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Opinion

Le diplôme universitaire mène à une carrière enrichissante

14 novembre 2012

La version anglaise de cette lettre à la rédaction a paru dans The Walrus le 13 novembre, 2012

Paul Davidson
Président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Dans l’article The Uses and Abuses of University (octobre), les auteurs Ken Coates et Bill Morrison donnent une image trompeuse des perspectives d’avenir des diplômés d’aujourd’hui et du rôle que jouent les universités pour la prospérité du Canada.

Entre 1990 et 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, alors que le nombre d’emplois pour les métiers spécialisés a augmenté de 31 pour cent. Au cours de la même période, les postes de professionnels et de gestionnaires ont augmenté de 1,7 million, et 1,4 million d’entre eux étaient occupés par des diplômés universitaires. La croissance des possibilités d’emplois destinés aux diplômés est principalement attribuable à l’existence de postes exigeant de hautes qualifications; rien n’indique que le marché du travail compte un trop grand nombre de diplômés universitaires surqualifiés, comme le suggère l’article.

L’article soutient aussi que, alors que les inscriptions grimpent dans les universités, des milliers de postes pour les métiers spécialisés ou techniques sont vacants dans les provinces où l’économie est en expansion. Toutefois, depuis 2000, la croissance de l’emploi pour les diplômés universitaires est nettement plus forte que pour n’importe quel autre niveau de formation. En fait, le nombre d’emplois destinés aux diplômés universitaires a augmenté trois fois plus que les autres, et ce, même en Alberta.

Les diplômés universitaires ont, dans l’ensemble, un revenu et une stabilité d’emploi supérieurs à ceux des personnes qui ne possèdent pas de formation universitaire. Au cours de leur carrière, les diplômés universitaires auront un revenu supérieur de un million de dollars à celui des gens de métier ou des diplômés des collèges qui travaillent à plein temps.

L’argument de MM. Coates et Morrison ne tient pas compte des faits et risque d’induire en erreur les jeunes, leurs parents et les conseillers en orientation qui tracent la voie de l’avenir.

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Pour lire cette lettre et autres qui traitent du même sujet, visiter la page http://thewalrus.ca/letters-9-10/