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Opinion - 10 septembre 2014

Le texte d’opinion suivant a été publié dans Embassy News le 10 septembre 2014

Par Perrin Beatty et Paul Davidson

En raison de ses multiples interconnexions, le milieu mondial des affaires a besoin d’être bien étudié. Il est de plus en plus important pour l’économie canadienne de comprendre les nuances en matière de commerce international, de politiques, de cultures et de langues. Qu’il s’agisse de lancer un nouveau produit, d’analyser les modèles commerciaux ou d’explorer des modèles de licence, le besoin en diplômés des établissements d’enseignement supérieur possédant une ouverture sur le monde n’a jamais été aussi grand.

On trouve de plus en plus de ces diplômés au Canada. En outre, dans la stratégie du gouvernement fédéral en matière d’éducation internationale, on observe un engagement ferme à internationaliser davantage la formation des étudiants canadiens et à recruter de plus en plus  d’étudiants à l’étranger pour répondre aux besoins du Canada. Cette stratégie a le potentiel de renforcer la compétitivité du Canada dans la course au talent tout en améliorant les liens établis avec le reste du monde.

Premier plan complet du genre, la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale est conçue pour appuyer la réputation d’excellence du Canada en enseignement supérieur et en recherche. Elle a pour objectif de doubler le nombre d’étudiants étrangers au Canada d’ici 2022, et dresse un plan pour améliorer l’image de marque du Canada à l’étranger, particulièrement dans six marchés prioritaires : le Brésil, l’Inde, la Chine, le Vietnam, le Mexique et le Moyen-Orient/l’Afrique du Nord (y compris la Turquie).

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et la Chambre de commerce du Canada ont accueilli la stratégie comme une avancée positive pour accroître la capacité d’innovation du Canada dans l’économie mondiale actuelle hautement compétitive. Au moment d’élaborer et de mettre en œuvre les meilleurs mécanismes qui soient pour obtenir des résultats significatifs, les deux organisations souhaitent y contribuer par leurs témoignages et leur expertise.

L’importance de l’éducation internationale est de plus en plus reconnue. Citoyens d’un pays jeune, peuplé grâce à l’immigration, les Canadiens savent que les portes s’ouvrent facilement lorsque les collectivités s’entendent, et que cette entente est favorisée par une population active éduquée, possédant une ouverture sur le monde et une expérience internationale. La nouvelle stratégie commerciale mondiale du gouvernement fédéral, le Plan d’action sur les marchés mondiaux, le reconnaît en ciblant comme secteur prioritaire l’éducation, et en se fixant pour objectif le recrutement de talent.

Les étudiants qui choisissent aujourd’hui de poursuivre leur formation au-delà de nos frontières ont un esprit ouvert et connaissent le potentiel que recèle le monde. Comme diplômés et nouveaux employés, ils sauront ce que représente travailler dans un autre pays.

Loin d’être un luxe, il importe aux entreprises que les étudiants possèdent une certaine expérience internationale et une sensibilisation interculturelle qui ne s’acquiert pas dans les livres, et qu’ils puissent s’exprimer dans la langue des affaires des marchés étrangers émergents.

Envoyer des étudiants canadiens à l’étranger représente un côté de la médaille. De l’autre, il faut ouvrir nos portes et accueillir des étudiants de l’étranger. Au-delà de l’expérience et des points de vue qu’ils apportent au Canada, ces étudiants peuvent être une source de talent pour les futurs besoins du marché du travail canadien et aider à combler la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et la faible croissance de la population active.

La recherche internationale est un aspect tout aussi valable de la stratégie. Elle favorise les partenariats qui permettent aux meilleurs chercheurs canadiens de collaborer avec les plus grands esprits de ce monde, et attire le talent de l’étranger. Doté d’un nouveau financement pour la recherche internationale, le fonds d’excellence en recherche Apogée Canada reconnaît de manière concrète le lien entre une économie canadienne dynamique, novatrice et concurrentielle et un système de recherche de calibre mondial qui vise toujours plus haut.

Sur la scène internationale, nos universités retiennent l’attention dans de nombreux domaines qui vont de l’innovation en nanotechnologie à la compréhension du génome humain. Cette attention est bien méritée, car les membres du corps professoral canadien sont parmi les chercheurs qui collaborent le plus au monde.

Au moment de mettre au point les détails qui rendront la stratégie aussi efficace que possible, les représentants de toutes les parties (gouvernements, entreprises et éducation) doivent s’entendre. Il est temps d’aller de l’avant avec la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale. Et il est temps de bien faire les choses. Autrement, nous devrons faire face à de graves conséquences. L’économie mondiale est concurrentielle; nous ne pouvons nous laisser distancer.

À titre de représentants des entreprises et des universités, nous soutenons des membres et des objectifs qui sont propres à chaque secteur, mais aujourd’hui nous joignons nos forces comme représentants du Canada. Qu’il soit question de s’unir pour effectuer une mission commerciale ou pour collaborer avec les gouvernements, notre désir commun de maintenir la prospérité et la compétitivité du Canada élargit nos perspectives. Nous voulons que les diplômés des établissements d’enseignement supérieur possèdent les compétences mondiales qui seront essentielles pour réussir dans un monde en rapide évolution, et la stratégie internationale en matière d’éducation nous aidera à y parvenir.

Il est temps pour le Canada d’investir afin que la vision proposée par la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale devienne une réalité. À titre de partenaires de l’éducation et des affaires, nous sommes partants.

Paul Davidson est président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada et Perrin Beatty est président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada.

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Communiqué - 9 septembre 2014

MEXICO, Mexique – Le Canada a consolidé aujourd’hui ses relations avec le Mexique en matière de recherche et d’enseignement supérieur grâce au renouvellement du protocole d’entente conclu entre l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et son homologue mexicain, l’Association nationale des institutions d’enseignement supérieur du Mexique (ANUIES).

Martha Navarro, Enrique Fernández Fassnacht et Christine Tausig Ford lors de la signature du protocole

Martha Navarro, sous-ministre de la Coopération académique et scientifique, ministère des affaires étrangères du Mexique, Enrique Fernández Fassnacht, directeur général, ANUIES et Christine Tausig Ford, vice-présidente, AUCC.

L’entente de cinq ans vise à renforcer la collaboration en matière d’enseignement supérieur entre les deux pays en ce qui a trait à l’échange d’information, à l’organisation d’activités conjointes, au dialogue politique touchant l’internationalisation et à la promotion de la mobilité bidirectionnelle des étudiants.L’AUCC et l’ANUIES travaillent de concert depuis 2005.

« Les universités du Canada sont depuis longtemps déterminées à collaborer avec les universités mexicaines afin d’atteindre leurs objectifs communs en matière de recherche et d’innovation, affirme la vice-présidente de l’AUCC, Christine Tausig Ford, qui était au Mexique pour la signature du protocole.Les annonces faites aujourd’hui et les ententes conclues par l’AUCC et les universités canadiennes démontrent clairement que la collaboration sur les plans de l’éducation, de la recherche et de l’innovation constitue une priorité pour les universités. »

Une délégation de dirigeants d’universités canadiennes se trouve au Mexique du 8 au 12 septembre pour renforcer les partenariats de recherche existants, la collaboration entre établissements et la mobilité étudiante.Dirigée par l’AUCC et organisée grâce à l’appui important de l’ambassade du Canada au Mexique, la délégation est composée de recteurs et de représentants de haut rang de 14 universités, ainsi que de représentants de Langues Canada et de Mitacs, une organisation canadienne qui offre des stages et des bourses de recherche à des étudiants universitaires.

Le Mexique a été désigné pays prioritaire dans le cadre de la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale et du Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada, ce quisignifie que le Canada utilise les leviers des politiques commerciales, notamment le resserrement des liens en matière d’éducation internationale, pour consolider ses intérêts commerciaux.

Les délégués de la University of Regina, de la Lakehead University, de l’Université du Québec à Montréal et de Mitacs ont également annoncé la conclusion ou le renouvellement d’ententes avec des partenaires mexicains.Ils ont entre autres annoncé le lancement de programmes et de bourses d’études visant à promouvoir la mobilité bidirectionnelle d’étudiants canadiens et mexicains dans le cadre d’échanges universitaires, d’études linguistiques, de recherche concertée, de stages en entreprise et d’activités de renforcement des liens entre les groupes autochtones des deux pays.

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

L’ANUIES est le porte-parole des universités mexicaines aux échelons national et international, représentant 180 établissements d’enseignement supérieur.

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Personnes-ressources

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306

Communiqué de presse en espagnol

Opinion - 9 septembre 2014

La présente lettre ouverte a été publiée dans le Globe and Mail du mardi 9 septembre 2014

Les taux d’emploi pour les diplômés des universités de partout au Canada sont presque revenus au niveau où ils étaient avant la récession. En 2013, le taux de moyen de chômage chez les 25 à 29 ans était de 4,2 pour cent pour les diplômés des universités, de 7 pour cent pour les diplômés des écoles de métiers, de 5,2 pour cent pour les diplômés des collèges et de 8,2 pour cent pour les diplômés des écoles secondaires.

Le revenu moyen des titulaires d’un baccalauréat d’une université canadienne se chiffrait à 79 000 $ en 2010, pour les 25 à 64 ans, contre seulement 60 000 $ pour les titulaires d’un certificat d’apprenti, 56 000 $ pour les diplômés des collèges, et 46 000 $ pour les diplômés des écoles de métiers.

Le revenu annuel moyen des diplômés en sciences humaines se situait à 64 300 $ en 2010 (augmentant rapidement de 42 000 $ pour les nouveaux diplômés âgés entre 25 et 29 ans), tandis que celui des diplômés en informatique, en sciences de l’information et en sciences sociales dépassait les 80 000 $ par année. Pour les diplômés des programmes de gestion et de génie, les revenus moyens atteignent respectivement environ 90 000 $ et 100 000 $.

Ces données démontrent la valeur d’un diplôme universitaire dans l’économie actuelle.

Paul Davidson, président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Communiqué - 8 septembre 2014

MEXICO, Mexique – Une délégation de dirigeants d’universités canadiennes se trouve actuellement au Mexique afin de soutenir la recherche et les partenariats universitaires, et de favoriser une mobilité étudiante accrue entre les deux pays.

Du 8 au 12 septembre, des recteurs et des représentants universitaires de haut rang provenant de 14 universités canadiennes tiendront des rencontres avec leurs homologues mexicains, des représentants du gouvernement ainsi que des intervenants du secteur privé du Mexique et du Canada. Organisée par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et avec l’appui de l’ambassade du Canada au Mexique, la mission réunit aussi des représentants de Langues Canada, ainsi que de l’organisation canadienne Mitacs, qui offre des stages et des stages de recherche aux étudiants des universités.

La mission s’appuie sur le Sommet des dirigeants nord-américains, tenu en février dernier, lors duquel le premier ministre du Canada Stephen Harper, le président des États-Unis Barack Obama et le président du Mexique Enrique Peña Nieto ont pris l’engagement de favoriser les échanges universitaires et la mobilité étudiante en Amérique du Nord. Le Mexique s’est alors engagé à accroître de 100 000 le nombre d’étudiants mexicains qui séjournent chaque année aux États-Unis, mais aucun objectif n’a été établi dans le cas du Canada.

« Les universités du Canada et celles du Mexique ont beaucoup en commun, estime Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC, qui dirige la délégation. La présente visite resserrera nos liens. Nous nous concentrerons sur l’établissement de partenariats en matière de recherche et d’innovation, et inviterons les étudiants à mieux connaître les pays des uns et des autres, en allant y étudier. De bonnes relations en matière d’éducation sont bénéfiques pour les échanges commerciaux entre nos pays. »

Au cours de la mission, l’AUCC renforcera ses liens en renouvelant une entente avec son organisation homologue mexicaine, l’Association nationale des universités et des institutions d’enseignement supérieur (ANUIES), qui représente 180 universités mexicaines.

Le programme de la délégation prévoit aussi des rencontres avec de hauts représentants du gouvernement mexicain, des chefs d’entreprise du Canada et du Mexique, et la Chambre de commerce du Canada au Mexique. Une présence canadienne importante est attendue à la 20e conférence internationale de l’ANUIES qui réunira à l’Universidad Autónoma de Chiapas des dirigeants du milieu de l’éducation internationale. Le Canada occupe une place de choix au programme de cette conférence qui présentera entre autres une table ronde des recteurs sur la collaboration entre le Canada et le Mexique en matière d’éducation postsecondaire des Autochtones, et de nombreuses séances destinées à accroître les partenariats internationaux.

Invitation aux médias :
Les représentants des médias sont invités à assister à la cérémonie de signature du protocole d’entente entre l’AUCC et l’ANUIES qui aura lieu le mardi 9 septembre de 16 h à 16 h 30, au Secrétariat mexicain des affaires étrangères (Plaza Juárez 20, Cuauhtémoc, Centro, 06010 Ciudad de México). Les dirigeants d’universités canadiennes annonceront aussi à cette occasion la création de nouveaux programmes et de bourses d’études, et la signature d’autres ententes universitaires avec des partenaires mexicains.

Possibilités d’entrevue avec Mme Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC, Brian Stevenson, recteur de la Lakehead University, et Mike Mahon, recteur de la University of Lethbridge, ainsi qu’avec d’autres membres de la délégation.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238

Nadine Robitaille
Agente des communications
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Le communiqué en version espagnol

Communiqué - 28 août 2014

OTTAWA – Les étudiants, les parents et les conseillers en orientation à la recherche d’une université et d’un programme d’études disposent désormais d’un outil sur l’enseignement supérieur au Canada, le nouveau site Web etudesuniversitaires.ca. Le site Web comprend des profils d’universités et la très populaire base de données de l’AUCC sur les programmes d’études (une des mieux cotées où s’effectuent en moyenne 60 000 recherches par mois). Il propose aussi des articles et des conseils pour la planification des études ainsi que des ressources conçues spécifiquement pour les étudiants autochtones.

« Avec ce nouveau site Web, l’AUCC est fière d’offrir aux étudiants un outil pour accéder aisément à toute la gamme de programmes de grande qualité offerts dans les universités de l’ensemble du Canada, déclare Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Plus d’un million d’étudiants fréquenteront les campus universitaires cet automne, et les universités se sont engagées à les aider à réussir, du choix de programme d’études jusqu’à la recherche d’une carrière enrichissante. »
On trouve sur le site etudesuniversitaires.ca plus de 10 000 programmes d’études universitaires. Consulté par plus de 30 000 visiteurs étrangers par mois, le site joue un rôle de premier plan dans le recrutement d’étudiants étrangers.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell. : 613 608-8749

Nadine Robitaille
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Opinion - 18 août 2014

Ce texte d’opinion qui suit a été publié dans l’Ottawa Citizen, ainsi que sur les sites Web du journal The Gazette de Montréal, du Calgary Herald, du journal The Province, du Vancouver Sun, du Leader Post de Regina, du Star Phoenix de Saskatoon et de l’Edmonton Journal le 16 août 2014.

par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Depuis des années, la question est débattue, mal comprise, mal interprétée et exagérée. Certains y ont vu une crise et un scandale, d’autres, une fabulation ou une simple aberration passagère. Aujourd’hui, un consensus semble enfin se dégager quant à la nature exacte de la pénurie de compétences au Canada et aux moyens d’y remédier.

Un million d’étudiants entameront bientôt le trimestre d’automne au premier cycle dans les universités canadiennes, et 700 000 autres dans les collèges du pays. Tous ces jeunes requièrent – et méritent – de l’information exacte et sérieuse sur le marché du travail pour planifier leur future carrière.

Les deux sommets nationaux sur les compétences tenus au cours de l’été ont eu un effet décisif sur la compréhension du problème et la recherche de solutions. De hauts représentants des gouvernements, de l’industrie et du milieu de l’éducation s’y sont rassemblés pour repenser l’acquisition des compétences au Canada. Au Sommet national sur les compétences organisé à Toronto par le ministre de l’Emploi et du Développement social, Jason Kenney, les participants ont convenu qu’il fallait adopter des solutions à long terme et assurer une meilleure collaboration entre les secteurs. Au colloque Compétences pour l’avenir organisé par les ministres provinciaux de l’Éducation et du Travail à Charlottetown, les participants ont discuté du besoin de rehausser les compétences dans l’ensemble du marché du travail.

Les universités accueillent favorablement ce dialogue. Nous savons que le Canada a besoin de compétences de toutes sortes – qui doivent toutes être reconnues à leur juste valeur – pour continuer de se démarquer dans une économie mondialisée en constante évolution.

Le véritable défi consiste à prédire quels seront les besoins du Canada en matière de compétences, et à nous y préparer dès aujourd’hui. Alors que l’avenir du pays sera déterminé en grande partie par les jeunes qui étudient actuellement au niveau postsecondaire, ces derniers n’ont toujours pas accès à toute l’information dont ils ont besoin pour prendre des décisions pour leur avenir.

La priorité absolue pour répondre aux besoins actuels et futurs en matière de compétences au Canada consiste donc à offrir de l’information de meilleure qualité sur le marché du travail. Les étudiants ne doivent pas fonder leur choix de carrière, pas plus que les gouvernements ne doivent baser leurs décisions stratégiques, sur des récits anecdotiques. Il faut leur donner accès aux meilleures données possibles sur le marché du travail, tirées de sources réputées et fiables.

Nous devons également adopter, en matière de perfectionnement des compétences, une démarche qui englobe tous les niveaux d’éducation postsecondaire. Il faut former davantage de diplômés des écoles de métiers, des collèges et des écoles polytechniques, mais il faut aussi former davantage de diplômés des universités. On constate en effet que le Canada a chuté du cinquième au 15e rang des pays de l’OCDE en ce qui a trait à la fréquentation universitaire. Les efforts de promotion des métiers spécialisés au détriment de la formation universitaire entraînent le Canada dans la mauvaise direction.

Le discours médiatique qui prédit un avenir sombre à toute une génération de Canadiens a des répercussions importantes. C’est un message destructeur et irresponsable, surtout lorsque les statistiques indiquent au contraire que les diplômés des universités jouissent d’un haut taux d’emploi et de revenus élevés.

L’industrie minière et le secteur de l’énergie, par exemple, compte autant sur les diplômés des universités que les diplômés des collèges et des écoles de métiers, mais pour des postes différents – entre autres en génie, en gestion et en relations avec la collectivité. Depuis 2008, en Alberta, 56 pour cent des nouveaux emplois sont destinés aux diplômés des universités. C’est près de deux fois le nombre de nouveaux emplois s’adressant aux diplômés des collèges, et plus du triple de ceux s’adressant aux diplômés des écoles de métiers.

Finalement, nous devons dépasser les solutions à court terme pour relever les défis du Canada en matière de compétences. Nous devons prévoir les besoins que présentera le pays dans cinq, 10, 20 ans, ou dans un horizon encore plus lointain, et nous y préparer dès maintenant. Les compétences très ciblées ne suffisent plus. Les employeurs d’aujourd’hui exigent déjà de leurs employés un large éventail de compétences et d’aptitudes, y compris dans les postes techniques. En outre, de nombreux étudiants actuels travailleront ou lanceront un jour des entreprises dans des domaines qui n’existent pas encore. Il faut donc voir à ce que tous les étudiants disposent des outils dont ils auront besoin pour s’adapter, collaborer, diriger des équipes et apprendre tout au long de leur vie.

Nous nous dirigeons dans la bonne direction. Les gouvernements, l’industrie et les établissements d’enseignement mettent davantage l’accent sur l’apprentissage par l’expérience, qui aide les étudiants à faire la transition vers le marché du travail, et profite aux entreprises grâce aux idées novatrices. Aujourd’hui, la moitié des étudiants au premier cycle font un stage ou participent à un programme coopératif pendant leurs études. Mais nous pouvons faire encore davantage.

En remédiant à la pénurie de compétences, nous permettrons à une génération de jeunes Canadiens d’atteindre son plein potentiel et de contribuer à faire progresser le Canada. Dans cette optique, il est difficile de trouver un meilleur investissement de notre temps, de notre énergie et de nos ressources.

Opinion - 14 août 2014

La présente lettre ouverte a été publiée dans le Windsor Star, le 13 août 2014

L’article de Carolyn Thompson intitulé Higher education leads to higher student debt (Enseignement supérieur, endettement supérieur [traduction]) paru le 7 août dernier, est trompeur et peu serviable aux étudiants qui tentent de prendre des décisions éclairées pour leur avenir.

Depuis une dizaine d’années, les gouvernements et les universités prennent des mesures pour aider les étudiants qui en ont le plus besoin. Ainsi, au Canada, 40 pour cent des diplômés des universités terminent leurs études sans dette et, parmi ceux qui ont une dette, 30 pour cent doivent moins de 12 000 $. Le taux d’endettement aujourd’hui est inférieur à ce qu’il était en 2000.

Les données démontrent qu’une formation universitaire demeure un investissement rentable. Même en période d’incertitude économique, on observe une augmentation de la demande de travailleurs titulaires d’un diplôme universitaire. Entre mai 2008 et mai 2014, deux fois plus de nouveaux emplois ont été créés pour les diplômés des universités que pour ceux des collèges et des écoles de métiers combinés (respectivement 878 000 et 437 000).

L’université, c’est la voie vers la prospérité. Et cet automne, un million de Canadiens fréquenteront les campus d’un bout à l’autre du pays pour suivre cette voie.

Christine Tausig Ford, Vice-présidente, Association des universités et collèges du Canada

Communiqué - 13 août 2014

OTTAWA – La fin de l’été est à nos portes et les universités se préparent à accueillir plus d’un million d’étudiants sur leurs campus. L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) est heureuse de présenter aux médias des données et des possibilités d’entrevue en lien avec la rentrée des classes et sur la manière dont les universités préparent les étudiants à livrer concurrence sur le marché du travail actuel, caractérisé par la mobilité et axé sur le monde. Voici quelques points d’intérêt :

  • Cet automne, la cohorte qui entrera à l’université n’aura jamais eu autant de possibilités d’apprendre par la pratique. Plus de la moitié des étudiants au premier cycle font un stage ou prennent part à un programme coopératif au cours de leurs études. (Source : base de données issue de l’Association canadienne de l’enseignement coopératif et le Canadian University Survey Consortium).
  • Le nombre d’étudiants dans des programmes coopératifs a fait un bond de 25 pour cent en seulement sept ans, passant de 53 000 en 2006-2007 à plus de 65 000 en 2013. Au total, plus de 1 000 programmes coopératifs étaient offerts aux étudiants de 59 universités canadiennes l’année dernière. (Source : Association canadienne de l’enseignement coopératif et estimations de l’AUCC)
  • Cinq à sept ans après l’obtention de leur diplôme, 96 pour cent des diplômés des universités travaillent à temps plein et leur revenu médian s’élève à 63 000 $. (Source : 2013 Canadian University Baccalaureate Graduate Outcomes Survey)
  • Entre mai 2008 et mai 2014, deux fois plus de nouveaux emplois ont été créés pour les diplômés des universités que pour ceux des collèges et des écoles de métiers combinés (respectivement 878 000 et 437 000). (Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active).
  • L’industrie de l’extraction des ressources compte autant sur les diplômés des universités que sur ceux des collèges et des écoles de métiers spécialisés, mais pour des postes différents comme le génie, la gestion et les relations publiques. Par exemple, depuis 2008 en Alberta, 56 pour cent des nouveaux emplois ont été créés pour les diplômés des universités. C’est près du double du nombre d’emplois créés pour les diplômés des collèges (31 pour cent) et plus du triple du nombre d’emplois créés pour ceux des écoles de métiers. (Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active).

Lire les Faits saillants pour la rentrée 2014 

Possibilités d’entrevues :

Le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson, accordera des entrevues aux médias au sujet des expériences et des possibilités qui attendent les étudiants qui feront leur entrée à l’université cet automne.

Pour obtenir une entrevue ou un complément d’information, veuillez communiquer avec : 

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238
Cell : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-123, poste 306
Cell : 613 884-8401

Communiqué - 21 juillet 2014

L’événement automnal à ne pas manquer

L’Economic Club of Canada à Ottawa, accueille Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Paul Davidson, président, Association des universités et collèges du Canada.

Paul Davidson

Alors que les étudiants viendront de rentrer à l’université, joignez-vous à Paul Davidson qui abordera l’une des questions les plus vivement débattues au Canada aujourd’hui : De quelles compétences les jeunes canadiens ont-ils besoin pour obtenir un emploi et se bâtir une carrière satisfaisante et productive? M. Davidson vous amènera dans les coulisses des campus et décrira comment les universités forment les jeunes à s’intégrer à des environnements de travail collaboratifs et novateurs, et parlera de ce dont le Canada a besoin pour former les chefs de file de demain.

Le jeudi 25 septembre 2014
11:45 am-1:30 pm
Hôtel Fairmont Château Laurier (salle à déterminer)
1, rue Rideau, Ottawa

Pour obtenir un complément d’information sur le programme et les billets, ou pour réserver une table d’entreprise, veuillez consulter le site Web de l’Economic Club of Canada.

Opinion - 9 juillet 2014

Ce texte d’opinion a paru dans l’édition du 9 juillet 2014 du Charlottetown Guardian à l’occasion du 150e anniverssaire de la Conférence de Charlottetown.

Une version légèrement modifiée de cet article a paru le 2 août dernier dans le journal Le Madawaska d’Edmonston, Nouveau-Brunswick. 

par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

Il y a 150 ans, les Pères de la Confédération se réunissaient à Charlottetown pour repenser l’avenir. Cette semaine, des dirigeants se réunissent à l’Île-du-Prince-Édouard, non pas dans le but de fonder un nouveau pays, mais plutôt pour repenser l’acquisition des compétences et placer le Canada  sur la voie de la prospérité.

En rassemblant des intervenants clés (ministres provinciaux de l’Éducation et de l’Emploi, éducateurs et dirigeants d’entreprises du Canada et de l’étranger) le colloque Compétences pour l’avenir offre l’occasion de trouver des réponses à nos besoins en matière de main-d’œuvre, à l’heure actuelle et pour les années à venir.

On a beaucoup parlé d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée au Canada, sans toutefois réussir à remonter à la source du problème et à intervenir là où se dressent les véritables obstacles. Malheureusement, la rhétorique a évincé les faits et les récits anecdotiques ont pris le pas sur les données fiables. Il faut que cela change.

Pour bien faire les choses en matière d’éducation et de formation, et ainsi rendre le Canada plus prospère, trois conditions sont nécessaires : disposer de renseignements exacts et fiables sur le marché du travail, adopter une démarche qui englobe tous les établissements d’éducation postsecondaire (universités, collèges, établissements polytechniques et écoles de métiers) et assurer la collaboration entre les gouvernements, les éducateurs et les entreprises.

Les récents efforts visant à promouvoir les métiers spécialisés au détriment de la formation universitaire entraînent le Canada sur la mauvaise voie. Le discours selon lequel une génération entière de diplômés universitaires serait perdue est vide et destructeur – en particulier lorsque les données démontrent que ces mêmes diplômés jouissent d’un haut taux d’emploi et de revenus élevés.

Les étudiants ne doivent pas fonder leur choix de carrière, pas plus que les gouvernements doivent baser leurs décisions stratégiques, sur des idées reçues, des récits anecdotiques ou des reportages sur la situation aux États-Unis, où le système est très différent du nôtre.

Il faut également résister à la tentation de nous concentrer uniquement sur nos besoins à court terme, dans un horizon de six ou 12 mois. Nous devons plutôt entrevoir ce dont aura besoin le Canada dans cinq, 10, 20 ans, ou dans un horizon encore plus lointain.

J’ai été ravi de voir émerger un consensus à ce sujet lors du Sommet national sur les compétences organisé par le ministre de l’Emploi et du Développement social du Canada, Jason Kenney et tenu à Toronto le 25 juin dernier. Les dirigeants du milieu des affaires, du gouvernement et du secteur de l’éducation qui ont participé à la rencontre ont souligné la nécessité d’adopter des solutions à long terme et d’améliorer la collaboration. La décision du gouvernement fédéral d’investir afin d’améliorer l’information sur le marché du travail est une bonne nouvelle à cet égard.

Il importe également de prendre conscience des défis que doit relever le Canada en matière de compétences sur plusieurs fronts à la fois. Le pays a sans doute besoin de plus de plombiers et de soudeurs, mais la demande en diplômés des universités ne diminue pas pour autant. Dans un contexte économique mondialisé et en constante évolution, il nous faut davantage de diplômés des universités, des collèges et des écoles de métier pour réaliser notre plein potentiel collectif. Les employeurs d’aujourd’hui ont besoin de personnel hautement qualifié à tous les échelons – de l’atelier de production aux bureaux de la direction.

En fait, une récente étude de la CIBC révèle que les professions les plus en demande à l’heure actuelle au Canada requièrent un diplôme universitaire. Pourtant, on constate que le pays a chuté du cinquième au 15e rang des pays de l’OCDE en ce qui a trait à la fréquentation universitaire.

Les gouvernements, les entreprises et les éducateurs doivent également créer plus de possibilités d’apprentissage par l’expérience pour tous les étudiants, comme les stages et les programmes d’enseignement coopératif. Nous disposons de bases solides : aujourd’hui, la moitié des étudiants au premier cycle universitaire font un stage ou profitent d’un placement travail-études au cours de leurs études. L’effectif des programmes coopératifs a bondi de 25 pour cent au cours des sept dernières années, et plus de 1 000 programmes de ce genre sont offerts dans 59 universités au pays.

Les universités sont à l’écoute et dynamiques. Quelque 45 universités canadiennes ont mis sur pied des programmes d’entrepreneuriat et offrent des ateliers, des locaux, du mentorat et d’autres types de soutien aux étudiants et aux chercheurs qui souhaitent commercialiser les produits et les services qu’ils ont conçus.

Resserrer des liens entre universités et employeurs de tous les secteurs permettra aux diplômés de perfectionner les compétences qu’ils appliqueront au cours de leur carrière.

Près d’un million de Canadiens obtiendront leur premier diplôme d’ici le début des célébrations du 150anniversaire du Canada, en 2017. Certains d’entre eux seront encore sur le marché du travail lors du bicentenaire du pays, en 2067.

En faisant bien les choses en matière de compétences, nous leur donnerons les outils nécessaires pour s’adapter au marché du travail tout au long de leur vie, et assurerons la prospérité du Canada pour les décennies à venir.

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Communiqué - 20 juin 2014

OTTAWA – Les incubateurs et accélérateurs d’entreprises situés dans de nombreuses universités canadiennes sont sur le point d’accroître leur rayonnement après avoir obtenu un financement accru dans le cadre du Programme canadien des accélérateurs et des incubateurs. Le premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd’hui à Communitech, un une plaque tournante de la commercialisation de technologies novatrices de la région de Waterloo, les organisations choisies pour demeurer dans la course pour l’obtention d’un nouveau financement de 100 millions de dollars.

« Nous sommes heureux de constater que des sommes importantes sont investies dans les incubateurs et les accélérateurs d’entreprises dans les universités canadiennes et que cet élément du Plan d’action économique du Canada progresse, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Les universités canadiennes sont des partenaires essentielles pour la prospérité par l’entrepreneuriat. L’AUCC avait réclamé des investissements dans de telles démarches collaboratives qui stimulent l’entrepreneuriat et font rapidement circuler les idées novatrices sur le marché. » M. Davidson s’est joint au premier ministre et au ministre d’État (Science et technologie), Ed Holder, à Waterloo pour cette annonce.

En 2013, le gouvernement a alloué 60 millions de dollars sur cinq ans et, en 2014, 40 millions de dollars supplémentaires pour aider les accélérateurs et les incubateurs d’entreprises exceptionnels à proposer davantage de services aux entrepreneurs méritoires.

Les universités de l’ensemble du Canada jouent un rôle de premier plan pour la réussite des affaires. En plus de disposer des meilleurs incubateurs et accélérateurs, 45 d’entre elles ont élaboré des programmes d’études en entrepreneuriat et offrent des ateliers, du mentorat et du soutien aux étudiants et aux chercheurs qui souhaitent commercialiser des idées de produits et de services. En plus de se préparer à de brillantes carrières, les étudiants des universités ont des idées novatrices qui contribuent à créer de l’emploi pour les entreprises de demain.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell. : 613 608-8749

Opinion - 18 juin 2014

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Globe and Mail le 18 juin 2014.

Par :

Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

Paul Soubry,président et chef de la direction de New Flyer, le plus important constructeur d’autobus et fournisseur de pièces en Amérique du Nord.

Quelles sont les qualités qui ont tant impressionné l’employeur de Dale Camuyong, étudiant en administration des affaires à la University of Manitoba et nommé stagiaire de l’année en 2013? Le fait qu’il travaillait à New Flyer, un constructeur d’autobus, porte naturellement à croire que ses compétences techniques très spécialisées ont été déterminantes. Or, les supérieurs de Dale Camuyong ont plutôt cité le remarquable éventail d’aptitudes et de qualités qu’il a démontrées : non seulement ses connaissances en matière de ressources humaines, mais également son leadership, son sens de l’initiative, son esprit d’équipe, son dévouement, son professionnalisme et son sens de l’humour.

Cet exemple témoigne d’une particularité importante de la relation entre les employeurs et les établissements d’enseignement supérieur au Canada. Chez les diplômés, les employeurs ne recherchent pas seulement des compétences hautement spécialisées, mais plutôt un vaste ensemble de qualités sociales – des compétences dites « générales » – nécessaires pour réussir sur le marché du travail actuel.

La nature exacte de ces compétences générales, et la mesure dans laquelle les universités, les collèges et les écoles de métiers du pays les enseignent font partie des questions les plus vivement débattues sur la scène politique et économique canadienne. La plupart des intervenants du secteur privé et du milieu de l’enseignement supérieur conviennent que l’un des fondements de la mission des établissements postsecondaires, voire leur raison d’être, consiste à former des diplômés qui répondent aux besoins du marché du travail actuel. Tous reconnaissent également qu’une bonne adéquation entre les besoins des employeurs et les compétences des travailleurs revêt une importance économique considérable.

Disposer de plus de données sur les besoins du marché du travail permettrait évidemment de mieux orienter le débat. Les employeurs, quant à eux, envoient toujours le même message : ils recherchent des candidats adaptés au travail collaboratif qui caractérise le marché actuel, soit des personnes dotées d’un esprit d’équipe et de bonnes aptitudes relationnelles, faisant preuve de leadership. Devant l’internationalisation croissante de leurs activités, les entreprises canadiennes ont de plus en plus besoin de travailleurs capables d’exercer leurs fonctions au-delà des frontières culturelles et nationales. Cette adéquation avec le milieu du travail est si précieuse que la plupart des employeurs préfèrent embaucher des employés possédant des aptitudes d’adaptation, quitte à leur offrir par la suite une formation spécialisée, plutôt que l’inverse.

Les universités, les collèges et les écoles de métiers du Canada savent que les employeurs leur demandent de mettre l’accent sur les aptitudes liées à la collaboration, à l’interculturalisme et à la dynamique d’équipe. Les universités excellent déjà sur ce plan et se préparent à aller encore plus loin dans les années à venir. Tous les établissements reconnaissent qu’il leur incombe de cultiver chez leurs étudiants la faculté d’adaptation requise dans un marché du travail en constante évolution, où les réorientations de carrière sont de plus en plus fréquentes. Todd Hirsh, économiste en chef à ATB Financial, le faisait remarquer dans ces pages le mois dernier : « Le but de l’éducation postsecondaire, tant dans les facultés d’arts libéraux que dans les écoles polytechniques, est de préparer les étudiants non pas à occuper un emploi, mais à entreprendre un long parcours professionnel en constante mutation. »

À bien des égards, les universités s’acquittent déjà bien de cette tâche. Selon un sondage réalisé par le Conseil canadien des chefs d’entreprise, la plupart des grands employeurs du pays sont satisfaits ou très satisfaits de la qualité de la formation des diplômés des universités qu’ils embauchent. Les programmes de stages et de travail-études auxquels participent déjà la moitié des étudiants au premier cycle contribuent également à créer l’adéquation avec le milieu du travail que recherchent les employeurs.

Il reste cependant beaucoup à faire pour former des diplômés qui répondent aux besoins du marché du travail actuel. Il serait d’abord bon de reconnaître qu’une diversité de types de formation est nécessaire, des grades universitaires supérieurs aux études collégiales, en passant par la formation dans les métiers spécialisés. Rien ne sert de privilégier un type de formation au détriment des autres; le fait que le pays ait besoin de plus de plombiers ou de soudeurs ne signifie pas pour autant qu’il ait moins besoin de diplômés en histoire et en urbanisme.

Les décideurs pourraient pour leur part adopter une définition plus large des compétences à privilégier en enseignement supérieur; ne pas se concentrer uniquement sur le savoir-faire technique, mais aussi sur le travail d’équipe, la réflexion multidimensionnelle et les aptitudes interculturelles. Ils devraient également garder à l’esprit la nécessité de former des travailleurs qui sauront s’adapter à une carrière et à un marché appelés à évoluer de plus en plus vite. Les décideurs devraient donc faire front commun avec les entreprises et les établissements postsecondaires pour recueillir et analyser des données probantes sur le marché du travail, afin de prendre des décisions éclairées en matière d’éducation postsecondaire au Canada. Enfin, les responsables des politiques doivent être prêts à financer des stages et à offrir une expérience internationale aux étudiants canadiens afin qu’ils puissent acquérir les compétences générales tant prisées par les employeurs.

Nul ne peut prédire les futurs besoins du marché du travail, mais nous savons que la souplesse, la polyvalence et la capacité d’adaptation y seront essentielles. Si les intervenants du secteur privé, les établissements d’enseignement supérieur et les décideurs collaborent étroitement pour concrétiser cet idéal, les étudiants, les travailleurs, les employeurs et l’économie canadienne dans son ensemble en ressortiront gagnants.

Vidéoclip de Paul Soubry sur les emplois, les compétences et l’enseignement supérieur

Vidéo disponible en anglais seulement.


Un vidéoclip de l’allocution de Paul Soubry présentée à la réunion des membres de l’Association des universités et collèges du Canada en avril 2014.


Transcription

Text on screen: [Address by New Flyer president and CEO Paul Soubry, AUCC membership meeting, Winnipeg, April 8-9, 2014 | Allocution de Paul Soubry, p.-d.g. de New Flyer, Réunion des membres de l’AUCC, Winnipeg, du 8 au 9 avril 2014]

Paul Soubry, New Flyer president and CEO :
So the next question, what combination of skills and experience does the next generation of leaders need to be successful? Now again, it’s 30 years since I went to school, but for me, the easiest courses were human resources, organizational behaviour and so forth. And most of the time, I thought I was wasting my time. I wanted to be an accountant after several unsuccessful attempts at first-year financial accounting, the prof suggested I might to into sales marketing or human resources.

But honestly, those courses to me were philosophical. They were theoretical, they were conceptual, there was no right or wrong, basically soft stuff. But honestly, now that I’m 30 years later, now that I run a business, in my case, 3,200 people in multiple facilities, previously 4,500 people all over the globe, honestly, the stuff that’s really important all day long is organizational behaviour, human resources and people and leadership stuff.

And so I realized you can hire smart people and you can realize you can buy computers and other stuff to design or calculate and so forth. The most difficult thing to do is to teach people how to be a leader. And we spend a lot of time in our business differentiating between management and leadership, and they are two very, very different things.

I’m a bit of a junkie for quotes and so forth, and I love this one from, from Michael Porter at Harvard, and so when you think, when he thinks about and talks about the global environment, he says, and it’s so true in my business cause all I do is assemble a bunch of parts, like 30,000 parts, and at the end of the day, you’ve got a bus. But so does my competitor. There’s not much really different. He says that people are the only real source of true competitive advantage.

And you know, when you look back at, at where people work and the way we respond and how we interact with our customers, at the end of the day, I’m building a bus, no different than any of my competitors. It really is about the people. And so, I really think that’s an important thing that universities should think about and that the difference between your school and somebody else’s school really has to do with the quality of the people that are teaching, managing, leading and, and educating our youngsters.

Text on screen: [Information/Renseignements www.aucc.ca ; bilingual logo of the Association of Universities and Colleges of Canada]

Communiqué - 13 juin 2014

Les universités et les fondations communautaires canadiennes l’affirment : le nouveau Programme de bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II contribuera à former la prochaine génération de leaders et de bâtisseurs de collectivités, au Canada et dans l’ensemble du Commonwealth.

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et les Fondations communautaires du Canada (FCC) sont fières d’être partenaires du gouvernement du Canada ainsi que de la Fondation Rideau Hall dans le cadre de ce programme, dont le lancement a été annoncé aujourd’hui par le premier ministre, Stephen Harper, à la suite d’une rencontre qui a eu lieu à Rideau Hall en compagnie de Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, et le très honorable Jean Chrétien, ancien premier ministre du Canada. Le montant des bourses d’études décernées au cours des cinq premières années du programme totalisera 40 millions de dollars.

Stephen Harper, premier ministre; Jean Chrétien, ancien premier ministre et David Johnston, gouverneur général à Rideau Hall.

Photo : Rideau Hall (2014)

« Le Programme de bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II permettra aux jeunes du Canada et de l’ensemble du Commonwealth d’acquérir une formidable expérience mondiale axée sur la recherche, qui leur sera bénéfique tout au long de leur carrière, affirme le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson. Je salue les efforts du gouvernement du Canada, de l’ancien premier ministre Jean Chrétien et des universités canadiennes, qui ont su faire de cet ambitieux nouveau programme de bourses d’études une réalité. »

« Les Fondations communautaires du Canada sont fières de prendre part à cet effort concerté mené par de nombreux partenaires et contributeurs. Elles se réjouissent à l’idée de collaborer avec divers intervenants à l’émergence d’un nouveau réseau dynamique constitué de jeunes du Canada et de l’ensemble du Commonwealth », déclare pour sa part Ian Bird, président des Fondations communautaires du Canada et directeur général de la Fondation Rideau Hall.

En tant que responsable technique du Programme des bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, l’AUCC entend mettre à profit sa vaste expérience acquise auprès departenaires qui favorisent l’accès à l’éducation postsecondaire par des bourses d’études. L’Association entend également exploiter ses réseaux au Canada et dans l’ensemble du Commonwealth pour faire connaître le programme et sa valeur, et collaborer avec les universités et les partenaires communautaires pour bonifier le programme et rendre compte de ses résultats.

Les FCC entendent pour leur part mettre à profit leur expertise en matière de philanthropie pour gérer le programme, pour investir ainsi que pour veiller à la répartition du financement entre les universités canadiennes participantes. Une fiducie caritative dépositaire du financement sera créée et gérée par un comité indépendant.

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

Les FCC regroupent 191 fondations communautaires canadiennes. Elles stimulent la générosité envers les collectivités les plus nécessiteuses. Gestionnaires de 3,8 milliards de dollars d’actifs, elles ont investi, l’an dernier seulement, plus de 158 millions de dollars dans les collectivités canadiennes.

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Pour obtenir un complément d’information :

Helen Murphy
Directrice adjointe des communications
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Gestionnaire des communications
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Communiqué - 10 juin 2014

HALIFAX – Près de 40 dirigeants d’universités se sont réunis à Halifax hier pour mettre en commun des stratégies visant à réduire la consommation d’alcool à risque chez les étudiants et trouver des manières d’endiguer le problème.

L’atelier d’un jour, présenté conjointement par l’Association des universités et collèges du Canada et l’Acadia University, s’est penché sur la possibilité de lancer  une nouvelle collaboration pancanadienne entre universités et collèges pour réduire la consommation à risque sur les campus canadiens.

Ray Ivany, recteur de la Acadia University à l'atelier visant à réduire la consommation d’alcool à risque chez les étudiants

Ray Ivany, recteur de la Acadia University

Des recteurs, des vice-recteurs et des directeurs des services aux étudiants ainsi que des représentants de collèges communautaires se sont réunis pour jeter les bases d’une initiative conjointe entre établissements postsecondaires pour réduire la consommation d’alcool à risque, et pour déterminer quelles seront les prochaines étapes, à court et à moyen terme, pour y parvenir.

Les participants ont pu entendre Ann Dowsett Johnston, militante et auteure de Drink: The Intimate Relationship between Women and Alcohol, et Robert Strang, administrateur en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse. Une allocution vidéo de Jim Kim, président de la Banque mondiale et ancien recteur du Dartmouth College, qui a aussi dirigé l’initiative Learning Collaborative on High-Risk Drinking du National College Health Improvement Program aux États-Unis, a ouvert l’atelier.

Il s’agissait du dernier d’une série d’ateliers offerts aux recteurs des universités canadiennes visant à prendre des mesures pour améliorer le bien-être et la réussite des étudiants. Les autres portaient sur les problèmes de santé mentale sur les campus et le renforcement du leadership dans le cadre d’activités d’orientation organisées par les étudiants.

L’atelier était subventionné en partie par l’Association des services aux étudiants des universités et des collèges du Canada, et tenu parallèlement à sa conférence annuelle tenue du 8 au 11 juin 2014, à Halifax.

Faits saillants

  • Selon Statistique Canada, le tiers des Canadiens âgés entre 18 et 24 ans boivent de l’alcool en grande quantité (cinq verres ou plus en une seule fois) une fois par mois.
  • Une enquête effectuée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM) sur les campus canadiens en 2004 a révélé que les jeunes adultes qui fréquentent les établissements postsecondaires sont plus susceptibles de consommer à risque que ceux qui ne sont plus aux études :
    • 32 % des étudiants au premier cycle disent boire à un niveau qui est dangereux, comparativement à 26 pour cent de la population générale âgée entre 18 et 24 ans.
    • 10 % des étudiants interrogés ont rapporté avoir été victimes de violence liée à l’alcool;
    • 9,8 % rapportent avoir été victimes de harcèlement sexuel lié à l’alcool;
    • 14,1 % rapportent avoir eu des relations sexuelles non planifiées parce qu’ils étaient en état d’ébriété.
  • Afin de réduire la consommation d’alcool à risque et de promouvoir la modération, plusieurs programmes, politiques et interventions ont été proposés et mis en place dans les établissements d’enseignement postsecondaires d’Amérique du Nord. Le projet National College Health Improvement créé aux États-Unis en 2010 par Jim Kim, ancien recteur du Collège Darmouth et médecin, est l’un des programmes visant à améliorer la santé des étudiants.
  • Les universités prennent de nombreuses mesures pour contrer la consommation d’alcool à risque sur les campus, mettent en place des campagnes de publicité, offrent de la formation aux dirigeants étudiants en vue des semaines d’orientation, offrent des résidences sans alcool et interdisent les cinq à sept et les dernières tournées dans les bars sur les campus.
  • En 2011, les universités canadiennes se sont engagées envers la population canadienne à améliorer les expériences d’apprentissage des étudiants universitaires.

Citations

« Les universités entreprennent des démarches positives pour réduire la consommation à risque sur les campus. Elles comprennent de mieux en mieux que l’alcool peut causer des dommages aux étudiants, comme compromettre leurs études et les mettre en danger. L’atelier aura permis aux dirigeants universitaires d’initier une démarche canadienne visant à trouver des solutions à un problème complexe. »

-Christine Tausig Ford, vice-présidente et administratrice en chef, Association des universités et collèges du Canada

« La consommation d’alcool à risque ne peut être acceptée comme étant un rite de passage traditionnel pour les étudiants des universités. Il y a des répercussions graves et souvent néfastes à la consommation d’alcool à risque sur nos campus. À titre de recteurs, nous nous soucions des étudiants et de leur sécurité. C’est pourquoi nous nous sommes engagés à trouver une manière de réduire les préjudices pouvant être causés à la population étudiante. »

- Ray Ivany, recteur, Acadia University

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Communiqué - 6 juin 2014

HALIFAX – Conscients des répercussions associés à la consommation d’alcool sur les campus canadiens, les dirigeants universitaires se réuniront la semaine prochaine pour discuter des manières de réduire les dommages causés par l’alcool chez les étudiants, et explorer de nouvelles possibilités d’action collective.

Le lundi 9 juin 2014 à Halifax, des recteurs, des vice-recteurs et des directeurs des services aux étudiants participeront à un atelier d’une journée organisé conjointement par l’Acadia University et l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

Les représentants des médias sont invités à assister à un déjeuner-conférence animé par Ann Dowsett Johnston, militante et auteure de Drink: The Intimate Relationship between Women and Alcohol. Mme Dowsett Johnston abordera les répercussions de l’alcool et de son marketing sur les femmes, particulièrement sur les étudiantes de niveau postsecondaire. Une période de questions suivra son exposé.

Les médias sont aussi conviés à assister à l’allocution vidéo du Dr Jim Kim, président de la Banque mondiale et ancien recteur du Dartmouth College, qui a aussi dirigé l’initiative Learning Collaborative on High-Risk Drinking du National College Health Improvement Program aux États-Unis. Ray Ivany, recteur de l’Acadia University, et le Dr Robert Strang, administrateur en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse, présenteront leurs réactions et animeront la séance de questions qui suivra.

Possibilités d’entrevue avec M. Ivany et Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC.

Allocution vidéo du Dr Kim, suivi des commentaires de M. Ivany, recteur de l’Acadia University, et du Dr Strang, administrateur en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse
Le lundi 9 juin 2014
De 8 h 45 à 10 h
World Trade and Convention Centre, Halifax, Nouvelle-Écosse

Déjeuner-conférence de Mme Dowsett Johnston
Le lundi 9 juin 2014
De 11 h 40 à 13 h
World Trade and Convention Centre, Halifax, Nouvelle-Écosse

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Renseignements :
Nadine Robitaille
Agente des communications
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Cell. : 613-884-8401

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

Opinion - 28 mai 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru le Globe and Mail le 28 mai 2014.

Par Indira Samarasekera
Rectrice et vice-chancelière de l’University of Alberta

Les deux dernières semaines ont été pénibles pour la University of Saskatchewan et toutes les personnes touchées par la crise récente qui a secoué l’établissement. Personne ne s’en est sorti indemne. Lorsque les frontières entre liberté universitaire, liberté d’expression et responsabilités de gestion s’estompent, les risques de dommages sont élevés. Lorsqu’une situation pousse le gouvernement à intervenir, l’autonomie institutionnelle est menacée.

Les universités sont des institutions complexes qui remplissent de nombreux rôles sociétaux et économiques. Affichant des revenus excédant parfois le milliard de dollars, employant des milliers de personnes de soutien et de professeurs, exploitant souvent plus d’un campus et étant de plus en plus présentes à l’étranger, les universités sont investies de mandats vastes et, dans certains cas, difficilement conciliables.

Elles sont également constituées d’un large éventail d’intervenants aux points de vue bien arrêtés et souvent contradictoires. Elles ont besoin d’un leadership efficace exercé comme nulle part ailleurs dans la société.

Nombreux sont ceux qui se sont empressés de condamner la University of Saskatchewan. Certains se sont réjouis d’un triomphe sur l’administration, mais il pourrait s’agir d’une victoire à la Pyrrhus.

En tant que rectrice qui croit fermement aux principes fondamentaux des universités canadiennes, j’invite à une seconde réflexion.

La liberté universitaire et l’autonomie institutionnelle sont essentielles au bon fonctionnement de l’université moderne. Elles permettent aux membres du corps professoral de mener leurs activités savantes, de recherche et d’enseignement en quête d’idées nouvelles, de découvertes et de vérité. En s’appuyant sur leur pensée critique, la connaissance de leur domaine et leurs résultats de recherche, ils peuvent prendre des risques intellectuels et se prononcer sur des questions qu’ils connaissent en profondeur, même si leur point de vue est parfois impopulaire ou contraire au courant de pensée dominant.

Forts de l’autonomie institutionnelle, les dirigeants universitaires peuvent tracer le parcours de leur établissement en fonction de sa mission et prendre des décisions stratégiques, même si celles-ci ne plaisent pas au gouvernement en poste.

C’est parce que j’ai une confiance inébranlable en ces deux principes que j’ai été aussi consternée par les événements survenus à la University of Saskatchewan. Il est vrai que les universités sont également des endroits où la liberté d’expression est chérie. Cependant, le concept général de liberté d’expression n’est pas le même que celui de liberté universitaire. Cette dernière doit s’appuyer sur un questionnement rigoureux et un discours raisonné. Elle s’accompagne également de responsabilités.

Les universitaires doivent s’attendre à ce que leurs idées fassent l’objet d’un examen critique par leurs pairs, qui débattront de leurs points de vue et de leurs découvertes, examineront leurs données et remettront en question leurs hypothèses.

La liberté d’expression est quant à elle dictée par des règles éthiques et des normes intellectuelles : c’est pourquoi les Canadiens ont établi des limites claires et se dont dotés de lois contre les actes diffamatoires et calomnieux et les crimes haineux. Les campus sont bien sûr des lieux de débat libre, même lorsque les esprits s’enflamment, et la liberté d’expression doit y être défendue bec et ongles, au même titre que la liberté universitaire. Avant que des décisions ne soient prises, les professeurs et les dirigeants, en particulier les vice-recteurs et les doyens, doivent débattre des enjeux et remettre en question les orientations, ce que les professeurs et les dirigeants de la University of Saskatchewan ont amplement eu le temps de faire pendant les consultations visant l’initiative TransformUS. Il est cependant insensé de laisser croire que les doyens sont autorisés à condamner publiquement les choix de l’équipe de direction ou du conseil d’administration après la prise d’une décision. Les mêmes principes relatifs à la prise de décisions s’appliquent au sein d’un cabinet. Aucune organisation ne peut avancer sans ces principes.

La University of Saskatchewan est confrontée à des choix difficiles, tout comme ses homologues canadiennes. Étant donné les attentes croissantes et le financement limité, les universités doivent faire des choix. Elles ne peuvent plus satisfaire tout le monde.

Les universités sont appelées à offrir des programmes d’études de grande qualité à une nouvelle génération de citoyens ouverts sur le monde. Elles sont le noyau des collectivités et des régions qui les accueillent, favorisant la création d’entreprises et d’emplois. On s’attend à ce qu’elles mènent de la recherche de pointe qui permet de stimuler l’innovation au Canada, de tisser un réseau international de chercheurs et de générer des découvertes et des idées de calibre mondial.

Elles doivent donc miser sur leurs forces, s’appuyer sur l’excellence et investir dans des projets novateurs et risqués dans l’intérêt de leurs étudiants et de la société. Elles doivent tenter de se classer parmi les meilleurs établissements d’enseignement supérieur au monde.

Pour ce faire, les universités sont parfois contraintes de prendre des décisions impopulaires, voire controversées. Il arrive que les gouvernements n’approuvent pas la voie empruntée pour atteindre l’excellence. En prenant appui sur la pensée critique, la recherche éclairée et des consultations à grande échelle, les universités doivent néanmoins prendre ces décisions si elles veulent prospérer et servir les prochaines générations de Canadiens. Les dirigeants universitaires doivent tracer ces parcours avec courage et conviction.

Les événements survenus à la University of Saskatchewan devraient tous nous pousser à la réflexion. Recteurs, provosts, doyens, professeurs, membres du personnel, étudiants et membres du conseil d’administration : tous doivent réfléchir à la façon de s’adapter aux nouvelles réalités tout en préservant les valeurs universitaires qui ont si bien servi la société pendant des siècles.

Opinion - 9 mai 2014

Cette lettre au rédacteur en chef a paru dans les quotidiens The Province, le vendredi 9 mai 2014, The Record le samedi 10 mai, et The Guelph Mercury le mardi 13 mai).

Gwyn Morgan (Public investment in skills training pays big returns, publié le 6 mai dernier) souhaite qu’un plus grand nombre de personnes suivent une formation dans les métiers spécialisés, alors que, entre 2000 et 2011, les inscriptions dans les programmes qui offrent ce genre formation ont plus que doublé, ce qui représente une croissance deux fois supérieure à celle des inscriptions à l’université.

Malheureusement, selon Statistique Canada, le taux d’obtention du diplôme dans les programmes de formation des apprentis oscille autour des 50 pour cent. Et pendant que les inscriptions dans les programmes de formations des apprentis doublaient, le Canada a chuté en 15place dans le classement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière d’inscriptions universitaires.

M. Morgan laisse entendre que le système allemand est un modèle, mais il souligne également que le Canada possède 4,7 fois plus d’apprentis en électricité et presque deux fois plus d’apprentis en mécanique par habitant que l’Allemagne. En outre, les programmes de formation des apprentis couvrent un plus grand nombre de disciplines en Allemagne qu’au Canada : en Allemagne, on retrouve entre autres les apprentis dans des postes comme ceux de commis de bureau, d’adjoints médicaux et dans la vente au détail.

Le Canada a besoin d’un nombre accru de diplômés des écoles de métiers et d’un nombre accru de diplômés des universités; même en Alberta, riche en ressources où, depuis 2008, 56 pour cent des nouveaux emplois sont occupés par des diplômés des universités, contre 31 pour cent par des diplômés des collèges et à peine 18 pour cent par des diplômés des écoles de métiers.

Paul Davidson, Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Opinion - 7 mai 2014

Lettre ouverte publiée dans l’édition du 7 mai 2014 du magazine Research Money

par Christine Tausig Ford 

Lorsque le premier ministre Stephen Harper a rencontré des dirigeants européens l’automne dernier, il a fait comprendre au monde que le Canada et l’Union européenne (UE) entraient dans une ère de coopération. Le gouvernement du Canada a conclu une entente de principe établissant un accord économique et commercial global avec l’UE. Dans son récent Plan d’action sur les marchés mondiaux, il a aussi ciblé l’Europe comme marché prioritaire pour les affaires, la coopération transatlantique étant essentielle pour mener la charge. 

Les universités et les entreprises canadiennes savent que les enjeux de l’heure transcendent les frontières nationales. La collaboration internationale en matière de recherche permet aux universités de renforcer leurs travaux et d’établir, entre les professeurs, le personnel et les étudiants, des relations avec les plus grands esprits du monde pour aborder les questions les plus pressantes. Pour le secteur privé canadien, les activités transfrontalières permettent aux entreprises de jumeler diverses forces en recherche et développement, et d’accroître ainsi la productivité ainsi que d’améliorer la commercialisation de découvertes.

Le Canada est un chef de file en matière de recherche et d’innovation. Lorsque le gouvernement fédéral a annoncé le nouveau fonds Apogée Canada pour l’excellence en recherche d’une valeur de 1,5 milliard de dollars dans le budget de 2014, il indiquait clairement que le Canada était prêt à entrer dans la course. Cette initiative audacieuse en recherche et innovation permettra à nos chercheurs d’établir des partenariats avec les plus brillants cerveaux du monde. Le fonds Apogée Canada met en valeur l’importance de la collaboration internationale et repose sur l’idée que le Canada doit pouvoir s’appuyer sur un système de recherche de calibre mondial pour bâtir une économie dynamique, novatrice et concurrentielle. 

L’UE comprend que la collaboration internationale est essentielle pour que la recherche atteigne son plein potentiel. Le 1er janvier dernier, la Commission européenne a lancé son tout nouveau programme de financement de la recherche dans le cadre du programme Horizon 2020. Dotée d’un budget de près de 80 milliards d’euros (115 milliards de dollars) sur sept ans, cette initiative de recherche à caractère transformateur accorde du financement aux activités de recherche et d’innovation qui favorisent l’excellence scientifique, la compétitivité économique et qui abordent des enjeux sociétaux propres à l’UE. 

La collaboration internationale est donc une composante clé du programme Horizon 2020. Il est admirable de constater l’engagement politique de l’UE d’investir dans la recherche et l’innovation et d’ouvrir cet investissement sur le monde, particulièrement en période d’austérité économique. En ouvrant le marché européen aux partenaires internationaux, Horizon 2020 offre des possibilités extraordinaires aux universités et aux entreprises canadiennes.

L’Europe attache une grande valeur à la collaboration en matière de recherche avec le Canada, et la Commission européenne souhaite créer davantage de partenariats avec notre pays où de nombreux secteurs présentent des intérêts scientifiques mutuels évidents avec l’Europe. 

Les rencontres entre le Canada, l’UE et les États-Unis tenues à Galway, en Irlande, l’été dernier ont donné lieu à une alliance transatlantique en matière de recherche dans des domaines tels que la recherche marine et l’Arctique. Les travaux de l’alliance devraient contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et à accroître les retombées économiques grâce à une meilleure gestion des ressources de l’océan Atlantique 

Les collaborations existantes entre les chercheurs de l’Europe et ceux du Canada donnent déjà des résultats impressionnants. Le réseau de suivi international INTERACT, un regroupement de centres de recherche et de chercheurs qui étudient les changements environnementaux dans l’océan Arctique, nous aide à mieux comprendre les changements rapides qui ont cours dans les régions froides. Ensemble, des scientifiques de 14 pays s’affairent à consigner, à relever et à prévoir les changements de température dans les régions arctiques ainsi qu’à y réagir. Leurs travaux aident les gouvernements et les principaux secteurs économiques comme les pêches et l’industrie pétrolière à s’adapter aux changements climatiques.

Une telle collaboration internationale en matière de recherche enrichit les relations universitaires, scientifiques et d’affaires entre le Canada et l’UE. La participation du Canada au programme Horizon 2020 renforcera la collaboration en matière de recherche pour le développement économique axé sur l’innovation, et améliorera la visibilité du Canada de même que son accès aux réseaux mondiaux. L’UE a ouvert la porte aux chercheurs et aux innovateurs canadiens. Il n’en tient qu’au Canada de saisir l’occasion. 

Christine Tausig Ford est vice-présidente et administratrice en chef à l’Association des universités et collèges du Canada. L’AUCC est membre du consortium ERA-Can+ qui fait la promotion de la collaboration en matière de recherche et d’innovation entre le Canda et l’Union européenne.

Communiqué - 2 mai 2014

OTTAWA – Les universités du Canada accueillent favorablement l’annonce faite aujourd’hui par le Premier ministre Harper de financer des stages rémunérés pour les diplômés de niveau postsecondaire. D’abord annoncé dans le Plan d’action économique du Canada de 2014, ce financement permettra à plus de 3 000 diplômés des universités et des collèges d’avoir accès à des stages rémunérés à temps plein dans des domaines en forte demande, comme les sciences, les technologies, le génie, les mathématiques et les métiers spécialisés. 

« L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) se réjouit de l’intérêt du gouvernement à offrir aux jeunes Canadiens des possibilités qui permettront à la prochaine génération de posséder les compétences et l’expérience dont elle aura besoin sur le marché du travail, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Ces stages pourront propulser la carrière de diplômés hautement qualifiés de nos universités, et bénéficier aussi aux employeurs. » 

Les stages offerts par l’entremise du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) et du programme Objectif carrière d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) seront d’une durée de six à 12 mois et s’échelonneront sur les deux prochaines années. 

Actuellement, la moitié des étudiants au baccalauréat dans les universités canadiennes participent à au moins un programme de travail-études ou à un stage pendant leurs études. L’AUCC collabore avec les employeurs pour trouver des manières d’offrir davantage de programmes d’apprentissage par l’expérience qui complètent les stages post-diplômes comme ceux dont il est question dans l’annonce faite aujourd’hui. 

« Nous sommes heureux de l’importance qu’accorde le gouvernement fédéral à l’accroissement des possibilités pour les jeunes Canadiens, et les universités canadiennes sont déterminantes à cet égard », a conclu M. Davidson. 

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238

Document d'information - 16 avril 2014

L’Association des universités et collèges du Canada se joint à la University of Calgary pour pleurer la mort tragique de cinq jeunes survenue hier, à Calgary. Au nom des universités de l’ensemble du pays, l’AUCC offre ses plus sincères condoléances aux familles des victimes, de même qu’aux étudiants, aux professeurs et aux membres du personnel de la University of Calgary.


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