ceux qui le sont au profit des femmes et des enfants sont les plus rentables. Ils contribuent à l’amélioration du revenu et de la santé des ménages, ainsi qu’à la croissance économique pour le plus grand bien de la société.
Ces vertus revêtent une importance particulière pour le Kenya, pays dont les taux de mortalité maternelle et infantile atteignent respectivement 560 décès par 100 000 naissances vivantes et 80,5 décès par 1 000 naissances vivantes. Le projet cité en titre visait à renforcer les capacités de cherche en santé maternelle et infantile, ainsi qu’à permettre éventuellement la mise sur pied d’une équipe de recherche multidisciplinaire axée sur cette thématique au sein de la University of Manitoba et de l’Université de Nairobi. Le but ultime étant de faire en sorte que les travaux de cette équipe contribuent à l’amélioration de la santé maternelle et infantile au Kenya.
Au cours des trois mois qu’ils ont passés au Manitoba, les trois chercheurs kenyans membres de l’équipe, tous adhérents récents au corps professoral, ont suivi divers cours destinés à parfaire leurs compétences en épidémiologie ainsi qu’en matière de conception de recherches, de statistique, d’analyse et de recherche de subventions. Les deux chercheurs canadiens membres de l’équipe ont pour leur part passé trois mois à Nairobi, où ils ont pris part à un congrès de recherche sur la santé maternelle, néonatale et infantile, et ont contribué à l’élaboration d’une étude visant à évaluer la santé maternelle et néonatale au Kenyatta National Hospital (KNH).
Même si les deux universités collaboraient déjà depuis plus de 30 ans, il s’agissait là de leur tout premier partenariat de recherche axé sur la santé maternelle, néonatale et infantile, tissé dans une optique de santé publique. En plus d’évaluer les évolutions enregistrées au KNH sur le plan de la santé maternelle et infantile, l’équipe s’est livrée à une évaluation participative qualitative de l’état et des problèmes de santé d’une communauté massaï isolée, dans le sud-est du Kenya.
Les chercheurs se sont rapidement fondus en une équipe multidisciplinaire qui est parvenue à décrocher des subventions pour deux projets majeurs axés sur la santé maternelle, néonatale et infantile, dans les cadres respectifs du Programme de partenariat sur l’Initiative de Muskoka de l’Agence canadienne pour le développement international (ACDI) et du programme Étudiants pour le développement de l’AUCC et de l’ACDI. Le projet a été marqué par plusieurs autres actions, parmi lesquelles la création d’un stage médical de premier cycle à l’Université de Nairobi, destiné aux étudiants de la University of Manitoba.
Forte de capacités de recherche renforcées, l’équipe prévoit mener à son terme son projet de recherche sur la santé maternelle, néonatale et infantile dans le cadre du Programme de partenariat sur l’Initiative de Muskoka, ainsi que son projet d’évaluation des évolutions en matière de santé maternelle et néonatale au sein du KNH. Elle pourrait aussi conduire d’autres recherches auprès de la communauté massaï. Le travail de l’équipe semble en bonne voie non seulement de générer des données utiles à l’amélioration de la santé et de la nutrition maternelles et infantiles, mais également de servir de tremplin à la conduite de recherches associées à l’échelle du Kenya.