par Paul Davidson
Président, Association des universités et collèges du Canada
Dans le monde actuel où tout est interrelié, nous savons qu’investir dans l’éducation internationale, que ce soit sur les campus canadiens ou à l’étranger, procure des retombées économiques, sociales et culturelles positives et durables. Par exemple, les étudiants étrangers rapportent plus de 6,5 milliards de dollars annuellement à l’économie canadienne, en plus d’enrichir le parcours d’apprentissage des étudiants canadiens.
Je connais bien les avantages des études à l’étranger. Lorsque j’étais en troisième année à l’université, j’ai séjourné au Zimbabwe, alors nouvellement indépendant. J’ai vécu en résidence avec des pairs étudiants qui, quelques années auparavant, s’étaient battus pour l’indépendance de leur pays. Certains de mes professeurs avaient fui l’apartheid en Afrique du Sud. L’année que j’ai passée là-bas a transformé ma vie et ma vision du monde. C’était une expérience exaltante qui a posé les jalons de mes études aux cycles supérieurs et m’a préparé à toute une gamme d’expériences professionnelles. Ce séjour m’a aussi convaincu de l’importance de faire en sorte que davantage d’étudiants canadiens aient la possibilité de vivre une telle expérience d’apprentissage.
Les universités canadiennes constituent l’endroit idéal pour acquérir les compétences du XXIe siècle. Elles sont un portail ouvert sur le monde, caractérisé par des idées nouvelles, une vision audacieuse, un désir d’innovation et des horizons élargis. Un récent rapport du Bureau canadien de l’éducation internationale signale que le contact des étudiants aux cultures et aux langues étrangères est l’élément le plus valorisé par les Canadiens en ce qui a trait à l’éducation internationale. Les Canadiens savent qu’étudier à l’étranger permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure, améliore l’ensemble du parcours éducatif, accroît les possibilités d’emploi et contribue à la compétitivité internationale du Canada. Plus de la moitié des employeurs interrogés dans le cadre de cette étude ont dit préférer embaucher des étudiants possédant une expérience d’études à l’étranger plutôt que ceux qui n’en possèdent pas.
Notre avenir est de plus en plus façonné par des forces mondiales en rapide mutation. Pour être en mesure de bien cerner les défis, le Canada a besoin d’une main-d’œuvre possédant la connaissance de langues et de cultures étrangères et la capacité d’établir des partenariats avec des collègues à l’étranger.
En novembre 2010, la plus importante délégation de recteurs canadiens à se rendre à l’étranger a effectué une mission de sept jours en Inde. Quinze dirigeants universitaires ont collaboré pour faire du Canada un partenaire de choix en matière de collaboration en enseignement supérieur. Cette mission de l’AUCC a permis de renforcer les partenariats existants et d’explorer de nouveaux moyens de collaborer pour les universités canadiennes et les universités indiennes.
En avril 2012, l’AUCC dirigera une délégation encore plus imposante de recteurs qui se rendra cette fois au Brésil dans le but de renforcer la mobilité étudiante et la collaboration internationale en matière de recherche entre ce pays et le Canada. Le Brésil s’apprête à devenir la cinquième économie en importance au monde; il présentera son économie dynamique et florissante au monde entier en accueillant la Coupe du monde en 2014 et les Jeux olympiques en 2016. Les investissements qu’effectue actuellement le Brésil dans ses infrastructures, dans ses ressources humaines ainsi qu’en recherche et en innovation créent des possibilités pour les entreprises, les gouvernements et les universités du monde entier.
La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a récemment fait l’annonce de bourses d’études universitaires qui permettront à 75 000 étudiants brésiliens de poursuivre des études à l’étranger. Le Canada est prêt à accueillir ces étudiants. Les professeurs, les chercheurs et les étudiants étrangers, transmettent leur culture et leurs points de vue en classe, dans les laboratoires et au sein des résidences pour étudiants, enrichissant ainsi le parcours d’apprentissage de chacun.
La période est propice pour que le Canada tisse des liens nouveaux et efficaces avec des économies émergentes comme le Brésil.
Les universités canadiennes sont prêtes à jouer un rôle prépondérant à cet égard.
OTTAWA – L’annonce des 70 premiers lauréats des bourses postdoctorales Banting aidera les universités canadiennes à former, à recruter et à retenir les meilleurs chercheurs de l’ensemble du Canada et du monde entier. L’annonce a été faite aujourd’hui à l’Institut du cancer de l’Ontario par l’honorable Gary Goodyear, ministre d’État (sciences et technologie).
« Le Programme de bourses postdoctorales Banting représente un investissement important pour soutenir l’excellence en recherche dans les universités canadiennes et instituts de recherche, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. Ces bourses postdoctorales permettront aux universités canadiennes d’attirer les meilleurs chercheurs sur leurs campus et aux chercheurs canadiens de terminer leur stages dans un institut étranger, renforçant ainsi nos réseaux de recherche mondiaux. »
Annoncé par le premier ministre Harper en juillet 2010, ce programme quinquennal de 45 millions de dollars permettra d’octroyer chaque année 70 bourses d’une valeur de 70 000 $ par année sur deux ans. Ce programme table sur la réussite du Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier, du Programme des chaires de recherche du Canada et du Programme des chaires d’excellence en recherche du Canada.
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Helen Murphy
Gestionnaire des communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238
par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada
D’ici 2017, année du 150e anniversaire de la Confédération, un million d’étudiants obtiendront un diplôme universitaire de premier cycle au Canada. Cet automne, les universités affichent des effectifs records.
Les étudiants et leurs parents, qui sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la qualité de l’enseignement au premier cycle, peuvent avoir l’esprit tranquille : les recteurs canadiens ont fait de l’excellence en enseignement au premier cycle une priorité et prennent des mesures pour améliorer le parcours et les résultats d’apprentissage.
En mars dernier, l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a tenu à Halifax l’atelier intitulé Transformer l’enseignement au premier cycle dans les universités canadiennes, qui s’adressait aux recteurs, aux dirigeants universitaires ainsi qu’aux leaders étudiants. L’atelier a montré que nous devons centrer nos efforts sur ce qui est sans doute le rôle central de l’université : offrir aux étudiants au premier cycle un milieu d’enseignement et d’apprentissage de qualité.
Les dirigeants universitaires sont sans cesse à la recherche de nouveaux programmes, techniques et idées afin que les universités canadiennes soient en mesure de former la prochaine génération d’étudiants et la préparer le mieux possible à relever les défis auxquels fait face le Canada. Il existe actuellement de nombreux exemples d’innovation en matière d’enseignement et d’apprentissage dans les universités canadiennes, dont les cours interactifs, les expériences à l’étranger et l’utilisation de nouvelles technologies. Ces démarches méritent d’être encouragés, imitées et maintenues.
L’engagement que prennent les universités à l’égard de la qualité de l’enseignement au premier cycle est maintenant appuyé par une ressource en ligne intitulée Débuts réussis : Améliorer la qualité et l’innovation au premier cycle. Lancée à la McMaster University le 14 septembre, cette ressource contient le rapport intégral de l’atelier sur la transformation de l’enseignement au premier cycle, des études de cas sur les pratiques exemplaires au premier cycle, une bibliographie de publications et d’articles connexes ainsi que des articles d’actualité abordant ce sujet.
Les exemples qui se trouvent dans Débuts réussis démontrent comment les techniques et les programmes novateurs utilisés au premier cycle aident les étudiants à développer leur plein potentiel, à devenir des citoyens du monde et à se préparer à une carrière valorisante. Faire l’expérience de la recherche au premier cycle en est un bon exemple. La participation à la recherche accroît les connaissances des étudiants, renforce leur esprit critique et leurs capacités d’analyse; elle leur inspire de nouvelles idées et alimente leur créativité. Un milieu d’apprentissage enrichi par la recherche procure aux étudiants une compréhension accrue de l’environnement, des collectivités, des entreprises, des gouvernements et des systèmes de soins de santé.
En faisant de la qualité de l’enseignement au premier cycle une priorité, nous aiderons le Canada à réaliser son plein potentiel. Puisque les recteurs et l’ensemble du milieu universitaire se sont engagés à améliorer le parcours au premier cycle, les Canadiens peuvent être assurés que les universités continueront de former les leaders de demain et de répondre aux besoins du pays au cours des années à venir.
OTTAWA, le 14 septembre 2011 – Alors que beaucoup d’universités canadiennes affichent des effectifs records cet automne, les étudiants et leurs parents s’intéressent de plus en plus à la question de la qualité de l’enseignement au premier cycle. Ils peuvent avoir l’esprit tranquille, sachant que les recteurs canadiens ont fait de l’excellence en enseignement au premier cycle une priorité et prennent des mesures pour améliorer l’expérience et les résultats d’apprentissage.
« Peu importe leur vocation ou leur taille, toutes les universités se penchent avec enthousiasme sur de nouvelles façons d’améliorer l’enseignement au premier cycle sur leurs campus, a expliqué aujourd’hui Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), à un auditoire composé de dirigeants universitaires et de leaders étudiants à la McMaster University. Pour appuyer les engagements et les activités de ses établissements membres visant à améliorer l’enseignement au premier cycle, l’AUCC met en ligne une nouvelle ressource qui permet de diffuser des pratiques exemplaires, des techniques novatrices, des résultats de recherche récents et des articles d’opinion concernant la formation de qualité au premier cycle. »
La nouvelle ressource électronique, Débuts réussis : Améliorer la qualité et l’innovation au premier cycle, a été conçue à la suite d’un atelier sur la transformation de l’enseignement au premier cycle organisé par l’AUCC à Halifax en mars dernier. L’atelier, auquel ont participé des recteurs, des vice-recteurs et d’autres dirigeants universitaires ainsi que des leaders étudiants, a donné lieu à des discussions franches sur l’état de l’enseignement au premier cycle et sur les mesures à prendre pour veiller à ce qu’il réponde aux besoins des étudiants et du Canada, maintenant et dans l’avenir.
« Des changements spectaculaires se sont produits au fil des ans dans le monde, et maintenant, les universités sont appelées à y réagir rapidement, déclare Patrick Deane, recteur de la McMaster University. Nous voulons assurer le maintien de la qualité de notre mission et continuer d’offrir des programmes enrichissants qui permettent d’élargir les horizons des étudiants. »
La ressource Débuts réussis comprend des études de cas sur les pratiques exemplaires en enseignement au premier cycle : des techniques ou des programmes d’études qui intègrent l’apprentissage interactif; l’apprentissage fondé sur la résolution de problèmes; les occasions de recherche sur le terrain. Elle comprend également un rapport sur l’atelier de mars, une bibliographie de publications et d’articles connexes ainsi que de nouveaux articles abordant ce sujet. Ce centre d’information en ligne est une ressource en constante évolution dans laquelle seront fréquemment versés de nouvelles études de cas, des documents et des articles d’opinion sur l’amélioration de l’enseignement au premier cycle.
« Il s’agit d’une étape importante de la collaboration entre les universités canadiennes en vue d’améliorer l’enseignement au premier cycle, mais ce ne sera pas la seule », a promis M. Davidson. Parmi les activités et les projets à venir, l’AUCC organisera en décembre un atelier consacré à la santé mentale en milieu universitaire.
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Débuts réussis – ressource électronique
Rapport
Bibliographie
Renseignements :
Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
Courriel : hmurphy@aucc.ca
Tél. : 613 563-1236, poste 238
Cet article d’opinion a paru sur le site Web du Globe and Mail le 8 septembre 2011.
par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada
Au cours des dernières semaines, les universités canadiennes ont été accusées de piratage, de vol, d’actes illégaux et de promotion de la désobéissance civile. Il s’agit de déclarations impressionnantes, certes, mais elles relèvent toutes de la fiction. En dépeignant ainsi les enjeux liés au droit d’auteur, les créateurs canadiens ont montré qu’ils peuvent déployer des trésors d’imagination.
La révolution de l’information en cours offre des possibilités d’apprentissage sans précédent. Les étudiants ont accès à des ressources toujours plus vastes, dans des formats plus variés que jamais auparavant. Ces changements rendent toutefois difficile la juste rémunération des créateurs. Au cours des 20 dernières années, les universités canadiennes ont collaboré avec les titulaires de droit d’auteur par l’intermédiaire d’Access Copyright, un collectif qui accorde des licences de reprographie de leurs œuvres. Les généreuses redevances qui leur sont versées ont augmenté au fil des ans. Aujourd’hui, Access Copyright souhaite imposer une hausse vertigineuse des redevances pour un service que les étudiants et les universités utilisent de moins en moins.
De nos jours, un nombre croissant d’étudiants et de professeurs préfèrent utiliser les ressources numériques, lesquelles sont très peu couvertes par les licences d’Access Copyright. Le collectif admet que son répertoire d’œuvres en format numérique représente à peine plus de un pour cent du volume de son répertoire imprimé. Par ailleurs, dans la sphère numérique, bon nombre d’éditeurs ont choisi de ne plus avoir recours aux services du collectif comme intermédiaire, préférant négocier directement avec les universités, ou avec des consortiums d’universités, pour les licences qui couvrent l’utilisation de leurs œuvres en format numérique. Bref, le nombre d’options numériques offertes en remplacement des licences d’Access Copyright a grimpé en flèche, tandis que le répertoire d’Access Copyright principalement composé d’œuvres en format imprimé a perdu une grande partie de sa valeur aux yeux du milieu universitaire.
En réaction aux changements qui s’opèrent sur le marché, Access Copyright a proposé récemment l’adoption d’un tarif de 45 $ par étudiant, ce qui viendrait plus que doubler le montant des redevances que lui versent les universités. Access Copyright souhaite que les universités paient davantage pour un bien qu’elles utilisent de moins en moins : les photocopies de documents. Il refuse également d’accorder des permissions ponctuelles, c’est-à-dire un paiement à l’utilisation, aux universités pour la copie d’œuvres non déjà couvertes par d’autres licences. Devant cette démarche trop rigide d’Access Copyright, certaines universités refusent de payer des frais élevés pour l’utilisation d’un répertoire peu volumineux d’œuvres en format numérique. Elles préfèrent compter sur les licences numériques dont elles disposent pour satisfaire la majeure partie de leurs besoins.
Le rejet du tarif proposé par Access Copyright par certaines universités n’a rien à voir avec la désobéissance civile ou une réduction des coûts. Plusieurs universités en sont venues à la conclusion que les frais universels proposés par Access Copyright n’étaient plus rentables. Les auteurs et les éditeurs continueront d’être largement rémunérés pour l’utilisation de leurs œuvres par le milieu universitaire, mais les redevances seront versées directement aux titulaires de droit d’auteur dans le cadre d’accords de licence numérique plutôt que par l’intermédiaire d’Access Copyright.
Les étudiants qui feront leur entrée à l’université cet automne n’ont rien à craindre : ils ne croiseront ni voleurs, ni pirates sur les campus et pourront accéder à des ressources d’apprentissage plus vastes que jamais, dans le format de leur choix.