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Communiqué - 24 mars 2015

Les ressources des universités au service des affaires

Paul-Davidson-London-Chamber-of-Commerce

Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada,

Période d’incertitude économique.
Demande croissante en compétences et en savoir de pointe.
Économie mondiale de plus en plus concurrentielle.

Pour relever les nouveaux défis, les entreprises d’aujourd’hui doivent être souples, réactives et visionnaires. Ainsi, lorsqu’elles créent des partenariats avec les universités, les entreprises et les collectivités se dotent d’un avantage concurrentiel.

Joignez-vous à Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada, alors qu’il examinera l’importance des universités pour fournir au Canada les compétences, les connaissances et les idées novatrices dont il a besoin pour livrer concurrence, ouvrir de nouveaux marchés et commercialiser rapidement de nouvelles idées.

Explorez avec lui les coulisses des universités d’aujourd’hui et la manière dont l’enseignement supérieur renforce la prospérité par la recherche, l’innovation et l’apprentissage par l’expérience. Découvrez les nombreuses façons par lesquelles les universités offrent aux jeunes Canadiens l’expérience pratique, les compétences en entrepreneuriat, et les occasions internationales et interculturelles que recherchent les employeurs et dont le pays a besoin. Apprenez comment tirer parti du potentiel des universités pour renforcer les entreprises, les collectivités et les régions.

Le jeudi 16 avril 2015
7 h 45 Inscription et petit déjeuner continental
8 h 15 Allocution

Chambre de commerce de London
101-244, rue Pall Mall, London ON

Prix : 25 $ + TVH pour les membres de la Chambre (35 $ + TVH pour les invités)

Pour obtenir un complément d’information sur le programme et les billets, veuillez consulter le site de la  Chambre de commerce de London.

Opinion - 6 mars 2015

Le commentaire suivant a été publié dans le Saint John Telegraph-Journal le 6 mars, 2015

Commentaire de Peter Halpin, directeur exécutif de l’Association des universités de l’Atlantique

Nous sommes consternés par la nature profondément négative des commentaires éditoriaux parus récemment dans le Telegraph-Journal et le Times &Transcript de Moncton à propos du milieu universitaire de la province. Bien que le milieu universitaire ne soit pas à l’abri des critiques constructives, le ton presque hostile adopté par ces journaux me rappelle une citation attribuée à l’auteur britannique Oscar Wilde, qui disait : « Un cynique est un homme qui connaît le prix de tout et la valeur de rien ».

Rédigés en réponse aux données récentes sur les tendances en matière d’effectifs publiées par la Commission de l’enseignement supérieur des Provinces maritimes (CESPM), les deux éditoriaux sous-estiment gravement le travail acharné effectué par les dirigeants des universités de la province et des partenaires pour relever les défis importants auxquels fait face le Nouveau-Brunswick. Il est inexact d’insinuer que les universités sont inconscientes des difficultés démographiques du Nouveau-Brunswick, tout particulièrement au sein de la cohorte d’âge universitaire.

Inviter les jeunes de tous les coins de la province (14 153), du pays (4 277) et du monde entier (2 793) à poursuivre des études universitaires au Nouveau-Brunswick constitue depuis longtemps une grande priorité. Malgré un récent recul des inscriptions, le taux de participation universitaire du Nouveau-Brunswick (29 pour cent) est le quatrième plus élevé au Canada et dépasse de trois pour cent la moyenne nationale.

L’idée que les dirigeants universitaires puissent être insensibles à l’augmentation du coût des études postsecondaires et au fardeau croissant qu’il représente pour les étudiants et leur famille est erronée. Les universités du Nouveau-Brunswick consacrent énormément de temps et d’efforts à la recherche de financement auprès de sources non gouvernementales afin d’offrir des millions de dollars sous forme de bourses d’études (provenant à 80 pour cent de l’extérieur de la province) et d’emplois sur les campus. Il convient également de noter que 41 pour cent de tous les étudiants qui obtiennent un baccalauréat n’ont aucune dette, alors qu’un tiers de ceux qui ont une dette doivent moins de 12 000 $.

Attirant le talent comme des aimants, les universités du Nouveau-Brunswick produisent chaque année près de 5 000 diplômés compétents qui deviennent les futurs dirigeants communautaires, d’entreprises, gouvernementaux et politiques de la province, des professionnels et des entrepreneurs qui résident dans les collectivités de la province et y fondent des familles. Plus de la moitié des députés récemment élus à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick et de nombreux membres du Conseil exécutif sont diplômés des universités de la province, y compris le premier ministre Brian Gallant.

Les universités sont de puissants moteurs économiques qui offrent des emplois de grande qualité à plus de 4 000 néo-brunswickois et achètent des millions de dollars de produits et services auprès d’entreprises de la province.

Les universités néo-brunswickoises sont des chefs de file de l’innovation, puisqu’elles effectuent plus de la moitié des activités de recherche et développement (135 millions de dollars par année), dont 84 millions de dollars proviennent de sources extérieures.

Les universités du Nouveau-Brunswick contribuent grandement à améliorer les conditions de vie en offrant un environnement propice à un secteur artistique et culturel dynamique, ainsi que des installations de loisirs, de conditionnement physique et d’athlétisme favorisant une vie active et saine, ce qui est essentiel à l’amélioration de la santé et du bien-être. Il convient également de souligner leur rôle dans la création de milieux fortement solidaires dans lesquels des jeunes effectuent leur transition vers la vie adulte.

Les universités sont engagées et participent de façon importante à la société civile. Les étudiants, le corps professoral et le personnel font du bénévolat dans leurs collectivités et soutiennent activement de nombreuses organisations de bienfaisance et de service communautaire.

Bref, le Nouveau-Brunswick bénéficie de la présence de quatre universités dynamiques et engagées.

-30-

Peter Halpin est directeur exécutif de l’Association des universités de l’Atlantique

Opinion - 2 mars 2015

Cette lettre a été envoyée au Saint John Telegraph Journal en réaction à l’éditorial intitulé «Universities need complete refocus,  » publié le 25 février 2015.

Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Comme le soulignait votre éditorial du 24 février dernier, tout changement démographique et économique marqué nécessite des changements dans l’éducation postsecondaire.

Les récessions entrainent des modifications aux perspectives d’emploi pour les diplômés et, lorsque les conditions s’améliorent, la situation se rétablit. Toutefois, les diplômés ayant obtenu un grade universitaire en pleine récession économique s’en sortent très bien sur le marché du travail aujourd’hui. L’Enquête nationale auprès des diplômés de Statistique Canada menée en 2013 révèle que, trois ans après avoir obtenu leur diplôme, plus de 90 pour cent des bacheliers avaient un emploi, et un emploi à temps plein dans près de 85 pour cent des cas. En début de carrière, leur revenu moyen s’élevait à environ 53 000 $. En outre, le taux de chômage chez ces nouveaux diplômés se situait à seulement 5 pour cent.

Le parcours universitaire d’aujourd’hui répond aux changements démographiques et économiques en faisant appel à l’innovation et à la collaboration. Il est enrichi d’apprentissage pratique, de partenariats avec la collectivité, d’expériences internationales et de possibilités de recherche. La moitié de tous les étudiants universitaires, toutes disciplines confondues, effectuent maintenant au moins un stage, une expérience avec un programme coopératif, ou un stage sur le terrain au cours de leurs études.

Dans les régions qui connaissent une décroissance démographique et des difficultés économiques considérables, l’éducation et l’innovation sont la clé de la prospérité. Et c’est exactement ce que font les universités du Nouveau-Brunswick.

Communiqué - 2 mars 2015

OTTAWA – Les universités canadiennes, la Fondation Rideau Hall et les Fondations communautaires du Canada sont fières d’annoncer que plus de 1 900 bourses d’études seront versées à des étudiants universitaires dans le cadre du programme Bourses canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. Cette initiative, dont les investissements de base dépassent les 40 millions de dollars, dont 10 millions proviennent du gouvernement du Canada, constituera un réseau dynamique de jeunes chefs de file mondiaux au Canada et dans l’ensemble des pays du Commonwealth au cours des quatre prochaines années.

Annoncé en juin 2014 par le gouverneur général David Johnston, le premier ministre Stephen Harper et l’ancien premier ministre Jean Chrétien, le programme Bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II contribuera à former la prochaine génération de leaders et de bâtisseurs de collectivités à l’échelle nationale et internationale. Des étudiants canadiens aux premier, deuxième et troisième cycles se rendront dans un autre pays du Commonwealth pour y participer à des stages ou à des études pendant une période de trois mois à un an. Des bourses permettront aussi à des étudiants à la maîtrise et au doctorat originaires d’autres pays du Commonwealth de poursuivre leurs études dans une université canadienne. Ces bourses s’inscrivent dans un ensemble de projets conçus par les universités pour aborder des enjeux locaux, nationaux et mondiaux pressants. En voici quelques exemples :

  • Solutions novatrices de conception et de gestion d’infrastructures de transport adaptées au climat de l’Asie du Sud, University of British Columbia
  • Coordonner des recherches et des méthodes de formation novatrices pour rendre les moyens de subsistance des petits exploitants de fermes laitières plus durables, University of Prince Edward Island
  • Accroître la résilience dans les collectivités côtières, Vancouver Island University
  • Biologie quantitative et génétique médicale dans le monde, Université McGill
  • Le cycle de vie minière; découverte, développement, remise en état, pacte social et environnement, Université Laurentienne
  • Formation scientifique d’étudiants indiens pour la recherche en énergie durable et en sciences biomédicales, Université du Québec à Trois-Rivières

Le programme Bourses canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II est une initiative conjointe de la Fondation Rideau Hall, des Fondations communautaires du Canada et de l’Association des universités et collèges du Canada. Il a été créé grâce à des contributions uniques du gouvernement du Canada, des gouvernements provinciaux, du secteur privé et de particuliers de partout dans le monde.

Citations

« Nous sommes très reconnaissants envers chaque donateur dont la grande générosité aidera les boursiers de la reine Elizabeth II qui s’engagent envers des collectivités de tous les pays du Commonwealth et créent des projets et des initiatives qui auront une incidence sur le monde, a déclaré Ian Bird, président des Fondations communautaires du Canada et directeur général de la Fondation Rideau Hall. L’importance accordée par le programme à la collaboration entre collectivités s’est traduite par une occasion formidable pour les fondations communautaires de collaborer avec les universités et de partager avec elles leur expertise en matière de philanthropie. »

« Le programme Bourses canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II offrira aux étudiants des expériences d’études et de recherche à l’étranger qui les transformeront, s’est réjoui Paul Davidson, président de l’Association des universités et collèges du Canada. En permettant à de jeunes Canadiens d’étudier à l’étranger et à des étudiants d’ailleurs de venir sur nos campus, ce programme visionnaire contribuera à tisser des liens économiques, diplomatiques et culturels dont profiteront tous les Canadiens. »

Faits saillants

  • Les boursiers porteront le titre de « boursiers de la reine Elizabeth II ».
  • Dans le cadre de la première phase du projet, 34 universités canadiennes assumeront la gestion de projets offrant des bourses d’études à plus de 1 900 étudiants universitaires du Commonwealth; 46 pays du Commonwealth y participeront.
  • Les universités dont les projets auront été acceptés ont été choisies par un comité indépendant composé de représentants d’organisations du milieu de l’enseignement du Canada et du Commonwealth, d’entreprises du secteur privé et d’organisations non gouvernementales.

Pour obtenir des précisions, dont les noms des donateurs et des universités participantes, veuillez consulter l’une ou l’autre de ces adresses : www.boursiersreineelizabeth.ca ou les propositions gagnantes.

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Rideau Hall Foundation Logo

Community Foundations of Canada logo

-30-

Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe des communications
Association des universités et collèges du Canada (AUCC)
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cellulaire : 613 608-8749

David Venn
Gestionnaire des communications
Fondations communautaires du Canada
dvenn@communityfoundations.ca
613 236-2664, poste 302
Cellulaire : 613 266-6917

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

Fondations communautaires du Canada est le réseau national des 191 fondations communautaires du Canada, qui aide les Canadiens à bâtir pour longtemps des cadres agréables où il fait bon vivre, travailler et se divertir.

Opinion - 27 février 2015

Cette lettre a paru dans le Moncton Times & Transcript en réaction à l’éditorial intitulé « Too many N.B. ‍universities, not enough young people  », publié le 25 février 2015

Par Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

L’éditorial d’hier soulignait la nécessité pour les universités d’être en mesure de répondre aux changements démographiques et économiques et d’innover.

Les étudiants d’aujourd’hui veulent avoir le choix, et les universités du Nouveau-Brunswick leur offrent une diversité et une qualité extraordinaires dans toutes les disciplines. Par leurs spécialités, leurs langues d’enseignement, leur situation géographique et leur taille, elles offrent un choix de programmes et d’expériences qui permettent aux étudiants de trouver le parcours vers une carrière valorisante qui leur convient, qu’ils soient originaires du Nouveau-Brunswick ou du Nouveau-Mexique.

Chaque récession entraîne des modifications alors que le milieu de l’enseignement supérieur réagit aux changements économiques. La récession de 2008 ne fait pas exception. Les étudiants aussi réagissent au changement, choisissant les disciplines les plus en demande. Dans tous les domaines, la formation universitaire au premier cycle est aujourd’hui plus que jamais axée sur la recherche, l’international et l’expérience pratique de manière globale. En effet, la moitié des étudiants universitaires, toutes disciplines confondues, effectuent maintenant au moins un stage, une expérience avec un programme coopératif, ou un stage sur le terrain au cours de leurs études.

Alors que la population de jeunes âgés de 18 à 24 ans devrait décroître d’un peu plus de 10 pour cent dans la région entre 2015 et 2022, elle se stabilisera par la suite. Une légère augmentation des taux de fréquentation, le recrutement d’étudiants étrangers et une mobilité interprovinciale accrue pourraient annuler les répercussions de cette décroissance. Et comme nous en avons été témoins dans certaines provinces, dont en Saskatchewan, il arrive que des changements démographiques anticipés soient inversés si l’économie est en croissance.

Les universités du Nouveau-Brunswick sont des centres névralgiques en matière d’innovation, collaborant de plus en plus avec des partenaires du secteur privé afin d’aider les entreprises à croître et permettre aux étudiants d’acquérir de l’expérience pratique. Elles collaborent avec l’industrie et divers autres partenaires pour élaborer des pratiques forestières durables, faire progresser la recherche sur le vieillissement de la population, et apprendre comment les écosystèmes océaniques sont reliés aux changements climatiques.
Lorsque survient un changement démographique marqué, l’innovation est nécessaire au rétablissement et à la prospérité de nos collectivités. Or, les universités sont au cœur de l’innovation.

Opinion - 23 février 2015

La version originale de cet article d’opinion a paru en anglais dans The Hill Times le 23 février 2015

par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Partout dans le monde, les gouvernements tentent de percer les secrets de l’innovation – à quel moment se produit-elle, comment, et quels mécanismes la stimulent. Cette quête est inévitable, puisque l’innovation favorise la prospérité et la qualité de vie. Sans elle, la société et l’économie sont condamnées à stagner.

L’automne dernier, les universités canadiennes ont réuni des chefs de file israéliens, allemands et canadiens de l’innovation pour échanger au sujet des systèmes d’innovation de leurs pays respectifs et dans le but de renforcer le système du Canada.

L’Association des universités et collèges du Canada a invité des experts d’Israël et d’Allemagne, car ces pays figurent parmi les économies les plus novatrices au monde : ils font preuve d’excellence en recherche et en innovation, ont adopté de solides pratiques de collaboration entre le milieu universitaire et l’industrie et se démarquent dans le domaine de la haute technologie. Au cours du dialogue de deux jours, les discussions ont mis en évidence la culture d’innovation et de respect de la recherche qui favorise la réussite de ces deux pays.

Reconnue pour son esprit d’entreprise exceptionnel, la société israélienne est prête à prendre des risques pour réussir. Comme le signale Ruth Arnon, présidente de l’Académie israélienne des sciences et des lettres, « en Israël, de nombreuses jeunes entreprises sont financées même en sachant que peu d’entre elles réussiront. »

Enno Aufderheide, secrétaire général de la Fondation Alexander von Humboldt, avance pour sa part que l’Allemagne « comprend qu’il est essentiel de financer la recherche pour garantir sa prospérité. »

Bien que les participants au dialogue aient convenu que le processus d’innovation est complexe et qu’on ne peut se contenter de transférer les modèles d’un pays à l’autre, ils ont relevé des éléments communs à tous les systèmes d’innovation fructueux : un bon soutien de la recherche fondamentale, la participation des étudiants en tant que chercheurs, innovateurs et entrepreneurs, le soutien de la créativité et de la prise de risques en recherche, la collaboration multidisciplinaire, et de solides relations entre les universités et l’industrie. Ces éléments constituent les fondements d’une solide culture de l’innovation.

Il importe de préciser que, dans une telle culture, la recherche fondamentale tout comme la recherche appliquée sont jugées essentielles à la vitalité de l’écosystème d’innovation. Les participants étrangers ont souligné que les populations allemande et israélienne savent que la prospérité de leur pays est redevable aux investissements en recherche et en innovation.

Comment faire pour bâtir une culture de l’innovation semblable au Canada, à tous les échelons de la société?

Les étudiants et les jeunes chercheurs représentent une part importante de la solution. Les universités et l’industrie tirent de plus en plus parti du potentiel des étudiants en tant qu’agents de transfert de technologie, de transmission du savoir et d’entrepreneuriat. Les universités israéliennes et allemandes offrent aux étudiants de nombreuses occasions d’interagir avec l’industrie et avec des professeurs qui la connaissent bien. Au Canada, ces occasions se font graduellement plus nombreuses. À titre d’exemple, citons le Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, qui offre aux étudiants aux cycles supérieurs et aux chercheurs postdoctoraux une expérience à la fois à l’étranger et dans l’industrie.

Deux autres clés du succès : la prise de risques et le soutien à la créativité. Les grandes découvertes scientifiques ne peuvent être planifiées. Elles surviennent lorsqu’on donne aux gens créatifs la liberté d’explorer de nouvelles idées. Cette constatation, les participants à la conférence en ont convenu, souligne le besoin de mettre sur pied des programmes de recherche et des structures institutionnelles qui permettent l’adoption de méthodes novatrices et incitent les chercheurs à prendre des risques.

Ces principes sous-tendent les démarches distinctives d’Israël et de l’Allemagne en matière de financement de la recherche. Les Israéliens financent un grand éventail d’activités de recherche appliquée et de commercialisation tout en sachant que certaines seront réussies et que bon nombre échoueront. L’échec est toutefois considéré comme productif. En Allemagne, la démarche adoptée par la fondation allemande pour le financement de la recherche n’impose ni frontière liée à la discipline, ni quota, ni date d’échéance pour la soumission des projets, et ce, dans le but de financer les meilleures idées à mesure qu’elles émergent.

La réussite en matière d’innovation est aussi tributaire d’une démarche multidisciplinaire. En effet, l’innovation ne provient pas seulement des sciences naturelles et du génie, mais également des sciences sociales et humaines. Les universités canadiennes créent des cultures, des programmes et des espaces pour favoriser la collaboration interdisciplinaire. Cette collaboration doit maintenant dépasser les frontières des campus pour inclure les collectivités locales, régionales et internationales.

Le secteur privé a un rôle déterminant à jouer. L’excellence des écosystèmes d’innovation allemand et israélien est grandement attribuable à l’importance de la collaboration entre les universités et l’industrie dans ces pays. Le mentorat dans l’industrie et la diffusion d’information permettent aux chercheurs universitaires de connaître les besoins en recherche appliquée. Des collaborations novatrices émergent lorsque les domaines présentant des avantages et des éléments communs sont définis.

Quelles leçons le Canada peut-il tirer de ce dialogue? Manuel Trajtenberg, ancien président du comité de planification et d’élaboration du budget du conseil de l’éducation supérieure d’Israël, a reconnu qu’aucun pays ne peut simplement calquer des politiques étrangères. Il a cependant conseillé vivement au Canada de « libérer le génie entrepreneurial » en suivant l’exemple d’Israël, et de créer des établissements qui permettent aux meilleurs et aux plus brillants de faire preuve d’innovation, qui sont ouverts au changement et qui inculquent aux jeunes une attitude dynamique.

Le Canada ne doit pas complètement changer de cap pour favoriser la réussite de son système d’innovation. Il lui faut néanmoins rassembler les bonnes personnes, soutenir leurs efforts créatifs, prendre des risques et faire connaître les réalisations en recherche et en innovation à tous les Canadiens.

– 30 –

Opinion - 13 février 2015

Cette lettre a été envoyée au Globe and Mail en réaction à l’article intitulé « Immigration changes risk leaving foreign students behind » (Les modifications à la politique d’immigration risquent de laisser pour compte les étudiants étrangers), publié le 10 février 2015

par Christine Tausig Ford, vice-présidente et administratrice en chef, Association des universités et collèges du Canada

Le nouveau système de gestion des demandes d’immigration Entrée express devrait bénéficier aux étudiants étrangers qui viennent au Canada pour étudier et souhaitent obtenir le statut de résidents permanents, et non leur nuire, comme l’énonce votre article. Entrée express n’est pas un nouveau programme en soi, il ne remplace ni ne modifie les exigences ou les cibles annuelles des divers programmes d’immigration économique.

La présence d’étudiants étrangers est source d’importantes retombées pour les campus canadiens et les collectivités locales. Les étudiants étrangers injectent annuellement huit milliards de dollars dans l’économie canadienne. Étant donné la vive concurrence que se livrent les pays pour attirer le talent étranger, il est essentiel de fournir à ces étudiants une information exacte sur le système d’immigration canadien, autrement, nous risquons de nuire à la réputation de longue date du Canada comme destination de choix.

Communiqué - 9 février 2015

Les universités canadiennes prennent la question des agressions sexuelles sur les campus très au sérieux, et s’efforcent de rendre les campus sécuritaires pour tous les étudiants.

Les reportages médiatiques qui s’attaquent aux universités où sont déclarés un plus grand nombre de cas d’agression sexuelle sont trompeurs et dangereux, affirme l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

Bien que certains aspects du reportage présenté aujourd’hui par la CBC soient mis en contexte, le ton qui s’en dégage laisse à penser que les universités où sont déclarés un plus grand nombre de cas d’agression sexuelle sont dans le tort. Comme le précise la méthodologie utilisée par la CBC, les résultats ne peuvent être interprétés comme une carte de pointage, et les établissements recueillent et rapportent différemment les données.

En outre, en gonflant les chiffres à 10 000 étudiants, la CBC surestime le nombre de cas d’agressions sexuelles sur les campus.

La violence sexuelle est un problème qui n’est pas réservé aux universités, mais qui se retrouve dans la société canadienne en général. Les universités se préoccupent particulièrement de trouver des moyens pour encourager les survivants à dénoncer les agressions, et travaillent à améliorer cet aspect.

Les 97 universités membres de l’AUCC sont entièrement engagées à offrir aux étudiants, aux professeurs et au personnel un environnement sécuritaire, respectueux et solidaire où ils peuvent apprendre, travailler et interagir avec autrui.

Elles sont tout aussi profondément engagées envers les données probantes, l’équité et l’application de lois.

Les universités et leurs associations provinciales ou régionales sont les premières dans la société à transmettre de l’information sur les agressions sexuelles ainsi qu’à élaborer des stratégies pour rendre leurs campus sécuritaires et à mettre en place des ressources pour appuyer les étudiants qui ont été victimes d’agressions. Bien que l’AUCC accueille favorablement les conversations qui permettent de mieux comprendre et de s’informer au sujet des agressions sexuelles et de la sécurité sur les campus, elle recommande que le ton et le contenu de tels reportages soient fondés sur des données exactes afin d’être compris de manière appropriée.

-30-

Renseignements :

Nadine Robitaille
Agente des communications
Association des universités et collèges du Canada
nrobitaille@aucc.ca
Tél. : 613 563-1236, poste 306

Opinion - 15 décembre 2014

Texte d’opinion paru dans le Victoria Times Colonist le 13 décembre 2014

par Jamie Cassels,  Président and Vice-chancelier de la University of Victoria.

Les discussions seront animées pendant les Fêtes, à l’approche de la période de demandes d’admission aux universités de la Colombie-Britannique. Où s’inscrire et quels lieu et programme d’études choisir méritent en effet une bonne réflexion. Les choix sont nombreux. Toutefois, la pertinence de poursuivre ses études postsecondaires ne devrait pas être remise en question. Entreprendre des études supérieures n’a jamais été aussi important, et les occasions offertes aux étudiants aussi intéressantes dans les excellentes universités de la Colombie-Britannique.

Non seulement les universités servent-elles d’incubateurs pour la main-d’œuvre dont la société aura besoin au cours des années et des décennies à venir, elles sont également génératrices d’idées et d’innovation grâce à leur mission de recherche.

Jeudi dernier, le premier ministre a annoncé la mise en œuvre du fonds d’excellence en recherche Apogée Canada; un investissement révolutionnaire, d’une valeur de plus de 1,5 milliard de dollars sur 10 ans, qui permettra aux universités canadiennes d’exceller à l’échelle mondiale dans des domaines de recherche qui procurent des avantages sociaux et économiques à long terme au Canada. La même journée, le gouvernement fédéral a publié une version mise à jour de sa stratégie en matière de sciences, de technologies et d’innovation, dans laquelle sont définis les cinq domaines de recherche prioritaires qui revêtent une importance stratégique pour le Canada.

Ce nouveau fonds, qui s’ajoute aux programmes existants de soutien à la recherche, reconnaît le rôle que jouent les universités dans la santé économique du pays. J’ai écouté le premier ministre exposer les avantages du fonds. « Ce financement très substantiel aide nos universités à attirer le talent dans les domaines ciblés comme des priorités nationales. Il permet ainsi à des gens talentueux de se mettre au travail et d’entreprendre des travaux de recherche de calibre mondial à long terme, qui jetteront les fondements de l’économie canadienne en évolution », a-t-il indiqué.

Les universités de la Colombie-Britannique sont bien placées pour tirer le meilleur parti de cette occasion et obtenir ainsi des résultats concrets. Elles sont reconnues à titre de chefs de file mondiaux dans bon nombre des domaines ciblés comme priorités, dont entre autres l’environnement et l’océanographie, les énergies propres, la santé et les sciences de la vie, les technologies de l’information et de la communication, les matériaux de pointe et la nanotechnologie.

Les possibilités d’application aux entreprises qui caractérisent ces domaines sont également dignes d’intérêt. Ainsi, le nouveau financement renforcera les liens entre les universités et les entreprises qui sont prêtes à utiliser les découvertes et à livrer concurrence à l’échelle mondiale. Ce type de recherche de haut calibre entraîne des répercussions fondamentales sur la vie des Canadiens et des citoyens du monde entier.

À la University of Victoria, par exemple, des spécialistes se penchent sur une variété de systèmes énergétiques durables : exploitation de ressources renouvelables, gestion et atténuation des effets défavorables ou encore invention et conception de formes d’énergie entièrement nouvelles.

Le Ocean Networks Canada (ONC) de la University of Victoria a créé le tout premier observatoire océanique du monde qui englobe la superficie d’une plaque tectonique — des installations que de nombreux pays tentent de reproduire. Il ouvre la voie à la collaboration internationale sur d’innombrables enjeux, qu’il s’agisse de tremblements de terre et de tsunamis, de changements climatiques ou de l’incidence des bruits ambiants sur les mammifères marins. Il contribuera ainsi à renforcer notre connaissance et notre compréhension des océans et des systèmes climatiques du monde entier et favorisera la mise au point de technologies novatrices pouvant être commercialisées et diffusées partout dans le monde.

Avec leurs collègues d’autres universités de recherche de la Colombie-Britannique, les chercheurs de la University of Victoria contribuent de façon essentielle à la compréhension et à l’amélioration de la santé humaine.

Le nouveau fonds Apogée Canada motive les universités à se consacrer davantage à la recherche d’avant-garde et à accroître les « percées canadiennes » afin de favoriser les découvertes et les innovations qui assureront le bien-être individuel, social et économique de nombreuses générations de Canadiens.

Il repose sur les principes de l’attribution par concours ouvert et d’examen par les pairs, et appuie l’excellence dans toutes les universités canadiennes où elle se manifeste, en tenant compte du besoin d’engagement à long terme. Cette démarche visionnaire favorise la mise en place de stratégies audacieuses et ambitieuses. Elle nous permet d’attirer et de maintenir en poste les meilleurs chercheurs ainsi que d’inspirer une nouvelle génération d’innovateurs.

Une telle intensité en recherche profite à l’économie et aux étudiants. Nos chercheurs collaborent déjà avec des entreprises, le gouvernement, des partenaires de la collectivité et des organismes à but non lucratif afin de mettre en place des solutions et des structures efficaces. Le nombre d’étudiants aux cycles supérieurs a déjà considérablement augmenté. À la University of Victoria, leur nombre a plus que doublé depuis 2000. Et tous bénéficient d’une formation offerte dans un milieu fortement axé sur la recherche. Après tout, ce sont eux qui demain innoveront, résoudront des problèmes, dirigeront la recherche et seront chefs d’entreprise. Leur créativité sera essentielle à la prospérité sociale et économique à long terme.

À mon retour sur le campus la semaine dernière, bien informé sur le programme, j’ai vu des étudiants déployer beaucoup d’efforts pour mettre la touche finale à leurs travaux pratiques et étudier en vue de leurs examens, certains pour la première fois de leur vie. Grâce à ce nouvel investissement substantiel axé sur l’avenir, nul ne peut imaginer ce que ces étudiants découvriront dans quelques années.

Jamie Cassels est le recteur et vice-chancelier de la University of Victoria

-30-

Opinion - 10 décembre 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru en anglais dans Embassy News le 10 décembre 2014

Vianne Timmons, rectrice, University of Regina.

Vianne Timmons

par Vianne Timmons, Rectrice, University of Regina
Présidente, Comité consultatif permanent des relations internationales de l’AUCC

Dans la petite ville minière du Labrador où j’ai grandi dans les années 1960 et 1970, l’idée d’aller étudier dans un autre pays ne m’a jamais traversé l’esprit. Heureusement, les temps ont changé. Les jeunes d’aujourd’hui sont au fait des occasions qui s’offrent à eux et, à titre de rectrice de la University of Regina, j’ai le privilège de voir de nombreux jeunes Canadiens saisir l’occasion d’aller étudier à l’étranger.

J’ai toujours été frappée par le courage de ces étudiants. Je me souviens comme si c’était hier du jour où j’ai quitté la maison pour fréquenter l’université dans une province voisine. J’étais à la fois effrayée et enthousiaste. Je ne peux qu’imaginer à quel point ces sentiments doivent être forts chez quelqu’un qui s’installe dans un autre pays et s’immerge dans une autre langue et une autre culture. Il s’agit cependant d’une expérience porteuse de transformation, et les étudiants qui la vivent savent qu’elle les aidera grandement à se préparer au marché du travail d’aujourd’hui et de demain.

Les possibilités d’études à l’étranger témoignent de la priorité et de l’importance que les universités accordent à l’internationalisation. Les résultats d’une nouvelle enquête de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), paru cette semaine, montrent que les activités internationales des universités gagnent en portée, en profondeur et en complexité. À l’heure actuelle, 95 pour cent des établissements membres de l’AUCC incluent l’internationalisation dans leur planification stratégique, et plus de quatre sur cinq en font une de leurs cinq principales priorités.

Le rapport de l’AUCC fait également ressortir les domaines où il est possible de faire mieux.

L’internationalisation des universités vise à préparer les étudiants à devenir des citoyens ouverts sur le monde et des travailleurs compétents sur le marché du travail canadien, à attirer de futurs citoyens et travailleurs, à tisser des liens avec des économies émergentes et à instaurer une collaboration avec les plus grands cerveaux du monde à résoudre des problèmes communs par la recherche et l’innovation.

La mobilité internationale des étudiants est un processus bidirectionnel, et nous entendons souvent parler des retombées économiques de la présence des quelque 89 000 étudiants étrangers qui séjournent au Canada. Chaque année, ils injectent près de huit milliards de dollars dans l’économie et créent 81 000 emplois. Ce dont nous entendons moins parler, c’est de la contribution de ces étudiants à nos universités et à nos collectivités.

Les étudiants étrangers enrichissent les campus et les villes de partout au pays par leurs points de vue, leurs langues et leurs cultures. Le contenu des programmes d’études est de plus en plus internationalisé, des perspectives mondiales étant intégrées à l’enseignement et à l’apprentissage. La présence de professeurs, de visiteurs et d’étudiants provenant de l’étranger contribue également à ajouter une dimension internationale à l’enseignement et à l’apprentissage pour tous les étudiants.

L’étude réalisée par l’AUCC montre que 72 pour cent des universités canadiennes prennent part à des initiatives visant à internationaliser leurs programmes d’études. Parmi celles-ci, 82 pour cent coordonnent des activités qui permettent aux étudiants d’acquérir des connaissances internationales. Par ailleurs, 53 pour cent intègrent les connaissances des étudiants étrangers au parcours d’apprentissage en classe, et 44 pour cent offrent du perfectionnement professionnel aux professeurs pour améliorer leur capacité à intégrer une dimension internationale ou interculturelle à l’enseignement.

Nos universités ont fait beaucoup pour améliorer l’éducation internationale, le Canada doit faire davantage pour qu’un nombre accru d’étudiants choisissent d’aller étudier à l’étranger, et que leur répartition géographique soit plus variée. À l’heure actuelle, 97 pour cent des universités canadiennes proposent des expériences d’études à l’étranger, et 78 pour cent d’entre elles financent la participation des étudiants aux programmes offerts. À titre d’exemple, à l’université où je travaille, les étudiants qui souhaitent effectuer un séjour d’études à l’étranger sont admissibles à une bourse de 1 000 $ pour couvrir une partie des coûts. Cependant, la demande est largement supérieure aux fonds disponibles.

Quoi qu’il en soit, les taux de mobilité étudiante à l’étranger demeurent faibles : seuls 3,1 pour cent des étudiants à temps plein au premier cycle au Canada (environ 25 000) ont vécu une expérience internationale en 2012-2013. Le Canada tire de l’arrière par rapport au Royaume-Uni, à l’Allemagne et aux États-Unis pour les taux de participation aux programmes d’études à l’étranger. L’Allemagne, par exemple, s’est donné comme objectif de faire en sorte que 50 pour cent des étudiants au premier cycle vivent une expérience à l’étranger d’ici 2020.

En outre, les étudiants optent encore principalement pour des pays anglophones ou de l’Europe occidentale, au détriment de puissances émergentes comme la Chine, l’Inde ou le Brésil.

Sur de nombreux autres plans, les activités d’internationalisation des universités canadiennes favorisent l’établissement de liens avec les économies les plus dynamiques du monde. Les universités qui définissent des priorités géographiques pour leurs activités internationales (86 pour cent), ciblent le plus souvent la Chine, le Brésil, l’Inde, les États-Unis, la France, le Mexique et l’Allemagne (par ordre décroissant). Les liens personnels établis entre ces établissements et des économies de première importante profiteront au Canada à long terme.

Pour faire progresser la participation internationale des universités (en multipliant les occasions d’études à l’étranger, les partenariats de recherche et par d’autres moyens), les universités, les gouvernements et les entreprises doivent collaborer. La nouvelle stratégie du Canada en matière d’éducation internationale est un bon point de départ, car elle reconnaît l’importance des expériences internationales pour les étudiants et fournit un cadre pour promouvoir l’excellence de l’enseignement universitaire canadien à l’étranger. Pour accroître les possibilités d’apprentissage et renforcer l’avantage concurrentiel du Canada au cours des prochaines années, il faudra déployer des efforts concertés en vue de tisser des liens en enseignement supérieur sur la scène internationale.

L’avenir du Canada sera en grande partie façonné par les expériences d’études des jeunes, aujourd’hui et dans les années à venir. Dans un monde de plus en plus complexe, ces expériences doivent s’étendre au-delà de nos frontières.

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