La version anglaise de cette lettre a paru dans le Vancouver Sun, le 1er décembre 2012.
par Christine Tausig Ford
Vice-présidente et administratrice en chef
Dans sa chronique, Dan Ovsey induit le lecteur en erreur quant à la manière dont les universités préparent les étudiants pour le marché de l’emploi actuel. En plus de former des citoyens ouverts sur le monde, les universités forment des diplômés pouvant s’adapter aux besoins du marché du travail canadien.
Entre 1990 et 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, alors que le nombre d’emplois pour les métiers spécialisés a augmenté du tiers seulement.
Au cours de la même période, les postes de professionnels et de gestionnaires ont augmenté de 1,7 million, parmi lesquels 1,4 million étaient occupés par des diplômés universitaires. Les possibilités d’emplois pour les diplômés ont principalement connu une croissance dans les postes exigeant de hautes qualifications.
Rien n’indique que le marché du travail compte un trop grand nombre de diplômés universitaires surqualifiés, comme le suggère l’article. La majorité des jeunes sans emploi, auxquels l’auteur fait référence en citant les données de Statistique Canada, n’ont pas terminé d’études universitaires, et certains ne possèdent même pas de formation postsecondaire.
M. Ovsey signale la nécessité de créer des partenariats entre les universités et les employeurs afin de préparer les jeunes au travail. En fait, plus de la moitié des étudiants au premier cycle font aujourd’hui des stages dans le cadre des programmes coopératifs et acquièrent ainsi une expérience de travail pendant leurs études.
Il soutient aussi que, alors que les effectifs universitaires sont en hausse, des milliers de postes pour les métiers spécialisés ou techniques sont vacants dans les provinces où l’économie est en expansion.
Toutefois, depuis 2000, la croissance de l’emploi pour les diplômés universitaires est nettement plus forte que pour n’importe quel autre niveau de formation.
Même en Alberta, où l’économie est florissante, les emplois occupés par des diplômés universitaires surpassent les emplois occupés par des titulaires de diplômes professionnels dans une proportion de quatre pour un.
Le diplôme universitaire demeure le moyen le plus sûr d’accéder à la prospérité, et les diplômés universitaires demeurent essentiels au bien-être économique du Canada.