OTTAWA – L’Association des universités et collèges du Canada se réjouit de la mise sur pied par le gouvernement fédéral d’un comité consultatif en matière d’éducation internationale, présidé par Amit Chakma, recteur et vice-chancelier de la University of Western Ontario.
« Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, les investissements au profit de l’éducation internationale engendrent incontestablement des bénéfices économiques, sociaux et culturels, souligne Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. La mise sur pied d’une stratégie coordonnée, destinée à attirer au Canada étudiants et chercheurs de talent de même qu’à promouvoir l’expertise et les services d’éducation canadiens à l’étranger, ne peut que contribuer à la prospérité de la nation. »
Le comité consultatif formulera des recommandations visant l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie en matière d’éducation internationale, pour laquelle une enveloppe de 10 millions de dollars sur deux ans a été prévue dans le budget fédéral de 2011. L’Association se réjouit également du rôle important que joueront au sein du comité d’autres dirigeants universitaires et experts de l’éducation internationale provenant de ses établissements membres, dont Colin Dodds, recteur de la Saint Mary’s University et membre du conseil d’administration de l’AUCC.
Les universités canadiennes sont depuis longtemps actives sur le plan de l’éducation internationale et jugent que les étudiants canadiens ont droit à une expérience d’apprentissage axée sur la recherche, ouverte sur le monde et forte d’une culture d’innovation. « Attirant un nombre croissant d’étudiants étrangers, les universités canadiennes proposent des programmes au premier cycle, à la maîtrise, au doctorat et au niveau postdoctoral qui sont internationalement réputés, et ce dans un milieu à la fois sûr et accueillant », explique Andrée Chenard, agente des relations avec les gouvernements à l’AUCC, qui commentait l’annonce au Salon de l’éducation en Chine à Beijing.
« Pour le Canada, l’heure est propice à la conclusion de partenariats nouveaux, efficaces et novateurs, axés sur la recherche et sur l’apprentissage, avec les principales puissances économiques émergentes, parmi lesquelles le Brésil, l’Inde et la Chine, précise M. Davidson. Les universités canadiennes sont prêtes à jouer un rôle prépondérant à cet égard. »
Au cours des mois à venir, l’AUCC entend collaborer avec le comité consultatif chargé de la stratégie canadienne en matière d’éducation internationale au renforcement des liens qu’entretiennent les étudiants, les chercheurs et les établissements canadiens avec l’étranger.
L’AUCC est un membre actif du Consortium canadien pour le marketing international de l’éducation, dont l’objectif consiste à rassembler le secteur de l’éducation au profit d’une démarche cohérente sur ce plan. Parmi les membres du Consortium, on compte également le Bureau canadien de l’éducation internationale, Les langues au Canada, l’Association des collèges communautaires du Canada et l’Association canadienne des écoles publiques – International.
L’AUCC est la porte-parole des universités canadiennes. Elle représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif, répartis dans l’ensemble du Canada.
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Mélanie Béchard
Agente de communications
Association des universités et collèges du Canada
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par Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada
Bonjour. Je suis heureux d’être ici, à Montréal, l’endroit même où a été fondée l’AUCC et où nous célébrerons le centenaire de notre association à la fin d’octobre. En jetant un regard sur le passé, nous voyons un siècle de croissance, de dynamisme et de diversité. En jetant un regard vers l’avenir, nous voyons à quel point l’éducation et la recherche de qualité seront essentielles pour la prospérité du Canada dans la mondialisation.
Vous êtes actuellement dans une position enviable : vous avez gagné la confiance des électeurs de vos circonscriptions et, pour la première fois depuis près d’une décennie, le gouvernement dispose d’un mandat de quatre ans. Chacun de vous a la possibilité de faire quelque chose d’extraordinaire pour le Canada.
Les universités canadiennes reconnaissent que nous traversons une période d’intense incertitude à l’échelle mondiale et elles aident la population canadienne à traverser cette période trouble.
Lors de la dernière crise économique, le gouvernement a agi rapidement pour créer le Programme d’infrastructure du savoir. Témoignant d’une harmonie remarquable entre les gouvernements fédéral et provinciaux par rapport aux priorités nationales, le Programme a permis aux campus se transformer.
Le Programme a été un modèle de réussite tant sur le plan des politiques publiques que de la mise en œuvre; il n’a fallu que six semaines pour que sa mise sur pied soit annoncée, puis six mois pour que les décisions touchant son financement soient prises.
Le mois prochain, les universités de l’ensemble du pays ouvriront leurs portes pour présenter des installations nouvelles, agrandies ou rénovées dont les améliorations ont été rendues possibles grâce au Programme d’infrastructure du savoir. C’est leur façon de montrer à la population canadienne la valeur durable que procurent des mesures de reprise intelligentes. Plus de 59 activités publiques se dérouleront sur les campus et illustreront l’apport du Programme d’infrastructure du savoir à la qualité de la recherche et à la formation des étudiants canadiens. Nous espérons que vous participerez en grand nombre.
Cette année, les universités canadiennes accueillent un nombre record d’étudiants, en grande partie parce que les étudiants et leurs parents reconnaissent la valeur d’un diplôme universitaire. En effet, au cours de la récession de 2008 à 2010, plus de 300 000 nouveaux emplois destinés aux diplômés universitaires ont été créés, tandis que 430 000 emplois accessibles aux personnes sans formation postsecondaire ont été perdus.
Nous devrons accroître encore davantage la participation pour combler les besoins d’une population vieillissante, alors que le nombre de personnes à la retraite doublera et la population active connaîtra une augmentation de seulement huit pour cent.
Permettez-moi maintenant d’aborder le budget de 2012.
Nous reconnaissons que la reprise demeure fragile et que la souplesse sera de mise dans les mois à venir.
Le gouvernement actuel mérite d’être félicité pour le maintien des investissements en recherche, même au cours de la crise économique. Ces investissements ont maintenant des retombées pour les individus et les collectivités. Par le passé, le Comité m’a demandé d’élaborer sur ces retombées, et je suis heureux d’annoncer aujourd’hui que nous publions de nouvelles données à l’intention des députés sur la valeur de la recherche universitaire pour la prospérité du Canada.
En ce qui concerne le budget de 2012, nous avons trois grandes priorités.
Premièrement, la recherche universitaire : Le financement accordé par l’entremise des trois organismes subventionnaires de recherche et de la Fondation canadienne pour l’Innovation, en plus de soutenir les découvertes, les produits et les procédés nouveaux, permet aux professeurs de faire participer les étudiants à l’expérience pratique de la recherche. Les étudiants acquièrent ainsi les compétences analytiques et novatrices dont ils auront besoin pour réussir dans l’économie du savoir actuelle.
Deuxièmement, le renforcement des liens avec le secteur privé et de la culture de l’innovation : Nous devons créer des liens entre étudiants et professeurs et des partenaires du secteur privé de manière à renforcer la collaboration et les réseaux.
Nous avons besoin d’un nouveau mécanisme de financement qui aidera les entreprises à faire participer de nouveaux talents à leurs activités, qui permettra aux diplômés hautement qualifiés d’être en contact avec les entreprises canadiennes. Un tel mécanisme permettra de créer des emplois dans le secteur privé pour les titulaires de maîtrise et de doctorat, et de créer une véritable culture de l’innovation au Canada.
Enfin, la connectivité du Canada en matière d’éducation avec le reste du monde :
L’an dernier je vous ai parlé de l’Inde. En effet, en novembre dernier, les universités canadiennes ont consacré quatre millions de dollars afin de promouvoir la mobilité étudiante et la collaboration en matière de recherche avec l’Inde; et il reste encore beaucoup à faire. Nous sommes ravis de l’annonce du premier ministre concernant la présence du gouverneur général du Canada à la tête de la mission de l’AUCC au Brésil au printemps 2012.
Pourquoi est-ce que je fais continuellement référence au besoin d’améliorer la connectivité en matière d’éducation? En raison de la portée de la question, de son ampleur et de l’urgence de l’aborder.
Le Brésil vient d’annoncer la création d’un programme de bourses d’études pour permettre à 75 000 de ses étudiants de se rendre à l’étranger. L’Inde permet à 160 000 de ses étudiants de faire des études à l’étrangers – dont seulement 3 000 sont accueillis au Canada. La Chine a connu une hausse des effectifs étudiants de deux millions en deux ans.
Notre pays doit être en mesure de saisir les occasions d’entrer en contact avec les marchés en croissance – particulièrement lorsque ses concurrents ne peuvent pas le faire.
C’est pourquoi notre troisième priorité concerne la mise en place d’un important fonds de recherche mondial, axé sur des pays prioritaires comme le Brésil et l’Inde, et permettant à davantage d’étudiants et de professeurs de participer à des programmes de collaboration internationale en matière de recherche, ainsi que de créer des liens essentiels pour la prospérité future.
Conclusion :
Nous sommes heureux de constater que d’autres intervenants ont suivi notre recommandation d’améliorer l’accès à l’éducation et la réussite des jeunes Canadiens autochtones, et nous continuons de considérer la question comme un enjeu national urgent.
Nous devons nous assurer que la génération actuelle d’étudiants est le mieux formé possible et qu’elle est prête à relever les défis auxquels fait face le Canada. Nous croyons qu’un parcours universitaire axé sur la recherche et ouvert sur le monde au sein d’une culture d’innovation constitue la clé de la prospérité pour le Canada dans un monde en constante évolution.
MONTRÉAL – La recherche universitaire compte maintenant plus que jamais pour le Canada. Afin d’être concurrentiel dans l’économie mondiale, le Canada a besoin de la recherche universitaire pour stimuler l’innovation et former les talents du pays, la main-d’œuvre de l’avenir.
Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), a transmis ce message aux députés aujourd’hui à Montréal lors de sa comparution devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans le cadre des consultations prébudgétaires.
« Une société prospère se doit d’être novatrice. Or, l’innovation passe d’abord par la recherche fondamentale, a déclaré M. Davidson. La recherche universitaire couronnée de succès transforme le savoir en produits et services dont l’économie mondiale a besoin. »
Aujourd’hui, l’AUCC a aussi rendue publique la brochure intitulée La valeur de la recherche universitaire qui souligne l’importante contribution de la recherche pour l’économie canadienne et pour les Canadiens.
Les retombées de la recherche universitaire sont perceptibles partout : meilleurs traitements contre le cancer; œufs plus nutritifs; améliorations des technologies d’énergie solaire. En plus de contribuer à améliorer la qualité de vie des Canadiens, la recherche universitaire a des retombées économique qui se chiffrent à plus de 60 milliards de dollars annuellement.
Le milieu d’apprentissage axé sur la recherche offert dans les universités canadiennes bénéficie à tous les étudiants, en leur permettant de former leur esprit critique et leurs compétences analytiques, deux atouts prisés dans l’économie mondiale actuelle du savoir.
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Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
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OTTAWA – Les universités canadiennes accueillent favorablement la réintroduction du projet de loi sur le droit d’auteur du gouvernement fédéral et se réjouissent à l’idée qu’il soit adopté.
« Ce projet de loi tente d’assurer un juste équilibre entre les intérêts des créateurs et ceux des utilisateurs d’œuvres protégées, et représente un pas en avant pour le milieu universitaire canadien, estime Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. Le projet de loi précise d’importantes questions et permettra aux étudiants et aux apprenants d’avoir accès au contenu dont ils ont besoin, y compris aux documents électroniques. »
Le projet de loi permettra aux universités d’exploiter les nouvelles technologies, dont l’Internet, pour la transmission de documents pédagogiques et de recherche entre professeurs et étudiants. La nouvelle réglementation favorisera aussi l’apprentissage assisté par les techniques afin que les étudiants adultes et ceux des collectivités éloignées, dont les Autochtones, puissent bénéficier du même accès à l’éducation que les étudiants sur les campus.
« Les professeurs et les étudiants des universités canadiennes sont à la fois producteurs et utilisateurs d’œuvres protégées. C’est pourquoi les universités reconnaissent l’importance d’assurer un juste équilibre entre, d’une part, le désir des créateurs de percevoir une rémunération équitable pour l’utilisation de leurs œuvres et, d’autre part, l’intérêt pour le public d’avoir accès à cette information aux fins de recherche et d’éducation, ajoute M. Davidson. La nouvelle loi sera plus équitable envers les deux parties. »
Les universités et les étudiants dépensent chaque année des sommes très importantes pour l’achat de ressources pédagogiques et l’obtention des licences associées, et il en ira de même dans le cadre de ce nouveau projet de loi. Les bibliothèques des universités canadiennes consacrent chaque année plus de 300 millions de dollars à l’achat de nouveau contenu et à l’acquisition des licences associées au profit de la recherche et de l’apprentissage. En outre, chaque année, plus de 400 millions de dollars sont consacrés à l’achat de nouveaux manuels scolaires, de recueils de cours et d’œuvres en format numérique.
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OTTAWA – Qu’est-ce qui sera exigé des universités canadiennes dans l’avenir? Comment l’enseignement se fera-t-il? Comment l’environnement d’apprentissage différera-t-il de celui d’aujourd’hui?
Voilà certaines des grandes questions abordées sur « La grande place », le nouveau blogue lancé par l’Association des universités et collèges du Canada dans le cadre des célébrations de son centenaire afin de favoriser un dialogue national en ligne sur l’avenir de la formation universitaire au Canada. De grands penseurs et des visionnaires de partout au Canada ont été invités à s’exprimer sur la manière dont les universités peuvent et devraient évoluer au cours des 100 prochaines années.
Le coup d’envoi a été donné à la fin d’août par Daniel Woolf, principal de la Queen’s University, qui a rédigé un article sur l’équilibre entre l’enseignement et la recherche dans les universités. Patrick Keeney, professeur adjoint à la Simon Fraser University, a ensuite signé un article controversé sur la raison d’être de la formation universitaire et comment la formation professionnelle s’est introduite à l’université.
« La grande place » affichera des textes de leaders universitaires et de nombreux autres collaborateurs visionnaires, certains de renom, jusqu’à la tenue des réunions du centenaire de l’AUCC à Montréal, à la fin d’octobre. Plaque tournante pour l’expression d’idées novatrices sur l’enseignement supérieur, le blogue publiera aux trois à cinq jours de nouveaux articles qui contribueront à guider et à inspirer les discussions qui s’ensuivront à Montréal. Il est aussi conçu pour favoriser un débat national au sein de la population canadienne sur des enjeux majeurs.
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