La version anglaise de cette lettre à la rédaction a paru dans le Globe and Mail le 6 novembre 2012
Par Christine Tausig Ford
Vice-présidente et administratice en chef
Association des universités et collèges du Canada
Dans cette chronique, Gwyn Morgan soutient que deux diplômés universitaires canadiens sur cinq occupent des emplois de bas niveau. Il a tort. Le rapport de l’OCDE auquel M. Morgan fait référence a pour objet des postes de niveau débutant s’adressant à l’ensemble des diplômés du secteur postsecondaire au Canada, dont font partie les écoles de métiers et les collèges. Plus des trois quarts de ces postes de niveau débutant sont occupés par des personnes possédant un certificat ou un diplôme d’une école de métiers, d’un collège ou d’un cégep, et non par des personnes possédant un grade universitaire.
Entre 1990 et 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, alors que le nombre d’emplois pour les métiers spécialisés a augmenté de moins du tiers. Au cours de la même période, les postes de professionnels et de gestionnaires ont augmenté de 1,7 million, et 1,4 million d’entre eux étaient occupés par des diplômés universitaires.
Les données du recensement révèlent que, dans toute une gamme de disciplines, les bacheliers jouissent en plus d’un avantage financier significatif. À titre d’exemple, les diplômés en histoire gagnent en moyenne autant, sinon davantage, que les diplômés en biologie.
Les Canadiens connaissent la valeur d’un diplôme universitaire et savent qu’il leur offre de grandes possibilités.