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Opinion - 28 mai 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru le Globe and Mail le 28 mai 2014.

Par Indira Samarasekera
Rectrice et vice-chancelière de l’University of Alberta

Les deux dernières semaines ont été pénibles pour la University of Saskatchewan et toutes les personnes touchées par la crise récente qui a secoué l’établissement. Personne ne s’en est sorti indemne. Lorsque les frontières entre liberté universitaire, liberté d’expression et responsabilités de gestion s’estompent, les risques de dommages sont élevés. Lorsqu’une situation pousse le gouvernement à intervenir, l’autonomie institutionnelle est menacée.

Les universités sont des institutions complexes qui remplissent de nombreux rôles sociétaux et économiques. Affichant des revenus excédant parfois le milliard de dollars, employant des milliers de personnes de soutien et de professeurs, exploitant souvent plus d’un campus et étant de plus en plus présentes à l’étranger, les universités sont investies de mandats vastes et, dans certains cas, difficilement conciliables.

Elles sont également constituées d’un large éventail d’intervenants aux points de vue bien arrêtés et souvent contradictoires. Elles ont besoin d’un leadership efficace exercé comme nulle part ailleurs dans la société.

Nombreux sont ceux qui se sont empressés de condamner la University of Saskatchewan. Certains se sont réjouis d’un triomphe sur l’administration, mais il pourrait s’agir d’une victoire à la Pyrrhus.

En tant que rectrice qui croit fermement aux principes fondamentaux des universités canadiennes, j’invite à une seconde réflexion.

La liberté universitaire et l’autonomie institutionnelle sont essentielles au bon fonctionnement de l’université moderne. Elles permettent aux membres du corps professoral de mener leurs activités savantes, de recherche et d’enseignement en quête d’idées nouvelles, de découvertes et de vérité. En s’appuyant sur leur pensée critique, la connaissance de leur domaine et leurs résultats de recherche, ils peuvent prendre des risques intellectuels et se prononcer sur des questions qu’ils connaissent en profondeur, même si leur point de vue est parfois impopulaire ou contraire au courant de pensée dominant.

Forts de l’autonomie institutionnelle, les dirigeants universitaires peuvent tracer le parcours de leur établissement en fonction de sa mission et prendre des décisions stratégiques, même si celles-ci ne plaisent pas au gouvernement en poste.

C’est parce que j’ai une confiance inébranlable en ces deux principes que j’ai été aussi consternée par les événements survenus à la University of Saskatchewan. Il est vrai que les universités sont également des endroits où la liberté d’expression est chérie. Cependant, le concept général de liberté d’expression n’est pas le même que celui de liberté universitaire. Cette dernière doit s’appuyer sur un questionnement rigoureux et un discours raisonné. Elle s’accompagne également de responsabilités.

Les universitaires doivent s’attendre à ce que leurs idées fassent l’objet d’un examen critique par leurs pairs, qui débattront de leurs points de vue et de leurs découvertes, examineront leurs données et remettront en question leurs hypothèses.

La liberté d’expression est quant à elle dictée par des règles éthiques et des normes intellectuelles : c’est pourquoi les Canadiens ont établi des limites claires et se dont dotés de lois contre les actes diffamatoires et calomnieux et les crimes haineux. Les campus sont bien sûr des lieux de débat libre, même lorsque les esprits s’enflamment, et la liberté d’expression doit y être défendue bec et ongles, au même titre que la liberté universitaire. Avant que des décisions ne soient prises, les professeurs et les dirigeants, en particulier les vice-recteurs et les doyens, doivent débattre des enjeux et remettre en question les orientations, ce que les professeurs et les dirigeants de la University of Saskatchewan ont amplement eu le temps de faire pendant les consultations visant l’initiative TransformUS. Il est cependant insensé de laisser croire que les doyens sont autorisés à condamner publiquement les choix de l’équipe de direction ou du conseil d’administration après la prise d’une décision. Les mêmes principes relatifs à la prise de décisions s’appliquent au sein d’un cabinet. Aucune organisation ne peut avancer sans ces principes.

La University of Saskatchewan est confrontée à des choix difficiles, tout comme ses homologues canadiennes. Étant donné les attentes croissantes et le financement limité, les universités doivent faire des choix. Elles ne peuvent plus satisfaire tout le monde.

Les universités sont appelées à offrir des programmes d’études de grande qualité à une nouvelle génération de citoyens ouverts sur le monde. Elles sont le noyau des collectivités et des régions qui les accueillent, favorisant la création d’entreprises et d’emplois. On s’attend à ce qu’elles mènent de la recherche de pointe qui permet de stimuler l’innovation au Canada, de tisser un réseau international de chercheurs et de générer des découvertes et des idées de calibre mondial.

Elles doivent donc miser sur leurs forces, s’appuyer sur l’excellence et investir dans des projets novateurs et risqués dans l’intérêt de leurs étudiants et de la société. Elles doivent tenter de se classer parmi les meilleurs établissements d’enseignement supérieur au monde.

Pour ce faire, les universités sont parfois contraintes de prendre des décisions impopulaires, voire controversées. Il arrive que les gouvernements n’approuvent pas la voie empruntée pour atteindre l’excellence. En prenant appui sur la pensée critique, la recherche éclairée et des consultations à grande échelle, les universités doivent néanmoins prendre ces décisions si elles veulent prospérer et servir les prochaines générations de Canadiens. Les dirigeants universitaires doivent tracer ces parcours avec courage et conviction.

Les événements survenus à la University of Saskatchewan devraient tous nous pousser à la réflexion. Recteurs, provosts, doyens, professeurs, membres du personnel, étudiants et membres du conseil d’administration : tous doivent réfléchir à la façon de s’adapter aux nouvelles réalités tout en préservant les valeurs universitaires qui ont si bien servi la société pendant des siècles.

Opinion - 9 mai 2014

Cette lettre au rédacteur en chef a paru dans les quotidiens The Province, le vendredi 9 mai 2014, The Record le samedi 10 mai, et The Guelph Mercury le mardi 13 mai).

Gwyn Morgan (Public investment in skills training pays big returns, publié le 6 mai dernier) souhaite qu’un plus grand nombre de personnes suivent une formation dans les métiers spécialisés, alors que, entre 2000 et 2011, les inscriptions dans les programmes qui offrent ce genre formation ont plus que doublé, ce qui représente une croissance deux fois supérieure à celle des inscriptions à l’université.

Malheureusement, selon Statistique Canada, le taux d’obtention du diplôme dans les programmes de formation des apprentis oscille autour des 50 pour cent. Et pendant que les inscriptions dans les programmes de formations des apprentis doublaient, le Canada a chuté en 15place dans le classement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière d’inscriptions universitaires.

M. Morgan laisse entendre que le système allemand est un modèle, mais il souligne également que le Canada possède 4,7 fois plus d’apprentis en électricité et presque deux fois plus d’apprentis en mécanique par habitant que l’Allemagne. En outre, les programmes de formation des apprentis couvrent un plus grand nombre de disciplines en Allemagne qu’au Canada : en Allemagne, on retrouve entre autres les apprentis dans des postes comme ceux de commis de bureau, d’adjoints médicaux et dans la vente au détail.

Le Canada a besoin d’un nombre accru de diplômés des écoles de métiers et d’un nombre accru de diplômés des universités; même en Alberta, riche en ressources où, depuis 2008, 56 pour cent des nouveaux emplois sont occupés par des diplômés des universités, contre 31 pour cent par des diplômés des collèges et à peine 18 pour cent par des diplômés des écoles de métiers.

Paul Davidson, Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Opinion - 7 mai 2014

Lettre ouverte publiée dans l’édition du 7 mai 2014 du magazine Research Money

par Christine Tausig Ford 

Lorsque le premier ministre Stephen Harper a rencontré des dirigeants européens l’automne dernier, il a fait comprendre au monde que le Canada et l’Union européenne (UE) entraient dans une ère de coopération. Le gouvernement du Canada a conclu une entente de principe établissant un accord économique et commercial global avec l’UE. Dans son récent Plan d’action sur les marchés mondiaux, il a aussi ciblé l’Europe comme marché prioritaire pour les affaires, la coopération transatlantique étant essentielle pour mener la charge. 

Les universités et les entreprises canadiennes savent que les enjeux de l’heure transcendent les frontières nationales. La collaboration internationale en matière de recherche permet aux universités de renforcer leurs travaux et d’établir, entre les professeurs, le personnel et les étudiants, des relations avec les plus grands esprits du monde pour aborder les questions les plus pressantes. Pour le secteur privé canadien, les activités transfrontalières permettent aux entreprises de jumeler diverses forces en recherche et développement, et d’accroître ainsi la productivité ainsi que d’améliorer la commercialisation de découvertes.

Le Canada est un chef de file en matière de recherche et d’innovation. Lorsque le gouvernement fédéral a annoncé le nouveau fonds Apogée Canada pour l’excellence en recherche d’une valeur de 1,5 milliard de dollars dans le budget de 2014, il indiquait clairement que le Canada était prêt à entrer dans la course. Cette initiative audacieuse en recherche et innovation permettra à nos chercheurs d’établir des partenariats avec les plus brillants cerveaux du monde. Le fonds Apogée Canada met en valeur l’importance de la collaboration internationale et repose sur l’idée que le Canada doit pouvoir s’appuyer sur un système de recherche de calibre mondial pour bâtir une économie dynamique, novatrice et concurrentielle. 

L’UE comprend que la collaboration internationale est essentielle pour que la recherche atteigne son plein potentiel. Le 1er janvier dernier, la Commission européenne a lancé son tout nouveau programme de financement de la recherche dans le cadre du programme Horizon 2020. Dotée d’un budget de près de 80 milliards d’euros (115 milliards de dollars) sur sept ans, cette initiative de recherche à caractère transformateur accorde du financement aux activités de recherche et d’innovation qui favorisent l’excellence scientifique, la compétitivité économique et qui abordent des enjeux sociétaux propres à l’UE. 

La collaboration internationale est donc une composante clé du programme Horizon 2020. Il est admirable de constater l’engagement politique de l’UE d’investir dans la recherche et l’innovation et d’ouvrir cet investissement sur le monde, particulièrement en période d’austérité économique. En ouvrant le marché européen aux partenaires internationaux, Horizon 2020 offre des possibilités extraordinaires aux universités et aux entreprises canadiennes.

L’Europe attache une grande valeur à la collaboration en matière de recherche avec le Canada, et la Commission européenne souhaite créer davantage de partenariats avec notre pays où de nombreux secteurs présentent des intérêts scientifiques mutuels évidents avec l’Europe. 

Les rencontres entre le Canada, l’UE et les États-Unis tenues à Galway, en Irlande, l’été dernier ont donné lieu à une alliance transatlantique en matière de recherche dans des domaines tels que la recherche marine et l’Arctique. Les travaux de l’alliance devraient contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et à accroître les retombées économiques grâce à une meilleure gestion des ressources de l’océan Atlantique 

Les collaborations existantes entre les chercheurs de l’Europe et ceux du Canada donnent déjà des résultats impressionnants. Le réseau de suivi international INTERACT, un regroupement de centres de recherche et de chercheurs qui étudient les changements environnementaux dans l’océan Arctique, nous aide à mieux comprendre les changements rapides qui ont cours dans les régions froides. Ensemble, des scientifiques de 14 pays s’affairent à consigner, à relever et à prévoir les changements de température dans les régions arctiques ainsi qu’à y réagir. Leurs travaux aident les gouvernements et les principaux secteurs économiques comme les pêches et l’industrie pétrolière à s’adapter aux changements climatiques.

Une telle collaboration internationale en matière de recherche enrichit les relations universitaires, scientifiques et d’affaires entre le Canada et l’UE. La participation du Canada au programme Horizon 2020 renforcera la collaboration en matière de recherche pour le développement économique axé sur l’innovation, et améliorera la visibilité du Canada de même que son accès aux réseaux mondiaux. L’UE a ouvert la porte aux chercheurs et aux innovateurs canadiens. Il n’en tient qu’au Canada de saisir l’occasion. 

Christine Tausig Ford est vice-présidente et administratrice en chef à l’Association des universités et collèges du Canada. L’AUCC est membre du consortium ERA-Can+ qui fait la promotion de la collaboration en matière de recherche et d’innovation entre le Canda et l’Union européenne.

Communiqué - 2 mai 2014

OTTAWA – Les universités du Canada accueillent favorablement l’annonce faite aujourd’hui par le Premier ministre Harper de financer des stages rémunérés pour les diplômés de niveau postsecondaire. D’abord annoncé dans le Plan d’action économique du Canada de 2014, ce financement permettra à plus de 3 000 diplômés des universités et des collèges d’avoir accès à des stages rémunérés à temps plein dans des domaines en forte demande, comme les sciences, les technologies, le génie, les mathématiques et les métiers spécialisés. 

« L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) se réjouit de l’intérêt du gouvernement à offrir aux jeunes Canadiens des possibilités qui permettront à la prochaine génération de posséder les compétences et l’expérience dont elle aura besoin sur le marché du travail, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Ces stages pourront propulser la carrière de diplômés hautement qualifiés de nos universités, et bénéficier aussi aux employeurs. » 

Les stages offerts par l’entremise du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) et du programme Objectif carrière d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) seront d’une durée de six à 12 mois et s’échelonneront sur les deux prochaines années. 

Actuellement, la moitié des étudiants au baccalauréat dans les universités canadiennes participent à au moins un programme de travail-études ou à un stage pendant leurs études. L’AUCC collabore avec les employeurs pour trouver des manières d’offrir davantage de programmes d’apprentissage par l’expérience qui complètent les stages post-diplômes comme ceux dont il est question dans l’annonce faite aujourd’hui. 

« Nous sommes heureux de l’importance qu’accorde le gouvernement fédéral à l’accroissement des possibilités pour les jeunes Canadiens, et les universités canadiennes sont déterminantes à cet égard », a conclu M. Davidson. 

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238

Document d'information - 16 avril 2014

L’Association des universités et collèges du Canada se joint à la University of Calgary pour pleurer la mort tragique de cinq jeunes survenue hier, à Calgary. Au nom des universités de l’ensemble du pays, l’AUCC offre ses plus sincères condoléances aux familles des victimes, de même qu’aux étudiants, aux professeurs et aux membres du personnel de la University of Calgary.


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