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Document d'information - 29 septembre 2014

Cadre de collaboration.L’Association des universités et collèges du Canada et Collèges et instituts Canada ont signé une entente de partenariat historique le 29 septembre 2014. Le nouveau cadre de collaboration reflète l’engagement des collèges et des universités de l’ensemble du pays à accroître les programmes et les partenariats novateurs afin d’offrir aux étudiants canadiens toute une gamme de choix leur permettant d’accéder à des carrières valorisantes. Il marque aussi de nouvelles possibilités de collaboration en matière de communications, d’initiatives auprès des membres et de dialogues sur les politiques pour l’AUCC et CICan.

Lire le Cadre de collaboration

Communiqué - 29 septembre 2014
Paul Davidson and Denise Amyot sign the joint AUCC/CICan Framework for Collaboration

Paul Davidson et Denise Amyot signent le cadre de collaboration.

OTTAWA – Les jeunes Canadiens seront les premiers à bénéficier du nouveau partenariat entre les collèges et les universités du pays. Le cadre de collaboration, signé aujourd’hui au SAIT Polytechnic à Calgary par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), et Denise Amyot, présidente-directrice générale de Collèges et Instituts Canada (CICan), est conçu pour permettre au Canada de se démarquer dans l’économie mondiale du savoir en répondant aux besoins de compétences avancées dans tous les secteurs. L’AUCC et CICan représentent ensemble 228 établissements d’enseignement postsecondaire fréquentés par 2,5 millions d’étudiants.

Participaient à la cérémonie de signature David Ross, président et chef de la direction, SAIT Polytechnic, et Mike Mahon, recteur de la University of Lethbridge, tous deux coprésidents du groupe de travail formé de dirigeants d’universités et de collèges qui a élaboré le cadre de collaboration, ainsi que des étudiants et du personnel de l’établissement, des représentants d’associations étudiantes et des dirigeants d’entreprise, de collèges et d’universités de la région.

La mobilité et les nombreux parcours offerts au niveau postsecondaire sont des forces du Canada comme le mentionne le rapport Regards sur l’éducation 2014 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Misant sur cette force, le nouveau cadre de collaboration reflète l’engagement des collèges et des universités de l’ensemble du pays à accroître les programmes et les partenariats novateurs afin d’offrir aux étudiants canadiens toute une gamme de choix leur permettant d’accéder à des carrières valorisantes. Il marque aussi de nouvelles possibilités de collaboration en matière de communications, d’initiatives auprès des membres et de dialogues sur les politiques pour l’AUCC et CICan.

David Ross, Denise Amyot, Michael Mann and Paul Davidson

David Ross, Denise Amyot, Michael Mahon et Paul Davidson

Citations

« Les étudiants d’aujourd’hui se préparent à travailler dans un environnement complexe et mondialisé. L’entente signée aujourd’hui démontre notre engagement à offrir la formation qui leur permettra d’atteindre leurs objectifs intellectuels et professionnels, a affirmé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Nous devons former le potentiel humain du Canada afin d’atteindre notre plein potentiel collectif, et c’est précisément ce que la collaboration accrue entre collèges et universités nous aidera à réaliser. »

« L’entente vise avant tout une collaboration accrue entre collèges, instituts, écoles polytechniques et universités afin d’offrir aux étudiants des choix et des parcours diversifiés en matière d’éducation, soutient Denise Amyot, présidente-directrice générale de CICan. Grâce à une transférabilité améliorée, les étudiants pourront participer activement aux partenariats entre collèges et universités, entre autres dans le domaine de la recherche appliquée, qui permet d’acquérir les compétences dont les employeurs et la collectivité ont besoin. »

« Nous devons continuer à former une main-d’œuvre éduquée pour appuyer l’industrie de partout au pays, affirme David Ross, président et chef de la direction de SAIT Polytechnic. Cette entente historique souligne l’importance de créer des liens solides entre établissements postsecondaires afin de parvenir à répondre aux besoins changeants du Canada en matière de compétences avancées et diversifiées. »

« La présente entente témoigne de l’engagement des universités et des collèges à innover au profit de tous les étudiants, déclare Mike Mahon, recteur de la Lethbridge University et coprésident du groupe de travail formé de dirigeants d’universités et de collèges. Nous unissons nos forces afin que tous les étudiants, y compris les peuples autochtones du Canada et les nouveaux Canadiens, disposent des outils et des parcours dont ils ont besoin pour réussir  leurs études et sur le marché du travail. »

À propos de l’AUCC
L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada. À titre d’organisation mutuelle, elle offre aux dirigeants universitaires une voix unie et une tribune pour une action collective. L’AUCC représente les universités canadiennes depuis 1911.

À propos de CICan
CICan est le porte-parole national et international de collèges, cégeps, instituts et écoles polytechniques publics du Canada. L’association collabore avec l’industrie et divers secteurs de la société à la formation de 1,5 million d’étudiants de tous âges et de toute provenance, sur des campus situés dans plus de 3 000 collectivités urbaines, rurales et en régions éloignées. CICan est présente dans 29 pays par l’entremise de 13 bureaux situés dans le monde entier.

-30-

La nouvelle entente se trouve ici.

Renseignements :

Shawn Dearn
Directeur, Services d’information et de communications
Collèges et instituts Canada
613 746-2222, poste 3123, ou 613 513-6291

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Association des universités et collèges du Canada
613 563-3961, poste 238, ou 613 608-8749

Melanie Simmons
Responsable des relations publiques, Communications et marketing
SAIT Polytechnic
403 284-8473 ou 403-512-3291

Richard Westlund
Directeur des affaires publiques
University of Lethbridge
403 393-2216

Exposé - 25 septembre 2014

Allocution
Economic Club of Canada – Ottawa

Paul Davidson
Le texte prononcé fait foi

[Présentations]

Merci David et merci à l’Economic Club.

Cela me fait plaisir de voir nos amis du milieu de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation réunis en si grand nombre.

En français, la rentrée fait référence au retour – retour à l’école, retour au travail, retour au parlement. Il fait bon d’être de retour. Le travail que nous accomplissons ensemble est important pour le Canada.

L’image emblématique de la rentrée est certainement l’autobus jaune qui transporte les écoliers. L’autobus jaune nous rappelle que le système d’éducation public du Canada (financé par les fonds publics, administré par l’État et accessible à l’ensemble de la population) constitue l’un des plus grands avantages concurrentiels du pays. Et l’une de nos plus grandes réussites.

C’est précisément de réussite et d’ambition dont je veux vous entretenir aujourd’hui.

Permettez-moi de commencer par une question : Combien d’entre vous viennent de voir leur enfant entrer à l’université ou au collège? Vous avez dû éprouver un mélange de fierté et de panique, non?

Vous aviez probablement des conseils à offrir au nouvel étudiant. J’ai moi-même trois fils : l’un d’eux est à l’université et les deux autres au secondaire. Je sais à quel point il est tentant de leur donner des conseils basés sur sa propre expérience.

Paul Davidson, président-directeur général de l'AUCC, Economic Club of Canada, le 25 septembre 2014

Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

En tant que président-directeur général de l’AUCC, je me trouve dans une position particulière. J’ai visité plus de 80 campus à l’échelle du pays. J’ai rencontré des étudiants, des professeurs et des administrateurs. Je les ai accompagnés dans les classes et les laboratoires, et j’ai mangé avec eux sur les campus. Oui oui, j’ai mangé ce qu’on y sert…

Ils m’ont raconté leurs succès, mais aussi indiqué sur quels plans ils ont besoin d’aide. En cinq ans à peine à la tête de l’AUCC, j’ai vu les campus d’un peu partout au pays se transformer et croître de manière formidable sans toutefois dévier de leur objectif premier : c’est-à-dire doter leurs étudiants de l’esprit critique et des compétences fondées sur le savoir dont ils auront besoin pour amorcer leur carrière et contribuer à la prospérité du pays.

En ce qui concerne les conseils à donner à nos enfants, laissez-moi vous dire ceci : si vous avez un enfant en âge d’entrer à l’université, l’expérience qu’il y vivra n’aura rien à voir avec la vôtre.

Revenons un moment aux années 1980.

Ferris Bueller et ses amis s’apprêtaient à entrer à l’université. Leurs outils : téléphone filaire, machine à écrire électrique, à la rigueur un Commodore 64.

À l’époque, les recherches s’effectuaient presque exclusivement à la bibliothèque ou en laboratoire.

Pour ma part, je venais de quitter mon domicile familial de Toronto pour entrer à la Trent University de Peterborough. Je me suis senti plongé dans un monde différent, mais sans être privé de tout repère : la langue était la même, et je n’ai pas eu trop de mal à m’habituer à la nourriture et à la culture du campus.

Les temps ont changé depuis. Afin d’illustrer mon propos, nous avons le plaisir d’accueillir cet après-midi un groupe d’élèves et d’enseignants du secondaire de la région d’Ottawa à qui je souhaite la bienvenue.

Oui, c’est vous qu’on regarde. En tant que père, je sais que c’est embarrassant. J’aimerais simplement vous expliquer un peu ce qui vous attend. Vous réfléchissez probablement déjà à ce que vous allez faire après le secondaire. Si vous envisagez d’entrer à l’université, vous êtes peut-être préoccupés par les examens, les notes et les concours, qui sont essentiels pour intégrer le programme de votre choix.

Vous avez peut-être aussi du mal à faire un choix. Allez-vous opter pour un établissement près de chez vous, ou à l’autre bout du pays? Pour les sciences humaines ou les sciences de la nature? Allez-vous résider sur le campus ou à l’extérieur? Participer à un programme coopératif ou pas?

Permettez-moi de vous aider à faire votre choix. La réponse à toutes ces questions est « oui ».

Il n’y a pas de mauvais choix. Les universités canadiennes offrent plus de souplesse et d’options que jamais. Elles n’ont jamais été plus visionnaires qu’aujourd’hui.

À l’université, vous allez fréquenter d’autres étudiants et des professeurs du monde entier. Plus de la moitié d’entre vous pourrez faire des stages ou vivre des expériences à l’étranger, qui vous prépareront à votre carrière. Vous allez développer votre esprit critique, vos capacités à rédiger et à raisonner. Vous allez participer à des activités de recherche, qui vous seront utiles sur le marché du travail et qu’on n’aurait jamais pu imaginer.

Nos enfants pourront créer des entreprises ou travailler dans des domaines qui n’existent pas encore. Au fil de leur parcours, ils auront besoin de données fiables sur le marché du travail afin de prendre les bonnes décisions pour leurs choix de cours et leur carrière; des décisions basées sur les faits.

Je ne demanderai pas aux élèves ici présents s’ils ont peur de ne pas trouver d’emploi plus tard. Je présume que leurs parents ont réfléchi à cela.

Certains aimeraient vous faire croire que les diplômés des universités sont condamnés au chômage ou qu’ils devront se contenter d’emplois inférieurs à leurs compétences. C’est un mythe nocif.

Au cours des six dernières années, deux fois plus d’emplois ont été créés pour les diplômés des universités que pour l’ensemble de ceux des collèges ou des écoles de métiers. Au cours de leur carrière, les diplômés des universités gagneront 1,3 million de dollars de plus que ceux qui n’ont qu’un diplôme d’études secondaires. Eh oui, les diplômés en arts bénéficient aussi d’un meilleur revenu.

Ça ne veut pas dire que l’économie et la société canadiennes n’ont pas besoin de diplômés de tous les autres types d’établissements : écoles de métiers, collèges, écoles polytechniques et universités.

D’ailleurs, je suis heureux de vous annoncer que les dirigeants des universités et des collèges canadiens signeront dans quelques jours un nouvel accord destiné à renforcer la collaboration et les partenariats entre leurs établissements.

Parce que nous devons tirer parti du potentiel de tous les Canadiens pour réussir au XXIe siècle.

Qu’est-ce qui est nouveau dans les universités depuis les années 1980? Un bien plus grand nombre d’étudiants acquièrent de l’expérience par l’entremise des programmes coopératifs. Il existe actuellement plus d’un millier de programmes coopératifs, répartis dans 59 universités canadiennes.

Les étudiants d’aujourd’hui reconnaissent que les programmes coopératifs et les stages comptent parmi les meilleurs parcours menant au marché du travail. Depuis quelques années, le nombre de participants à ces programmes a bondi de 25 pour cent, passant de 53 000 à plus de 65 000 étudiants.

Certains de ces étudiants auront la chance de participer à plusieurs stages ou programmes coopératifs. Vanessa Stofer, titulaire d’un baccalauréat en rédaction de la University of Victoria, avoue avoir découvert ce qu’elle ne voulait pas faire lors d’un de ses premiers stages. Elle a retenu la leçon. Son stage suivant s’est soldé par son embauche par l’employeur. Mme Stofer fait désormais ce qu’elle aime; elle fait de la rédaction pour le compte d’une organisation en laquelle elle croit.

C’est un fait : un pourcentage considérable d’étudiants se voient offrir un emploi dans le cadre des programmes coopératifs, car ces programmes permettent aux employeurs de présélectionner les candidats potentiels, de connaître leurs compétences et de les former à la culture de l’entreprise et aux exigences de leurs tâches.

Il existe également aujourd’hui des stages de recherche qui profitent non seulement aux étudiants et aux employeurs, mais également à l’ensemble de la collectivité.

Megan MacGillivray est candidate au doctorat à la University of British Columbia. Après avoir acquis une grande expérience en laboratoire, elle cherchait à la mettre en pratique.

Mitacs est un organisme de recherche à but non lucratif qui met en relation organisations et étudiants stagiaires.

C’est par son intermédiaire que Mme MacGillivray a intégré les rangs de SideStix Ventures Inc., une toute petite entreprise située en Colombie-Britannique. SideStix Ventures fabrique des béquilles d’avant-bras couramment utilisées par les personnes amputées dont l’état ne permet pas l’usage d’une jambe artificielle.

SideStix a conçu une nouvelle béquille à amortisseurs intégrés, comme ceux qu’on retrouve sur un vélo de montagne. Malheureusement, elle ne disposait que de fonds limités pour la recherche – chose courante pour une petite entreprise.

Grâce à Mitacs, SideStix a pu tirer parti de l’expertise de Mme MacGillivray tout en lui permettant d’appliquer ses connaissances à des cas réels.

Les recherches de Mme MacGillivray ont permis d’établir que la nouvelle béquille conçue par SideStix aidait ses utilisateurs à marcher sur de plus longues distances, en ressentant moins de douleur.

L’aventure a été bénéfique pour toutes les parties. Les ventes ont grimpé, mais surtout, les utilisateurs de béquilles d’avant-bras ont profité d’un progrès technologique.

L’histoire de Mme MacGillivray n’est qu’un exemple des collaborations entre étudiants, universités et collectivités qui contribuent à améliorer la vie de chacun de nous.

Quoi d’autre de nouveau? Les universités canadiennes concluent chaque année des contrats de recherche totalisant près de un milliard de dollars avec le secteur privé et des contrats de recherche totalisant plus de un milliard de dollars avec des groupes communautaires et à but non lucratif, principalement dans le domaine de la santé.

Nous bénéficions tous des résultats de la recherche, qu’il s’agisse d’une nouvelle procédure pour le remplacement d’articulations, de moyens précis de tester la qualité de l’eau ou d’une interprétation claire de notre histoire. Les universités canadiennes ne sont pas des tours d’ivoire isolées, elles sont au cœur de nos collectivités où elles participent tous les jours à trouver des solutions.

Cette participation requiert que des investissements soient faits pour la découverte, la recherche et l’infrastructure, ainsi que pour appuyer les étudiants aux cycles supérieurs. Les organismes subventionnaires du Canada sont donc essentiels à notre réussite. Disposer d’installations et d’outils de pointe (laboratoire, bases de données, matériel informatique, logiciels, locaux) est un avantage certain.

Le gouvernement du Canada a créé la Fondation canadienne pour l’innovation pour renforcer les capacités de calibre mondial du Canada en recherche et en développement technologique. L’appui de cette fondation a contribué à faire progresser la recherche de pointe dans de nombreux domaines, que ce soit les écrans solaires pour peau sensible ou les murs de soutènement résistants aux tremblements de terre.

Un financement constant et durable permettra aux chercheurs canadiens d’exceller, aux étudiants d’acquérir les compétences en recherche dont ils ont besoin, et au Canada de continuer d’attirer les meilleurs chercheurs du monde entier.

Un financement soutenu et prévisible de la recherche contribuera à préserver la dynamique existante, à créer davantage d’emplois de grande qualité, à renforcer la position du Canada dans l’économie actuelle du savoir. Il contribuera à doter les étudiants des compétences en recherche dont ils auront besoin tout au long de leur carrière.

L’expérience acquise aujourd’hui par les étudiants les prépare à intégrer le marché mondial de l’emploi. Les universités canadiennes créent des partenariats dans le monde entier qui permettent aux étudiants d’aller à l’étranger.

Notre pays a fait des progrès en accueillant un nombre accru d’étudiants étrangers. Nous en avons constaté les retombées bénéfiques. Ces étudiants injectent chaque année plus de huit milliards de dollars dans l’économie canadienne, en plus de nous mettre en contact avec des cultures, des langues, des traditions et des économies différentes. Ils ouvrent nos campus et nos collectivités à de nouveaux horizons.

Les étudiants étrangers élargissent leur vision du monde. Les étudiants canadiens doivent pouvoir faire de même. Actuellement, seulement 12 pour cent des étudiants canadiens aux cycles supérieurs vivent une expérience à l’étranger, soit environ 25 000 par année. Nous pouvons faire mieux.

Plusieurs ici présents ont partagé notre enthousiasme lorsque le regretté Jim Flaherty et Ed Fast ont mis sur pied un groupe d’experts chargé d’établir la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale.

Sous la direction d’Amit Chakma, recteur de la Western University, le groupe formé de dirigeants d’entreprises et du milieu de l’enseignement postsecondaire recommandait que 50 000 étudiants canadiens puissent chaque année faire un séjour d’études à l’étranger et participer à des échanges culturels.

Il y a des obstacles à surmonter. Au premier rang : les coûts.

Le groupe recommandait aussi l’établissement d’un partenariat entre les gouvernements, les établissements d’enseignement et le secteur privé, dont le but serait d’aider financièrement les étudiants canadiens pour en faire des citoyens du monde.

J’aimerais vous citer les propos que le président et chef de la direction de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada, Mark Wiseman, a adressés le printemps dernier aux étudiants de la Queen’s University, dans la cadre d’une cérémonie de remise des diplômes :

« Autrefois, les immigrants de ce pays étaient pénalisés. Aujourd’hui, ceux qui n’adoptent pas le biculturalisme ou le multiculturalisme ont un retard à combler sur le monde. Et ils doivent le combler rapidement. À l’Office, nous voulons engager ceux qui ont une expérience internationale. Si vous avez grandi au nord de Toronto, que vous êtes allé à [une université de la région de Toronto], que vous avez travaillé dans une banque du centre-ville et que pour vous, l’Extrême-Orient, c’est Oshawa, ne postulez pas. [...] Un étudiant chinois peut, aussi facilement que vous, postuler un emploi d’une entreprise tout près de chez vous. C’est à vous de trouver comment trouver un emploi tout près de chez lui. »

En passant, en à peine un mois, 1 700 personnes de 20 pays différents ont consulté la section « Carrières » du site Web de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada.

Nous n’oublions pas le Canada pour autant. Revenons à mes 18 ans. En quittant Toronto pour Peterborough, je me suis éloigné de chez moi plus que le font la plupart des étudiants afin de poursuivre leurs études postsecondaires.
Même si nous vivons dans un pays de 9,9 millions de kilomètres carrés, la plupart des jeunes sont éduqués, de la maternelle à l’université, dans un rayon de 50 kilomètres de leur lieu de résidence. Seul 1 étudiant canadien sur 10 va étudier dans une autre province. C’est compréhensible. Le confort, la connaissance de son milieu, les liens importants avec la famille et l’argent sont autant de facteurs qui l’expliquent.

Imaginez maintenant les avantages pour les étudiants d’élargir leurs horizons en découvrant de nouvelles réalités canadiennes. Ce serait bénéfique pour nous tous. Ne serait-il pas avantageux de pouvoir compter sur des urbanistes qui comprennent aussi bien les besoins des petites collectivités que ceux des grandes villes? Des professeurs ayant vécu, travaillé et étudié dans une collectivité autochtone? Des ingénieurs ayant vu ce qui se passe dans différentes régions du Canada?

En trouvant une façon créative et collaborative d’offrir de nouvelles possibilités de mobilité nationale, nous pourrions redéfinir ce qu’être Canadien veut dire.

Au moment de préparer le 150e anniversaire de la Confédération, en 2017, les universités voient encore plus loin.

Comment les Canadiens se définiront-ils? Saurons-nous nous ouvrir à une perception nettement plus large des notions de « chez soi » et de collectivité? Serons-nous prêts à aller là où les emplois se trouvent et où nos compétences sont vraiment requises?

Et enfin, saurons-nous veiller à ce que chaque Canadien ait la possibilité de réussir?
Moins de 10 pour cent des Autochtones âgés de 24 à 64 ans possèdent un diplôme universitaire, soit environ le tiers de la proportion observée chez les non-Autochtones.

Nous savons qu’une formation universitaire rapporte au Canada et aux Canadiens. Actuellement, le faible taux d’accès des Autochtones à l’université les empêche de participer pleinement à notre économie et à notre société. Il nuit à la cohésion sociale et prolonge les inégalités historiques.

Les universités canadiennes ont établi de nombreux partenariats avec les Premières nations, les Inuits et les Métis. Elles offrent aussi des cours, des activités de sensibilisation, et de l’aide financière. Les étudiants des Premières nations, inuits et métis peuvent obtenir des conseils et du soutien, et maintenir les liens avec leur culture.

David Barnard, David Barnard, président du conseil d'administration de l'AUCC et recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba, Economic Club Speech September 25 2014

David Barnard, président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada et recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba.

Un grand nombre d’universités canadiennes mènent également avec succès des programmes de sensibilisation, de soutien et de mentorat axés sur les jeunes des collectivités autochtones, dès l’école élémentaire.

Prenons, par exemple, le cas de James Harper, un excellent étudiant universitaire titulaire d’une bourse d’études. Jamais il n’aurait cru avoir besoin de soutien à l’université, mais quelque chose lui manquait. Il ne se sentait pas à sa place. Un ami de la University of Manitoba l’a aiguillé vers le programme d’accès aux études d’ingénierie de l’établissement. Ce programme s’adresse aux étudiants d’origine autochtone qui cherchent à être admis en génie. Il met à leur disposition un salon, un laboratoire et un service de mentorat.

M. Harper a tout de suite aimé l’ambiance qui y régnait. Je le cite :

« C’était très facile de m’identifier aux autres, parce que bon nombre d’entre nous ont vécu des expériences semblables, leurs histoires m’intéressent et je veux m’en inspirer : quitter la réserve, s’adapter, surmonter le choc culturel et obtenir son diplôme. »

Ce programme a jusqu’à présent formé plus d’ingénieurs autochtones que tout autre au Canada – 99 d’après les derniers chiffres, et le nombre continue d’augmenter.

Il nous faut davantage de programmes comme celui-là.

Sachons que les universités canadiennes contribuent à la réussite des peuples autochtones.

Les universités canadiennes font d’extraordinaires contributions au pays. Le million de jeunes Canadiens qui sont aux études pour obtenir leur premier grade universitaire seront probablement sur le marché du travail lorsque le Canada fêtera son bicentenaire en 2067.

Voilà pourquoi je vous invite à appuyer note demande pour accroître les possibilités offertes aux jeunes, pour assurer un financement durable à la recherche et à l’infrastructure de recherche, et pour garantir le plein accès des Autochtones aux études postsecondaires.

Nos initiatives doivent faire en sorte que les jeunes qui sont avec nous ici aujourd’hui, de même que leurs camarades de l’ensemble du pays, puissent en bénéficier pendant des décennies. Et ils ne seront pas les seuls, nous en bénéficierons tous.

Merci de votre attention.

Opinion - 24 septembre 2014

Le texte suivant a été publié sur la page d’opinions de CBC.ca le 23 septembre 2014

Récemment, l’invité d’une émission de radio de la CBC remettait en question la valeur de la formation universitaire par rapport à la formation collégiale.

L’invité en question, Ken Coates, est un ancien étudiant de la University of Manitoba. Il a aussi été vice-recteur fondateur de la University of Northern British Columbia et est actuellement titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’innovation régionale à la University of Saskatchewan.

Selon M. Coates, « il existe un décalage entre la formation universitaire et le marché du travail actuel ».

Je ne partage pas son point de vue sur les universités et le marché du travail.

En tant que recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba, j’admets ne pas être tout à fait neutre concernant cette question. Je suis aussi président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada. Je connais donc bien la réalité d’un large éventail d’établissements canadiens d’enseignement supérieur et leur contribution importante à notre économie et au dynamisme de notre pays.

Par conséquent, je suis en mesure de bien estimer la valeur relative et l’importance des diplômes d’études universitaires et collégiales dans l’économie actuelle. Il ne sert à rien de valoriser un type d’éducation postsecondaire au détriment de l’autre. De fait, beaucoup de jeunes n’embarquent tout simplement pas dans ce débat et choisissent avec succès un parcours postsecondaire combinant des formations universitaire et collégiale.

Il suffit de suivre l’actualité pour constater la contribution des diplômés de la University of Manitoba, pour citer en exemple l’établissement que je connais le mieux.

Certains de nos chercheurs et de nos étudiants en médecine sont allés combattre l’épidémie d’Ebola en Sierra Leone, l’un des pays les plus durement touchés par cette maladie.

De nombreux diplômés de la University of Manitoba se trouvent aussi parmi les candidats aux élections municipales et scolaires qui se tiendront bientôt.

Par ailleurs, des dizaines d’étudiants et de professeurs de notre établissement travaillent en partenariat avec le Musée canadien pour les droits de la personne, qui ouvrira ses portes cette semaine.

Les titulaires de diplômes universitaires exercent des professions parmi les plus prestigieuses, les mieux rémunérées et dont les répercussions sont très importantes.

Selon Statistique Canada, de 2008 à 2013, quelque 800 000 nouveaux emplois destinés aux diplômés des universités ont été créés dans l’économie canadienne.

De plus, au cours des cinq dernières années, le nombre de nouveaux emplois exigeant une formation universitaire a dépassé de 20 pour cent celui des autres emplois, comparativement à six pour cent pour les emplois exigeant un diplôme d’un collège ou d’une école de métier.

Nous pouvons même remonter plus loin : depuis 1990, plus de 1,8 million d’emplois ont été créés dans le secteur des professions libérales au Canada, et plus de 1,5 million d’entre eux sont occupés par des diplômés des universités.

En 2011, alors que le taux de chômage s’élevait à 6,2 pour cent au pays, il n’était que de 3,7 pour cent chez les diplômés des universités canadiennes, comparativement à 5 pour cent chez les personnes possédant un diplôme autre qu’universitaire.

Les nouveaux emplois exigent des compétences accrues

Les diplômes universitaires confèrent à leurs titulaires un atout important sur le marché du travail actuel. Près de 90 pour cent des diplômés des universités âgés de 25 à 29 ans occupaient un emploi à temps plein en 2013, et ils étaient titulaires d’un poste à temps plein dans plus de 80 pour cent des cas.

De plus, la grande majorité de ces emplois n’existaient pas il y a cinq ans. La demande envers les compétences et les connaissances des diplômés des universités continuera d’augmenter.

Au Canada, les diplômés des universités sont particulièrement recherchés pour occuper des fonctions professionnelles, administratives et de gestion. Toutefois, l’emploi est en croissance pour les titulaires d’un diplôme de tous les niveaux d’études postsecondaires.

En fait, la majorité des emplois affichant une pénurie de travailleurs spécialisés nécessitent un diplôme universitaire : gestionnaires en génie, en sciences et en architecture; gestionnaires en santé, en éducation et en services sociaux et communautaires; optométristes; vérificateurs, comptables et professionnels en placements; infirmières autorisées, diététistes et nutritionnistes; physiciens, dentistes, pharmaciens et vétérinaires.

Les données démontrent également que le revenu des diplômés des universités ayant un poste à temps plein augmente plus rapidement que celui des personnes exerçant un métier, occupant un poste d’apprentis ou ayant un diplôme d’études collégiales.

Au-delà des études secondaires

Les jeunes font des choix en tenant compte de cette réalité et la majorité d’entre eux s’assurent ainsi un très bel avenir, qu’ils fassent des études universitaires ou collégiales.

En effet, la majeure partie des jeunes dans la vingtaine ont suivi une formation d’apprentis ou sont titulaires d’un diplôme d’une école de métier ou d’un collège, ce qui prouve que, contrairement à la fausse idée répandue, tous n’optent pas pour les études universitaires.

De fait, les jeunes dans la vingtaine possédant un diplôme d’études collégiales sont plus nombreux que ceux qui ont un baccalauréat.

Quel que soit leur parcours, une formation postsecondaire leur permettra d’avoir une carrière enrichissante et de contribuer activement à l’économie.

S’ils décident de faire des études universitaires, ces jeunes auront la possibilité d’acquérir des connaissances selon une grande variété de formules, par exemple dans le cadre de programmes coopératifs, de stages, d’apprentissage par le service ou de programmes parascolaires.

Aujourd’hui, les étudiants des universités participent souvent à des études sur le maintien de la paix et la résolution des conflits.

Ils sont des musiciens ou des acteurs et se produisent sur les scènes d’Amérique du Nord et de l’étranger.

Ils vivent dans des familles d’agriculteurs et travaillent à nourrir la population croissante du Canada.

Tout compte fait, à la fin de leur carrière, les diplômés des universités auront gagné des revenus supérieurs à ceux des diplômés des collèges.

Ce qui est encore plus important, les compétences et l’esprit critique qu’ils acquerront leur ouvriront toutes les portes.

L’avenir leur appartient; c’est à eux de le façonner.

David Barnard est recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada.

Opinion - 10 septembre 2014

Le texte d’opinion suivant a été publié dans Embassy News le 10 septembre 2014

Par Perrin Beatty et Paul Davidson

En raison de ses multiples interconnexions, le milieu mondial des affaires a besoin d’être bien étudié. Il est de plus en plus important pour l’économie canadienne de comprendre les nuances en matière de commerce international, de politiques, de cultures et de langues. Qu’il s’agisse de lancer un nouveau produit, d’analyser les modèles commerciaux ou d’explorer des modèles de licence, le besoin en diplômés des établissements d’enseignement supérieur possédant une ouverture sur le monde n’a jamais été aussi grand.

On trouve de plus en plus de ces diplômés au Canada. En outre, dans la stratégie du gouvernement fédéral en matière d’éducation internationale, on observe un engagement ferme à internationaliser davantage la formation des étudiants canadiens et à recruter de plus en plus  d’étudiants à l’étranger pour répondre aux besoins du Canada. Cette stratégie a le potentiel de renforcer la compétitivité du Canada dans la course au talent tout en améliorant les liens établis avec le reste du monde.

Premier plan complet du genre, la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale est conçue pour appuyer la réputation d’excellence du Canada en enseignement supérieur et en recherche. Elle a pour objectif de doubler le nombre d’étudiants étrangers au Canada d’ici 2022, et dresse un plan pour améliorer l’image de marque du Canada à l’étranger, particulièrement dans six marchés prioritaires : le Brésil, l’Inde, la Chine, le Vietnam, le Mexique et le Moyen-Orient/l’Afrique du Nord (y compris la Turquie).

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et la Chambre de commerce du Canada ont accueilli la stratégie comme une avancée positive pour accroître la capacité d’innovation du Canada dans l’économie mondiale actuelle hautement compétitive. Au moment d’élaborer et de mettre en œuvre les meilleurs mécanismes qui soient pour obtenir des résultats significatifs, les deux organisations souhaitent y contribuer par leurs témoignages et leur expertise.

L’importance de l’éducation internationale est de plus en plus reconnue. Citoyens d’un pays jeune, peuplé grâce à l’immigration, les Canadiens savent que les portes s’ouvrent facilement lorsque les collectivités s’entendent, et que cette entente est favorisée par une population active éduquée, possédant une ouverture sur le monde et une expérience internationale. La nouvelle stratégie commerciale mondiale du gouvernement fédéral, le Plan d’action sur les marchés mondiaux, le reconnaît en ciblant comme secteur prioritaire l’éducation, et en se fixant pour objectif le recrutement de talent.

Les étudiants qui choisissent aujourd’hui de poursuivre leur formation au-delà de nos frontières ont un esprit ouvert et connaissent le potentiel que recèle le monde. Comme diplômés et nouveaux employés, ils sauront ce que représente travailler dans un autre pays.

Loin d’être un luxe, il importe aux entreprises que les étudiants possèdent une certaine expérience internationale et une sensibilisation interculturelle qui ne s’acquiert pas dans les livres, et qu’ils puissent s’exprimer dans la langue des affaires des marchés étrangers émergents.

Envoyer des étudiants canadiens à l’étranger représente un côté de la médaille. De l’autre, il faut ouvrir nos portes et accueillir des étudiants de l’étranger. Au-delà de l’expérience et des points de vue qu’ils apportent au Canada, ces étudiants peuvent être une source de talent pour les futurs besoins du marché du travail canadien et aider à combler la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et la faible croissance de la population active.

La recherche internationale est un aspect tout aussi valable de la stratégie. Elle favorise les partenariats qui permettent aux meilleurs chercheurs canadiens de collaborer avec les plus grands esprits de ce monde, et attire le talent de l’étranger. Doté d’un nouveau financement pour la recherche internationale, le fonds d’excellence en recherche Apogée Canada reconnaît de manière concrète le lien entre une économie canadienne dynamique, novatrice et concurrentielle et un système de recherche de calibre mondial qui vise toujours plus haut.

Sur la scène internationale, nos universités retiennent l’attention dans de nombreux domaines qui vont de l’innovation en nanotechnologie à la compréhension du génome humain. Cette attention est bien méritée, car les membres du corps professoral canadien sont parmi les chercheurs qui collaborent le plus au monde.

Au moment de mettre au point les détails qui rendront la stratégie aussi efficace que possible, les représentants de toutes les parties (gouvernements, entreprises et éducation) doivent s’entendre. Il est temps d’aller de l’avant avec la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale. Et il est temps de bien faire les choses. Autrement, nous devrons faire face à de graves conséquences. L’économie mondiale est concurrentielle; nous ne pouvons nous laisser distancer.

À titre de représentants des entreprises et des universités, nous soutenons des membres et des objectifs qui sont propres à chaque secteur, mais aujourd’hui nous joignons nos forces comme représentants du Canada. Qu’il soit question de s’unir pour effectuer une mission commerciale ou pour collaborer avec les gouvernements, notre désir commun de maintenir la prospérité et la compétitivité du Canada élargit nos perspectives. Nous voulons que les diplômés des établissements d’enseignement supérieur possèdent les compétences mondiales qui seront essentielles pour réussir dans un monde en rapide évolution, et la stratégie internationale en matière d’éducation nous aidera à y parvenir.

Il est temps pour le Canada d’investir afin que la vision proposée par la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale devienne une réalité. À titre de partenaires de l’éducation et des affaires, nous sommes partants.

Paul Davidson est président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada et Perrin Beatty est président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada.

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Communiqué - 9 septembre 2014

MEXICO, Mexique – Le Canada a consolidé aujourd’hui ses relations avec le Mexique en matière de recherche et d’enseignement supérieur grâce au renouvellement du protocole d’entente conclu entre l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et son homologue mexicain, l’Association nationale des institutions d’enseignement supérieur du Mexique (ANUIES).

Martha Navarro, Enrique Fernández Fassnacht et Christine Tausig Ford lors de la signature du protocole

Martha Navarro, sous-ministre de la Coopération académique et scientifique, ministère des affaires étrangères du Mexique, Enrique Fernández Fassnacht, directeur général, ANUIES et Christine Tausig Ford, vice-présidente, AUCC.

L’entente de cinq ans vise à renforcer la collaboration en matière d’enseignement supérieur entre les deux pays en ce qui a trait à l’échange d’information, à l’organisation d’activités conjointes, au dialogue politique touchant l’internationalisation et à la promotion de la mobilité bidirectionnelle des étudiants.L’AUCC et l’ANUIES travaillent de concert depuis 2005.

« Les universités du Canada sont depuis longtemps déterminées à collaborer avec les universités mexicaines afin d’atteindre leurs objectifs communs en matière de recherche et d’innovation, affirme la vice-présidente de l’AUCC, Christine Tausig Ford, qui était au Mexique pour la signature du protocole.Les annonces faites aujourd’hui et les ententes conclues par l’AUCC et les universités canadiennes démontrent clairement que la collaboration sur les plans de l’éducation, de la recherche et de l’innovation constitue une priorité pour les universités. »

Une délégation de dirigeants d’universités canadiennes se trouve au Mexique du 8 au 12 septembre pour renforcer les partenariats de recherche existants, la collaboration entre établissements et la mobilité étudiante.Dirigée par l’AUCC et organisée grâce à l’appui important de l’ambassade du Canada au Mexique, la délégation est composée de recteurs et de représentants de haut rang de 14 universités, ainsi que de représentants de Langues Canada et de Mitacs, une organisation canadienne qui offre des stages et des bourses de recherche à des étudiants universitaires.

Le Mexique a été désigné pays prioritaire dans le cadre de la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale et du Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada, ce quisignifie que le Canada utilise les leviers des politiques commerciales, notamment le resserrement des liens en matière d’éducation internationale, pour consolider ses intérêts commerciaux.

Les délégués de la University of Regina, de la Lakehead University, de l’Université du Québec à Montréal et de Mitacs ont également annoncé la conclusion ou le renouvellement d’ententes avec des partenaires mexicains.Ils ont entre autres annoncé le lancement de programmes et de bourses d’études visant à promouvoir la mobilité bidirectionnelle d’étudiants canadiens et mexicains dans le cadre d’échanges universitaires, d’études linguistiques, de recherche concertée, de stages en entreprise et d’activités de renforcement des liens entre les groupes autochtones des deux pays.

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

L’ANUIES est le porte-parole des universités mexicaines aux échelons national et international, représentant 180 établissements d’enseignement supérieur.

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Personnes-ressources

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306

Communiqué de presse en espagnol

Opinion - 9 septembre 2014

La présente lettre ouverte a été publiée dans le Globe and Mail du mardi 9 septembre 2014

Les taux d’emploi pour les diplômés des universités de partout au Canada sont presque revenus au niveau où ils étaient avant la récession. En 2013, le taux de moyen de chômage chez les 25 à 29 ans était de 4,2 pour cent pour les diplômés des universités, de 7 pour cent pour les diplômés des écoles de métiers, de 5,2 pour cent pour les diplômés des collèges et de 8,2 pour cent pour les diplômés des écoles secondaires.

Le revenu moyen des titulaires d’un baccalauréat d’une université canadienne se chiffrait à 79 000 $ en 2010, pour les 25 à 64 ans, contre seulement 60 000 $ pour les titulaires d’un certificat d’apprenti, 56 000 $ pour les diplômés des collèges, et 46 000 $ pour les diplômés des écoles de métiers.

Le revenu annuel moyen des diplômés en sciences humaines se situait à 64 300 $ en 2010 (augmentant rapidement de 42 000 $ pour les nouveaux diplômés âgés entre 25 et 29 ans), tandis que celui des diplômés en informatique, en sciences de l’information et en sciences sociales dépassait les 80 000 $ par année. Pour les diplômés des programmes de gestion et de génie, les revenus moyens atteignent respectivement environ 90 000 $ et 100 000 $.

Ces données démontrent la valeur d’un diplôme universitaire dans l’économie actuelle.

Paul Davidson, président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Communiqué - 8 septembre 2014

MEXICO, Mexique – Une délégation de dirigeants d’universités canadiennes se trouve actuellement au Mexique afin de soutenir la recherche et les partenariats universitaires, et de favoriser une mobilité étudiante accrue entre les deux pays.

Du 8 au 12 septembre, des recteurs et des représentants universitaires de haut rang provenant de 14 universités canadiennes tiendront des rencontres avec leurs homologues mexicains, des représentants du gouvernement ainsi que des intervenants du secteur privé du Mexique et du Canada. Organisée par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et avec l’appui de l’ambassade du Canada au Mexique, la mission réunit aussi des représentants de Langues Canada, ainsi que de l’organisation canadienne Mitacs, qui offre des stages et des stages de recherche aux étudiants des universités.

La mission s’appuie sur le Sommet des dirigeants nord-américains, tenu en février dernier, lors duquel le premier ministre du Canada Stephen Harper, le président des États-Unis Barack Obama et le président du Mexique Enrique Peña Nieto ont pris l’engagement de favoriser les échanges universitaires et la mobilité étudiante en Amérique du Nord. Le Mexique s’est alors engagé à accroître de 100 000 le nombre d’étudiants mexicains qui séjournent chaque année aux États-Unis, mais aucun objectif n’a été établi dans le cas du Canada.

« Les universités du Canada et celles du Mexique ont beaucoup en commun, estime Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC, qui dirige la délégation. La présente visite resserrera nos liens. Nous nous concentrerons sur l’établissement de partenariats en matière de recherche et d’innovation, et inviterons les étudiants à mieux connaître les pays des uns et des autres, en allant y étudier. De bonnes relations en matière d’éducation sont bénéfiques pour les échanges commerciaux entre nos pays. »

Au cours de la mission, l’AUCC renforcera ses liens en renouvelant une entente avec son organisation homologue mexicaine, l’Association nationale des universités et des institutions d’enseignement supérieur (ANUIES), qui représente 180 universités mexicaines.

Le programme de la délégation prévoit aussi des rencontres avec de hauts représentants du gouvernement mexicain, des chefs d’entreprise du Canada et du Mexique, et la Chambre de commerce du Canada au Mexique. Une présence canadienne importante est attendue à la 20e conférence internationale de l’ANUIES qui réunira à l’Universidad Autónoma de Chiapas des dirigeants du milieu de l’éducation internationale. Le Canada occupe une place de choix au programme de cette conférence qui présentera entre autres une table ronde des recteurs sur la collaboration entre le Canada et le Mexique en matière d’éducation postsecondaire des Autochtones, et de nombreuses séances destinées à accroître les partenariats internationaux.

Invitation aux médias :
Les représentants des médias sont invités à assister à la cérémonie de signature du protocole d’entente entre l’AUCC et l’ANUIES qui aura lieu le mardi 9 septembre de 16 h à 16 h 30, au Secrétariat mexicain des affaires étrangères (Plaza Juárez 20, Cuauhtémoc, Centro, 06010 Ciudad de México). Les dirigeants d’universités canadiennes annonceront aussi à cette occasion la création de nouveaux programmes et de bourses d’études, et la signature d’autres ententes universitaires avec des partenaires mexicains.

Possibilités d’entrevue avec Mme Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC, Brian Stevenson, recteur de la Lakehead University, et Mike Mahon, recteur de la University of Lethbridge, ainsi qu’avec d’autres membres de la délégation.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
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Le communiqué en version espagnol

Communiqué - 28 août 2014

OTTAWA – Les étudiants, les parents et les conseillers en orientation à la recherche d’une université et d’un programme d’études disposent désormais d’un outil sur l’enseignement supérieur au Canada, le nouveau site Web etudesuniversitaires.ca. Le site Web comprend des profils d’universités et la très populaire base de données de l’AUCC sur les programmes d’études (une des mieux cotées où s’effectuent en moyenne 60 000 recherches par mois). Il propose aussi des articles et des conseils pour la planification des études ainsi que des ressources conçues spécifiquement pour les étudiants autochtones.

« Avec ce nouveau site Web, l’AUCC est fière d’offrir aux étudiants un outil pour accéder aisément à toute la gamme de programmes de grande qualité offerts dans les universités de l’ensemble du Canada, déclare Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Plus d’un million d’étudiants fréquenteront les campus universitaires cet automne, et les universités se sont engagées à les aider à réussir, du choix de programme d’études jusqu’à la recherche d’une carrière enrichissante. »
On trouve sur le site etudesuniversitaires.ca plus de 10 000 programmes d’études universitaires. Consulté par plus de 30 000 visiteurs étrangers par mois, le site joue un rôle de premier plan dans le recrutement d’étudiants étrangers.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
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Opinion - 18 août 2014

Ce texte d’opinion qui suit a été publié dans l’Ottawa Citizen, ainsi que sur les sites Web du journal The Gazette de Montréal, du Calgary Herald, du journal The Province, du Vancouver Sun, du Leader Post de Regina, du Star Phoenix de Saskatoon et de l’Edmonton Journal le 16 août 2014.

par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Depuis des années, la question est débattue, mal comprise, mal interprétée et exagérée. Certains y ont vu une crise et un scandale, d’autres, une fabulation ou une simple aberration passagère. Aujourd’hui, un consensus semble enfin se dégager quant à la nature exacte de la pénurie de compétences au Canada et aux moyens d’y remédier.

Un million d’étudiants entameront bientôt le trimestre d’automne au premier cycle dans les universités canadiennes, et 700 000 autres dans les collèges du pays. Tous ces jeunes requièrent – et méritent – de l’information exacte et sérieuse sur le marché du travail pour planifier leur future carrière.

Les deux sommets nationaux sur les compétences tenus au cours de l’été ont eu un effet décisif sur la compréhension du problème et la recherche de solutions. De hauts représentants des gouvernements, de l’industrie et du milieu de l’éducation s’y sont rassemblés pour repenser l’acquisition des compétences au Canada. Au Sommet national sur les compétences organisé à Toronto par le ministre de l’Emploi et du Développement social, Jason Kenney, les participants ont convenu qu’il fallait adopter des solutions à long terme et assurer une meilleure collaboration entre les secteurs. Au colloque Compétences pour l’avenir organisé par les ministres provinciaux de l’Éducation et du Travail à Charlottetown, les participants ont discuté du besoin de rehausser les compétences dans l’ensemble du marché du travail.

Les universités accueillent favorablement ce dialogue. Nous savons que le Canada a besoin de compétences de toutes sortes – qui doivent toutes être reconnues à leur juste valeur – pour continuer de se démarquer dans une économie mondialisée en constante évolution.

Le véritable défi consiste à prédire quels seront les besoins du Canada en matière de compétences, et à nous y préparer dès aujourd’hui. Alors que l’avenir du pays sera déterminé en grande partie par les jeunes qui étudient actuellement au niveau postsecondaire, ces derniers n’ont toujours pas accès à toute l’information dont ils ont besoin pour prendre des décisions pour leur avenir.

La priorité absolue pour répondre aux besoins actuels et futurs en matière de compétences au Canada consiste donc à offrir de l’information de meilleure qualité sur le marché du travail. Les étudiants ne doivent pas fonder leur choix de carrière, pas plus que les gouvernements ne doivent baser leurs décisions stratégiques, sur des récits anecdotiques. Il faut leur donner accès aux meilleures données possibles sur le marché du travail, tirées de sources réputées et fiables.

Nous devons également adopter, en matière de perfectionnement des compétences, une démarche qui englobe tous les niveaux d’éducation postsecondaire. Il faut former davantage de diplômés des écoles de métiers, des collèges et des écoles polytechniques, mais il faut aussi former davantage de diplômés des universités. On constate en effet que le Canada a chuté du cinquième au 15e rang des pays de l’OCDE en ce qui a trait à la fréquentation universitaire. Les efforts de promotion des métiers spécialisés au détriment de la formation universitaire entraînent le Canada dans la mauvaise direction.

Le discours médiatique qui prédit un avenir sombre à toute une génération de Canadiens a des répercussions importantes. C’est un message destructeur et irresponsable, surtout lorsque les statistiques indiquent au contraire que les diplômés des universités jouissent d’un haut taux d’emploi et de revenus élevés.

L’industrie minière et le secteur de l’énergie, par exemple, compte autant sur les diplômés des universités que les diplômés des collèges et des écoles de métiers, mais pour des postes différents – entre autres en génie, en gestion et en relations avec la collectivité. Depuis 2008, en Alberta, 56 pour cent des nouveaux emplois sont destinés aux diplômés des universités. C’est près de deux fois le nombre de nouveaux emplois s’adressant aux diplômés des collèges, et plus du triple de ceux s’adressant aux diplômés des écoles de métiers.

Finalement, nous devons dépasser les solutions à court terme pour relever les défis du Canada en matière de compétences. Nous devons prévoir les besoins que présentera le pays dans cinq, 10, 20 ans, ou dans un horizon encore plus lointain, et nous y préparer dès maintenant. Les compétences très ciblées ne suffisent plus. Les employeurs d’aujourd’hui exigent déjà de leurs employés un large éventail de compétences et d’aptitudes, y compris dans les postes techniques. En outre, de nombreux étudiants actuels travailleront ou lanceront un jour des entreprises dans des domaines qui n’existent pas encore. Il faut donc voir à ce que tous les étudiants disposent des outils dont ils auront besoin pour s’adapter, collaborer, diriger des équipes et apprendre tout au long de leur vie.

Nous nous dirigeons dans la bonne direction. Les gouvernements, l’industrie et les établissements d’enseignement mettent davantage l’accent sur l’apprentissage par l’expérience, qui aide les étudiants à faire la transition vers le marché du travail, et profite aux entreprises grâce aux idées novatrices. Aujourd’hui, la moitié des étudiants au premier cycle font un stage ou participent à un programme coopératif pendant leurs études. Mais nous pouvons faire encore davantage.

En remédiant à la pénurie de compétences, nous permettrons à une génération de jeunes Canadiens d’atteindre son plein potentiel et de contribuer à faire progresser le Canada. Dans cette optique, il est difficile de trouver un meilleur investissement de notre temps, de notre énergie et de nos ressources.

Opinion - 14 août 2014

La présente lettre ouverte a été publiée dans le Windsor Star, le 13 août 2014

L’article de Carolyn Thompson intitulé Higher education leads to higher student debt (Enseignement supérieur, endettement supérieur [traduction]) paru le 7 août dernier, est trompeur et peu serviable aux étudiants qui tentent de prendre des décisions éclairées pour leur avenir.

Depuis une dizaine d’années, les gouvernements et les universités prennent des mesures pour aider les étudiants qui en ont le plus besoin. Ainsi, au Canada, 40 pour cent des diplômés des universités terminent leurs études sans dette et, parmi ceux qui ont une dette, 30 pour cent doivent moins de 12 000 $. Le taux d’endettement aujourd’hui est inférieur à ce qu’il était en 2000.

Les données démontrent qu’une formation universitaire demeure un investissement rentable. Même en période d’incertitude économique, on observe une augmentation de la demande de travailleurs titulaires d’un diplôme universitaire. Entre mai 2008 et mai 2014, deux fois plus de nouveaux emplois ont été créés pour les diplômés des universités que pour ceux des collèges et des écoles de métiers combinés (respectivement 878 000 et 437 000).

L’université, c’est la voie vers la prospérité. Et cet automne, un million de Canadiens fréquenteront les campus d’un bout à l’autre du pays pour suivre cette voie.

Christine Tausig Ford, Vice-présidente, Association des universités et collèges du Canada

Communiqué - 13 août 2014

OTTAWA – La fin de l’été est à nos portes et les universités se préparent à accueillir plus d’un million d’étudiants sur leurs campus. L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) est heureuse de présenter aux médias des données et des possibilités d’entrevue en lien avec la rentrée des classes et sur la manière dont les universités préparent les étudiants à livrer concurrence sur le marché du travail actuel, caractérisé par la mobilité et axé sur le monde. Voici quelques points d’intérêt :

  • Cet automne, la cohorte qui entrera à l’université n’aura jamais eu autant de possibilités d’apprendre par la pratique. Plus de la moitié des étudiants au premier cycle font un stage ou prennent part à un programme coopératif au cours de leurs études. (Source : base de données issue de l’Association canadienne de l’enseignement coopératif et le Canadian University Survey Consortium).
  • Le nombre d’étudiants dans des programmes coopératifs a fait un bond de 25 pour cent en seulement sept ans, passant de 53 000 en 2006-2007 à plus de 65 000 en 2013. Au total, plus de 1 000 programmes coopératifs étaient offerts aux étudiants de 59 universités canadiennes l’année dernière. (Source : Association canadienne de l’enseignement coopératif et estimations de l’AUCC)
  • Cinq à sept ans après l’obtention de leur diplôme, 96 pour cent des diplômés des universités travaillent à temps plein et leur revenu médian s’élève à 63 000 $. (Source : 2013 Canadian University Baccalaureate Graduate Outcomes Survey)
  • Entre mai 2008 et mai 2014, deux fois plus de nouveaux emplois ont été créés pour les diplômés des universités que pour ceux des collèges et des écoles de métiers combinés (respectivement 878 000 et 437 000). (Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active).
  • L’industrie de l’extraction des ressources compte autant sur les diplômés des universités que sur ceux des collèges et des écoles de métiers spécialisés, mais pour des postes différents comme le génie, la gestion et les relations publiques. Par exemple, depuis 2008 en Alberta, 56 pour cent des nouveaux emplois ont été créés pour les diplômés des universités. C’est près du double du nombre d’emplois créés pour les diplômés des collèges (31 pour cent) et plus du triple du nombre d’emplois créés pour ceux des écoles de métiers. (Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active).

Lire les Faits saillants pour la rentrée 2014 

Possibilités d’entrevues :

Le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson, accordera des entrevues aux médias au sujet des expériences et des possibilités qui attendent les étudiants qui feront leur entrée à l’université cet automne.

Pour obtenir une entrevue ou un complément d’information, veuillez communiquer avec : 

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238
Cell : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-123, poste 306
Cell : 613 884-8401

Communiqué - 21 juillet 2014

L’événement automnal à ne pas manquer

L’Economic Club of Canada à Ottawa, accueille Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Paul Davidson, président, Association des universités et collèges du Canada.

Paul Davidson

Alors que les étudiants viendront de rentrer à l’université, joignez-vous à Paul Davidson qui abordera l’une des questions les plus vivement débattues au Canada aujourd’hui : De quelles compétences les jeunes canadiens ont-ils besoin pour obtenir un emploi et se bâtir une carrière satisfaisante et productive? M. Davidson vous amènera dans les coulisses des campus et décrira comment les universités forment les jeunes à s’intégrer à des environnements de travail collaboratifs et novateurs, et parlera de ce dont le Canada a besoin pour former les chefs de file de demain.

Le jeudi 25 septembre 2014
11:45 am-1:30 pm
Hôtel Fairmont Château Laurier (salle à déterminer)
1, rue Rideau, Ottawa

Pour obtenir un complément d’information sur le programme et les billets, ou pour réserver une table d’entreprise, veuillez consulter le site Web de l’Economic Club of Canada.

Opinion - 9 juillet 2014

Ce texte d’opinion a paru dans l’édition du 9 juillet 2014 du Charlottetown Guardian à l’occasion du 150e anniverssaire de la Conférence de Charlottetown.

Une version légèrement modifiée de cet article a paru le 2 août dernier dans le journal Le Madawaska d’Edmonston, Nouveau-Brunswick. 

par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

Il y a 150 ans, les Pères de la Confédération se réunissaient à Charlottetown pour repenser l’avenir. Cette semaine, des dirigeants se réunissent à l’Île-du-Prince-Édouard, non pas dans le but de fonder un nouveau pays, mais plutôt pour repenser l’acquisition des compétences et placer le Canada  sur la voie de la prospérité.

En rassemblant des intervenants clés (ministres provinciaux de l’Éducation et de l’Emploi, éducateurs et dirigeants d’entreprises du Canada et de l’étranger) le colloque Compétences pour l’avenir offre l’occasion de trouver des réponses à nos besoins en matière de main-d’œuvre, à l’heure actuelle et pour les années à venir.

On a beaucoup parlé d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée au Canada, sans toutefois réussir à remonter à la source du problème et à intervenir là où se dressent les véritables obstacles. Malheureusement, la rhétorique a évincé les faits et les récits anecdotiques ont pris le pas sur les données fiables. Il faut que cela change.

Pour bien faire les choses en matière d’éducation et de formation, et ainsi rendre le Canada plus prospère, trois conditions sont nécessaires : disposer de renseignements exacts et fiables sur le marché du travail, adopter une démarche qui englobe tous les établissements d’éducation postsecondaire (universités, collèges, établissements polytechniques et écoles de métiers) et assurer la collaboration entre les gouvernements, les éducateurs et les entreprises.

Les récents efforts visant à promouvoir les métiers spécialisés au détriment de la formation universitaire entraînent le Canada sur la mauvaise voie. Le discours selon lequel une génération entière de diplômés universitaires serait perdue est vide et destructeur – en particulier lorsque les données démontrent que ces mêmes diplômés jouissent d’un haut taux d’emploi et de revenus élevés.

Les étudiants ne doivent pas fonder leur choix de carrière, pas plus que les gouvernements doivent baser leurs décisions stratégiques, sur des idées reçues, des récits anecdotiques ou des reportages sur la situation aux États-Unis, où le système est très différent du nôtre.

Il faut également résister à la tentation de nous concentrer uniquement sur nos besoins à court terme, dans un horizon de six ou 12 mois. Nous devons plutôt entrevoir ce dont aura besoin le Canada dans cinq, 10, 20 ans, ou dans un horizon encore plus lointain.

J’ai été ravi de voir émerger un consensus à ce sujet lors du Sommet national sur les compétences organisé par le ministre de l’Emploi et du Développement social du Canada, Jason Kenney et tenu à Toronto le 25 juin dernier. Les dirigeants du milieu des affaires, du gouvernement et du secteur de l’éducation qui ont participé à la rencontre ont souligné la nécessité d’adopter des solutions à long terme et d’améliorer la collaboration. La décision du gouvernement fédéral d’investir afin d’améliorer l’information sur le marché du travail est une bonne nouvelle à cet égard.

Il importe également de prendre conscience des défis que doit relever le Canada en matière de compétences sur plusieurs fronts à la fois. Le pays a sans doute besoin de plus de plombiers et de soudeurs, mais la demande en diplômés des universités ne diminue pas pour autant. Dans un contexte économique mondialisé et en constante évolution, il nous faut davantage de diplômés des universités, des collèges et des écoles de métier pour réaliser notre plein potentiel collectif. Les employeurs d’aujourd’hui ont besoin de personnel hautement qualifié à tous les échelons – de l’atelier de production aux bureaux de la direction.

En fait, une récente étude de la CIBC révèle que les professions les plus en demande à l’heure actuelle au Canada requièrent un diplôme universitaire. Pourtant, on constate que le pays a chuté du cinquième au 15e rang des pays de l’OCDE en ce qui a trait à la fréquentation universitaire.

Les gouvernements, les entreprises et les éducateurs doivent également créer plus de possibilités d’apprentissage par l’expérience pour tous les étudiants, comme les stages et les programmes d’enseignement coopératif. Nous disposons de bases solides : aujourd’hui, la moitié des étudiants au premier cycle universitaire font un stage ou profitent d’un placement travail-études au cours de leurs études. L’effectif des programmes coopératifs a bondi de 25 pour cent au cours des sept dernières années, et plus de 1 000 programmes de ce genre sont offerts dans 59 universités au pays.

Les universités sont à l’écoute et dynamiques. Quelque 45 universités canadiennes ont mis sur pied des programmes d’entrepreneuriat et offrent des ateliers, des locaux, du mentorat et d’autres types de soutien aux étudiants et aux chercheurs qui souhaitent commercialiser les produits et les services qu’ils ont conçus.

Resserrer des liens entre universités et employeurs de tous les secteurs permettra aux diplômés de perfectionner les compétences qu’ils appliqueront au cours de leur carrière.

Près d’un million de Canadiens obtiendront leur premier diplôme d’ici le début des célébrations du 150anniversaire du Canada, en 2017. Certains d’entre eux seront encore sur le marché du travail lors du bicentenaire du pays, en 2067.

En faisant bien les choses en matière de compétences, nous leur donnerons les outils nécessaires pour s’adapter au marché du travail tout au long de leur vie, et assurerons la prospérité du Canada pour les décennies à venir.

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Communiqué - 20 juin 2014

OTTAWA – Les incubateurs et accélérateurs d’entreprises situés dans de nombreuses universités canadiennes sont sur le point d’accroître leur rayonnement après avoir obtenu un financement accru dans le cadre du Programme canadien des accélérateurs et des incubateurs. Le premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd’hui à Communitech, un une plaque tournante de la commercialisation de technologies novatrices de la région de Waterloo, les organisations choisies pour demeurer dans la course pour l’obtention d’un nouveau financement de 100 millions de dollars.

« Nous sommes heureux de constater que des sommes importantes sont investies dans les incubateurs et les accélérateurs d’entreprises dans les universités canadiennes et que cet élément du Plan d’action économique du Canada progresse, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Les universités canadiennes sont des partenaires essentielles pour la prospérité par l’entrepreneuriat. L’AUCC avait réclamé des investissements dans de telles démarches collaboratives qui stimulent l’entrepreneuriat et font rapidement circuler les idées novatrices sur le marché. » M. Davidson s’est joint au premier ministre et au ministre d’État (Science et technologie), Ed Holder, à Waterloo pour cette annonce.

En 2013, le gouvernement a alloué 60 millions de dollars sur cinq ans et, en 2014, 40 millions de dollars supplémentaires pour aider les accélérateurs et les incubateurs d’entreprises exceptionnels à proposer davantage de services aux entrepreneurs méritoires.

Les universités de l’ensemble du Canada jouent un rôle de premier plan pour la réussite des affaires. En plus de disposer des meilleurs incubateurs et accélérateurs, 45 d’entre elles ont élaboré des programmes d’études en entrepreneuriat et offrent des ateliers, du mentorat et du soutien aux étudiants et aux chercheurs qui souhaitent commercialiser des idées de produits et de services. En plus de se préparer à de brillantes carrières, les étudiants des universités ont des idées novatrices qui contribuent à créer de l’emploi pour les entreprises de demain.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell. : 613 608-8749

Opinion - 18 juin 2014

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Globe and Mail le 18 juin 2014.

Par :

Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

Paul Soubry,président et chef de la direction de New Flyer, le plus important constructeur d’autobus et fournisseur de pièces en Amérique du Nord.

Quelles sont les qualités qui ont tant impressionné l’employeur de Dale Camuyong, étudiant en administration des affaires à la University of Manitoba et nommé stagiaire de l’année en 2013? Le fait qu’il travaillait à New Flyer, un constructeur d’autobus, porte naturellement à croire que ses compétences techniques très spécialisées ont été déterminantes. Or, les supérieurs de Dale Camuyong ont plutôt cité le remarquable éventail d’aptitudes et de qualités qu’il a démontrées : non seulement ses connaissances en matière de ressources humaines, mais également son leadership, son sens de l’initiative, son esprit d’équipe, son dévouement, son professionnalisme et son sens de l’humour.

Cet exemple témoigne d’une particularité importante de la relation entre les employeurs et les établissements d’enseignement supérieur au Canada. Chez les diplômés, les employeurs ne recherchent pas seulement des compétences hautement spécialisées, mais plutôt un vaste ensemble de qualités sociales – des compétences dites « générales » – nécessaires pour réussir sur le marché du travail actuel.

La nature exacte de ces compétences générales, et la mesure dans laquelle les universités, les collèges et les écoles de métiers du pays les enseignent font partie des questions les plus vivement débattues sur la scène politique et économique canadienne. La plupart des intervenants du secteur privé et du milieu de l’enseignement supérieur conviennent que l’un des fondements de la mission des établissements postsecondaires, voire leur raison d’être, consiste à former des diplômés qui répondent aux besoins du marché du travail actuel. Tous reconnaissent également qu’une bonne adéquation entre les besoins des employeurs et les compétences des travailleurs revêt une importance économique considérable.

Disposer de plus de données sur les besoins du marché du travail permettrait évidemment de mieux orienter le débat. Les employeurs, quant à eux, envoient toujours le même message : ils recherchent des candidats adaptés au travail collaboratif qui caractérise le marché actuel, soit des personnes dotées d’un esprit d’équipe et de bonnes aptitudes relationnelles, faisant preuve de leadership. Devant l’internationalisation croissante de leurs activités, les entreprises canadiennes ont de plus en plus besoin de travailleurs capables d’exercer leurs fonctions au-delà des frontières culturelles et nationales. Cette adéquation avec le milieu du travail est si précieuse que la plupart des employeurs préfèrent embaucher des employés possédant des aptitudes d’adaptation, quitte à leur offrir par la suite une formation spécialisée, plutôt que l’inverse.

Les universités, les collèges et les écoles de métiers du Canada savent que les employeurs leur demandent de mettre l’accent sur les aptitudes liées à la collaboration, à l’interculturalisme et à la dynamique d’équipe. Les universités excellent déjà sur ce plan et se préparent à aller encore plus loin dans les années à venir. Tous les établissements reconnaissent qu’il leur incombe de cultiver chez leurs étudiants la faculté d’adaptation requise dans un marché du travail en constante évolution, où les réorientations de carrière sont de plus en plus fréquentes. Todd Hirsh, économiste en chef à ATB Financial, le faisait remarquer dans ces pages le mois dernier : « Le but de l’éducation postsecondaire, tant dans les facultés d’arts libéraux que dans les écoles polytechniques, est de préparer les étudiants non pas à occuper un emploi, mais à entreprendre un long parcours professionnel en constante mutation. »

À bien des égards, les universités s’acquittent déjà bien de cette tâche. Selon un sondage réalisé par le Conseil canadien des chefs d’entreprise, la plupart des grands employeurs du pays sont satisfaits ou très satisfaits de la qualité de la formation des diplômés des universités qu’ils embauchent. Les programmes de stages et de travail-études auxquels participent déjà la moitié des étudiants au premier cycle contribuent également à créer l’adéquation avec le milieu du travail que recherchent les employeurs.

Il reste cependant beaucoup à faire pour former des diplômés qui répondent aux besoins du marché du travail actuel. Il serait d’abord bon de reconnaître qu’une diversité de types de formation est nécessaire, des grades universitaires supérieurs aux études collégiales, en passant par la formation dans les métiers spécialisés. Rien ne sert de privilégier un type de formation au détriment des autres; le fait que le pays ait besoin de plus de plombiers ou de soudeurs ne signifie pas pour autant qu’il ait moins besoin de diplômés en histoire et en urbanisme.

Les décideurs pourraient pour leur part adopter une définition plus large des compétences à privilégier en enseignement supérieur; ne pas se concentrer uniquement sur le savoir-faire technique, mais aussi sur le travail d’équipe, la réflexion multidimensionnelle et les aptitudes interculturelles. Ils devraient également garder à l’esprit la nécessité de former des travailleurs qui sauront s’adapter à une carrière et à un marché appelés à évoluer de plus en plus vite. Les décideurs devraient donc faire front commun avec les entreprises et les établissements postsecondaires pour recueillir et analyser des données probantes sur le marché du travail, afin de prendre des décisions éclairées en matière d’éducation postsecondaire au Canada. Enfin, les responsables des politiques doivent être prêts à financer des stages et à offrir une expérience internationale aux étudiants canadiens afin qu’ils puissent acquérir les compétences générales tant prisées par les employeurs.

Nul ne peut prédire les futurs besoins du marché du travail, mais nous savons que la souplesse, la polyvalence et la capacité d’adaptation y seront essentielles. Si les intervenants du secteur privé, les établissements d’enseignement supérieur et les décideurs collaborent étroitement pour concrétiser cet idéal, les étudiants, les travailleurs, les employeurs et l’économie canadienne dans son ensemble en ressortiront gagnants.

Vidéoclip de Paul Soubry sur les emplois, les compétences et l’enseignement supérieur

Vidéo disponible en anglais seulement.


Un vidéoclip de l’allocution de Paul Soubry présentée à la réunion des membres de l’Association des universités et collèges du Canada en avril 2014.


Transcription

Text on screen: [Address by New Flyer president and CEO Paul Soubry, AUCC membership meeting, Winnipeg, April 8-9, 2014 | Allocution de Paul Soubry, p.-d.g. de New Flyer, Réunion des membres de l’AUCC, Winnipeg, du 8 au 9 avril 2014]

Paul Soubry, New Flyer president and CEO :
So the next question, what combination of skills and experience does the next generation of leaders need to be successful? Now again, it’s 30 years since I went to school, but for me, the easiest courses were human resources, organizational behaviour and so forth. And most of the time, I thought I was wasting my time. I wanted to be an accountant after several unsuccessful attempts at first-year financial accounting, the prof suggested I might to into sales marketing or human resources.

But honestly, those courses to me were philosophical. They were theoretical, they were conceptual, there was no right or wrong, basically soft stuff. But honestly, now that I’m 30 years later, now that I run a business, in my case, 3,200 people in multiple facilities, previously 4,500 people all over the globe, honestly, the stuff that’s really important all day long is organizational behaviour, human resources and people and leadership stuff.

And so I realized you can hire smart people and you can realize you can buy computers and other stuff to design or calculate and so forth. The most difficult thing to do is to teach people how to be a leader. And we spend a lot of time in our business differentiating between management and leadership, and they are two very, very different things.

I’m a bit of a junkie for quotes and so forth, and I love this one from, from Michael Porter at Harvard, and so when you think, when he thinks about and talks about the global environment, he says, and it’s so true in my business cause all I do is assemble a bunch of parts, like 30,000 parts, and at the end of the day, you’ve got a bus. But so does my competitor. There’s not much really different. He says that people are the only real source of true competitive advantage.

And you know, when you look back at, at where people work and the way we respond and how we interact with our customers, at the end of the day, I’m building a bus, no different than any of my competitors. It really is about the people. And so, I really think that’s an important thing that universities should think about and that the difference between your school and somebody else’s school really has to do with the quality of the people that are teaching, managing, leading and, and educating our youngsters.

Text on screen: [Information/Renseignements www.aucc.ca ; bilingual logo of the Association of Universities and Colleges of Canada]

Communiqué - 13 juin 2014

Les universités et les fondations communautaires canadiennes l’affirment : le nouveau Programme de bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II contribuera à former la prochaine génération de leaders et de bâtisseurs de collectivités, au Canada et dans l’ensemble du Commonwealth.

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et les Fondations communautaires du Canada (FCC) sont fières d’être partenaires du gouvernement du Canada ainsi que de la Fondation Rideau Hall dans le cadre de ce programme, dont le lancement a été annoncé aujourd’hui par le premier ministre, Stephen Harper, à la suite d’une rencontre qui a eu lieu à Rideau Hall en compagnie de Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, et le très honorable Jean Chrétien, ancien premier ministre du Canada. Le montant des bourses d’études décernées au cours des cinq premières années du programme totalisera 40 millions de dollars.

Stephen Harper, premier ministre; Jean Chrétien, ancien premier ministre et David Johnston, gouverneur général à Rideau Hall.

Photo : Rideau Hall (2014)

« Le Programme de bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II permettra aux jeunes du Canada et de l’ensemble du Commonwealth d’acquérir une formidable expérience mondiale axée sur la recherche, qui leur sera bénéfique tout au long de leur carrière, affirme le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson. Je salue les efforts du gouvernement du Canada, de l’ancien premier ministre Jean Chrétien et des universités canadiennes, qui ont su faire de cet ambitieux nouveau programme de bourses d’études une réalité. »

« Les Fondations communautaires du Canada sont fières de prendre part à cet effort concerté mené par de nombreux partenaires et contributeurs. Elles se réjouissent à l’idée de collaborer avec divers intervenants à l’émergence d’un nouveau réseau dynamique constitué de jeunes du Canada et de l’ensemble du Commonwealth », déclare pour sa part Ian Bird, président des Fondations communautaires du Canada et directeur général de la Fondation Rideau Hall.

En tant que responsable technique du Programme des bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, l’AUCC entend mettre à profit sa vaste expérience acquise auprès departenaires qui favorisent l’accès à l’éducation postsecondaire par des bourses d’études. L’Association entend également exploiter ses réseaux au Canada et dans l’ensemble du Commonwealth pour faire connaître le programme et sa valeur, et collaborer avec les universités et les partenaires communautaires pour bonifier le programme et rendre compte de ses résultats.

Les FCC entendent pour leur part mettre à profit leur expertise en matière de philanthropie pour gérer le programme, pour investir ainsi que pour veiller à la répartition du financement entre les universités canadiennes participantes. Une fiducie caritative dépositaire du financement sera créée et gérée par un comité indépendant.

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

Les FCC regroupent 191 fondations communautaires canadiennes. Elles stimulent la générosité envers les collectivités les plus nécessiteuses. Gestionnaires de 3,8 milliards de dollars d’actifs, elles ont investi, l’an dernier seulement, plus de 158 millions de dollars dans les collectivités canadiennes.

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Pour obtenir un complément d’information :

Helen Murphy
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Communiqué - 10 juin 2014

HALIFAX – Près de 40 dirigeants d’universités se sont réunis à Halifax hier pour mettre en commun des stratégies visant à réduire la consommation d’alcool à risque chez les étudiants et trouver des manières d’endiguer le problème.

L’atelier d’un jour, présenté conjointement par l’Association des universités et collèges du Canada et l’Acadia University, s’est penché sur la possibilité de lancer  une nouvelle collaboration pancanadienne entre universités et collèges pour réduire la consommation à risque sur les campus canadiens.

Ray Ivany, recteur de la Acadia University à l'atelier visant à réduire la consommation d’alcool à risque chez les étudiants

Ray Ivany, recteur de la Acadia University

Des recteurs, des vice-recteurs et des directeurs des services aux étudiants ainsi que des représentants de collèges communautaires se sont réunis pour jeter les bases d’une initiative conjointe entre établissements postsecondaires pour réduire la consommation d’alcool à risque, et pour déterminer quelles seront les prochaines étapes, à court et à moyen terme, pour y parvenir.

Les participants ont pu entendre Ann Dowsett Johnston, militante et auteure de Drink: The Intimate Relationship between Women and Alcohol, et Robert Strang, administrateur en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse. Une allocution vidéo de Jim Kim, président de la Banque mondiale et ancien recteur du Dartmouth College, qui a aussi dirigé l’initiative Learning Collaborative on High-Risk Drinking du National College Health Improvement Program aux États-Unis, a ouvert l’atelier.

Il s’agissait du dernier d’une série d’ateliers offerts aux recteurs des universités canadiennes visant à prendre des mesures pour améliorer le bien-être et la réussite des étudiants. Les autres portaient sur les problèmes de santé mentale sur les campus et le renforcement du leadership dans le cadre d’activités d’orientation organisées par les étudiants.

L’atelier était subventionné en partie par l’Association des services aux étudiants des universités et des collèges du Canada, et tenu parallèlement à sa conférence annuelle tenue du 8 au 11 juin 2014, à Halifax.

Faits saillants

  • Selon Statistique Canada, le tiers des Canadiens âgés entre 18 et 24 ans boivent de l’alcool en grande quantité (cinq verres ou plus en une seule fois) une fois par mois.
  • Une enquête effectuée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM) sur les campus canadiens en 2004 a révélé que les jeunes adultes qui fréquentent les établissements postsecondaires sont plus susceptibles de consommer à risque que ceux qui ne sont plus aux études :
    • 32 % des étudiants au premier cycle disent boire à un niveau qui est dangereux, comparativement à 26 pour cent de la population générale âgée entre 18 et 24 ans.
    • 10 % des étudiants interrogés ont rapporté avoir été victimes de violence liée à l’alcool;
    • 9,8 % rapportent avoir été victimes de harcèlement sexuel lié à l’alcool;
    • 14,1 % rapportent avoir eu des relations sexuelles non planifiées parce qu’ils étaient en état d’ébriété.
  • Afin de réduire la consommation d’alcool à risque et de promouvoir la modération, plusieurs programmes, politiques et interventions ont été proposés et mis en place dans les établissements d’enseignement postsecondaires d’Amérique du Nord. Le projet National College Health Improvement créé aux États-Unis en 2010 par Jim Kim, ancien recteur du Collège Darmouth et médecin, est l’un des programmes visant à améliorer la santé des étudiants.
  • Les universités prennent de nombreuses mesures pour contrer la consommation d’alcool à risque sur les campus, mettent en place des campagnes de publicité, offrent de la formation aux dirigeants étudiants en vue des semaines d’orientation, offrent des résidences sans alcool et interdisent les cinq à sept et les dernières tournées dans les bars sur les campus.
  • En 2011, les universités canadiennes se sont engagées envers la population canadienne à améliorer les expériences d’apprentissage des étudiants universitaires.

Citations

« Les universités entreprennent des démarches positives pour réduire la consommation à risque sur les campus. Elles comprennent de mieux en mieux que l’alcool peut causer des dommages aux étudiants, comme compromettre leurs études et les mettre en danger. L’atelier aura permis aux dirigeants universitaires d’initier une démarche canadienne visant à trouver des solutions à un problème complexe. »

-Christine Tausig Ford, vice-présidente et administratrice en chef, Association des universités et collèges du Canada

« La consommation d’alcool à risque ne peut être acceptée comme étant un rite de passage traditionnel pour les étudiants des universités. Il y a des répercussions graves et souvent néfastes à la consommation d’alcool à risque sur nos campus. À titre de recteurs, nous nous soucions des étudiants et de leur sécurité. C’est pourquoi nous nous sommes engagés à trouver une manière de réduire les préjudices pouvant être causés à la population étudiante. »

- Ray Ivany, recteur, Acadia University

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Communiqué - 6 juin 2014

HALIFAX – Conscients des répercussions associés à la consommation d’alcool sur les campus canadiens, les dirigeants universitaires se réuniront la semaine prochaine pour discuter des manières de réduire les dommages causés par l’alcool chez les étudiants, et explorer de nouvelles possibilités d’action collective.

Le lundi 9 juin 2014 à Halifax, des recteurs, des vice-recteurs et des directeurs des services aux étudiants participeront à un atelier d’une journée organisé conjointement par l’Acadia University et l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

Les représentants des médias sont invités à assister à un déjeuner-conférence animé par Ann Dowsett Johnston, militante et auteure de Drink: The Intimate Relationship between Women and Alcohol. Mme Dowsett Johnston abordera les répercussions de l’alcool et de son marketing sur les femmes, particulièrement sur les étudiantes de niveau postsecondaire. Une période de questions suivra son exposé.

Les médias sont aussi conviés à assister à l’allocution vidéo du Dr Jim Kim, président de la Banque mondiale et ancien recteur du Dartmouth College, qui a aussi dirigé l’initiative Learning Collaborative on High-Risk Drinking du National College Health Improvement Program aux États-Unis. Ray Ivany, recteur de l’Acadia University, et le Dr Robert Strang, administrateur en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse, présenteront leurs réactions et animeront la séance de questions qui suivra.

Possibilités d’entrevue avec M. Ivany et Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC.

Allocution vidéo du Dr Kim, suivi des commentaires de M. Ivany, recteur de l’Acadia University, et du Dr Strang, administrateur en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse
Le lundi 9 juin 2014
De 8 h 45 à 10 h
World Trade and Convention Centre, Halifax, Nouvelle-Écosse

Déjeuner-conférence de Mme Dowsett Johnston
Le lundi 9 juin 2014
De 11 h 40 à 13 h
World Trade and Convention Centre, Halifax, Nouvelle-Écosse

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Renseignements :
Nadine Robitaille
Agente des communications
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L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

Opinion - 28 mai 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru le Globe and Mail le 28 mai 2014.

Par Indira Samarasekera
Rectrice et vice-chancelière de l’University of Alberta

Les deux dernières semaines ont été pénibles pour la University of Saskatchewan et toutes les personnes touchées par la crise récente qui a secoué l’établissement. Personne ne s’en est sorti indemne. Lorsque les frontières entre liberté universitaire, liberté d’expression et responsabilités de gestion s’estompent, les risques de dommages sont élevés. Lorsqu’une situation pousse le gouvernement à intervenir, l’autonomie institutionnelle est menacée.

Les universités sont des institutions complexes qui remplissent de nombreux rôles sociétaux et économiques. Affichant des revenus excédant parfois le milliard de dollars, employant des milliers de personnes de soutien et de professeurs, exploitant souvent plus d’un campus et étant de plus en plus présentes à l’étranger, les universités sont investies de mandats vastes et, dans certains cas, difficilement conciliables.

Elles sont également constituées d’un large éventail d’intervenants aux points de vue bien arrêtés et souvent contradictoires. Elles ont besoin d’un leadership efficace exercé comme nulle part ailleurs dans la société.

Nombreux sont ceux qui se sont empressés de condamner la University of Saskatchewan. Certains se sont réjouis d’un triomphe sur l’administration, mais il pourrait s’agir d’une victoire à la Pyrrhus.

En tant que rectrice qui croit fermement aux principes fondamentaux des universités canadiennes, j’invite à une seconde réflexion.

La liberté universitaire et l’autonomie institutionnelle sont essentielles au bon fonctionnement de l’université moderne. Elles permettent aux membres du corps professoral de mener leurs activités savantes, de recherche et d’enseignement en quête d’idées nouvelles, de découvertes et de vérité. En s’appuyant sur leur pensée critique, la connaissance de leur domaine et leurs résultats de recherche, ils peuvent prendre des risques intellectuels et se prononcer sur des questions qu’ils connaissent en profondeur, même si leur point de vue est parfois impopulaire ou contraire au courant de pensée dominant.

Forts de l’autonomie institutionnelle, les dirigeants universitaires peuvent tracer le parcours de leur établissement en fonction de sa mission et prendre des décisions stratégiques, même si celles-ci ne plaisent pas au gouvernement en poste.

C’est parce que j’ai une confiance inébranlable en ces deux principes que j’ai été aussi consternée par les événements survenus à la University of Saskatchewan. Il est vrai que les universités sont également des endroits où la liberté d’expression est chérie. Cependant, le concept général de liberté d’expression n’est pas le même que celui de liberté universitaire. Cette dernière doit s’appuyer sur un questionnement rigoureux et un discours raisonné. Elle s’accompagne également de responsabilités.

Les universitaires doivent s’attendre à ce que leurs idées fassent l’objet d’un examen critique par leurs pairs, qui débattront de leurs points de vue et de leurs découvertes, examineront leurs données et remettront en question leurs hypothèses.

La liberté d’expression est quant à elle dictée par des règles éthiques et des normes intellectuelles : c’est pourquoi les Canadiens ont établi des limites claires et se dont dotés de lois contre les actes diffamatoires et calomnieux et les crimes haineux. Les campus sont bien sûr des lieux de débat libre, même lorsque les esprits s’enflamment, et la liberté d’expression doit y être défendue bec et ongles, au même titre que la liberté universitaire. Avant que des décisions ne soient prises, les professeurs et les dirigeants, en particulier les vice-recteurs et les doyens, doivent débattre des enjeux et remettre en question les orientations, ce que les professeurs et les dirigeants de la University of Saskatchewan ont amplement eu le temps de faire pendant les consultations visant l’initiative TransformUS. Il est cependant insensé de laisser croire que les doyens sont autorisés à condamner publiquement les choix de l’équipe de direction ou du conseil d’administration après la prise d’une décision. Les mêmes principes relatifs à la prise de décisions s’appliquent au sein d’un cabinet. Aucune organisation ne peut avancer sans ces principes.

La University of Saskatchewan est confrontée à des choix difficiles, tout comme ses homologues canadiennes. Étant donné les attentes croissantes et le financement limité, les universités doivent faire des choix. Elles ne peuvent plus satisfaire tout le monde.

Les universités sont appelées à offrir des programmes d’études de grande qualité à une nouvelle génération de citoyens ouverts sur le monde. Elles sont le noyau des collectivités et des régions qui les accueillent, favorisant la création d’entreprises et d’emplois. On s’attend à ce qu’elles mènent de la recherche de pointe qui permet de stimuler l’innovation au Canada, de tisser un réseau international de chercheurs et de générer des découvertes et des idées de calibre mondial.

Elles doivent donc miser sur leurs forces, s’appuyer sur l’excellence et investir dans des projets novateurs et risqués dans l’intérêt de leurs étudiants et de la société. Elles doivent tenter de se classer parmi les meilleurs établissements d’enseignement supérieur au monde.

Pour ce faire, les universités sont parfois contraintes de prendre des décisions impopulaires, voire controversées. Il arrive que les gouvernements n’approuvent pas la voie empruntée pour atteindre l’excellence. En prenant appui sur la pensée critique, la recherche éclairée et des consultations à grande échelle, les universités doivent néanmoins prendre ces décisions si elles veulent prospérer et servir les prochaines générations de Canadiens. Les dirigeants universitaires doivent tracer ces parcours avec courage et conviction.

Les événements survenus à la University of Saskatchewan devraient tous nous pousser à la réflexion. Recteurs, provosts, doyens, professeurs, membres du personnel, étudiants et membres du conseil d’administration : tous doivent réfléchir à la façon de s’adapter aux nouvelles réalités tout en préservant les valeurs universitaires qui ont si bien servi la société pendant des siècles.


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