Ottawa – L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a accueilli aujourd’hui dans ses rangs la MacEwan University, située à Edmonton, Alberta.
L’adhésion de la MacEwan University a été recommandée par un comité visiteur composé de recteurs et a été approuvée par l’ensemble des membres et du conseil d’administration de l’AUCC.
« Nous sommes très heureux d’accueillir la MacEwan University, a annoncé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec la direction, les professeurs, le personnel et les étudiants de cet établissement à l’avancement de l’enseignement supérieur. »
Fondée en 1971, la MacEwan University est devenue au fil des ans une université conférant des grades. L’établissement offre actuellement plus de 60 programmes d’études, dont des programmes au premier cycle, des programmes appliqués, des diplômes, des certificats ainsi que des programmes de formation continue et de formation en entreprises.
« Tout le monde à la MacEwan University est très enthousiaste à l’idée de faire désormais partie de l’AUCC, a affirmé le recteur de l’établissement, David Atkinson. C’est très valorisant de voir son université reconnue et je compte bien devenir un membre actif de l’AUCC. »
La MacEwan University compte quatre écoles et facultés, situées dans la ville d’Edmonton, qui accueillent près de 14 000 étudiants au premier cycle à temps plein : la faculté des arts et science, la faculté de la santé et des études communautaires, le centre des arts et des communications ainsi que l’école de commerce.
En comptant la MacEwan University, l’AUCC représente maintenant 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif. Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC consacre ses activités à la promotion des intérêts de l’enseignement supérieur et de la recherche universitaire auprès du gouvernement fédéral.
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Renseignements :
Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238 ou cell : 613 608-8749
Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
Association des universités et collèges du Canada
nrobitaille@aucc.ca
613 563-1236, poste 306
Ottawa – Les recteurs canadiens sont réunis aujourd’hui sur la Colline du Parlement afin de discuter avec les députés et les hauts fonctionnaires de la contribution des universités à la prospérité du Canda. Les activités de la journée sont centrées sur les partenariats entre les universités et le secteur privé, et sur la manière dont ces partenariats stimulent l’innovation, favorisent les relations internationales et renforcent le Canada.
« Les relations entre les universités et le secteur privé soutiennent l’innovation et permettent de créer des emplois de haute qualité pour les Canadiens, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Grâce au transfert de connaissances, d’idées et de talent, de tels partenariats mettent des idées au travail et stimulent la prospérité dans les petites et les grandes collectivités de partout au pays. »
La journée propose une causerie de la série « Voir grand », organisée conjointement avec la Fédération canadienne des sciences humaines, et présente Timothy Caulfield, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit et en politique de la santé de la University of Alberta, qui prononcera une allocution sous le thème « Cellules souches et tourisme médical : un défi pour la politique en sciences et en santé ». Une réception en soirée présentera des exemples de collaboration entre les universités et l’industrie.
Les universités canadiennes effectuent des activités de recherche pour plus de un milliard de dollars par année avec le secteur privé, et pour près de un milliard de dollars pour le compte d’organisations à but non lucratif des domaines de la santé et des services sociaux. Ainsi, de nombreux partenaires du secteur privé accompagnent les recteurs pour la Journée de promotion d’intérêts sur la Colline du Parlement.
L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.
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Renseignements :
Brad MacKay
Agent des communications, AUCC
bmackay@aucc.ca
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Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
(613) 563-3961 poste 238 ou cellullaire : (613) 608-8749
La réception en soirée se tiendra de 18 h à 20 h dans la salle Drawing de l’hôtel Fairmont Château Laurier, et est ouverte aux médias.
Inscriptions pour les membres des médias : Helen Murphy ou Brad MacKay.
La version anglaise de cet article d’opinion a été publié par Embassy
par Paul Davidson
Président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada
La vision est audacieuse; le potentiel est réel. Cela dit, comment procéder pour faire du Canada un chef de file mondial en matière d’éducation internationale? Il nous faudra faire preuve de beaucoup de coordination, d’esprit de décision et de détermination afin d’agir rapidement, de manière à ne pas laisser filer les occasions qui s’offrent à nous.
Telle est la vision formulée récemment par le Comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale – une stratégie ambitieuse qui vise à faire du Canada un leader du XXIe siècle par sa capacité d’attirer les meilleurs talents et de préparer les Canadiens pour l’économie mondiale. Il est temps de concrétiser cette vision.
Le Canada a déjà fait de grands progrès, à maints égards. Ses universités ont depuis longtemps pris conscience de l’importance de l’internationalisation des campus par le recrutement d’étudiants étrangers, la création de programmes conjoints avec des partenaires étrangers, et le financement de stratégies nouvelles et novatrices permettant aux étudiants canadiens de vivre des expériences à l’étranger.
Des progrès considérables ont également été accomplis à l’échelon fédéral. Les politiques d’immigration canadiennes, par exemple, tiennent désormais clairement compte du fait que les étudiants étrangers constituent de précieuses ressources pour notre pays. Ils correspondent au type même d’immigrants que le Canada souhaite et doit attirer pour pallier ses problèmes de pénurie de main-d’œuvre.
Les politiques axées sur l’avenir mises en place par Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) confèrent à notre pays un avantage par rapport aux autres pays désireux d’accueillir des étudiants étrangers. Ces derniers peuvent désormais travailler au Canada, sur campus ou hors campus, tout en poursuivant leurs études. Ils ont la possibilité de prendre part à des programmes coopératifs, et même de continuer à travailler au Canada pendant trois ans après l’obtention de leur diplôme. Le programme Catégorie de l’expérience canadienne a été institué pour permettre à ceux possédant à la fois un diplôme d’un établissement d’enseignement canadien et une expérience de travail au Canada d’acquérir le statut de résident permanent. Le 20 000e étudiant étranger vient tout juste d’acquérir ce statut dans le cadre de ce programme mis sur pied il y a quatre ans à peine, ce qui témoigne de son succès remarquable.
CIC a par ailleurs récemment amorcé un processus consultatif visant l’évaluation de son Programme des étudiants étrangers. L’examen a trois objectifs : renforcer l’intégrité du système d’immigration canadien, accentuer l’imputabilité et améliorer la réputation du Canada comme destination de choix pour les étudiants étrangers. Il est essentiel que ces trois objectifs soient atteints pour préserver la capacité du Canada à attirer sa juste part des trois millions d’étudiants étrangers que compte la planète.
Prochaines étapes
Des problèmes persistent toutefois, et des obstacles doivent être levés. Les délais de traitement des visas augmentent, malgré la diligence déployée pour les réduire. Les agents d’immigration canadiens en poste à l’étranger sont tenus de traiter un nombre croissant de demandes de permis d’études, en dépit des compressions financières imposées et de la réduction des dépenses gouvernementales. Il en résulte des retards involontaires de traitement qui poussent certains étudiants à opter finalement pour un autre pays, apte à leur fournir un visa d’étudiant plus rapidement que le Canada. Il est impératif de faire en sorte que CIC puisse répondre à la demande. Il est temps d’explorer de nouvelles pistes pour doter les bureaux des visas des ressources nécessaires au traitement des demandes de permis d’études. Cela passe entre autres par la révision des frais exigés pour ces permis.
Tant du point de vue de la politique étrangère que sur le plan commercial, les universités sont de plus en plus perçues comme un atout sous-exploité pour faire la promotion du Canada dans le monde. Le Comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale a soumis ses recommandations au ministre des Finances, Jim Flaherty, ainsi qu’au ministre du Commerce international, Edward Fast. L’une de ces recommandations, très directe, consiste à mettre en place un conseil de l’éducation internationale et de la recherche formé de hauts fonctionnaires et de représentants du secteur dont les travaux porteraient sur cet aspect si important de l’économie canadienne et qui seraient chargé de coordonner les stratégies du pays en matière de recherche, d’innovation, de commerce et de ressources humaines.
Les consultations visant à mettre à jour la Stratégie commerciale mondiale du Canada ont permis d’établir que l’accès aux talents constitue une priorité pour les employeurs canadiens et est essentiel pour attirer des étudiants et des chercheurs étrangers de haut calibre. La collaboration internationale en matière de recherche à l’échelle mondiale est pour sa part considérée comme favorisant la croissance économique, le commerce bilatéral et la formation des talents. Compte tenu des liens qui existent entre tous ces aspects, l’éducation doit être clairement considérée comme un secteur économique prioritaire et être activement promue et soutenue par le Service des délégués commerciaux du Canada.
Afin de relever ces défis, les agents en poste à l’étranger auront un travail exigeant à accomplir –surtout ceux qui ont été embauchés sur place et qui n’ont aucune expérience de l’éducation au Canada. L’AUCC et ses partenaires sont prêts à faire profiter le personnel des missions canadiennes à l’étranger de leur expertise, ainsi qu’à les aider à mieux comprendre le secteur de l’éducation.
L’éducation internationale est, à tous égards, essentielle à la réussite du Canada dans une économie du savoir mondiale en rapide évolution. La stratégie ambitieuse recommandée par le Comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale profitera aux Canadiens de l’ensemble du pays. Elle permettra aux employeurs d’avoir accès aux talents et aux marchés mondiaux dont ils ont besoin, enrichira les collectivités et contribuera à rendre notre pays plus prospère et novateur. Voilà une vision à mettre en œuvre.
OTTAWA – Un rapport du Conseil des académies canadiennes souligne la qualité exceptionnelle des chercheurs universitaires canadiens et signale l’influence grandissante du Canada en matière de savoir sur la scène internationale. Commandé par Industrie Canada et rendu public aujourd’hui, le document L’état de la science et de la technologie au Canada, 2012 souligne l’excellence et la portée de la recherche universitaire canadienne dans une vaste gamme de domaines. Faisant suite à un autre rapport qui portait sur une étude réalisée en 2006, le récent rapport évoque la haute considération internationale à l’égard de la qualité et de la rigueur des chercheurs canadiens en science et technologie.
« Le rapport du Conseil des académies canadiennes insiste sur le rôle essentiel que jouent les chercheurs des universités canadiennes sur la scène internationale, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. Nos universités contribuent à la recherche et à l’innovation et obtiennent le respect international pour la qualité de leurs travaux dans une vaste gamme de disciplines. »
Préparé par un comité d’experts présidé par Elliott Phillipson, ancien président de la Fondation canadienne pour l’innovation, et formé de 18 membres, dont Sara Diamond, rectrice de l’OCAD University, le rapport porte un regard ambitieux et de grande envergure sur l’état actuel de la recherche au Canada.
Voici certaines des conclusions du rapport :
« Nos universités sont bien placées pour aider le Canada à livrer concurrence sur la scène mondiale des idées, soutient M. Davidson. Les contributions du milieu de la recherche canadien sont solides, croissantes, concurrentielles à l’échelle internationale et respectées. »
L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 94 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.
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Renseignements :
Nadine Robitaille
Agente des communications
Association des universités et collèges du Canada
nrobitaille@aucc.ca
613 563-1236, poste 306
La version anglaise de cet article d’opinion a été publié par Research Money
Par Daniel Woolf
Principal et vice-chancelier de la Queen’s University
Président du Comité consultatif permanent de la recherche universitaire de l’Association des universités et collèges du Canada
Les étudiants ont vécu la rentrée et sont maintenant bien intégrés à la vie universitaire ici sur le campus de la Queen’s University. Bon nombre de ceux qui étudient aux cycles supérieurs ont passé l’été sur le campus à travailler auprès de professeurs à divers projets de recherche – la recherche ne dort jamais.
Au Canada, nous avons la cote pour les réalisations en matière de recherche. Les équipes de recherche canadiennes ont élevé notre rendement au rang de chef de file mondial dans des domaines d’expertise comme les technologies de l’information et des communications, la santé, l’éducation et la gestion de l’environnement. Nous devons toutefois aller encore plus loin pour livrer concurrence aujourd’hui dans le marché mondial hautement concurrentiel de la recherche qui est de l’ordre de billions de dollars. Nos contemporains consacrent déjà beaucoup de ressources et d’attention à ce marché.
Prenons le Brésil. Ce pays est en voie de devenir la cinquième économie mondiale au cours des prochaines années. Ses universités accueillent 5,4 millions d’étudiants et elles forment déjà plus de titulaires de doctorats que le Canada. D’autres parties du monde sont aussi devenues des moteurs économiques mondiaux; d’ici vingt ans, plus de 40 pour cent du produit intérieur brut mondial seront concentrés en Asie.
La collaboration est devenue à la fois une norme et une nécessité parmi les chercheurs de renommé internationale. Au Canada, 40 pour cent des professeurs ont reçu leur premier grade ou leur grade le plus élevé dans un pays étranger, et 30 pour cent des titulaires de Chaires de recherche du Canada ont été recrutés à l’étranger. Les plus grands chercheurs collaborent comme jamais auparavant afin de tirer parti de la mise en commun des données et des connaissances, et de travailler ensemble. Près de 50 pour cent des publications universitaires du Canada sont cosignées par un auteur étranger, un taux deux fois plus élevé qu’il y a 15 ans et deux fois celui de la moyenne mondiale. Nous devons à présent intensifier nos efforts afin de nous adapter au contexte mondial de la recherche en constante évolution.
On se tourne vers les partenariats étrangers lorsque les puissances mondiales traditionnelles se retrouvent en situation financière difficile. La reprise économique plus lente que prévu aux États-Unis et l’instabilité économique persistante au sein de l’Union européenne ont ouvert la voie au Brésil, à la Chine et à l’Inde. Devant de tels changements, la constance se définit par la reconnaissance internationale et collective du fait que les investissements en recherche universitaire stimulent la croissance économique à court et à long terme. Au cours des dix dernières années, nos concurrents ont consacré des ressources considérables dans tous les secteurs de la recherche.
La Royal Society of London estime que le nombre total de chercheurs dans le monde s’élève à sept millions. Dans l’économie mondiale axée sur la recherche, les nouveaux joueurs qui profitent de démographies florissantes, accordent une grande importance à la recherche et la croissance économique.
Comme d’autres l’ont dit avant moi, le Canada devra faire des choix. Une révolution économique, sociale et technologique est en cours partout dans le monde. Au cours des prochaines décennies, nous devrons faire face à des enjeux de taille dans les domaines de l’économie, de la santé et de l’emploi en raison des changements démographiques qui se dessinent. D’ici 2030, la proportion de la population âgée de 65 ans et plus doublera tandis que la population active (les 25 à 64 ans) n’augmentera que de huit pour cent. Pour compenser et demeurer concurrentiel sur la scène internationale, le Canada doit se servir de ses atouts considérables sur le plan de la recherche pour stimuler l’innovation et accroître sa productivité.
Les collaborations internationales donnent déjà des résultats concrets, et ce n’est que le début. Le travail d’équipe dans le cadre de partenariats avec l’étranger en matière de planification et de recherche sur les pandémies permettra de mieux connaître les maladies infectieuses et en combattre plus rapidement la propagation. En ce qui concerne les grands bouleversements écologiques ou la surpopulation, la collaboration permettra de cerner les problèmes et de gérer adéquatement les ressources de la planète.
La Queen’s University travaille par exemple en partenariat avec l’Université Fudan de Shanghai et l’Université du Sud-Ouest de la Chine pour offrir des programmes universitaires de l’Ontario dans le domaine de la biologie de terrain. Ainsi, des étudiants des deux pays effectuent des études sur les milieux aquatiques et les écosystèmes du fleuve Yangzi Jiang dans les environs du projet du Barrage des Trois-Gorges en Chine, ainsi que dans les régions du fleuve Saint-Laurent et de l’arche de Frontenac de l’Est de l’Ontario.
En outre, Colin Funk, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en médecine moléculaire, cellulaire et physiologique à la Queen’s University, est le seul scientifique canadien à collaborer avec un consortium international composé de 39 chercheurs provenant de 18 établissements de quatre pays. Leurs travaux consistent à personnaliser la pharmacothérapie des médicaments les plus consommés dans le monde pour entre autres réduire les risques de crise cardiaque et d’insuffisance cardiaque.
Ces exemples démontrent que le Canada dispose de talent à offrir. Si nous voulons que le Canada soit perçu comme un partenaire intéressant, il faut placer la R-D au sommet des priorités d’investissements, et faire connaître cet engagement partout dans le monde. La concurrence est féroce. Nos collègues étrangers à la recherche de collaboration dans le cadre de projets complexes iront naturellement là où les ressources, le talent et les investissements sont disponibles.
Alors que ses concurrents font un bond en avant, le Canada doit s’engager à faire des investissements en R-D, particulièrement du côté du secteur privé, car si nous ne manifestons pas davantage d’intérêt, nos collaborateurs potentiels iront faire des affaires ailleurs, et nous risquons de voir partir aussi les chercheurs canadiens.
Pour assurer la prospérité chez soi, il faut faire de ses concurrents étrangers des alliés. Concurrence et collaboration vont désormais de pair et permettent, lorsqu’on parvient à concilier les deux, d’améliorer l’innovation, la productivité, le mieux-être, l’esprit d’entreprise et l’emploi au Canada.