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Opinion

Il est temps de maximiser les retombées de la présence d’étudiants étrangers

11 novembre 2009

La version anglaise de l’article d’opinion ci-dessous a paru dans le journal Embassy le 11 novembre 2009.

L’honorable Stockwell Day, ministre du Commerce international, a rendu public la semaine dernière une importante étude qui démontre que les étudiants étrangers contribuent de manière significative à l’économie du Canada.

Le rapport, intitulé Impact économique du secteur de l’éducation internationale pour le Canada, contient des chiffres étonnants, en nous apprenant tout d’abord que 6,5 milliards de dollars ont été dépensés par 178 000 étudiants étrangers au Canada l’an dernier. C’est un montant supérieur à la valeur des exportations de charbon et de bois de conifères, qui ont traditionnellement été deux de nos principaux secteurs d’exportation. Selon le rapport, les services d’éducation constituent pour le Canada le plus important secteur d’exportation vers la Chine, et le deuxième vers la Corée du Sud. La présence d’étudiants étrangers sur les campus canadiens a créé de l’emploi pour 83 000 Canadiens et a généré des revenus de plus de 291 millions de dollars pour le gouvernement.

L’ampleur de ces chiffres témoigne de la justesse de notre demande d’accorder un nouvel investissement pour aider nos établissements membres à intéresser ce talent international à faire des études et de la recherche ici, au Canada.

L’impact économique constitue la plus récente donnée sur les avantages liés à la présence des étudiants étrangers au Canada pendant leurs études et après l’obtention de leur diplôme, que ces étudiants choisissent de rentrer dans leur pays d’origine une fois leur diplôme en poche ou qu’ils préfèrent mettre leur expertise et leur savoir au service du Canada.

Les étudiants étrangers apportent une perspective, des connaissances et des compétences diverses dans les salles de classe et les laboratoires. Ils contribuent à faire des universités canadiennes des établissements d’enseignement et de recherche d’envergure internationale et adaptés au XXIe siècle. L’effet positif ne se limite pas aux grands centres urbains; la présence d’étudiants étrangers dans les établissements en région donne aux petites collectivités l’accès à la diversité et à des cultures du monde entier.

Lorsque les étudiants étrangers diplômés au Canada choisissent de retourner dans leur pays d’origine, bon nombre d’entre eux deviennent chefs d’entreprise, dirigeants gouvernementaux ou universitaires, et créent ainsi des réseaux internationaux qui renforcent les liens économiques et diplomatiques du Canada avec l’étranger.

Lorsqu’ils décident de demeurer ici, les diplômés étrangers contribuent grandement à l’économie et à la société canadiennes puisqu’ils représentent une main-d’œuvre hautement qualifiée déjà intégrée à la collectivité et pour qui les titres de compétences sont reconnus d’emblée. Un rapport du Bureau canadien de l’éducation internationale qui paraîtra sous peu indique que 52 pour cent des étudiants étrangers de niveau universitaire et 71 pour cent des étudiants de niveau collégial ont l’intention de rester au Canada pour travailler pendant quelques années après leurs études. Comme la majorité des étudiants étrangers sont diplômés en gestion des affaires ou en génie, ils représentent une main-d’œuvre de choix dont les compétences répondent aux besoins de notre économie.

S’ajoutent maintenant à tous ces avantages les répercussions économiques immédiates de la présence d’étudiants étrangers au Canada. Alors que nous nous remettons à peine d’une récession économique, le potentiel de cet important secteur de notre économie ne peut être négligé.

Le gouvernement du Canada reconnaît les liens qui existent entre les étudiants étrangers et la compétitivité économique du pays. Nous applaudissons à l’engagement du ministre de vouloir travailler avec nous à promouvoir le Canada comme une destination de choix pour les étudiants étrangers. Certains progrès ont été accomplis grâce à de récentes mesures gouvernementales comme l’élaboration d’une image de marque, l’amélioration des politiques et des procédures d’immigration et la création du Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier. D’autres pays continuent pourtant d’éclipser le Canada par d’importantes initiatives de marketing et d’image de marque financées par leurs gouvernements.

L’heure est venue de maximiser les nombreuses retombées de l’internationalisation de l’éducation par un nouvel investissement fédéral consacré à une stratégie de recrutement international destinée à promouvoir l’excellence du système d’éducation canadien auprès d’étudiants qualifiés à l’étranger.

Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada (AUCC)

James Knight
Président-directeur général
Association des collèges communautaires du Canada (ACCC)

Karen McBride
Présidente
Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI)

Geoff Best
Président
Association canadienne des écoles publiques – international (ACEP-I)

Calum MacKechnie
Président
Langues Canada

Lisez le rapport Impact économique du secteur de l’éducation internationale pour le Canada (pdf) (466 KB)