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Communiqué - 18 novembre 2014

Des mesures fiscales amélioreraient les possibilités pour les étudiants

OTTAWA – Les employeurs des petites et moyennes entreprises (PME) considèrent les diplômés des programmes coopératifs des universités comme étant « prêts à l’emploi » et affirment qu’ils en embaucheraient davantage s’ils avaient accès à des mesures incitatives du gouvernement.

Dans un marché de plus en plus concurrentiel, les employeurs de l’ensemble du Canada se tournent vers le talent et les idées des étudiants qui prennent part à des stages ou à des programmes coopératifs. Toutefois, un récent sondage effectué par Léger Marketing pour le compte de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) confirme que les employeurs des PME offriraient davantage de possibilités aux stagiaires s’ils avaient accès à des mesures incitatives du gouvernement fédéral comme des subventions ou des crédits d’impôt. Plus de 400 dirigeants de PME de l’ensemble du Canada ont été sondés en août et en septembre 2014.

Les responsables de l’embauche soutiennent que les étudiants qui prennent part à des stages ou à des programmes coopératifs sont un atout pour leur entreprise, mais bon nombre d’entre eux considèrent que certains facteurs font obstacle à leur embauche, comme les coûts salariaux, la difficulté de trouver des étudiants qui conviennent à l’organisation et le temps consacré à la supervision et à la formation du stagiaire. Des mesures incitatives et des crédits d’impôt du gouvernement réduiraient ces obstacles, selon le sondage.

Les entreprises sondées représentaient toute une gamme de secteurs de l’industrie.

La publication des résultats du sondage coïncide avec la tenue des Journées portes ouvertes dans les universités organisées par l’AUCC sous le thème « Grandes idées, bonnes affaires ». L’édition de cette année, tenue en partenariat avec la Chambre de Commerce du Canada, propose ce mois-ci dans 45 universités des activités soulignant l’importance des partenariats entre les universités et le secteur privé pour la prospérité, l’innovation, la création d’emplois et la formation d’étudiants qui se préparent à des carrière enrichissantes.

Principales conclusions :

  • Quatre employeurs sondés sur cinq affirment que les étudiants qui prennent part à des stages ou à des programmes coopératifs sont un atout pour leur entreprise, car ils permettent de découvrir de nouveaux talents et d’embaucher des employés possédant des compétences adaptées au marché du travail. Les deux tiers des employeurs sont d’avis que les stagiaires apportent de nouvelles idées et travaillent avec efficacité.
  • Plus des deux tiers des responsables de l’embauche sondés ont affirmé qu’ils seraient plus enclins à embaucher des stagiaires si leur entreprise pouvait obtenir de l’aide financière sous forme de crédits d’impôt ou autre. Cette proportion est plus élevée pour les secteurs des ressources naturelles et de l’agriculture (87 pour cent), de la fabrication et de la construction (85 pour cent), ainsi que pour les entreprises situées au Québec (75 pour cent).
  • Les employeurs qui ont embauché des étudiants des universités dans le cadre de stages ou de programmes coopératifs considèrent que les trois principaux obstacles à l’embauche d’un nombre accru d’étudiants sont : la difficulté de trouver les stagiaires qui conviennent à l’entreprise ou à l’organisation, le temps consacré à former et à superviser un étudiant et les coûts salariaux. Il s’agit des mêmes obstacles que pour les entreprises qui n’embauchent pas d’étudiants dans le cadre de stages ou de programmes coopératifs.

Citations :

« Ce sondage confirme que la valeur de l’apprentissage par l’expérience acquise dans le cadre de stages ou de programmes coopératifs aide les étudiants à faire la transition vers le milieu professionnel, déclare Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Les employeurs reconnaissent la valeur de l’apprentissage par l’expérience, et le gouvernement pourrait aider les PME à avoir un meilleur accès à ces étudiants. »

« Cinquante pour cent des étudiants des universités participent à un programme coopératif ou à un stage  d’apprentissage par le service à la collectivité, ajoute M. Davidson. Les inscriptions aux programmes coopératifs ont augmenté de 25 pour cent au cours des dernières années, et plus de 1 000 programmes coopératifs sont offerts dans 59 universités. »

À propos de l’AUCC
L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada. À titre d’organisation mutuelle, elle offre aux dirigeants universitaires une voix unie et une tribune pour une action collective. L’AUCC représente les universités canadiennes depuis 1911.

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D’autres résultats du sondage disponibles sur demande

Pour obtenir un complément d’information sur l’initiative Journées portes ouvertes dans les universités, organisée par l’AUCC, veuillez consulter le www.aucc.ca/portesouvertes.

Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
Tél. : 613 563-3961, poste 238
Cell. : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
Association des universités et collèges du Canada
nrobitaille@aucc.ca
Tél. : 613 563-3961, poste 306
Cell. : 613 884-8401

CommuniquéOpinion - 31 octobre 2014

Le coup d’envoi de cette initiative est donné à la Carleton University en célébrant l’esprit d’entreprise étudiant

Chefs d’entreprises locales et nationales, représentants du gouvernement, universitaires et étudiants étaient réunis aujourd’hui à la Carleton University pour le lancement de la quatrième édition de l’initiative nationale qui se déroule cette année sous le thème « Grandes idées, bonnes affaires ». Les Journées portes ouvertes dans les universités soulignent l’importance des partenariats entre les universités et le secteur privé pour la prospérité, l’innovation, la création d’emploi et la formation d’étudiants qui se préparent à des carrières enrichissantes.

Au cours des prochaines semaines, des universités de partout au Canada ouvriront leurs portespour présenter les nombreuses façons dont ils collaborent avec les petites et moyennes entreprises et les aident ainsi à croître et à réussir. Cette collaboration contribue aussi à donner aux jeunes une formation qui leur permettra d’atteindre leur plein potentiel et de bâtir un Canada meilleur.

Myles Foster, Natasha D’Souza etAnna James, participants de la table ronde d’étudiants et d’entrepreneurs diplômés de la Carleton University, avec Paul Davidson, président de l’AUCC.

Le lancement était animé conjointement par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada, et Roseann O’Reilly Runte, rectrice et vice-chancelière de la Carleton University. Kellie Leitch, ministre du Travail et de la Condition féminine, a prononcé une allocution qui a été suivie d’une table ronde où les meilleurs étudiants et entrepreneurs diplômés ont discuté des répercussions des programmes d’entrepreneuriat de la Carleton University sur la collectivité, l’économie locale et l’avenir des étudiants.

Les Journées portes ouvertes dans les universités se déroulent du 8 au 16 novembre 2014 sur des campus d’un bout à l’autre du pays. Une quarantaine d’universités organisent des activités et proposent entre autres des discussions, des présentations par les étudiants, et des activités consacrées à l’innovation. Pour obtenir un complément d’information et une liste complète des activités, veuillez consulter le www.aucc.ca/portesouvertes

Citations

« Des incubateurs qui mettent en marché les inventions des étudiants aux programmes qui leur permettent de fonder leur propre entreprise, les universités nourrissent l’esprit d’entreprise des étudiants qui, en plus de se préparer à de brillantes carrières, contribuent par leurs idées novatrices à créer des emplois pour l’avenir dans les secteurs des entreprises et des services. »
Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC

« Les stages et les programmes coopératifs offrent aux étudiants la possibilité d’acquérir des compétences et de l’expérience qui facilitera leur transition vers le marché du travail. Les employeurs en profitent aussi; par leurs idées novatrices, ces stagiaires acquièrent des compétences pratiques qui sont des atouts pour les entreprises et les organisations qui les embauchent. »
Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada

« Partout au pays, les universités créent des liens avec le milieu des affaires afin de renforcer l’économie locale. L’initiative Journées portes ouvertes dans les universités offre une chance d’accroître les relations entre les universités et le secteur privé, tout particulièrement avec les petites entreprises. »
Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada

Faits

  • Quarante-cinq universités canadiennes ont créé des programmes d’études en entrepreneuriat et offrent des ateliers, du mentorat et du soutien aux étudiants et aux chercheurs qui souhaitent commercialiser des idées de produits et de services.
  • Il existe actuellement plus d’un millier de programmes coopératifs, répartis dans 59 universités canadiennes.
  • Toutes disciplines confondues, 50 pour cent des étudiants actuellement au premier cycle prendront part à au moins un programme coopératif, de stage, de travail pratique ou de travail sur le terrain pendant leurs études.

 

Possibilités d’entrevues

Paul Davidson et d’autres participants accorderont des entrevues aux médias.

Renseignements

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306
Cell : 613 884-8401

Communiqué - 30 octobre 2014

Avis aux médias

Les Journées portes ouvertes dans les universités illustrent cette année les partenariats entre universités et PME

Grandes idées, bonnes affaires,Le 30 october 30 2014 – Ce vendredi 31 octobre 2014, le coup d’envoi de la quatrième édition des Journées portes ouvertes dans les universités sera donné à la Carleton University. Cette initiative nationale souligne les nombreuses manières dont les partenariats entre les universités et le secteur privé stimulent la prospérité et l’innovation, créent des emplois et renforcent les collectivités tout en préparant les étudiants à une carrière enrichissante.

Animé conjointement par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada et Roseann O’Reilly Runte, rectrice et vice-chancelière de la Carleton University, le lancement réunira au petit-déjeuner des dirigeants d’entreprises locales et nationales, des intervenants du gouvernement, des étudiants entrepreneurs et des représentants d’universités.

Kellie Leitch, ministre du Travail et de la Condition féminine, prononcera une allocution qui sera suivie d’une en table ronde où les meilleurs étudiants et professeurs en entrepreneuriat, discuterons des répercussions des programmes d’entrepreneuriat de la Carleton University sur la collectivité, l’économie locale et l’avenir des étudiants.

DATE :                   Le vendredi 31 octobre 2014, de 7 h 30 à 9 h

ENDROIT :           Au 2e étage de l’édifice River de la Carleton University

Les représentants des médias sont invités.

Pour confirmer votre présence ou pour obtenir une entrevue, veuillez communiquer avec :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell : 613 608-8749
Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306
Cell : 613 884-8401

Le stationnement souterrain dans le garage P16 de l’édifice River sera gratuit à cette occasion. Veuillez placer vos cartes de légitimation pour les médias sur le tableau de bord de votre voiture.

Pour en savoir plus: www.aucc.ca/portesouvertes 

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Communiqué - 27 octobre 2014

OTTAWA – Une rencontre internationale accueille cette semaine à Ottawa des dirigeants universitaires et des chefs de file du milieu de la recherche pour discuter des systèmes d’innovation nationaux et de la façon dont ils permettent aux universités de faire des percées qui contribuent à la prospérité. Des recteurs et des experts de l’innovation du Canada, d’Israël et de l’Allemagne se réunissent dans le cadre d’un dialogue international sur les politiques intitulé « Maximiser le système d’innovation du Canada : Points de vue de l’étranger », organisé par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

« Les universités font partie intégrante des systèmes d’innovation qui améliorent la qualité de vie et stimulent la croissance économique, déclare Peretz Lavie, président de l’Institut de technologie d’Israël (Technion). En nous permettant de discuter de nos réussites et des leçons apprises, ce dialogue nous aidera à améliorer la manière dont nos pays appuient les découvertes médicales, relèvent les défis sociaux et commercialisent les résultats de la recherche. »

Pendant deux jours, les dirigeants aborderont trois principaux thèmes : l’accroissement de la tolérance au risque dans le financement de la recherche, le renforcement de la collaboration internationale en matière de recherche, ainsi que les nouvelles formes de collaboration entre les universités, le secteur privé et les collectivités environnantes.

Enno Aufderheide, secrétaire général de la Fondation Alexander von Humboldt, une agence allemande qui finance des projets de collaboration internationale en matière de recherche, considère la rencontre non seulement comme une occasion d’échanger des idées et des opinions, mais aussi d’établir et de renforcer les partenariats. « Nos pays entretiennent déjà une relation de collaboration fructueuse en matière de recherche et d’innovation, mais nous pouvons faire davantage. Ce dialogue représente l’occasion idéale d’aller au-delà de nos établissements et de créer les alliances, les partenariats et les initiatives nécessaires pour relever les défis auxquels le monde est confronté. »

David Barnard, recteur de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’AUCC, soutient que la rencontre permettra de renforcer les partenariats existants et de tisser de nouveaux liens entre le Canada, Israël et l’Allemagne en matière de recherche et d’innovation. « Sur la scène internationale, on reconnaît de plus en plus que la recherche avancée doit s’effectuer de façon concertée et que, dans tous les domaines, pour atteindre l’excellence en recherche, il faut réunir des experts du monde entier. »

Ce dialogue sur les politiques s’inscrit dans le cadre d’une série de discussions internationales sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation organisées par l’AUCC. Il s’inspire du premier dialogue tenu en juin 2013 qui a réuni des dirigeants du milieu de l’enseignement supérieur de partout dans le monde pour examiner les courants mondiaux qui façonnent la mission de recherche et d’enseignement des universités.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell. : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306

Opinion - 27 octobre 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru le Globe and Mail le 27 octobre 2014

Par Rivka Carmi, rectrice, Université Ben Gourion du Néguev et Martha Crago, vice-rectrice à la recherche, Dalhousie University

L’incertitude économique qui perdure à l’échelle mondiale contribue à stimuler l’intérêt pour l’innovation et la commercialisation de la recherche. C’est tout à fait souhaitable, puisque l’innovation favorise la prospérité. Malheureusement, cela pousse certains à remettre en question la valeur de la recherche fondamentale. Il s’agit cependant d’un faux débat, et c’est ce qu’il faut bien comprendre pour que les contributions des universités puissent se réaliser pleinement.

En fait, il n’y a pas de choix à faire entre la recherche fondamentale, stimulée par la curiosité des chercheurs et leur désir d’explorer l’inconnu, et la recherche appliquée, inspirée par l’utilité et motivée par la nécessité. Les découvertes scientifiques puisent leurs racines dans la recherche fondamentale, et les universités ne peuvent encourager l’innovation sans favoriser l’excellence en recherche fondamentale.

En voici un exemple : dans les années 1970, un chercheur japonais du nom d’Osamu Shimomura s’est intéressé à une espèce de méduse et a découvert la protéine qui la rend bioluminescente. Dix ans plus tard, le biologiste américain Martin Chalfie s’est rendu compte que cette protéine pourrait aider à cartographier la structure cellulaire d’organismes vivants. Par la suite, un autre scientifique, Roger Tsien, a découvert comment fabriquer des molécules multicolores fluorescentes qui ont des applications techniques, comme la cartographie du cerveau humain. Ces travaux – qui se sont appuyés sur plus de 40 années de recherche fondamentale menant à des travaux de recherche appliquée – ont valu aux trois hommes le prix Nobel de chimie en 2008. Cet exemple illustre également que le chemin qui va de la recherche fondamentale à l’innovation est tortueux, et parsemé de réussites et d’échecs.

Affirmer que la recherche fondamentale est essentielle aux découvertes scientifiques est parfaitement compatible avec la promotion de l’innovation de diverses façons. Au Canada comme en Israël, les universités aident les étudiants et les professeurs à mieux comprendre les besoins des secteurs public et privé et appuient leurs efforts visant à concevoir des applications pratiques à partir des résultats de la recherche fondamentale.

La formation des étudiants, qui deviendront la prochaine génération de champions de l’innovation, est un des aspects les plus enthousiasmants de cette collaboration. À la Dalhousie University, par exemple, le programme Starting Lean favorise la pensée entrepreneuriale chez les étudiants au premier cycle dont certains, une fois diplômés, se joignent au programme pancanadien The Next 36, qui vise à faire des meilleurs étudiants au pays les dirigeants d’entreprise et les innovateurs les plus prolifiques de demain.

À l’Université Ben Gourion du Néguev, Israël, la journée annuelle de l’innovation réunit des étudiants en génie qui présentent leurs projets de dernière année, des étudiants en commerce, des dirigeants industriels, des responsables gouvernementaux et des investisseurs privés dans le cadre d’une journée complète d’activités consacrées à l’innovation scientifique, à des présentations de projets technologiques (et sociaux), à des discussions, à des débats et à des réunions d’affaires. Les étudiants sont ainsi exposés au regard critique du monde extérieur au milieu universitaire de même qu’aux possibilités qu’il a à offrir, alors que les représentants de l’industrie ont l’occasion de trouver de nouvelles applications à la recherche universitaire.

Les universités peuvent également favoriser l’innovation en se dotant de bureaux de transfert de la technologie, qui aident les professeurs et les étudiants à mettre en marché les applications de leur recherche, à conclure des partenariats de recherche avec des entreprises locales et internationales et à forger des liens avec des parcs scientifiques et technologiques situés à proximité.

Les pressions exercées sur les budgets universitaires et l’internationalisation croissante de la recherche amènent également les établissements à collaborer entre eux pour atteindre des objectifs de recherche stratégique afin de maximiser leurs ressources. Puisque la Dalhousie University et un groupe d’universités israéliennes, dont Ben Gourion, ont des campus maritimes sur l’océan Atlantique et la mer Rouge respectivement, il était logique qu’elles s’associent pour construire des installations de sciences de la mer de calibre mondial à Eilat, en Israël. Ces installations sont destinées à devenir un centre d’études océanographiques reconnu internationalement qui attirera et formera des spécialistes en sciences de la mer de partout dans le monde et générera des percées scientifiques fondamentales et appliquées en partenariat avec l’industrie.

Avec l’appui de philanthropes et d’industries, les gouvernements canadien et israélien encouragent ces liens en finançant des collaborations qui aident les chercheurs et leurs étudiants à mener des projets de recherche plurisectoriels et multinationaux. Pour comprendre des changements environnementaux, technologiques et sociaux de plus en plus rapides, les pays industrialisés doivent investir ensemble dans la recherche fondamentale et l’enseignement supérieur. Ces investissements permettront de découvrir où se trouvent les nouvelles possibilités en matière d’innovation et de progrès industriels.

Les pays apprennent les uns des autres. Nous sommes ravis de participer au rassemblement de dirigeants universitaires et de spécialistes de l’innovation du Canada, d’Israël et de l’Allemagne qui se tient cette semaine à Ottawa, afin de mettre en commun les réussites et les leçons apprises de divers systèmes d’innovation et d’établissements d’enseignement supérieur. Ce dialogue politique, organisé par l’Association des universités et collèges du Canada, permettra aux participants de découvrir les forces du système d’innovation et de recherche de chaque pays et facilitera la diffusion de pratiques prometteuses en matière de collaboration.

Toutes nos discussions seront, nous l’espérons, guidées par l’idée que les découvertes et les nouvelles applications, qu’elles soient marginales ou révolutionnaires, commencent par l’excellence en recherche fondamentale. Une curiosité à propos des méduses qui mène à de nouveaux outils de cartographie du cerveau humain : voilà le chemin de l’innovation. C’est pour suivre ce chemin que les universités et leurs partenaires du gouvernement, de l’industrie et du milieu communautaire doivent continuer d’appuyer et de valoriser les fondements mêmes de la recherche fondamentale, car c’est en elle que l’innovation puise sa source.


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