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Opinion - 30 janvier 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Hill Times.

par David Naylor et Stephen J. Toope

L’automne 2008 a malmené le Canada. En effet, le pays sombrait dans la récession mondiale, le tempérament du troisième gouvernement minoritaire en autant d’élections était maussade et les Canadiens devenaient de plus en plus cyniques par rapport à la capacité du gouvernement de répondre aux besoins véritables et urgents de ses citoyens. Ce n’est pas ce qu’on appellerait les conditions gagnantes d’une réussite en matière de politiques publiques.

À l’automne 2011, les choses vont mieux, mais les jours heureux ne sont pas encore de retour. Notre avenir économique demeure nébuleux. Peut-être devrions-nous alors nous tourner vers un aspect positif et célébrer une réussite des gouvernements et du secteur privé.

Le gouvernement fédéral a annoncé le Programme d’infrastructure du savoir dans le budget de relance de 2009. L’investissement initial direct de 1,3 milliard de dollars s’est transformé en un investissement de 3,2 milliards de dollars (grâce aux fonds de contrepartie accordés aux projets par les provinces, les municipalités et le secteur privé) et a permis de moderniser les installations de recherche et d’apprentissage sur des campus de partout au pays. Outre leur effet immédiat, ces investissements contribueront à dessiner l’avenir de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Canada.

Dotées de ces ressources, les universités canadiennes ont procédé à la réfection ou à l’expansion de leurs installations ou construit de nouveaux laboratoires, bibliothèques et lieux d’apprentissage à la fine pointe de la technologie. Certains des projets visaient aussi à répondre au besoin urgent d’accroître la capacité d’accueil. Ainsi, sur le campus de la University of Toronto à Mississauga, le nouveau Centre for Instruction abrite un grand nombre de salles de classe axées sur les technologies dont la taille va de 30 à 500 places, des aires d’études spécialement aménagées et un laboratoire informatique accessible en tout temps. D’autres campus ont apporté de spectaculaires contributions au développement durable. Ainsi, le campus Okanagan de la University of British Columbia est maintenant doté d’un système géothermique qui utilise les eaux souterraines pour chauffer et climatiser les immeubles, ce qui réduit les émissions du campus presque à néant.

Le Programme d’infrastructure du savoir comporte plusieurs aspects exceptionnels. D’abord, sa rapidité d’exécution. Il n’a fallu que six semaines pour passer des discussions préliminaires à son annonce. À peine six mois plus tard, les décisions relatives au financement des projets étaient prises. En tout, 183 projets touchant 79 campus ont été approuvés. Les universités, qui n’ont pas toutes la réputation de prendre rapidement des décisions, se sont engagées à terminer ces projets en deux ans. Imaginez, rénover une cuisine peut prendre parfois plus de temps!

En outre, dans un pays où les querelles de compétences nuisent souvent au progrès, le Programme d’infrastructure du savoir est un modèle de collaboration entre les trois ordres de gouvernement dans l’intérêt de tous les Canadiens. Le Programme d’infrastructure du savoir relevait d’Industrie Canada, un ministère qui n’a pas l’habitude de la prestation de programmes. Le ministère a pourtant réussi à former une équipe qui a évalué les propositions, est parvenue à une entente avec chaque province et a suivi les progrès des projets. Pratiquement tous les projets ont respecté les délais et les budgets alloués. Jamais auparavant les trois ordres de gouvernement, le secteur privé et les universités de l’ensemble du pays n’avaient travaillé en harmonie et avec une telle vitesse d’exécution.

Les intervenants du secteur privé ont évidemment compris que le programme permettrait de relancer ce qui menaçait d’être un ralentissement massif de l’industrie de la construction. Les gouvernements fédéral et provinciaux ont senti l’obligation d’agir afin de stimuler l’économie et de collaborer, puis les municipalités ont fait leur bout de chemin pour contribuer à cette initiative. Il est vrai aussi que les universités avaient depuis longtemps besoin de capitaux.

Ce qui nous frappe, c’est l’esprit de partenariat et de collaboration manifesté par toutes les personnes qui ont participé à la prestation du Programme d’infrastructure du savoir. Cette énergie a stimulé le personnel des universités canadiennes, les centaines d’entrepreneurs, les milliers de travailleurs de la construction, les donateurs particuliers et les sociétés donatrices ainsi que tous les niveaux de gouvernement. Cet esprit a également permis de construire d’importantes installations qui profiteront à des centaines de milliers de futurs étudiants.

En novembre 2011, les universités canadiennes ont organisé des activités portes ouvertes afin de présenter les nouveaux laboratoires, bibliothèques et lieux d’apprentissage à la population. Environ 10 000 personnes y ont participé, et nous croyons que bon nombre de celles-ci faisaient partie de la famille ou du cercle d’amis de notre propre personnel. Pas étonnant : ces installations ne sont pas des attractions touristiques. Par contre, puisque nous sommes recteurs de deux universités situées aux extrémités opposées du pays, nous nous sommes dit qu’il serait de mise de « rendre à César ce qui appartient à César », car il nous arrive tout de même de réussir de grandes choses dans ce pays et en cette époque qui comporte des situations parfois frustrantes. Comme citoyens, nous en sommes venus à nous demander comment, sans la motivation née de la crise économique de 2008 ou l’inspiration de Jeux Olympiques, les Canadiens pourront raviver la solidarité sociale et la collaboration qui ont donné lieu à la réussite Programme d’infrastructure du savoir au Canada.

Stephen J. Toope est recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada David Naylor est recteur de la University of Toronto.

Communiqué - 25 janvier 2012

OTTAWA – Les recteurs des universités canadiennes sont encouragés par les discussions tenues entre le premier ministre Stephen Harper et les chefs des Premières Nations. La Rencontre de la Couronne et des Premières Nations a souligné la volonté commune de faire de l’éducation aux Autochtones la pierre angulaire des futures initiatives visant à améliorer la qualité de vie des peuples des Premières Nations du Canada.

« Peu de choses transforment une société comme une réforme de l’éducation audacieuse et visionnaire, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. Les universités canadiennes sont prêtes à jouer un rôle significatif pour améliorer l’éducation aux Autochtones à tous les niveaux, et ainsi rehausser les perspectives d’avenir de la population croissante de jeunes Canadiens autochtones.

« L’écart en éducation entre Canadiens autochtones et non-autochtones est important et croissant au pays; il faut inverser cette tendance, a poursuivi M. Davidson. On compte près d’un demi-million d’Autochtones âgés de moins de 20 ans, pourtant leur taux de réussite universitaire ne représente que le tiers de la moyenne nationale. »

Des initiatives visant à améliorer l’expérience d’apprentissage des étudiants autochtones sont déjà mises en œuvre dans les universités canadiennes. Bon nombre d’universités ont instauré des programmes de sensibilisation complets et efficaces dans les collectivités autochtones. Elles fournissent ainsi aux étudiants un soutien pédagogique et des possibilités de mentorat dès le primaire. Les universités renforcent aussi les mesures de soutien aux étudiants et élaborent des programmes d’études qui reflètent les expériences de vie des Autochtones.

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Pour obtenir un complément d’information ou une entrevue :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Communiqué - 5 janvier 2012
Sujets : Brésil

Ottawa – Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), a émis aujourd’hui une déclaration à la suite de l’annonce faite par l’honorable Ed Fast, ministre du Commerce international, relativement à la nomination de six chefs d’entreprise canadiens nommés au nouveau Forum des PDG Canada-Brésil.

« L’AUCC se réjouit d’apprendre que ces chefs d’entreprise participeront au Forum des PDG Canada-Brésil. L’année 2012 présente une occasion sans précédent de faire progresser les relations du Canada avec le Brésil. En avril, plus d’une trentaine de recteurs se rendront au Brésil pour affermir les liens en matière d’éducation, de recherche et d’innovation. Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec nos partenaires du secteur privé afin de consolider cette importante relation. »

Lire l’annonce du ministre Fast.

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Renseignements :
Mélanie Béchard
Agente de communications
Association des universités et collèges du Canada
Tél. : 613 563-3961, poste 306
Mobile : 613 884-8401
Courriel : mbechard@aucc.ca

Opinion - 2 janvier 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Toronto Star.

par Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

À mesure que les Canadiens saisissent l’ampleur et la complexité de la crise qui touche bon nombre des collectivités autochtones du Canada, il peut leur sembler impossible de trouver des solutions durables à ces problèmes de longue date. Toutefois, ce n’est pas nécessairement le cas. Pour trouver ces solutions encore imprécises, il convient principalement d’écouter davantage les personnes qui ont sans doute le plus à gagner de celles-ci : les jeunes Autochtones.

Le 12 décembre, des étudiants autochtones de partout au Canada ont participé à un dialogue en ligne sur l’éducation postsecondaire diffusé en direct depuis la Mount Saint Vincent University à Halifax. Ceux-ci ont discuté de leurs aspirations et de leurs points de vue sur l’éducation universitaire avec des professeurs et des dirigeants d’universités et de collectivités autochtones à l’échelle du Canada. Organisée par l’Assemblée des Premières Nations et l’Association des universités et collèges du Canada, cette discussion franche et ouverte a porté sur les obstacles qui nuisent à l’éducation complémentaire, la volonté exprimée par les professeurs et les étudiants autochtones de créer un avenir meilleur pour la population autochtone, ainsi que le besoin urgent d’une collaboration entre tous les partenaires afin d’atteindre cet objectif. Ces étudiants se sont avérés de jeunes ambitieux et visionnaires ayant une foule de bonnes idées. Ils nécessitent et méritent un engagement soutenu à poursuivre le dialogue sur l’avenir de leurs collectivités et à réaliser de véritables changements.

Les jeunes Autochtones constituent le segment de la population qui connaît la croissance la plus rapide au pays. On compte près d’un demi-million d’Autochtones âgés de moins de 20 ans, pourtant leur taux de réussite universitaire ne représente que le tiers de la moyenne nationale. Il existe un écart important et croissant en matière d’éducation au pays et il faut inverser cette tendance.

Contrairement à la croyance populaire, les étudiants autochtones ne sont pas assurés de recevoir du financement pour fréquenter des établissements postsecondaires. En fait, bon nombre d’entre eux ne poursuivent pas leurs études après le secondaire en raison d’un manque de ressources financières et d’autres mesures de soutien. De plus, la piètre situation de l’enseignement sur les réserves de la maternelle à la 12e année empêche beaucoup de jeunes Autochtones d’atteindre ce niveau.

Les Canadiens, peut-être maintenant plus que jamais, reconnaissent la nécessité d’effectuer de véritables changements. Nous ne pouvons plus accepter que les Canadiens autochtones se voient refuser la qualité de vie élevée et les nombreuses possibilités que bon nombre d’entre nous tenons pour acquises.

Peu de choses transforment une société comme une réforme de l’éducation audacieuse et visionnaire. Puisque le gouvernement fédéral s’est récemment engagé à collaborer avec l’Assemblée des Premières Nations à complètement restructurer les écoles situées sur les réserves, il est possible d’envisager un changement fondamental dans les perspectives de la population croissante de jeunes Canadiens autochtones.

Les universités canadiennes contribuent à améliorer l’expérience d’apprentissage des étudiants autochtones à tous les niveaux. Bon nombre d’universités ont mis en œuvre des programmes de sensibilisation complets et efficaces dans les collectivités autochtones. Elles fournissent ainsi aux étudiants un soutien pédagogique et des possibilités de mentorat dès le primaire. De plus, elles renforcent les mesures de soutien aux étudiants et élaborent des programmes d’études qui reflètent les expériences de vie des Autochtones.

En plus de l’obligation morale d’instaurer des changements, la prospérité future de l’ensemble de notre pays dépend de notre capacité à aider les jeunes Autochtones à réaliser leur potentiel et leurs aspirations pour l’avenir. Les jeunes Autochtones doivent participer pleinement à la société canadienne de demain.

Notre population est vieillissante. D’ici 20 ans, le nombre de retraités doublera, tandis que la population active du Canada n’augmentera que de huit pour cent. Plus de six millions de baby-boomers prendront leur retraite au cours des 15 prochaines années, ce qui contraindra l’économie et la société canadiennes à répondre à une demande accrue en matière de services juridiques, de services sociaux et de services de santé. Nous devons nous assurer de doter tous les jeunes Canadiens des outils dont ils auront besoin pour jouer leur rôle au sein d’un Canada nouveau genre.

Il s’agit d’un enjeu de taille. Si nous ne réglons pas la situation, nous gaspillerons le potentiel d’une génération de jeunes Canadiens autochtones et, par le fait même, une grande partie du potentiel du Canada.

Communiqué - 12 décembre 2011

OTTAWA – Les universités canadiennes se réjouissent de pouvoir s’entretenir directement avec les étudiants autochtones de niveau secondaire de l’ensemble du pays afin de connaître leurs points de vue sur l’éducation universitaire et leurs aspirations. Dans le cadre de la séance intitulée Dialogue avec les jeunes Autochtones, tenue en ligne aujourd’hui, de jeunes étudiants autochtones ont eu l’occasion d’échanger sur ce que signifie l’université pour eux et les étapes à franchir pour atteindre leurs objectifs en matière d’éducation.

La discussion en ligne était diffusée de la Mount Saint Vincent University, à Halifax, et s’adressait à un auditoire de jeunes Autochtones de la Nouvelle-Écosse. Shawn A-in-Chut Atleo, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, et Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada ont participé à la discussion, exprimé leurs opinions et interagi avec les étudiants lors de cette discussion animée par Ramona Lumpkin, rectrice et vice-chancellière de la Mount Saint Vincent University.

« Nous sommes heureux d’avoir pu entendre aujourd’hui ces jeunes échanger et parler de leurs rêves en matière d’éducation postsecondaire, a déclaré M. Davidson. Les universités canadiennes sont à l’écoute. Elles comprennent l’urgence de combler l’écart qui existe et de favoriser leur réussite; c’est pourquoi elles conçoivent et offrent de plus en plus de programmes d’études pour répondre aux besoins des étudiants autochtones. »

Les jeunes Autochtones constituent le segment de la population qui connaît la croissance la plus rapide au Canada; on compte près d’un demi-million d’Autochtones âgés de moins de 20 ans, pourtant leur taux de réussite universitaire ne représente que le tiers de la moyenne nationale. Il s’agit d’un écart important et croissant. Les universités canadiennes collaborent entre autres avec l’Assemblée des Premières Nations et la Fondation nationale des réalisations autochtones à réduire cet écart.

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Pour obtenir un complément d’information ou une entrevue :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238


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