OTTAWA, le 3 août 2011 – L’annonce de l’attribution de 176 nouvelles bourses Vanier faite aujourd’hui par le premier ministre Stephen Harper, témoigne de l’engagement du gouvernement fédéral et des universités canadiennes à attirer les meilleurs chercheurs du monde entier.
« Le principal atout du Canada en cette période économique difficile est probablement le talent, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Des investissements comme les bourses Vanier attirent au Canada les plus grands chercheurs et innovateurs, et permettent d’améliorer la position concurrentielle mondiale du Canada. Les découvertes et les innovations de ces chercheurs et de leurs collègues permettront d’améliorer la qualité de vie des Canadiens et de placer le Canada parmi les chefs de file en matière de productivité au cours des années à venir. »Les investissements publics du Canada en recherche et en innovation, comme les bourses Vanier, ont connu une hausse pendant le ralentissement économique et le pays peut se vanter du nombre de talents exceptionnels que forment les universités canadiennes. Le Canada affiche le taux de croissance des doctorats en sciences le plus élevé au monde et se classe au deuxième rang, derrière la Suède, en ce qui concerne la croissance des doctorats en génie – un important avantage concurrentiel pour une économie qui dépend des talents et des compétences de haut calibre.
Le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier, mis sur pied en 2009, vise à recruter et à garder au pays des étudiants au doctorat, canadiens et étrangers, de calibre mondial. Cette année, on a annoncé l’attribution de 167 bourses Vanier dans 26 universités à des étudiants aux cycles supérieurs provenant des États-Unis, de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique ayant choisi d’étudier dans une université canadienne. L’annonce d’aujourd’hui correspond à un investissement de 25 millions de dollars, ce qui fait passer la somme investie par le gouvernement dans le Programme à 75 millions de dollars.
Les boursiers Vanier reçoivent 50 000 $ par année pendant une période maximale de trois ans. Chacun d’eux est choisi pour ses aptitudes évidentes de leadership et le caractère exceptionnel de ses activités de recherche en sciences humaines, en sciences naturelles, en génie ou en sciences de la santé.
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La version anglaise de l’article d’opinion ci-dessous a paru dans le Financial Post le 5 juillet 2011
Par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada
William Watson propose une théorie intéressante sur les obstacles à la productivité du Canada dans son article « Endless folly of innovation policy », publié le samedi 2 juillet dans le Financial Post.
Les jeunes talentueux veulent rendre le monde meilleur, et espérons que ce sera toujours le cas. Par contre, les jeunes d’aujourd’hui sont aussi bien concentrés sur leur rôle dans la nouvelle économie, sur des choses très pratiques comme un emploi enrichissant et leurs perspectives d’avenir. Une récession a cet effet sur les gens.M. Watson réagissait au deuxième rapport L’état des lieux du Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation du Canada, qui fait suite au rapport publié en 2009. Le document de 76 pages compare aux normes internationales le rendement du Canada en matière de sciences, de technologie et d’innovation. Si l’on considère ce rapport comme un bulletin, le Canada obtient probablement une note de B ou C en innovation, malgré tout son potentiel. Dans la nouvelle économie mondiale du savoir, c’est tout simplement insuffisant.
En résumé, le message du Conseil est le suivant : le Canada doit faire mieux – surtout dans les domaines des investissements privés en R-D et de la collaboration du secteur privé avec les universités – s’il souhaite devenir plus qu’un « joueur intermédiaire » en innovation à l’échelle mondiale.
Le Conseil indique clairement que le pays ne manque pas de talent. Selon le rapport, le nombre de diplômés universitaires canadiens est en hausse et l’important secteur des doctorats en sciences est en forte croissance. En fait, le Canada affiche le taux de croissance des doctorats en sciences le plus élevé au monde et se classe au deuxième rang, derrière la Suède, au chapitre de la croissance des doctorats en génie. Voilà une bonne nouvelle pour une économie qui dépend des talents et des compétences de haut calibre. Le Conseil avertit toutefois le Canada d’éviter l’excès d’optimisme et lui conseille de continuer d’accroître son bassin de talents.
Cependant, le rapport indique clairement que le Canada est privé d’une « culture de l’innovation » en entreprise. Les dépenses en R-D par entreprise, en chiffres absolus, connaissent un recul depuis 2006. Certains ont souligné que les investissements en R-D du secteur privé canadien par rapport au PIB représentent respectivement environ la moitié, le tiers et le quart des investissements réalisés aux États-Unis, en Suède et en Corée. Voilà qui n’aide pas le Canada à devenir un chef de file mondial en matière d’innovation. À défaut de renforcer les investissements en R-D du secteur privé canadien, on doit envisager la perspective défavorable d’une économie en mauvaise santé, d’un potentiel humain inexploité et d’une qualité de vie insatisfaisante.
Malgré les grands titres démoralisants, certains secteurs présentent un meilleur rendement. Au Canada, huit secteurs d’activité sur 16 comptent des investissements en R-D supérieurs à la moyenne sectorielle de l’OCDE. En ce qui concerne la fabrication de TIC et de transports (y compris l’aérospatiale), le Canada figure presque parmi les cinq pays qui effectuent les investissements en R-D les plus élevés. Le Canada dépasse même les cinq principaux pays comparables en ce qui concerne le secteur du papier et du bois d’œuvre.
Le rapport du Conseil souligne que le secteur privé doit absolument participer davantage à la recherche si le Canada souhaite devenir un chef de file en innovation. Il révèle également (avec l’appui des universités canadiennes) que les Canadiens doivent trouver de meilleures façons de transmettre au marché du travail le savoir des universités et des autres centres de recherche.
Le rapport met en évidence divers exemples novateurs de collaborations avec les universités dont les entreprises tirent déjà avantage. Il mentionne les nouvelles exportations et les nouveaux produits tirés de la recherche universitaire, que ce soit l’amélioration des variétés de pois, de fèves et de lentilles, l’augmentation de l’efficacité et de la sécurité des aéronefs, ou encore les traitements révolutionnaires contre le cancer qui permettent de réduire les temps d’attente et les coûts de traitement.
C’est en collaborant avec des partenaires pour améliorer la transmission du savoir au marché du travail que les universités peuvent appuyer concrètement les entreprises. Voilà pourquoi il est particulièrement encourageant de voir que le rapport souligne le rôle important des stages et des autres types d’échange à cet égard. Trouver d’autres types d’échanges entre les entreprises et les étudiants universitaires de tous les cycles contribuerait à renforcer la culture de l’innovation.
Les universités aident le Canada à devenir un chef de file en matière de productivité par beaucoup d’autres moyens, notamment en s’adaptant aux besoins du marché du travail. Les universités canadiennes forment des diplômés dotés des compétences en analyse, en créativité et en résolution de problèmes qui sont nécessaires au sein de l’économie mondiale actuelle. Selon de récentes données, 300 000 emplois ont été créés au sein de l’économie canadienne pour les diplômés universitaires depuis 2008, par rapport à seulement 78 000 emplois pour les diplômés collégiaux, tandis que les personnes qui n’ont pas terminé leurs études secondaires ont perdu 433 000 emplois.
Qui plus est, ces diplômés mènent des carrières enrichissantes. Au cours de leur vie active, les diplômés universitaires gagneront généralement 1,3 million de dollars de plus que les personnes qui ont seulement terminé leurs études secondaires et un million de dollars de plus que les titulaires d’un diplôme collégial.
Le Canada possède suffisamment de talents pour devenir un chef de file en matière d’innovation. Toutefois, une collaboration accrue à la transmission du savoir au secteur privé et une hausse des investissements privés sont essentielles à la réalisation du potentiel du pays.
OTTAWA, le 23 juin 2011 – Les expériences de développement international des étudiants canadiens ont reçu un appui considérable ce mois-ci grâce aux nouveaux projets financés par l’Agence canadienne de développement international et administrés par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) dans le cadre du programme Étudiants pour le développement (EPD).
Trente-sept projets d’universités canadiennes ont été choisis dans le cadre de la nouvelle édition du programme EPD. Ces projets permettront à 660 étudiants universitaires canadiens de passer au moins trois mois à l’étranger au cours des quatre prochaines années et de collaborer avec 100 organisations partenaires, y compris des universités, des ONG et des organismes gouvernementaux de pays étrangers; ainsi qu’à 100 étudiants étrangers d’effectuer un semestre d’études dans une université canadienne. Les organisations partenaires sont situées dans 22 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. Les organisations partenaires africaines participent à 64 pour cent des projets.« Les universités canadiennes s’appliquent à procurer aux étudiants l’expérience internationale qui les préparera à occuper des postes de leadership dans notre société en plein changement, soutient Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Simultanément, tous les étudiants universitaires canadiens bénéficieront de la présence sur les campus d’étudiants de pays en développement ou émergents. Il s’agit d’une importante évolution pour l’internationalisation des universités canadiennes et leurs activités de développement international. »
Le nouveau financement accordé au programme EPD permettra aussi à des étudiants de 22 universités canadiennes d’être en contact avec des établissements étrangers au moyen des nouvelles technologies.
Depuis le lancement du programme, en 2005, près de 1 000 étudiants canadiens provenant de plus de 75 pour cent des universités canadiennes ont effectué un stage dans des pays en développement ou émergents dans le cadre du programme EPD.
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Par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada
Il y a tout juste trois ans, le premier ministre Stephen Harper présentait des excuses au nom du gouvernement du Canada et de tous les Canadiens pour la honte nationale liée au système de pensionnats autochtones. Il s’agissait d’un moment symbolique, mais plusieurs se sont demandé si des gestes seraient posés par la suite. Depuis trois ans, des initiatives ont suscité un certain optimisme et permis de croire que des progrès réels sont possibles au sujet des nombreux enjeux propres aux Canadiens autochtones.
On a souvent eu de l’espoir – qui chaque fois s’est évanouie. Qu’y a-t-il de différent cette fois?Depuis que des excuses ont été présentées, on reconnaît qu’il incombe à chacun de nous de trouver des solutions. Le débat national a abandonné le ton accusateur pour adopter une attitude reconnaissant que les gouvernements, le secteur privé, les collectivités autochtones et la société civile ont chacun leur part à faire. Shawn Atleo, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, nous rappelle que nous faisons tous partie du « traité ». Pour la première fois, les dirigeants de tous les secteurs travaillent dans le même sens vers un objectif commun.
Sur la même note encourageante, on remarque la volonté de considérer l’innovation comme une piste de solution. Le programme d’innovation est souvent perçu comme favorable à l’élaboration de nouveaux produits et services pour accroître la productivité, mais ce programme peut aussi aider à répondre aux besoins des Canadiens autochtones. Toutes les parties intéressées se penchent sur de nouveaux modèles, structures et démarches, entre autres dans les domaines de l’éducation et des soins de santé, afin d’obtenir des résultats concrets pour les Canadiens autochtones.
Il y a aussi consensus sur la nécessité de combler l’écart en matière d’éducation pour réaliser des progrès sur tous les fronts. Le gouvernement canadien reconnaît l’urgence d’agir : le premier ministre Stephen Harper a formé un groupe d’experts sur la question afin de formuler des recommandations sur la manière de remédier à la situation, et au début du mois, le ministre des Affaires autochtones John Duncan, a dévoilé le Plan d’action conjoint Canada-Premières nations qui met l’éducation au sommet des priorités.
Les universités canadiennes collaborent avec des leaders autochtones depuis deux ans afin de pouvoir offrir les conditions les plus propices pour accroître l’accès et la réussite des étudiants autochtones. Les doyens des facultés d’éducation dans l’ensemble du pays ont élaboré un nouvel Accord sur l’éducation autochtone, actuellement mis en œuvre, qui favorisera la présence d’un plus grand nombre de professeurs et de chercheurs d’origine autochtone à l’université, et les universités offriront des programmes d’études pertinents aux peuples autochtones.
L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a effectué récemment un inventaire des programmes et des services offerts sur les campus pour appuyer la réussite autochtone. L’inventaire a révélé que, depuis 2006, les universités offrent aux étudiants autochtones des programmes de soutien, des bourses et des programmes d’études pertinents et qu’elles forment des diplômés autochtones comme jamais auparavant. Un diplôme universitaire est un gage d’espoir et de possibilités pour les étudiants autochtones et leurs familles. Bon nombre de ces diplômés ont suivi une formation dans les domaines les plus en demande dans les collectivités autochtones, soit la santé, l’éducation et les affaires.
Une urgence économique et démographique incontestable inspire ces initiatives. La population du Canada est vieillissante et une vague massive de départs à la retraite se profile. Les employeurs se demandent où ils trouveront la main-d’œuvre dont ils auront besoin. D’ici 15 ans, plus de 400 000 jeunes Autochtones atteindront l’âge d’entrer sur le marché du travail. Posséderont-ils les connaissances et les compétences requises pour contribuer pleinement à la prospérité du Canada?
Le Centre d’étude des niveaux de vie estime que parvenir à combler l’écart en matière d’éducation se traduirait, en 2026, par une augmentation des revenus des particuliers de 36,5 milliards de dollars; une augmentation des revenus du gouvernement de 3,5 milliards de dollars; une réduction des dépenses gouvernementales de 14,2 milliards de dollars. Ces données économiques et démographiques ont incité Don Drummond, ancien économiste en chef de la banque TD et maintenant à l’École d’études des politiques de la Queen’s University, à réunir ce mois-ci à Kingston un groupe d’éducateurs, de responsables de l’élaboration de politiques et d’employeurs afin de définir, à titre de priorité nationale, une voie à suivre en matière d’éducation aux Autochtones.
Tous les participants à la conférence à Kingston ont convenu que des investissements substantiels seront nécessaires pour améliorer la réussite scolaire chez les peuples Autochtones. Or, la situation actuelle, qui allie leadership, innovation, actions ciblées et urgence économique, est une combinaison gagnante pour progresser.
Mary Simon, présidente d’Inuit Tapiriit Kanatami, a parlé du sentiment d’urgence et de l’orientation sans précédent qu’elle a constatés lorsqu’elle a présenté la Stratégie nationale sur l’éducation des Inuit la semaine dernière sur la Colline du Parlement. Rappelant qu’elle était présente lorsque le premier ministre a présenté les excuses du Canada, elle a signalé que nous sommes au seuil de quelque chose de réellement nouveau et différent.
Le Canada est peut-être prêt maintenant à franchir ce seuil.