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Communiqué - 30 octobre 2014

Avis aux médias

Les Journées portes ouvertes dans les universités illustrent cette année les partenariats entre universités et PME

Grandes idées, bonnes affaires,Le 30 october 30 2014 – Ce vendredi 31 octobre 2014, le coup d’envoi de la quatrième édition des Journées portes ouvertes dans les universités sera donné à la Carleton University. Cette initiative nationale souligne les nombreuses manières dont les partenariats entre les universités et le secteur privé stimulent la prospérité et l’innovation, créent des emplois et renforcent les collectivités tout en préparant les étudiants à une carrière enrichissante.

Animé conjointement par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada et Roseann O’Reilly Runte, rectrice et vice-chancelière de la Carleton University, le lancement réunira au petit-déjeuner des dirigeants d’entreprises locales et nationales, des intervenants du gouvernement, des étudiants entrepreneurs et des représentants d’universités.

Kellie Leitch, ministre du Travail et de la Condition féminine, prononcera une allocution qui sera suivie d’une en table ronde où les meilleurs étudiants et professeurs en entrepreneuriat, discuterons des répercussions des programmes d’entrepreneuriat de la Carleton University sur la collectivité, l’économie locale et l’avenir des étudiants.

DATE :                   Le vendredi 31 octobre 2014, de 7 h 30 à 9 h

ENDROIT :           Au 2e étage de l’édifice River de la Carleton University

Les représentants des médias sont invités.

Pour confirmer votre présence ou pour obtenir une entrevue, veuillez communiquer avec :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell : 613 608-8749
Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306
Cell : 613 884-8401

Le stationnement souterrain dans le garage P16 de l’édifice River sera gratuit à cette occasion. Veuillez placer vos cartes de légitimation pour les médias sur le tableau de bord de votre voiture.

Pour en savoir plus: www.aucc.ca/portesouvertes 

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Communiqué - 27 octobre 2014

OTTAWA – Une rencontre internationale accueille cette semaine à Ottawa des dirigeants universitaires et des chefs de file du milieu de la recherche pour discuter des systèmes d’innovation nationaux et de la façon dont ils permettent aux universités de faire des percées qui contribuent à la prospérité. Des recteurs et des experts de l’innovation du Canada, d’Israël et de l’Allemagne se réunissent dans le cadre d’un dialogue international sur les politiques intitulé « Maximiser le système d’innovation du Canada : Points de vue de l’étranger », organisé par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

« Les universités font partie intégrante des systèmes d’innovation qui améliorent la qualité de vie et stimulent la croissance économique, déclare Peretz Lavie, président de l’Institut de technologie d’Israël (Technion). En nous permettant de discuter de nos réussites et des leçons apprises, ce dialogue nous aidera à améliorer la manière dont nos pays appuient les découvertes médicales, relèvent les défis sociaux et commercialisent les résultats de la recherche. »

Pendant deux jours, les dirigeants aborderont trois principaux thèmes : l’accroissement de la tolérance au risque dans le financement de la recherche, le renforcement de la collaboration internationale en matière de recherche, ainsi que les nouvelles formes de collaboration entre les universités, le secteur privé et les collectivités environnantes.

Enno Aufderheide, secrétaire général de la Fondation Alexander von Humboldt, une agence allemande qui finance des projets de collaboration internationale en matière de recherche, considère la rencontre non seulement comme une occasion d’échanger des idées et des opinions, mais aussi d’établir et de renforcer les partenariats. « Nos pays entretiennent déjà une relation de collaboration fructueuse en matière de recherche et d’innovation, mais nous pouvons faire davantage. Ce dialogue représente l’occasion idéale d’aller au-delà de nos établissements et de créer les alliances, les partenariats et les initiatives nécessaires pour relever les défis auxquels le monde est confronté. »

David Barnard, recteur de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’AUCC, soutient que la rencontre permettra de renforcer les partenariats existants et de tisser de nouveaux liens entre le Canada, Israël et l’Allemagne en matière de recherche et d’innovation. « Sur la scène internationale, on reconnaît de plus en plus que la recherche avancée doit s’effectuer de façon concertée et que, dans tous les domaines, pour atteindre l’excellence en recherche, il faut réunir des experts du monde entier. »

Ce dialogue sur les politiques s’inscrit dans le cadre d’une série de discussions internationales sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation organisées par l’AUCC. Il s’inspire du premier dialogue tenu en juin 2013 qui a réuni des dirigeants du milieu de l’enseignement supérieur de partout dans le monde pour examiner les courants mondiaux qui façonnent la mission de recherche et d’enseignement des universités.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell. : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306

Opinion - 27 octobre 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru le Globe and Mail le 27 octobre 2014

Par Rivka Carmi, rectrice, Université Ben Gourion du Néguev et Martha Crago, vice-rectrice à la recherche, Dalhousie University

L’incertitude économique qui perdure à l’échelle mondiale contribue à stimuler l’intérêt pour l’innovation et la commercialisation de la recherche. C’est tout à fait souhaitable, puisque l’innovation favorise la prospérité. Malheureusement, cela pousse certains à remettre en question la valeur de la recherche fondamentale. Il s’agit cependant d’un faux débat, et c’est ce qu’il faut bien comprendre pour que les contributions des universités puissent se réaliser pleinement.

En fait, il n’y a pas de choix à faire entre la recherche fondamentale, stimulée par la curiosité des chercheurs et leur désir d’explorer l’inconnu, et la recherche appliquée, inspirée par l’utilité et motivée par la nécessité. Les découvertes scientifiques puisent leurs racines dans la recherche fondamentale, et les universités ne peuvent encourager l’innovation sans favoriser l’excellence en recherche fondamentale.

En voici un exemple : dans les années 1970, un chercheur japonais du nom d’Osamu Shimomura s’est intéressé à une espèce de méduse et a découvert la protéine qui la rend bioluminescente. Dix ans plus tard, le biologiste américain Martin Chalfie s’est rendu compte que cette protéine pourrait aider à cartographier la structure cellulaire d’organismes vivants. Par la suite, un autre scientifique, Roger Tsien, a découvert comment fabriquer des molécules multicolores fluorescentes qui ont des applications techniques, comme la cartographie du cerveau humain. Ces travaux – qui se sont appuyés sur plus de 40 années de recherche fondamentale menant à des travaux de recherche appliquée – ont valu aux trois hommes le prix Nobel de chimie en 2008. Cet exemple illustre également que le chemin qui va de la recherche fondamentale à l’innovation est tortueux, et parsemé de réussites et d’échecs.

Affirmer que la recherche fondamentale est essentielle aux découvertes scientifiques est parfaitement compatible avec la promotion de l’innovation de diverses façons. Au Canada comme en Israël, les universités aident les étudiants et les professeurs à mieux comprendre les besoins des secteurs public et privé et appuient leurs efforts visant à concevoir des applications pratiques à partir des résultats de la recherche fondamentale.

La formation des étudiants, qui deviendront la prochaine génération de champions de l’innovation, est un des aspects les plus enthousiasmants de cette collaboration. À la Dalhousie University, par exemple, le programme Starting Lean favorise la pensée entrepreneuriale chez les étudiants au premier cycle dont certains, une fois diplômés, se joignent au programme pancanadien The Next 36, qui vise à faire des meilleurs étudiants au pays les dirigeants d’entreprise et les innovateurs les plus prolifiques de demain.

À l’Université Ben Gourion du Néguev, Israël, la journée annuelle de l’innovation réunit des étudiants en génie qui présentent leurs projets de dernière année, des étudiants en commerce, des dirigeants industriels, des responsables gouvernementaux et des investisseurs privés dans le cadre d’une journée complète d’activités consacrées à l’innovation scientifique, à des présentations de projets technologiques (et sociaux), à des discussions, à des débats et à des réunions d’affaires. Les étudiants sont ainsi exposés au regard critique du monde extérieur au milieu universitaire de même qu’aux possibilités qu’il a à offrir, alors que les représentants de l’industrie ont l’occasion de trouver de nouvelles applications à la recherche universitaire.

Les universités peuvent également favoriser l’innovation en se dotant de bureaux de transfert de la technologie, qui aident les professeurs et les étudiants à mettre en marché les applications de leur recherche, à conclure des partenariats de recherche avec des entreprises locales et internationales et à forger des liens avec des parcs scientifiques et technologiques situés à proximité.

Les pressions exercées sur les budgets universitaires et l’internationalisation croissante de la recherche amènent également les établissements à collaborer entre eux pour atteindre des objectifs de recherche stratégique afin de maximiser leurs ressources. Puisque la Dalhousie University et un groupe d’universités israéliennes, dont Ben Gourion, ont des campus maritimes sur l’océan Atlantique et la mer Rouge respectivement, il était logique qu’elles s’associent pour construire des installations de sciences de la mer de calibre mondial à Eilat, en Israël. Ces installations sont destinées à devenir un centre d’études océanographiques reconnu internationalement qui attirera et formera des spécialistes en sciences de la mer de partout dans le monde et générera des percées scientifiques fondamentales et appliquées en partenariat avec l’industrie.

Avec l’appui de philanthropes et d’industries, les gouvernements canadien et israélien encouragent ces liens en finançant des collaborations qui aident les chercheurs et leurs étudiants à mener des projets de recherche plurisectoriels et multinationaux. Pour comprendre des changements environnementaux, technologiques et sociaux de plus en plus rapides, les pays industrialisés doivent investir ensemble dans la recherche fondamentale et l’enseignement supérieur. Ces investissements permettront de découvrir où se trouvent les nouvelles possibilités en matière d’innovation et de progrès industriels.

Les pays apprennent les uns des autres. Nous sommes ravis de participer au rassemblement de dirigeants universitaires et de spécialistes de l’innovation du Canada, d’Israël et de l’Allemagne qui se tient cette semaine à Ottawa, afin de mettre en commun les réussites et les leçons apprises de divers systèmes d’innovation et d’établissements d’enseignement supérieur. Ce dialogue politique, organisé par l’Association des universités et collèges du Canada, permettra aux participants de découvrir les forces du système d’innovation et de recherche de chaque pays et facilitera la diffusion de pratiques prometteuses en matière de collaboration.

Toutes nos discussions seront, nous l’espérons, guidées par l’idée que les découvertes et les nouvelles applications, qu’elles soient marginales ou révolutionnaires, commencent par l’excellence en recherche fondamentale. Une curiosité à propos des méduses qui mène à de nouveaux outils de cartographie du cerveau humain : voilà le chemin de l’innovation. C’est pour suivre ce chemin que les universités et leurs partenaires du gouvernement, de l’industrie et du milieu communautaire doivent continuer d’appuyer et de valoriser les fondements mêmes de la recherche fondamentale, car c’est en elle que l’innovation puise sa source.

Document d'information - 29 septembre 2014

Cadre de collaboration.L’Association des universités et collèges du Canada et Collèges et instituts Canada ont signé une entente de partenariat historique le 29 septembre 2014. Le nouveau cadre de collaboration reflète l’engagement des collèges et des universités de l’ensemble du pays à accroître les programmes et les partenariats novateurs afin d’offrir aux étudiants canadiens toute une gamme de choix leur permettant d’accéder à des carrières valorisantes. Il marque aussi de nouvelles possibilités de collaboration en matière de communications, d’initiatives auprès des membres et de dialogues sur les politiques pour l’AUCC et CICan.

Lire le Cadre de collaboration

Communiqué - 29 septembre 2014
Paul Davidson and Denise Amyot sign the joint AUCC/CICan Framework for Collaboration

Paul Davidson et Denise Amyot signent le cadre de collaboration.

OTTAWA – Les jeunes Canadiens seront les premiers à bénéficier du nouveau partenariat entre les collèges et les universités du pays. Le cadre de collaboration, signé aujourd’hui au SAIT Polytechnic à Calgary par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), et Denise Amyot, présidente-directrice générale de Collèges et Instituts Canada (CICan), est conçu pour permettre au Canada de se démarquer dans l’économie mondiale du savoir en répondant aux besoins de compétences avancées dans tous les secteurs. L’AUCC et CICan représentent ensemble 228 établissements d’enseignement postsecondaire fréquentés par 2,5 millions d’étudiants.

Participaient à la cérémonie de signature David Ross, président et chef de la direction, SAIT Polytechnic, et Mike Mahon, recteur de la University of Lethbridge, tous deux coprésidents du groupe de travail formé de dirigeants d’universités et de collèges qui a élaboré le cadre de collaboration, ainsi que des étudiants et du personnel de l’établissement, des représentants d’associations étudiantes et des dirigeants d’entreprise, de collèges et d’universités de la région.

La mobilité et les nombreux parcours offerts au niveau postsecondaire sont des forces du Canada comme le mentionne le rapport Regards sur l’éducation 2014 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Misant sur cette force, le nouveau cadre de collaboration reflète l’engagement des collèges et des universités de l’ensemble du pays à accroître les programmes et les partenariats novateurs afin d’offrir aux étudiants canadiens toute une gamme de choix leur permettant d’accéder à des carrières valorisantes. Il marque aussi de nouvelles possibilités de collaboration en matière de communications, d’initiatives auprès des membres et de dialogues sur les politiques pour l’AUCC et CICan.

David Ross, Denise Amyot, Michael Mann and Paul Davidson

David Ross, Denise Amyot, Michael Mahon et Paul Davidson

Citations

« Les étudiants d’aujourd’hui se préparent à travailler dans un environnement complexe et mondialisé. L’entente signée aujourd’hui démontre notre engagement à offrir la formation qui leur permettra d’atteindre leurs objectifs intellectuels et professionnels, a affirmé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Nous devons former le potentiel humain du Canada afin d’atteindre notre plein potentiel collectif, et c’est précisément ce que la collaboration accrue entre collèges et universités nous aidera à réaliser. »

« L’entente vise avant tout une collaboration accrue entre collèges, instituts, écoles polytechniques et universités afin d’offrir aux étudiants des choix et des parcours diversifiés en matière d’éducation, soutient Denise Amyot, présidente-directrice générale de CICan. Grâce à une transférabilité améliorée, les étudiants pourront participer activement aux partenariats entre collèges et universités, entre autres dans le domaine de la recherche appliquée, qui permet d’acquérir les compétences dont les employeurs et la collectivité ont besoin. »

« Nous devons continuer à former une main-d’œuvre éduquée pour appuyer l’industrie de partout au pays, affirme David Ross, président et chef de la direction de SAIT Polytechnic. Cette entente historique souligne l’importance de créer des liens solides entre établissements postsecondaires afin de parvenir à répondre aux besoins changeants du Canada en matière de compétences avancées et diversifiées. »

« La présente entente témoigne de l’engagement des universités et des collèges à innover au profit de tous les étudiants, déclare Mike Mahon, recteur de la Lethbridge University et coprésident du groupe de travail formé de dirigeants d’universités et de collèges. Nous unissons nos forces afin que tous les étudiants, y compris les peuples autochtones du Canada et les nouveaux Canadiens, disposent des outils et des parcours dont ils ont besoin pour réussir  leurs études et sur le marché du travail. »

À propos de l’AUCC
L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada. À titre d’organisation mutuelle, elle offre aux dirigeants universitaires une voix unie et une tribune pour une action collective. L’AUCC représente les universités canadiennes depuis 1911.

À propos de CICan
CICan est le porte-parole national et international de collèges, cégeps, instituts et écoles polytechniques publics du Canada. L’association collabore avec l’industrie et divers secteurs de la société à la formation de 1,5 million d’étudiants de tous âges et de toute provenance, sur des campus situés dans plus de 3 000 collectivités urbaines, rurales et en régions éloignées. CICan est présente dans 29 pays par l’entremise de 13 bureaux situés dans le monde entier.

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La nouvelle entente se trouve ici.

Renseignements :

Shawn Dearn
Directeur, Services d’information et de communications
Collèges et instituts Canada
613 746-2222, poste 3123, ou 613 513-6291

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Association des universités et collèges du Canada
613 563-3961, poste 238, ou 613 608-8749

Melanie Simmons
Responsable des relations publiques, Communications et marketing
SAIT Polytechnic
403 284-8473 ou 403-512-3291

Richard Westlund
Directeur des affaires publiques
University of Lethbridge
403 393-2216

Exposé - 25 septembre 2014

Allocution
Economic Club of Canada – Ottawa

Paul Davidson
Le texte prononcé fait foi

[Présentations]

Merci David et merci à l’Economic Club.

Cela me fait plaisir de voir nos amis du milieu de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation réunis en si grand nombre.

En français, la rentrée fait référence au retour – retour à l’école, retour au travail, retour au parlement. Il fait bon d’être de retour. Le travail que nous accomplissons ensemble est important pour le Canada.

L’image emblématique de la rentrée est certainement l’autobus jaune qui transporte les écoliers. L’autobus jaune nous rappelle que le système d’éducation public du Canada (financé par les fonds publics, administré par l’État et accessible à l’ensemble de la population) constitue l’un des plus grands avantages concurrentiels du pays. Et l’une de nos plus grandes réussites.

C’est précisément de réussite et d’ambition dont je veux vous entretenir aujourd’hui.

Permettez-moi de commencer par une question : Combien d’entre vous viennent de voir leur enfant entrer à l’université ou au collège? Vous avez dû éprouver un mélange de fierté et de panique, non?

Vous aviez probablement des conseils à offrir au nouvel étudiant. J’ai moi-même trois fils : l’un d’eux est à l’université et les deux autres au secondaire. Je sais à quel point il est tentant de leur donner des conseils basés sur sa propre expérience.

Paul Davidson, président-directeur général de l'AUCC, Economic Club of Canada, le 25 septembre 2014

Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

En tant que président-directeur général de l’AUCC, je me trouve dans une position particulière. J’ai visité plus de 80 campus à l’échelle du pays. J’ai rencontré des étudiants, des professeurs et des administrateurs. Je les ai accompagnés dans les classes et les laboratoires, et j’ai mangé avec eux sur les campus. Oui oui, j’ai mangé ce qu’on y sert…

Ils m’ont raconté leurs succès, mais aussi indiqué sur quels plans ils ont besoin d’aide. En cinq ans à peine à la tête de l’AUCC, j’ai vu les campus d’un peu partout au pays se transformer et croître de manière formidable sans toutefois dévier de leur objectif premier : c’est-à-dire doter leurs étudiants de l’esprit critique et des compétences fondées sur le savoir dont ils auront besoin pour amorcer leur carrière et contribuer à la prospérité du pays.

En ce qui concerne les conseils à donner à nos enfants, laissez-moi vous dire ceci : si vous avez un enfant en âge d’entrer à l’université, l’expérience qu’il y vivra n’aura rien à voir avec la vôtre.

Revenons un moment aux années 1980.

Ferris Bueller et ses amis s’apprêtaient à entrer à l’université. Leurs outils : téléphone filaire, machine à écrire électrique, à la rigueur un Commodore 64.

À l’époque, les recherches s’effectuaient presque exclusivement à la bibliothèque ou en laboratoire.

Pour ma part, je venais de quitter mon domicile familial de Toronto pour entrer à la Trent University de Peterborough. Je me suis senti plongé dans un monde différent, mais sans être privé de tout repère : la langue était la même, et je n’ai pas eu trop de mal à m’habituer à la nourriture et à la culture du campus.

Les temps ont changé depuis. Afin d’illustrer mon propos, nous avons le plaisir d’accueillir cet après-midi un groupe d’élèves et d’enseignants du secondaire de la région d’Ottawa à qui je souhaite la bienvenue.

Oui, c’est vous qu’on regarde. En tant que père, je sais que c’est embarrassant. J’aimerais simplement vous expliquer un peu ce qui vous attend. Vous réfléchissez probablement déjà à ce que vous allez faire après le secondaire. Si vous envisagez d’entrer à l’université, vous êtes peut-être préoccupés par les examens, les notes et les concours, qui sont essentiels pour intégrer le programme de votre choix.

Vous avez peut-être aussi du mal à faire un choix. Allez-vous opter pour un établissement près de chez vous, ou à l’autre bout du pays? Pour les sciences humaines ou les sciences de la nature? Allez-vous résider sur le campus ou à l’extérieur? Participer à un programme coopératif ou pas?

Permettez-moi de vous aider à faire votre choix. La réponse à toutes ces questions est « oui ».

Il n’y a pas de mauvais choix. Les universités canadiennes offrent plus de souplesse et d’options que jamais. Elles n’ont jamais été plus visionnaires qu’aujourd’hui.

À l’université, vous allez fréquenter d’autres étudiants et des professeurs du monde entier. Plus de la moitié d’entre vous pourrez faire des stages ou vivre des expériences à l’étranger, qui vous prépareront à votre carrière. Vous allez développer votre esprit critique, vos capacités à rédiger et à raisonner. Vous allez participer à des activités de recherche, qui vous seront utiles sur le marché du travail et qu’on n’aurait jamais pu imaginer.

Nos enfants pourront créer des entreprises ou travailler dans des domaines qui n’existent pas encore. Au fil de leur parcours, ils auront besoin de données fiables sur le marché du travail afin de prendre les bonnes décisions pour leurs choix de cours et leur carrière; des décisions basées sur les faits.

Je ne demanderai pas aux élèves ici présents s’ils ont peur de ne pas trouver d’emploi plus tard. Je présume que leurs parents ont réfléchi à cela.

Certains aimeraient vous faire croire que les diplômés des universités sont condamnés au chômage ou qu’ils devront se contenter d’emplois inférieurs à leurs compétences. C’est un mythe nocif.

Au cours des six dernières années, deux fois plus d’emplois ont été créés pour les diplômés des universités que pour l’ensemble de ceux des collèges ou des écoles de métiers. Au cours de leur carrière, les diplômés des universités gagneront 1,3 million de dollars de plus que ceux qui n’ont qu’un diplôme d’études secondaires. Eh oui, les diplômés en arts bénéficient aussi d’un meilleur revenu.

Ça ne veut pas dire que l’économie et la société canadiennes n’ont pas besoin de diplômés de tous les autres types d’établissements : écoles de métiers, collèges, écoles polytechniques et universités.

D’ailleurs, je suis heureux de vous annoncer que les dirigeants des universités et des collèges canadiens signeront dans quelques jours un nouvel accord destiné à renforcer la collaboration et les partenariats entre leurs établissements.

Parce que nous devons tirer parti du potentiel de tous les Canadiens pour réussir au XXIe siècle.

Qu’est-ce qui est nouveau dans les universités depuis les années 1980? Un bien plus grand nombre d’étudiants acquièrent de l’expérience par l’entremise des programmes coopératifs. Il existe actuellement plus d’un millier de programmes coopératifs, répartis dans 59 universités canadiennes.

Les étudiants d’aujourd’hui reconnaissent que les programmes coopératifs et les stages comptent parmi les meilleurs parcours menant au marché du travail. Depuis quelques années, le nombre de participants à ces programmes a bondi de 25 pour cent, passant de 53 000 à plus de 65 000 étudiants.

Certains de ces étudiants auront la chance de participer à plusieurs stages ou programmes coopératifs. Vanessa Stofer, titulaire d’un baccalauréat en rédaction de la University of Victoria, avoue avoir découvert ce qu’elle ne voulait pas faire lors d’un de ses premiers stages. Elle a retenu la leçon. Son stage suivant s’est soldé par son embauche par l’employeur. Mme Stofer fait désormais ce qu’elle aime; elle fait de la rédaction pour le compte d’une organisation en laquelle elle croit.

C’est un fait : un pourcentage considérable d’étudiants se voient offrir un emploi dans le cadre des programmes coopératifs, car ces programmes permettent aux employeurs de présélectionner les candidats potentiels, de connaître leurs compétences et de les former à la culture de l’entreprise et aux exigences de leurs tâches.

Il existe également aujourd’hui des stages de recherche qui profitent non seulement aux étudiants et aux employeurs, mais également à l’ensemble de la collectivité.

Megan MacGillivray est candidate au doctorat à la University of British Columbia. Après avoir acquis une grande expérience en laboratoire, elle cherchait à la mettre en pratique.

Mitacs est un organisme de recherche à but non lucratif qui met en relation organisations et étudiants stagiaires.

C’est par son intermédiaire que Mme MacGillivray a intégré les rangs de SideStix Ventures Inc., une toute petite entreprise située en Colombie-Britannique. SideStix Ventures fabrique des béquilles d’avant-bras couramment utilisées par les personnes amputées dont l’état ne permet pas l’usage d’une jambe artificielle.

SideStix a conçu une nouvelle béquille à amortisseurs intégrés, comme ceux qu’on retrouve sur un vélo de montagne. Malheureusement, elle ne disposait que de fonds limités pour la recherche – chose courante pour une petite entreprise.

Grâce à Mitacs, SideStix a pu tirer parti de l’expertise de Mme MacGillivray tout en lui permettant d’appliquer ses connaissances à des cas réels.

Les recherches de Mme MacGillivray ont permis d’établir que la nouvelle béquille conçue par SideStix aidait ses utilisateurs à marcher sur de plus longues distances, en ressentant moins de douleur.

L’aventure a été bénéfique pour toutes les parties. Les ventes ont grimpé, mais surtout, les utilisateurs de béquilles d’avant-bras ont profité d’un progrès technologique.

L’histoire de Mme MacGillivray n’est qu’un exemple des collaborations entre étudiants, universités et collectivités qui contribuent à améliorer la vie de chacun de nous.

Quoi d’autre de nouveau? Les universités canadiennes concluent chaque année des contrats de recherche totalisant près de un milliard de dollars avec le secteur privé et des contrats de recherche totalisant plus de un milliard de dollars avec des groupes communautaires et à but non lucratif, principalement dans le domaine de la santé.

Nous bénéficions tous des résultats de la recherche, qu’il s’agisse d’une nouvelle procédure pour le remplacement d’articulations, de moyens précis de tester la qualité de l’eau ou d’une interprétation claire de notre histoire. Les universités canadiennes ne sont pas des tours d’ivoire isolées, elles sont au cœur de nos collectivités où elles participent tous les jours à trouver des solutions.

Cette participation requiert que des investissements soient faits pour la découverte, la recherche et l’infrastructure, ainsi que pour appuyer les étudiants aux cycles supérieurs. Les organismes subventionnaires du Canada sont donc essentiels à notre réussite. Disposer d’installations et d’outils de pointe (laboratoire, bases de données, matériel informatique, logiciels, locaux) est un avantage certain.

Le gouvernement du Canada a créé la Fondation canadienne pour l’innovation pour renforcer les capacités de calibre mondial du Canada en recherche et en développement technologique. L’appui de cette fondation a contribué à faire progresser la recherche de pointe dans de nombreux domaines, que ce soit les écrans solaires pour peau sensible ou les murs de soutènement résistants aux tremblements de terre.

Un financement constant et durable permettra aux chercheurs canadiens d’exceller, aux étudiants d’acquérir les compétences en recherche dont ils ont besoin, et au Canada de continuer d’attirer les meilleurs chercheurs du monde entier.

Un financement soutenu et prévisible de la recherche contribuera à préserver la dynamique existante, à créer davantage d’emplois de grande qualité, à renforcer la position du Canada dans l’économie actuelle du savoir. Il contribuera à doter les étudiants des compétences en recherche dont ils auront besoin tout au long de leur carrière.

L’expérience acquise aujourd’hui par les étudiants les prépare à intégrer le marché mondial de l’emploi. Les universités canadiennes créent des partenariats dans le monde entier qui permettent aux étudiants d’aller à l’étranger.

Notre pays a fait des progrès en accueillant un nombre accru d’étudiants étrangers. Nous en avons constaté les retombées bénéfiques. Ces étudiants injectent chaque année plus de huit milliards de dollars dans l’économie canadienne, en plus de nous mettre en contact avec des cultures, des langues, des traditions et des économies différentes. Ils ouvrent nos campus et nos collectivités à de nouveaux horizons.

Les étudiants étrangers élargissent leur vision du monde. Les étudiants canadiens doivent pouvoir faire de même. Actuellement, seulement 12 pour cent des étudiants canadiens aux cycles supérieurs vivent une expérience à l’étranger, soit environ 25 000 par année. Nous pouvons faire mieux.

Plusieurs ici présents ont partagé notre enthousiasme lorsque le regretté Jim Flaherty et Ed Fast ont mis sur pied un groupe d’experts chargé d’établir la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale.

Sous la direction d’Amit Chakma, recteur de la Western University, le groupe formé de dirigeants d’entreprises et du milieu de l’enseignement postsecondaire recommandait que 50 000 étudiants canadiens puissent chaque année faire un séjour d’études à l’étranger et participer à des échanges culturels.

Il y a des obstacles à surmonter. Au premier rang : les coûts.

Le groupe recommandait aussi l’établissement d’un partenariat entre les gouvernements, les établissements d’enseignement et le secteur privé, dont le but serait d’aider financièrement les étudiants canadiens pour en faire des citoyens du monde.

J’aimerais vous citer les propos que le président et chef de la direction de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada, Mark Wiseman, a adressés le printemps dernier aux étudiants de la Queen’s University, dans la cadre d’une cérémonie de remise des diplômes :

« Autrefois, les immigrants de ce pays étaient pénalisés. Aujourd’hui, ceux qui n’adoptent pas le biculturalisme ou le multiculturalisme ont un retard à combler sur le monde. Et ils doivent le combler rapidement. À l’Office, nous voulons engager ceux qui ont une expérience internationale. Si vous avez grandi au nord de Toronto, que vous êtes allé à [une université de la région de Toronto], que vous avez travaillé dans une banque du centre-ville et que pour vous, l’Extrême-Orient, c’est Oshawa, ne postulez pas. [...] Un étudiant chinois peut, aussi facilement que vous, postuler un emploi d’une entreprise tout près de chez vous. C’est à vous de trouver comment trouver un emploi tout près de chez lui. »

En passant, en à peine un mois, 1 700 personnes de 20 pays différents ont consulté la section « Carrières » du site Web de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada.

Nous n’oublions pas le Canada pour autant. Revenons à mes 18 ans. En quittant Toronto pour Peterborough, je me suis éloigné de chez moi plus que le font la plupart des étudiants afin de poursuivre leurs études postsecondaires.
Même si nous vivons dans un pays de 9,9 millions de kilomètres carrés, la plupart des jeunes sont éduqués, de la maternelle à l’université, dans un rayon de 50 kilomètres de leur lieu de résidence. Seul 1 étudiant canadien sur 10 va étudier dans une autre province. C’est compréhensible. Le confort, la connaissance de son milieu, les liens importants avec la famille et l’argent sont autant de facteurs qui l’expliquent.

Imaginez maintenant les avantages pour les étudiants d’élargir leurs horizons en découvrant de nouvelles réalités canadiennes. Ce serait bénéfique pour nous tous. Ne serait-il pas avantageux de pouvoir compter sur des urbanistes qui comprennent aussi bien les besoins des petites collectivités que ceux des grandes villes? Des professeurs ayant vécu, travaillé et étudié dans une collectivité autochtone? Des ingénieurs ayant vu ce qui se passe dans différentes régions du Canada?

En trouvant une façon créative et collaborative d’offrir de nouvelles possibilités de mobilité nationale, nous pourrions redéfinir ce qu’être Canadien veut dire.

Au moment de préparer le 150e anniversaire de la Confédération, en 2017, les universités voient encore plus loin.

Comment les Canadiens se définiront-ils? Saurons-nous nous ouvrir à une perception nettement plus large des notions de « chez soi » et de collectivité? Serons-nous prêts à aller là où les emplois se trouvent et où nos compétences sont vraiment requises?

Et enfin, saurons-nous veiller à ce que chaque Canadien ait la possibilité de réussir?
Moins de 10 pour cent des Autochtones âgés de 24 à 64 ans possèdent un diplôme universitaire, soit environ le tiers de la proportion observée chez les non-Autochtones.

Nous savons qu’une formation universitaire rapporte au Canada et aux Canadiens. Actuellement, le faible taux d’accès des Autochtones à l’université les empêche de participer pleinement à notre économie et à notre société. Il nuit à la cohésion sociale et prolonge les inégalités historiques.

Les universités canadiennes ont établi de nombreux partenariats avec les Premières nations, les Inuits et les Métis. Elles offrent aussi des cours, des activités de sensibilisation, et de l’aide financière. Les étudiants des Premières nations, inuits et métis peuvent obtenir des conseils et du soutien, et maintenir les liens avec leur culture.

David Barnard, David Barnard, président du conseil d'administration de l'AUCC et recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba, Economic Club Speech September 25 2014

David Barnard, président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada et recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba.

Un grand nombre d’universités canadiennes mènent également avec succès des programmes de sensibilisation, de soutien et de mentorat axés sur les jeunes des collectivités autochtones, dès l’école élémentaire.

Prenons, par exemple, le cas de James Harper, un excellent étudiant universitaire titulaire d’une bourse d’études. Jamais il n’aurait cru avoir besoin de soutien à l’université, mais quelque chose lui manquait. Il ne se sentait pas à sa place. Un ami de la University of Manitoba l’a aiguillé vers le programme d’accès aux études d’ingénierie de l’établissement. Ce programme s’adresse aux étudiants d’origine autochtone qui cherchent à être admis en génie. Il met à leur disposition un salon, un laboratoire et un service de mentorat.

M. Harper a tout de suite aimé l’ambiance qui y régnait. Je le cite :

« C’était très facile de m’identifier aux autres, parce que bon nombre d’entre nous ont vécu des expériences semblables, leurs histoires m’intéressent et je veux m’en inspirer : quitter la réserve, s’adapter, surmonter le choc culturel et obtenir son diplôme. »

Ce programme a jusqu’à présent formé plus d’ingénieurs autochtones que tout autre au Canada – 99 d’après les derniers chiffres, et le nombre continue d’augmenter.

Il nous faut davantage de programmes comme celui-là.

Sachons que les universités canadiennes contribuent à la réussite des peuples autochtones.

Les universités canadiennes font d’extraordinaires contributions au pays. Le million de jeunes Canadiens qui sont aux études pour obtenir leur premier grade universitaire seront probablement sur le marché du travail lorsque le Canada fêtera son bicentenaire en 2067.

Voilà pourquoi je vous invite à appuyer note demande pour accroître les possibilités offertes aux jeunes, pour assurer un financement durable à la recherche et à l’infrastructure de recherche, et pour garantir le plein accès des Autochtones aux études postsecondaires.

Nos initiatives doivent faire en sorte que les jeunes qui sont avec nous ici aujourd’hui, de même que leurs camarades de l’ensemble du pays, puissent en bénéficier pendant des décennies. Et ils ne seront pas les seuls, nous en bénéficierons tous.

Merci de votre attention.

Opinion - 24 septembre 2014

Le texte suivant a été publié sur la page d’opinions de CBC.ca le 23 septembre 2014

Récemment, l’invité d’une émission de radio de la CBC remettait en question la valeur de la formation universitaire par rapport à la formation collégiale.

L’invité en question, Ken Coates, est un ancien étudiant de la University of Manitoba. Il a aussi été vice-recteur fondateur de la University of Northern British Columbia et est actuellement titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’innovation régionale à la University of Saskatchewan.

Selon M. Coates, « il existe un décalage entre la formation universitaire et le marché du travail actuel ».

Je ne partage pas son point de vue sur les universités et le marché du travail.

En tant que recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba, j’admets ne pas être tout à fait neutre concernant cette question. Je suis aussi président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada. Je connais donc bien la réalité d’un large éventail d’établissements canadiens d’enseignement supérieur et leur contribution importante à notre économie et au dynamisme de notre pays.

Par conséquent, je suis en mesure de bien estimer la valeur relative et l’importance des diplômes d’études universitaires et collégiales dans l’économie actuelle. Il ne sert à rien de valoriser un type d’éducation postsecondaire au détriment de l’autre. De fait, beaucoup de jeunes n’embarquent tout simplement pas dans ce débat et choisissent avec succès un parcours postsecondaire combinant des formations universitaire et collégiale.

Il suffit de suivre l’actualité pour constater la contribution des diplômés de la University of Manitoba, pour citer en exemple l’établissement que je connais le mieux.

Certains de nos chercheurs et de nos étudiants en médecine sont allés combattre l’épidémie d’Ebola en Sierra Leone, l’un des pays les plus durement touchés par cette maladie.

De nombreux diplômés de la University of Manitoba se trouvent aussi parmi les candidats aux élections municipales et scolaires qui se tiendront bientôt.

Par ailleurs, des dizaines d’étudiants et de professeurs de notre établissement travaillent en partenariat avec le Musée canadien pour les droits de la personne, qui ouvrira ses portes cette semaine.

Les titulaires de diplômes universitaires exercent des professions parmi les plus prestigieuses, les mieux rémunérées et dont les répercussions sont très importantes.

Selon Statistique Canada, de 2008 à 2013, quelque 800 000 nouveaux emplois destinés aux diplômés des universités ont été créés dans l’économie canadienne.

De plus, au cours des cinq dernières années, le nombre de nouveaux emplois exigeant une formation universitaire a dépassé de 20 pour cent celui des autres emplois, comparativement à six pour cent pour les emplois exigeant un diplôme d’un collège ou d’une école de métier.

Nous pouvons même remonter plus loin : depuis 1990, plus de 1,8 million d’emplois ont été créés dans le secteur des professions libérales au Canada, et plus de 1,5 million d’entre eux sont occupés par des diplômés des universités.

En 2011, alors que le taux de chômage s’élevait à 6,2 pour cent au pays, il n’était que de 3,7 pour cent chez les diplômés des universités canadiennes, comparativement à 5 pour cent chez les personnes possédant un diplôme autre qu’universitaire.

Les nouveaux emplois exigent des compétences accrues

Les diplômes universitaires confèrent à leurs titulaires un atout important sur le marché du travail actuel. Près de 90 pour cent des diplômés des universités âgés de 25 à 29 ans occupaient un emploi à temps plein en 2013, et ils étaient titulaires d’un poste à temps plein dans plus de 80 pour cent des cas.

De plus, la grande majorité de ces emplois n’existaient pas il y a cinq ans. La demande envers les compétences et les connaissances des diplômés des universités continuera d’augmenter.

Au Canada, les diplômés des universités sont particulièrement recherchés pour occuper des fonctions professionnelles, administratives et de gestion. Toutefois, l’emploi est en croissance pour les titulaires d’un diplôme de tous les niveaux d’études postsecondaires.

En fait, la majorité des emplois affichant une pénurie de travailleurs spécialisés nécessitent un diplôme universitaire : gestionnaires en génie, en sciences et en architecture; gestionnaires en santé, en éducation et en services sociaux et communautaires; optométristes; vérificateurs, comptables et professionnels en placements; infirmières autorisées, diététistes et nutritionnistes; physiciens, dentistes, pharmaciens et vétérinaires.

Les données démontrent également que le revenu des diplômés des universités ayant un poste à temps plein augmente plus rapidement que celui des personnes exerçant un métier, occupant un poste d’apprentis ou ayant un diplôme d’études collégiales.

Au-delà des études secondaires

Les jeunes font des choix en tenant compte de cette réalité et la majorité d’entre eux s’assurent ainsi un très bel avenir, qu’ils fassent des études universitaires ou collégiales.

En effet, la majeure partie des jeunes dans la vingtaine ont suivi une formation d’apprentis ou sont titulaires d’un diplôme d’une école de métier ou d’un collège, ce qui prouve que, contrairement à la fausse idée répandue, tous n’optent pas pour les études universitaires.

De fait, les jeunes dans la vingtaine possédant un diplôme d’études collégiales sont plus nombreux que ceux qui ont un baccalauréat.

Quel que soit leur parcours, une formation postsecondaire leur permettra d’avoir une carrière enrichissante et de contribuer activement à l’économie.

S’ils décident de faire des études universitaires, ces jeunes auront la possibilité d’acquérir des connaissances selon une grande variété de formules, par exemple dans le cadre de programmes coopératifs, de stages, d’apprentissage par le service ou de programmes parascolaires.

Aujourd’hui, les étudiants des universités participent souvent à des études sur le maintien de la paix et la résolution des conflits.

Ils sont des musiciens ou des acteurs et se produisent sur les scènes d’Amérique du Nord et de l’étranger.

Ils vivent dans des familles d’agriculteurs et travaillent à nourrir la population croissante du Canada.

Tout compte fait, à la fin de leur carrière, les diplômés des universités auront gagné des revenus supérieurs à ceux des diplômés des collèges.

Ce qui est encore plus important, les compétences et l’esprit critique qu’ils acquerront leur ouvriront toutes les portes.

L’avenir leur appartient; c’est à eux de le façonner.

David Barnard est recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada.

Opinion - 10 septembre 2014

Le texte d’opinion suivant a été publié dans Embassy News le 10 septembre 2014

Par Perrin Beatty et Paul Davidson

En raison de ses multiples interconnexions, le milieu mondial des affaires a besoin d’être bien étudié. Il est de plus en plus important pour l’économie canadienne de comprendre les nuances en matière de commerce international, de politiques, de cultures et de langues. Qu’il s’agisse de lancer un nouveau produit, d’analyser les modèles commerciaux ou d’explorer des modèles de licence, le besoin en diplômés des établissements d’enseignement supérieur possédant une ouverture sur le monde n’a jamais été aussi grand.

On trouve de plus en plus de ces diplômés au Canada. En outre, dans la stratégie du gouvernement fédéral en matière d’éducation internationale, on observe un engagement ferme à internationaliser davantage la formation des étudiants canadiens et à recruter de plus en plus  d’étudiants à l’étranger pour répondre aux besoins du Canada. Cette stratégie a le potentiel de renforcer la compétitivité du Canada dans la course au talent tout en améliorant les liens établis avec le reste du monde.

Premier plan complet du genre, la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale est conçue pour appuyer la réputation d’excellence du Canada en enseignement supérieur et en recherche. Elle a pour objectif de doubler le nombre d’étudiants étrangers au Canada d’ici 2022, et dresse un plan pour améliorer l’image de marque du Canada à l’étranger, particulièrement dans six marchés prioritaires : le Brésil, l’Inde, la Chine, le Vietnam, le Mexique et le Moyen-Orient/l’Afrique du Nord (y compris la Turquie).

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et la Chambre de commerce du Canada ont accueilli la stratégie comme une avancée positive pour accroître la capacité d’innovation du Canada dans l’économie mondiale actuelle hautement compétitive. Au moment d’élaborer et de mettre en œuvre les meilleurs mécanismes qui soient pour obtenir des résultats significatifs, les deux organisations souhaitent y contribuer par leurs témoignages et leur expertise.

L’importance de l’éducation internationale est de plus en plus reconnue. Citoyens d’un pays jeune, peuplé grâce à l’immigration, les Canadiens savent que les portes s’ouvrent facilement lorsque les collectivités s’entendent, et que cette entente est favorisée par une population active éduquée, possédant une ouverture sur le monde et une expérience internationale. La nouvelle stratégie commerciale mondiale du gouvernement fédéral, le Plan d’action sur les marchés mondiaux, le reconnaît en ciblant comme secteur prioritaire l’éducation, et en se fixant pour objectif le recrutement de talent.

Les étudiants qui choisissent aujourd’hui de poursuivre leur formation au-delà de nos frontières ont un esprit ouvert et connaissent le potentiel que recèle le monde. Comme diplômés et nouveaux employés, ils sauront ce que représente travailler dans un autre pays.

Loin d’être un luxe, il importe aux entreprises que les étudiants possèdent une certaine expérience internationale et une sensibilisation interculturelle qui ne s’acquiert pas dans les livres, et qu’ils puissent s’exprimer dans la langue des affaires des marchés étrangers émergents.

Envoyer des étudiants canadiens à l’étranger représente un côté de la médaille. De l’autre, il faut ouvrir nos portes et accueillir des étudiants de l’étranger. Au-delà de l’expérience et des points de vue qu’ils apportent au Canada, ces étudiants peuvent être une source de talent pour les futurs besoins du marché du travail canadien et aider à combler la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et la faible croissance de la population active.

La recherche internationale est un aspect tout aussi valable de la stratégie. Elle favorise les partenariats qui permettent aux meilleurs chercheurs canadiens de collaborer avec les plus grands esprits de ce monde, et attire le talent de l’étranger. Doté d’un nouveau financement pour la recherche internationale, le fonds d’excellence en recherche Apogée Canada reconnaît de manière concrète le lien entre une économie canadienne dynamique, novatrice et concurrentielle et un système de recherche de calibre mondial qui vise toujours plus haut.

Sur la scène internationale, nos universités retiennent l’attention dans de nombreux domaines qui vont de l’innovation en nanotechnologie à la compréhension du génome humain. Cette attention est bien méritée, car les membres du corps professoral canadien sont parmi les chercheurs qui collaborent le plus au monde.

Au moment de mettre au point les détails qui rendront la stratégie aussi efficace que possible, les représentants de toutes les parties (gouvernements, entreprises et éducation) doivent s’entendre. Il est temps d’aller de l’avant avec la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale. Et il est temps de bien faire les choses. Autrement, nous devrons faire face à de graves conséquences. L’économie mondiale est concurrentielle; nous ne pouvons nous laisser distancer.

À titre de représentants des entreprises et des universités, nous soutenons des membres et des objectifs qui sont propres à chaque secteur, mais aujourd’hui nous joignons nos forces comme représentants du Canada. Qu’il soit question de s’unir pour effectuer une mission commerciale ou pour collaborer avec les gouvernements, notre désir commun de maintenir la prospérité et la compétitivité du Canada élargit nos perspectives. Nous voulons que les diplômés des établissements d’enseignement supérieur possèdent les compétences mondiales qui seront essentielles pour réussir dans un monde en rapide évolution, et la stratégie internationale en matière d’éducation nous aidera à y parvenir.

Il est temps pour le Canada d’investir afin que la vision proposée par la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale devienne une réalité. À titre de partenaires de l’éducation et des affaires, nous sommes partants.

Paul Davidson est président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada et Perrin Beatty est président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada.

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Communiqué - 9 septembre 2014

MEXICO, Mexique – Le Canada a consolidé aujourd’hui ses relations avec le Mexique en matière de recherche et d’enseignement supérieur grâce au renouvellement du protocole d’entente conclu entre l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et son homologue mexicain, l’Association nationale des institutions d’enseignement supérieur du Mexique (ANUIES).

Martha Navarro, Enrique Fernández Fassnacht et Christine Tausig Ford lors de la signature du protocole

Martha Navarro, sous-ministre de la Coopération académique et scientifique, ministère des affaires étrangères du Mexique, Enrique Fernández Fassnacht, directeur général, ANUIES et Christine Tausig Ford, vice-présidente, AUCC.

L’entente de cinq ans vise à renforcer la collaboration en matière d’enseignement supérieur entre les deux pays en ce qui a trait à l’échange d’information, à l’organisation d’activités conjointes, au dialogue politique touchant l’internationalisation et à la promotion de la mobilité bidirectionnelle des étudiants.L’AUCC et l’ANUIES travaillent de concert depuis 2005.

« Les universités du Canada sont depuis longtemps déterminées à collaborer avec les universités mexicaines afin d’atteindre leurs objectifs communs en matière de recherche et d’innovation, affirme la vice-présidente de l’AUCC, Christine Tausig Ford, qui était au Mexique pour la signature du protocole.Les annonces faites aujourd’hui et les ententes conclues par l’AUCC et les universités canadiennes démontrent clairement que la collaboration sur les plans de l’éducation, de la recherche et de l’innovation constitue une priorité pour les universités. »

Une délégation de dirigeants d’universités canadiennes se trouve au Mexique du 8 au 12 septembre pour renforcer les partenariats de recherche existants, la collaboration entre établissements et la mobilité étudiante.Dirigée par l’AUCC et organisée grâce à l’appui important de l’ambassade du Canada au Mexique, la délégation est composée de recteurs et de représentants de haut rang de 14 universités, ainsi que de représentants de Langues Canada et de Mitacs, une organisation canadienne qui offre des stages et des bourses de recherche à des étudiants universitaires.

Le Mexique a été désigné pays prioritaire dans le cadre de la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale et du Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada, ce quisignifie que le Canada utilise les leviers des politiques commerciales, notamment le resserrement des liens en matière d’éducation internationale, pour consolider ses intérêts commerciaux.

Les délégués de la University of Regina, de la Lakehead University, de l’Université du Québec à Montréal et de Mitacs ont également annoncé la conclusion ou le renouvellement d’ententes avec des partenaires mexicains.Ils ont entre autres annoncé le lancement de programmes et de bourses d’études visant à promouvoir la mobilité bidirectionnelle d’étudiants canadiens et mexicains dans le cadre d’échanges universitaires, d’études linguistiques, de recherche concertée, de stages en entreprise et d’activités de renforcement des liens entre les groupes autochtones des deux pays.

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

L’ANUIES est le porte-parole des universités mexicaines aux échelons national et international, représentant 180 établissements d’enseignement supérieur.

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Personnes-ressources

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306

Communiqué de presse en espagnol

Opinion - 9 septembre 2014

La présente lettre ouverte a été publiée dans le Globe and Mail du mardi 9 septembre 2014

Les taux d’emploi pour les diplômés des universités de partout au Canada sont presque revenus au niveau où ils étaient avant la récession. En 2013, le taux de moyen de chômage chez les 25 à 29 ans était de 4,2 pour cent pour les diplômés des universités, de 7 pour cent pour les diplômés des écoles de métiers, de 5,2 pour cent pour les diplômés des collèges et de 8,2 pour cent pour les diplômés des écoles secondaires.

Le revenu moyen des titulaires d’un baccalauréat d’une université canadienne se chiffrait à 79 000 $ en 2010, pour les 25 à 64 ans, contre seulement 60 000 $ pour les titulaires d’un certificat d’apprenti, 56 000 $ pour les diplômés des collèges, et 46 000 $ pour les diplômés des écoles de métiers.

Le revenu annuel moyen des diplômés en sciences humaines se situait à 64 300 $ en 2010 (augmentant rapidement de 42 000 $ pour les nouveaux diplômés âgés entre 25 et 29 ans), tandis que celui des diplômés en informatique, en sciences de l’information et en sciences sociales dépassait les 80 000 $ par année. Pour les diplômés des programmes de gestion et de génie, les revenus moyens atteignent respectivement environ 90 000 $ et 100 000 $.

Ces données démontrent la valeur d’un diplôme universitaire dans l’économie actuelle.

Paul Davidson, président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada


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