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Communiqué - 27 octobre 2014

OTTAWA – Une rencontre internationale accueille cette semaine à Ottawa des dirigeants universitaires et des chefs de file du milieu de la recherche pour discuter des systèmes d’innovation nationaux et de la façon dont ils permettent aux universités de faire des percées qui contribuent à la prospérité. Des recteurs et des experts de l’innovation du Canada, d’Israël et de l’Allemagne se réunissent dans le cadre d’un dialogue international sur les politiques intitulé « Maximiser le système d’innovation du Canada : Points de vue de l’étranger », organisé par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

« Les universités font partie intégrante des systèmes d’innovation qui améliorent la qualité de vie et stimulent la croissance économique, déclare Peretz Lavie, président de l’Institut de technologie d’Israël (Technion). En nous permettant de discuter de nos réussites et des leçons apprises, ce dialogue nous aidera à améliorer la manière dont nos pays appuient les découvertes médicales, relèvent les défis sociaux et commercialisent les résultats de la recherche. »

Pendant deux jours, les dirigeants aborderont trois principaux thèmes : l’accroissement de la tolérance au risque dans le financement de la recherche, le renforcement de la collaboration internationale en matière de recherche, ainsi que les nouvelles formes de collaboration entre les universités, le secteur privé et les collectivités environnantes.

Enno Aufderheide, secrétaire général de la Fondation Alexander von Humboldt, une agence allemande qui finance des projets de collaboration internationale en matière de recherche, considère la rencontre non seulement comme une occasion d’échanger des idées et des opinions, mais aussi d’établir et de renforcer les partenariats. « Nos pays entretiennent déjà une relation de collaboration fructueuse en matière de recherche et d’innovation, mais nous pouvons faire davantage. Ce dialogue représente l’occasion idéale d’aller au-delà de nos établissements et de créer les alliances, les partenariats et les initiatives nécessaires pour relever les défis auxquels le monde est confronté. »

David Barnard, recteur de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’AUCC, soutient que la rencontre permettra de renforcer les partenariats existants et de tisser de nouveaux liens entre le Canada, Israël et l’Allemagne en matière de recherche et d’innovation. « Sur la scène internationale, on reconnaît de plus en plus que la recherche avancée doit s’effectuer de façon concertée et que, dans tous les domaines, pour atteindre l’excellence en recherche, il faut réunir des experts du monde entier. »

Ce dialogue sur les politiques s’inscrit dans le cadre d’une série de discussions internationales sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation organisées par l’AUCC. Il s’inspire du premier dialogue tenu en juin 2013 qui a réuni des dirigeants du milieu de l’enseignement supérieur de partout dans le monde pour examiner les courants mondiaux qui façonnent la mission de recherche et d’enseignement des universités.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell. : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306

Opinion - 27 octobre 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru le Globe and Mail le 27 octobre 2014

Par Rivka Carmi, rectrice, Université Ben Gourion du Néguev et Martha Crago, vice-rectrice à la recherche, Dalhousie University

L’incertitude économique qui perdure à l’échelle mondiale contribue à stimuler l’intérêt pour l’innovation et la commercialisation de la recherche. C’est tout à fait souhaitable, puisque l’innovation favorise la prospérité. Malheureusement, cela pousse certains à remettre en question la valeur de la recherche fondamentale. Il s’agit cependant d’un faux débat, et c’est ce qu’il faut bien comprendre pour que les contributions des universités puissent se réaliser pleinement.

En fait, il n’y a pas de choix à faire entre la recherche fondamentale, stimulée par la curiosité des chercheurs et leur désir d’explorer l’inconnu, et la recherche appliquée, inspirée par l’utilité et motivée par la nécessité. Les découvertes scientifiques puisent leurs racines dans la recherche fondamentale, et les universités ne peuvent encourager l’innovation sans favoriser l’excellence en recherche fondamentale.

En voici un exemple : dans les années 1970, un chercheur japonais du nom d’Osamu Shimomura s’est intéressé à une espèce de méduse et a découvert la protéine qui la rend bioluminescente. Dix ans plus tard, le biologiste américain Martin Chalfie s’est rendu compte que cette protéine pourrait aider à cartographier la structure cellulaire d’organismes vivants. Par la suite, un autre scientifique, Roger Tsien, a découvert comment fabriquer des molécules multicolores fluorescentes qui ont des applications techniques, comme la cartographie du cerveau humain. Ces travaux – qui se sont appuyés sur plus de 40 années de recherche fondamentale menant à des travaux de recherche appliquée – ont valu aux trois hommes le prix Nobel de chimie en 2008. Cet exemple illustre également que le chemin qui va de la recherche fondamentale à l’innovation est tortueux, et parsemé de réussites et d’échecs.

Affirmer que la recherche fondamentale est essentielle aux découvertes scientifiques est parfaitement compatible avec la promotion de l’innovation de diverses façons. Au Canada comme en Israël, les universités aident les étudiants et les professeurs à mieux comprendre les besoins des secteurs public et privé et appuient leurs efforts visant à concevoir des applications pratiques à partir des résultats de la recherche fondamentale.

La formation des étudiants, qui deviendront la prochaine génération de champions de l’innovation, est un des aspects les plus enthousiasmants de cette collaboration. À la Dalhousie University, par exemple, le programme Starting Lean favorise la pensée entrepreneuriale chez les étudiants au premier cycle dont certains, une fois diplômés, se joignent au programme pancanadien The Next 36, qui vise à faire des meilleurs étudiants au pays les dirigeants d’entreprise et les innovateurs les plus prolifiques de demain.

À l’Université Ben Gourion du Néguev, Israël, la journée annuelle de l’innovation réunit des étudiants en génie qui présentent leurs projets de dernière année, des étudiants en commerce, des dirigeants industriels, des responsables gouvernementaux et des investisseurs privés dans le cadre d’une journée complète d’activités consacrées à l’innovation scientifique, à des présentations de projets technologiques (et sociaux), à des discussions, à des débats et à des réunions d’affaires. Les étudiants sont ainsi exposés au regard critique du monde extérieur au milieu universitaire de même qu’aux possibilités qu’il a à offrir, alors que les représentants de l’industrie ont l’occasion de trouver de nouvelles applications à la recherche universitaire.

Les universités peuvent également favoriser l’innovation en se dotant de bureaux de transfert de la technologie, qui aident les professeurs et les étudiants à mettre en marché les applications de leur recherche, à conclure des partenariats de recherche avec des entreprises locales et internationales et à forger des liens avec des parcs scientifiques et technologiques situés à proximité.

Les pressions exercées sur les budgets universitaires et l’internationalisation croissante de la recherche amènent également les établissements à collaborer entre eux pour atteindre des objectifs de recherche stratégique afin de maximiser leurs ressources. Puisque la Dalhousie University et un groupe d’universités israéliennes, dont Ben Gourion, ont des campus maritimes sur l’océan Atlantique et la mer Rouge respectivement, il était logique qu’elles s’associent pour construire des installations de sciences de la mer de calibre mondial à Eilat, en Israël. Ces installations sont destinées à devenir un centre d’études océanographiques reconnu internationalement qui attirera et formera des spécialistes en sciences de la mer de partout dans le monde et générera des percées scientifiques fondamentales et appliquées en partenariat avec l’industrie.

Avec l’appui de philanthropes et d’industries, les gouvernements canadien et israélien encouragent ces liens en finançant des collaborations qui aident les chercheurs et leurs étudiants à mener des projets de recherche plurisectoriels et multinationaux. Pour comprendre des changements environnementaux, technologiques et sociaux de plus en plus rapides, les pays industrialisés doivent investir ensemble dans la recherche fondamentale et l’enseignement supérieur. Ces investissements permettront de découvrir où se trouvent les nouvelles possibilités en matière d’innovation et de progrès industriels.

Les pays apprennent les uns des autres. Nous sommes ravis de participer au rassemblement de dirigeants universitaires et de spécialistes de l’innovation du Canada, d’Israël et de l’Allemagne qui se tient cette semaine à Ottawa, afin de mettre en commun les réussites et les leçons apprises de divers systèmes d’innovation et d’établissements d’enseignement supérieur. Ce dialogue politique, organisé par l’Association des universités et collèges du Canada, permettra aux participants de découvrir les forces du système d’innovation et de recherche de chaque pays et facilitera la diffusion de pratiques prometteuses en matière de collaboration.

Toutes nos discussions seront, nous l’espérons, guidées par l’idée que les découvertes et les nouvelles applications, qu’elles soient marginales ou révolutionnaires, commencent par l’excellence en recherche fondamentale. Une curiosité à propos des méduses qui mène à de nouveaux outils de cartographie du cerveau humain : voilà le chemin de l’innovation. C’est pour suivre ce chemin que les universités et leurs partenaires du gouvernement, de l’industrie et du milieu communautaire doivent continuer d’appuyer et de valoriser les fondements mêmes de la recherche fondamentale, car c’est en elle que l’innovation puise sa source.

Document d'information - 29 septembre 2014

Cadre de collaboration.L’Association des universités et collèges du Canada et Collèges et instituts Canada ont signé une entente de partenariat historique le 29 septembre 2014. Le nouveau cadre de collaboration reflète l’engagement des collèges et des universités de l’ensemble du pays à accroître les programmes et les partenariats novateurs afin d’offrir aux étudiants canadiens toute une gamme de choix leur permettant d’accéder à des carrières valorisantes. Il marque aussi de nouvelles possibilités de collaboration en matière de communications, d’initiatives auprès des membres et de dialogues sur les politiques pour l’AUCC et CICan.

Lire le Cadre de collaboration

Communiqué - 29 septembre 2014
Paul Davidson and Denise Amyot sign the joint AUCC/CICan Framework for Collaboration

Paul Davidson et Denise Amyot signent le cadre de collaboration.

OTTAWA – Les jeunes Canadiens seront les premiers à bénéficier du nouveau partenariat entre les collèges et les universités du pays. Le cadre de collaboration, signé aujourd’hui au SAIT Polytechnic à Calgary par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), et Denise Amyot, présidente-directrice générale de Collèges et Instituts Canada (CICan), est conçu pour permettre au Canada de se démarquer dans l’économie mondiale du savoir en répondant aux besoins de compétences avancées dans tous les secteurs. L’AUCC et CICan représentent ensemble 228 établissements d’enseignement postsecondaire fréquentés par 2,5 millions d’étudiants.

Participaient à la cérémonie de signature David Ross, président et chef de la direction, SAIT Polytechnic, et Mike Mahon, recteur de la University of Lethbridge, tous deux coprésidents du groupe de travail formé de dirigeants d’universités et de collèges qui a élaboré le cadre de collaboration, ainsi que des étudiants et du personnel de l’établissement, des représentants d’associations étudiantes et des dirigeants d’entreprise, de collèges et d’universités de la région.

La mobilité et les nombreux parcours offerts au niveau postsecondaire sont des forces du Canada comme le mentionne le rapport Regards sur l’éducation 2014 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Misant sur cette force, le nouveau cadre de collaboration reflète l’engagement des collèges et des universités de l’ensemble du pays à accroître les programmes et les partenariats novateurs afin d’offrir aux étudiants canadiens toute une gamme de choix leur permettant d’accéder à des carrières valorisantes. Il marque aussi de nouvelles possibilités de collaboration en matière de communications, d’initiatives auprès des membres et de dialogues sur les politiques pour l’AUCC et CICan.

David Ross, Denise Amyot, Michael Mann and Paul Davidson

David Ross, Denise Amyot, Michael Mahon et Paul Davidson

Citations

« Les étudiants d’aujourd’hui se préparent à travailler dans un environnement complexe et mondialisé. L’entente signée aujourd’hui démontre notre engagement à offrir la formation qui leur permettra d’atteindre leurs objectifs intellectuels et professionnels, a affirmé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Nous devons former le potentiel humain du Canada afin d’atteindre notre plein potentiel collectif, et c’est précisément ce que la collaboration accrue entre collèges et universités nous aidera à réaliser. »

« L’entente vise avant tout une collaboration accrue entre collèges, instituts, écoles polytechniques et universités afin d’offrir aux étudiants des choix et des parcours diversifiés en matière d’éducation, soutient Denise Amyot, présidente-directrice générale de CICan. Grâce à une transférabilité améliorée, les étudiants pourront participer activement aux partenariats entre collèges et universités, entre autres dans le domaine de la recherche appliquée, qui permet d’acquérir les compétences dont les employeurs et la collectivité ont besoin. »

« Nous devons continuer à former une main-d’œuvre éduquée pour appuyer l’industrie de partout au pays, affirme David Ross, président et chef de la direction de SAIT Polytechnic. Cette entente historique souligne l’importance de créer des liens solides entre établissements postsecondaires afin de parvenir à répondre aux besoins changeants du Canada en matière de compétences avancées et diversifiées. »

« La présente entente témoigne de l’engagement des universités et des collèges à innover au profit de tous les étudiants, déclare Mike Mahon, recteur de la Lethbridge University et coprésident du groupe de travail formé de dirigeants d’universités et de collèges. Nous unissons nos forces afin que tous les étudiants, y compris les peuples autochtones du Canada et les nouveaux Canadiens, disposent des outils et des parcours dont ils ont besoin pour réussir  leurs études et sur le marché du travail. »

À propos de l’AUCC
L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada. À titre d’organisation mutuelle, elle offre aux dirigeants universitaires une voix unie et une tribune pour une action collective. L’AUCC représente les universités canadiennes depuis 1911.

À propos de CICan
CICan est le porte-parole national et international de collèges, cégeps, instituts et écoles polytechniques publics du Canada. L’association collabore avec l’industrie et divers secteurs de la société à la formation de 1,5 million d’étudiants de tous âges et de toute provenance, sur des campus situés dans plus de 3 000 collectivités urbaines, rurales et en régions éloignées. CICan est présente dans 29 pays par l’entremise de 13 bureaux situés dans le monde entier.

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La nouvelle entente se trouve ici.

Renseignements :

Shawn Dearn
Directeur, Services d’information et de communications
Collèges et instituts Canada
613 746-2222, poste 3123, ou 613 513-6291

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Association des universités et collèges du Canada
613 563-3961, poste 238, ou 613 608-8749

Melanie Simmons
Responsable des relations publiques, Communications et marketing
SAIT Polytechnic
403 284-8473 ou 403-512-3291

Richard Westlund
Directeur des affaires publiques
University of Lethbridge
403 393-2216

Exposé - 25 septembre 2014

Allocution
Economic Club of Canada – Ottawa

Paul Davidson
Le texte prononcé fait foi

[Présentations]

Merci David et merci à l’Economic Club.

Cela me fait plaisir de voir nos amis du milieu de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation réunis en si grand nombre.

En français, la rentrée fait référence au retour – retour à l’école, retour au travail, retour au parlement. Il fait bon d’être de retour. Le travail que nous accomplissons ensemble est important pour le Canada.

L’image emblématique de la rentrée est certainement l’autobus jaune qui transporte les écoliers. L’autobus jaune nous rappelle que le système d’éducation public du Canada (financé par les fonds publics, administré par l’État et accessible à l’ensemble de la population) constitue l’un des plus grands avantages concurrentiels du pays. Et l’une de nos plus grandes réussites.

C’est précisément de réussite et d’ambition dont je veux vous entretenir aujourd’hui.

Permettez-moi de commencer par une question : Combien d’entre vous viennent de voir leur enfant entrer à l’université ou au collège? Vous avez dû éprouver un mélange de fierté et de panique, non?

Vous aviez probablement des conseils à offrir au nouvel étudiant. J’ai moi-même trois fils : l’un d’eux est à l’université et les deux autres au secondaire. Je sais à quel point il est tentant de leur donner des conseils basés sur sa propre expérience.

Paul Davidson, président-directeur général de l'AUCC, Economic Club of Canada, le 25 septembre 2014

Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

En tant que président-directeur général de l’AUCC, je me trouve dans une position particulière. J’ai visité plus de 80 campus à l’échelle du pays. J’ai rencontré des étudiants, des professeurs et des administrateurs. Je les ai accompagnés dans les classes et les laboratoires, et j’ai mangé avec eux sur les campus. Oui oui, j’ai mangé ce qu’on y sert…

Ils m’ont raconté leurs succès, mais aussi indiqué sur quels plans ils ont besoin d’aide. En cinq ans à peine à la tête de l’AUCC, j’ai vu les campus d’un peu partout au pays se transformer et croître de manière formidable sans toutefois dévier de leur objectif premier : c’est-à-dire doter leurs étudiants de l’esprit critique et des compétences fondées sur le savoir dont ils auront besoin pour amorcer leur carrière et contribuer à la prospérité du pays.

En ce qui concerne les conseils à donner à nos enfants, laissez-moi vous dire ceci : si vous avez un enfant en âge d’entrer à l’université, l’expérience qu’il y vivra n’aura rien à voir avec la vôtre.

Revenons un moment aux années 1980.

Ferris Bueller et ses amis s’apprêtaient à entrer à l’université. Leurs outils : téléphone filaire, machine à écrire électrique, à la rigueur un Commodore 64.

À l’époque, les recherches s’effectuaient presque exclusivement à la bibliothèque ou en laboratoire.

Pour ma part, je venais de quitter mon domicile familial de Toronto pour entrer à la Trent University de Peterborough. Je me suis senti plongé dans un monde différent, mais sans être privé de tout repère : la langue était la même, et je n’ai pas eu trop de mal à m’habituer à la nourriture et à la culture du campus.

Les temps ont changé depuis. Afin d’illustrer mon propos, nous avons le plaisir d’accueillir cet après-midi un groupe d’élèves et d’enseignants du secondaire de la région d’Ottawa à qui je souhaite la bienvenue.

Oui, c’est vous qu’on regarde. En tant que père, je sais que c’est embarrassant. J’aimerais simplement vous expliquer un peu ce qui vous attend. Vous réfléchissez probablement déjà à ce que vous allez faire après le secondaire. Si vous envisagez d’entrer à l’université, vous êtes peut-être préoccupés par les examens, les notes et les concours, qui sont essentiels pour intégrer le programme de votre choix.

Vous avez peut-être aussi du mal à faire un choix. Allez-vous opter pour un établissement près de chez vous, ou à l’autre bout du pays? Pour les sciences humaines ou les sciences de la nature? Allez-vous résider sur le campus ou à l’extérieur? Participer à un programme coopératif ou pas?

Permettez-moi de vous aider à faire votre choix. La réponse à toutes ces questions est « oui ».

Il n’y a pas de mauvais choix. Les universités canadiennes offrent plus de souplesse et d’options que jamais. Elles n’ont jamais été plus visionnaires qu’aujourd’hui.

À l’université, vous allez fréquenter d’autres étudiants et des professeurs du monde entier. Plus de la moitié d’entre vous pourrez faire des stages ou vivre des expériences à l’étranger, qui vous prépareront à votre carrière. Vous allez développer votre esprit critique, vos capacités à rédiger et à raisonner. Vous allez participer à des activités de recherche, qui vous seront utiles sur le marché du travail et qu’on n’aurait jamais pu imaginer.

Nos enfants pourront créer des entreprises ou travailler dans des domaines qui n’existent pas encore. Au fil de leur parcours, ils auront besoin de données fiables sur le marché du travail afin de prendre les bonnes décisions pour leurs choix de cours et leur carrière; des décisions basées sur les faits.

Je ne demanderai pas aux élèves ici présents s’ils ont peur de ne pas trouver d’emploi plus tard. Je présume que leurs parents ont réfléchi à cela.

Certains aimeraient vous faire croire que les diplômés des universités sont condamnés au chômage ou qu’ils devront se contenter d’emplois inférieurs à leurs compétences. C’est un mythe nocif.

Au cours des six dernières années, deux fois plus d’emplois ont été créés pour les diplômés des universités que pour l’ensemble de ceux des collèges ou des écoles de métiers. Au cours de leur carrière, les diplômés des universités gagneront 1,3 million de dollars de plus que ceux qui n’ont qu’un diplôme d’études secondaires. Eh oui, les diplômés en arts bénéficient aussi d’un meilleur revenu.

Ça ne veut pas dire que l’économie et la société canadiennes n’ont pas besoin de diplômés de tous les autres types d’établissements : écoles de métiers, collèges, écoles polytechniques et universités.

D’ailleurs, je suis heureux de vous annoncer que les dirigeants des universités et des collèges canadiens signeront dans quelques jours un nouvel accord destiné à renforcer la collaboration et les partenariats entre leurs établissements.

Parce que nous devons tirer parti du potentiel de tous les Canadiens pour réussir au XXIe siècle.

Qu’est-ce qui est nouveau dans les universités depuis les années 1980? Un bien plus grand nombre d’étudiants acquièrent de l’expérience par l’entremise des programmes coopératifs. Il existe actuellement plus d’un millier de programmes coopératifs, répartis dans 59 universités canadiennes.

Les étudiants d’aujourd’hui reconnaissent que les programmes coopératifs et les stages comptent parmi les meilleurs parcours menant au marché du travail. Depuis quelques années, le nombre de participants à ces programmes a bondi de 25 pour cent, passant de 53 000 à plus de 65 000 étudiants.

Certains de ces étudiants auront la chance de participer à plusieurs stages ou programmes coopératifs. Vanessa Stofer, titulaire d’un baccalauréat en rédaction de la University of Victoria, avoue avoir découvert ce qu’elle ne voulait pas faire lors d’un de ses premiers stages. Elle a retenu la leçon. Son stage suivant s’est soldé par son embauche par l’employeur. Mme Stofer fait désormais ce qu’elle aime; elle fait de la rédaction pour le compte d’une organisation en laquelle elle croit.

C’est un fait : un pourcentage considérable d’étudiants se voient offrir un emploi dans le cadre des programmes coopératifs, car ces programmes permettent aux employeurs de présélectionner les candidats potentiels, de connaître leurs compétences et de les former à la culture de l’entreprise et aux exigences de leurs tâches.

Il existe également aujourd’hui des stages de recherche qui profitent non seulement aux étudiants et aux employeurs, mais également à l’ensemble de la collectivité.

Megan MacGillivray est candidate au doctorat à la University of British Columbia. Après avoir acquis une grande expérience en laboratoire, elle cherchait à la mettre en pratique.

Mitacs est un organisme de recherche à but non lucratif qui met en relation organisations et étudiants stagiaires.

C’est par son intermédiaire que Mme MacGillivray a intégré les rangs de SideStix Ventures Inc., une toute petite entreprise située en Colombie-Britannique. SideStix Ventures fabrique des béquilles d’avant-bras couramment utilisées par les personnes amputées dont l’état ne permet pas l’usage d’une jambe artificielle.

SideStix a conçu une nouvelle béquille à amortisseurs intégrés, comme ceux qu’on retrouve sur un vélo de montagne. Malheureusement, elle ne disposait que de fonds limités pour la recherche – chose courante pour une petite entreprise.

Grâce à Mitacs, SideStix a pu tirer parti de l’expertise de Mme MacGillivray tout en lui permettant d’appliquer ses connaissances à des cas réels.

Les recherches de Mme MacGillivray ont permis d’établir que la nouvelle béquille conçue par SideStix aidait ses utilisateurs à marcher sur de plus longues distances, en ressentant moins de douleur.

L’aventure a été bénéfique pour toutes les parties. Les ventes ont grimpé, mais surtout, les utilisateurs de béquilles d’avant-bras ont profité d’un progrès technologique.

L’histoire de Mme MacGillivray n’est qu’un exemple des collaborations entre étudiants, universités et collectivités qui contribuent à améliorer la vie de chacun de nous.

Quoi d’autre de nouveau? Les universités canadiennes concluent chaque année des contrats de recherche totalisant près de un milliard de dollars avec le secteur privé et des contrats de recherche totalisant plus de un milliard de dollars avec des groupes communautaires et à but non lucratif, principalement dans le domaine de la santé.

Nous bénéficions tous des résultats de la recherche, qu’il s’agisse d’une nouvelle procédure pour le remplacement d’articulations, de moyens précis de tester la qualité de l’eau ou d’une interprétation claire de notre histoire. Les universités canadiennes ne sont pas des tours d’ivoire isolées, elles sont au cœur de nos collectivités où elles participent tous les jours à trouver des solutions.

Cette participation requiert que des investissements soient faits pour la découverte, la recherche et l’infrastructure, ainsi que pour appuyer les étudiants aux cycles supérieurs. Les organismes subventionnaires du Canada sont donc essentiels à notre réussite. Disposer d’installations et d’outils de pointe (laboratoire, bases de données, matériel informatique, logiciels, locaux) est un avantage certain.

Le gouvernement du Canada a créé la Fondation canadienne pour l’innovation pour renforcer les capacités de calibre mondial du Canada en recherche et en développement technologique. L’appui de cette fondation a contribué à faire progresser la recherche de pointe dans de nombreux domaines, que ce soit les écrans solaires pour peau sensible ou les murs de soutènement résistants aux tremblements de terre.

Un financement constant et durable permettra aux chercheurs canadiens d’exceller, aux étudiants d’acquérir les compétences en recherche dont ils ont besoin, et au Canada de continuer d’attirer les meilleurs chercheurs du monde entier.

Un financement soutenu et prévisible de la recherche contribuera à préserver la dynamique existante, à créer davantage d’emplois de grande qualité, à renforcer la position du Canada dans l’économie actuelle du savoir. Il contribuera à doter les étudiants des compétences en recherche dont ils auront besoin tout au long de leur carrière.

L’expérience acquise aujourd’hui par les étudiants les prépare à intégrer le marché mondial de l’emploi. Les universités canadiennes créent des partenariats dans le monde entier qui permettent aux étudiants d’aller à l’étranger.

Notre pays a fait des progrès en accueillant un nombre accru d’étudiants étrangers. Nous en avons constaté les retombées bénéfiques. Ces étudiants injectent chaque année plus de huit milliards de dollars dans l’économie canadienne, en plus de nous mettre en contact avec des cultures, des langues, des traditions et des économies différentes. Ils ouvrent nos campus et nos collectivités à de nouveaux horizons.

Les étudiants étrangers élargissent leur vision du monde. Les étudiants canadiens doivent pouvoir faire de même. Actuellement, seulement 12 pour cent des étudiants canadiens aux cycles supérieurs vivent une expérience à l’étranger, soit environ 25 000 par année. Nous pouvons faire mieux.

Plusieurs ici présents ont partagé notre enthousiasme lorsque le regretté Jim Flaherty et Ed Fast ont mis sur pied un groupe d’experts chargé d’établir la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale.

Sous la direction d’Amit Chakma, recteur de la Western University, le groupe formé de dirigeants d’entreprises et du milieu de l’enseignement postsecondaire recommandait que 50 000 étudiants canadiens puissent chaque année faire un séjour d’études à l’étranger et participer à des échanges culturels.

Il y a des obstacles à surmonter. Au premier rang : les coûts.

Le groupe recommandait aussi l’établissement d’un partenariat entre les gouvernements, les établissements d’enseignement et le secteur privé, dont le but serait d’aider financièrement les étudiants canadiens pour en faire des citoyens du monde.

J’aimerais vous citer les propos que le président et chef de la direction de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada, Mark Wiseman, a adressés le printemps dernier aux étudiants de la Queen’s University, dans la cadre d’une cérémonie de remise des diplômes :

« Autrefois, les immigrants de ce pays étaient pénalisés. Aujourd’hui, ceux qui n’adoptent pas le biculturalisme ou le multiculturalisme ont un retard à combler sur le monde. Et ils doivent le combler rapidement. À l’Office, nous voulons engager ceux qui ont une expérience internationale. Si vous avez grandi au nord de Toronto, que vous êtes allé à [une université de la région de Toronto], que vous avez travaillé dans une banque du centre-ville et que pour vous, l’Extrême-Orient, c’est Oshawa, ne postulez pas. [...] Un étudiant chinois peut, aussi facilement que vous, postuler un emploi d’une entreprise tout près de chez vous. C’est à vous de trouver comment trouver un emploi tout près de chez lui. »

En passant, en à peine un mois, 1 700 personnes de 20 pays différents ont consulté la section « Carrières » du site Web de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada.

Nous n’oublions pas le Canada pour autant. Revenons à mes 18 ans. En quittant Toronto pour Peterborough, je me suis éloigné de chez moi plus que le font la plupart des étudiants afin de poursuivre leurs études postsecondaires.
Même si nous vivons dans un pays de 9,9 millions de kilomètres carrés, la plupart des jeunes sont éduqués, de la maternelle à l’université, dans un rayon de 50 kilomètres de leur lieu de résidence. Seul 1 étudiant canadien sur 10 va étudier dans une autre province. C’est compréhensible. Le confort, la connaissance de son milieu, les liens importants avec la famille et l’argent sont autant de facteurs qui l’expliquent.

Imaginez maintenant les avantages pour les étudiants d’élargir leurs horizons en découvrant de nouvelles réalités canadiennes. Ce serait bénéfique pour nous tous. Ne serait-il pas avantageux de pouvoir compter sur des urbanistes qui comprennent aussi bien les besoins des petites collectivités que ceux des grandes villes? Des professeurs ayant vécu, travaillé et étudié dans une collectivité autochtone? Des ingénieurs ayant vu ce qui se passe dans différentes régions du Canada?

En trouvant une façon créative et collaborative d’offrir de nouvelles possibilités de mobilité nationale, nous pourrions redéfinir ce qu’être Canadien veut dire.

Au moment de préparer le 150e anniversaire de la Confédération, en 2017, les universités voient encore plus loin.

Comment les Canadiens se définiront-ils? Saurons-nous nous ouvrir à une perception nettement plus large des notions de « chez soi » et de collectivité? Serons-nous prêts à aller là où les emplois se trouvent et où nos compétences sont vraiment requises?

Et enfin, saurons-nous veiller à ce que chaque Canadien ait la possibilité de réussir?
Moins de 10 pour cent des Autochtones âgés de 24 à 64 ans possèdent un diplôme universitaire, soit environ le tiers de la proportion observée chez les non-Autochtones.

Nous savons qu’une formation universitaire rapporte au Canada et aux Canadiens. Actuellement, le faible taux d’accès des Autochtones à l’université les empêche de participer pleinement à notre économie et à notre société. Il nuit à la cohésion sociale et prolonge les inégalités historiques.

Les universités canadiennes ont établi de nombreux partenariats avec les Premières nations, les Inuits et les Métis. Elles offrent aussi des cours, des activités de sensibilisation, et de l’aide financière. Les étudiants des Premières nations, inuits et métis peuvent obtenir des conseils et du soutien, et maintenir les liens avec leur culture.

David Barnard, David Barnard, président du conseil d'administration de l'AUCC et recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba, Economic Club Speech September 25 2014

David Barnard, président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada et recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba.

Un grand nombre d’universités canadiennes mènent également avec succès des programmes de sensibilisation, de soutien et de mentorat axés sur les jeunes des collectivités autochtones, dès l’école élémentaire.

Prenons, par exemple, le cas de James Harper, un excellent étudiant universitaire titulaire d’une bourse d’études. Jamais il n’aurait cru avoir besoin de soutien à l’université, mais quelque chose lui manquait. Il ne se sentait pas à sa place. Un ami de la University of Manitoba l’a aiguillé vers le programme d’accès aux études d’ingénierie de l’établissement. Ce programme s’adresse aux étudiants d’origine autochtone qui cherchent à être admis en génie. Il met à leur disposition un salon, un laboratoire et un service de mentorat.

M. Harper a tout de suite aimé l’ambiance qui y régnait. Je le cite :

« C’était très facile de m’identifier aux autres, parce que bon nombre d’entre nous ont vécu des expériences semblables, leurs histoires m’intéressent et je veux m’en inspirer : quitter la réserve, s’adapter, surmonter le choc culturel et obtenir son diplôme. »

Ce programme a jusqu’à présent formé plus d’ingénieurs autochtones que tout autre au Canada – 99 d’après les derniers chiffres, et le nombre continue d’augmenter.

Il nous faut davantage de programmes comme celui-là.

Sachons que les universités canadiennes contribuent à la réussite des peuples autochtones.

Les universités canadiennes font d’extraordinaires contributions au pays. Le million de jeunes Canadiens qui sont aux études pour obtenir leur premier grade universitaire seront probablement sur le marché du travail lorsque le Canada fêtera son bicentenaire en 2067.

Voilà pourquoi je vous invite à appuyer note demande pour accroître les possibilités offertes aux jeunes, pour assurer un financement durable à la recherche et à l’infrastructure de recherche, et pour garantir le plein accès des Autochtones aux études postsecondaires.

Nos initiatives doivent faire en sorte que les jeunes qui sont avec nous ici aujourd’hui, de même que leurs camarades de l’ensemble du pays, puissent en bénéficier pendant des décennies. Et ils ne seront pas les seuls, nous en bénéficierons tous.

Merci de votre attention.

Opinion - 24 septembre 2014

Le texte suivant a été publié sur la page d’opinions de CBC.ca le 23 septembre 2014

Récemment, l’invité d’une émission de radio de la CBC remettait en question la valeur de la formation universitaire par rapport à la formation collégiale.

L’invité en question, Ken Coates, est un ancien étudiant de la University of Manitoba. Il a aussi été vice-recteur fondateur de la University of Northern British Columbia et est actuellement titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’innovation régionale à la University of Saskatchewan.

Selon M. Coates, « il existe un décalage entre la formation universitaire et le marché du travail actuel ».

Je ne partage pas son point de vue sur les universités et le marché du travail.

En tant que recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba, j’admets ne pas être tout à fait neutre concernant cette question. Je suis aussi président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada. Je connais donc bien la réalité d’un large éventail d’établissements canadiens d’enseignement supérieur et leur contribution importante à notre économie et au dynamisme de notre pays.

Par conséquent, je suis en mesure de bien estimer la valeur relative et l’importance des diplômes d’études universitaires et collégiales dans l’économie actuelle. Il ne sert à rien de valoriser un type d’éducation postsecondaire au détriment de l’autre. De fait, beaucoup de jeunes n’embarquent tout simplement pas dans ce débat et choisissent avec succès un parcours postsecondaire combinant des formations universitaire et collégiale.

Il suffit de suivre l’actualité pour constater la contribution des diplômés de la University of Manitoba, pour citer en exemple l’établissement que je connais le mieux.

Certains de nos chercheurs et de nos étudiants en médecine sont allés combattre l’épidémie d’Ebola en Sierra Leone, l’un des pays les plus durement touchés par cette maladie.

De nombreux diplômés de la University of Manitoba se trouvent aussi parmi les candidats aux élections municipales et scolaires qui se tiendront bientôt.

Par ailleurs, des dizaines d’étudiants et de professeurs de notre établissement travaillent en partenariat avec le Musée canadien pour les droits de la personne, qui ouvrira ses portes cette semaine.

Les titulaires de diplômes universitaires exercent des professions parmi les plus prestigieuses, les mieux rémunérées et dont les répercussions sont très importantes.

Selon Statistique Canada, de 2008 à 2013, quelque 800 000 nouveaux emplois destinés aux diplômés des universités ont été créés dans l’économie canadienne.

De plus, au cours des cinq dernières années, le nombre de nouveaux emplois exigeant une formation universitaire a dépassé de 20 pour cent celui des autres emplois, comparativement à six pour cent pour les emplois exigeant un diplôme d’un collège ou d’une école de métier.

Nous pouvons même remonter plus loin : depuis 1990, plus de 1,8 million d’emplois ont été créés dans le secteur des professions libérales au Canada, et plus de 1,5 million d’entre eux sont occupés par des diplômés des universités.

En 2011, alors que le taux de chômage s’élevait à 6,2 pour cent au pays, il n’était que de 3,7 pour cent chez les diplômés des universités canadiennes, comparativement à 5 pour cent chez les personnes possédant un diplôme autre qu’universitaire.

Les nouveaux emplois exigent des compétences accrues

Les diplômes universitaires confèrent à leurs titulaires un atout important sur le marché du travail actuel. Près de 90 pour cent des diplômés des universités âgés de 25 à 29 ans occupaient un emploi à temps plein en 2013, et ils étaient titulaires d’un poste à temps plein dans plus de 80 pour cent des cas.

De plus, la grande majorité de ces emplois n’existaient pas il y a cinq ans. La demande envers les compétences et les connaissances des diplômés des universités continuera d’augmenter.

Au Canada, les diplômés des universités sont particulièrement recherchés pour occuper des fonctions professionnelles, administratives et de gestion. Toutefois, l’emploi est en croissance pour les titulaires d’un diplôme de tous les niveaux d’études postsecondaires.

En fait, la majorité des emplois affichant une pénurie de travailleurs spécialisés nécessitent un diplôme universitaire : gestionnaires en génie, en sciences et en architecture; gestionnaires en santé, en éducation et en services sociaux et communautaires; optométristes; vérificateurs, comptables et professionnels en placements; infirmières autorisées, diététistes et nutritionnistes; physiciens, dentistes, pharmaciens et vétérinaires.

Les données démontrent également que le revenu des diplômés des universités ayant un poste à temps plein augmente plus rapidement que celui des personnes exerçant un métier, occupant un poste d’apprentis ou ayant un diplôme d’études collégiales.

Au-delà des études secondaires

Les jeunes font des choix en tenant compte de cette réalité et la majorité d’entre eux s’assurent ainsi un très bel avenir, qu’ils fassent des études universitaires ou collégiales.

En effet, la majeure partie des jeunes dans la vingtaine ont suivi une formation d’apprentis ou sont titulaires d’un diplôme d’une école de métier ou d’un collège, ce qui prouve que, contrairement à la fausse idée répandue, tous n’optent pas pour les études universitaires.

De fait, les jeunes dans la vingtaine possédant un diplôme d’études collégiales sont plus nombreux que ceux qui ont un baccalauréat.

Quel que soit leur parcours, une formation postsecondaire leur permettra d’avoir une carrière enrichissante et de contribuer activement à l’économie.

S’ils décident de faire des études universitaires, ces jeunes auront la possibilité d’acquérir des connaissances selon une grande variété de formules, par exemple dans le cadre de programmes coopératifs, de stages, d’apprentissage par le service ou de programmes parascolaires.

Aujourd’hui, les étudiants des universités participent souvent à des études sur le maintien de la paix et la résolution des conflits.

Ils sont des musiciens ou des acteurs et se produisent sur les scènes d’Amérique du Nord et de l’étranger.

Ils vivent dans des familles d’agriculteurs et travaillent à nourrir la population croissante du Canada.

Tout compte fait, à la fin de leur carrière, les diplômés des universités auront gagné des revenus supérieurs à ceux des diplômés des collèges.

Ce qui est encore plus important, les compétences et l’esprit critique qu’ils acquerront leur ouvriront toutes les portes.

L’avenir leur appartient; c’est à eux de le façonner.

David Barnard est recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada.

Opinion - 10 septembre 2014

Le texte d’opinion suivant a été publié dans Embassy News le 10 septembre 2014

Par Perrin Beatty et Paul Davidson

En raison de ses multiples interconnexions, le milieu mondial des affaires a besoin d’être bien étudié. Il est de plus en plus important pour l’économie canadienne de comprendre les nuances en matière de commerce international, de politiques, de cultures et de langues. Qu’il s’agisse de lancer un nouveau produit, d’analyser les modèles commerciaux ou d’explorer des modèles de licence, le besoin en diplômés des établissements d’enseignement supérieur possédant une ouverture sur le monde n’a jamais été aussi grand.

On trouve de plus en plus de ces diplômés au Canada. En outre, dans la stratégie du gouvernement fédéral en matière d’éducation internationale, on observe un engagement ferme à internationaliser davantage la formation des étudiants canadiens et à recruter de plus en plus  d’étudiants à l’étranger pour répondre aux besoins du Canada. Cette stratégie a le potentiel de renforcer la compétitivité du Canada dans la course au talent tout en améliorant les liens établis avec le reste du monde.

Premier plan complet du genre, la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale est conçue pour appuyer la réputation d’excellence du Canada en enseignement supérieur et en recherche. Elle a pour objectif de doubler le nombre d’étudiants étrangers au Canada d’ici 2022, et dresse un plan pour améliorer l’image de marque du Canada à l’étranger, particulièrement dans six marchés prioritaires : le Brésil, l’Inde, la Chine, le Vietnam, le Mexique et le Moyen-Orient/l’Afrique du Nord (y compris la Turquie).

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et la Chambre de commerce du Canada ont accueilli la stratégie comme une avancée positive pour accroître la capacité d’innovation du Canada dans l’économie mondiale actuelle hautement compétitive. Au moment d’élaborer et de mettre en œuvre les meilleurs mécanismes qui soient pour obtenir des résultats significatifs, les deux organisations souhaitent y contribuer par leurs témoignages et leur expertise.

L’importance de l’éducation internationale est de plus en plus reconnue. Citoyens d’un pays jeune, peuplé grâce à l’immigration, les Canadiens savent que les portes s’ouvrent facilement lorsque les collectivités s’entendent, et que cette entente est favorisée par une population active éduquée, possédant une ouverture sur le monde et une expérience internationale. La nouvelle stratégie commerciale mondiale du gouvernement fédéral, le Plan d’action sur les marchés mondiaux, le reconnaît en ciblant comme secteur prioritaire l’éducation, et en se fixant pour objectif le recrutement de talent.

Les étudiants qui choisissent aujourd’hui de poursuivre leur formation au-delà de nos frontières ont un esprit ouvert et connaissent le potentiel que recèle le monde. Comme diplômés et nouveaux employés, ils sauront ce que représente travailler dans un autre pays.

Loin d’être un luxe, il importe aux entreprises que les étudiants possèdent une certaine expérience internationale et une sensibilisation interculturelle qui ne s’acquiert pas dans les livres, et qu’ils puissent s’exprimer dans la langue des affaires des marchés étrangers émergents.

Envoyer des étudiants canadiens à l’étranger représente un côté de la médaille. De l’autre, il faut ouvrir nos portes et accueillir des étudiants de l’étranger. Au-delà de l’expérience et des points de vue qu’ils apportent au Canada, ces étudiants peuvent être une source de talent pour les futurs besoins du marché du travail canadien et aider à combler la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et la faible croissance de la population active.

La recherche internationale est un aspect tout aussi valable de la stratégie. Elle favorise les partenariats qui permettent aux meilleurs chercheurs canadiens de collaborer avec les plus grands esprits de ce monde, et attire le talent de l’étranger. Doté d’un nouveau financement pour la recherche internationale, le fonds d’excellence en recherche Apogée Canada reconnaît de manière concrète le lien entre une économie canadienne dynamique, novatrice et concurrentielle et un système de recherche de calibre mondial qui vise toujours plus haut.

Sur la scène internationale, nos universités retiennent l’attention dans de nombreux domaines qui vont de l’innovation en nanotechnologie à la compréhension du génome humain. Cette attention est bien méritée, car les membres du corps professoral canadien sont parmi les chercheurs qui collaborent le plus au monde.

Au moment de mettre au point les détails qui rendront la stratégie aussi efficace que possible, les représentants de toutes les parties (gouvernements, entreprises et éducation) doivent s’entendre. Il est temps d’aller de l’avant avec la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale. Et il est temps de bien faire les choses. Autrement, nous devrons faire face à de graves conséquences. L’économie mondiale est concurrentielle; nous ne pouvons nous laisser distancer.

À titre de représentants des entreprises et des universités, nous soutenons des membres et des objectifs qui sont propres à chaque secteur, mais aujourd’hui nous joignons nos forces comme représentants du Canada. Qu’il soit question de s’unir pour effectuer une mission commerciale ou pour collaborer avec les gouvernements, notre désir commun de maintenir la prospérité et la compétitivité du Canada élargit nos perspectives. Nous voulons que les diplômés des établissements d’enseignement supérieur possèdent les compétences mondiales qui seront essentielles pour réussir dans un monde en rapide évolution, et la stratégie internationale en matière d’éducation nous aidera à y parvenir.

Il est temps pour le Canada d’investir afin que la vision proposée par la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale devienne une réalité. À titre de partenaires de l’éducation et des affaires, nous sommes partants.

Paul Davidson est président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada et Perrin Beatty est président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada.

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Communiqué - 9 septembre 2014

MEXICO, Mexique – Le Canada a consolidé aujourd’hui ses relations avec le Mexique en matière de recherche et d’enseignement supérieur grâce au renouvellement du protocole d’entente conclu entre l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et son homologue mexicain, l’Association nationale des institutions d’enseignement supérieur du Mexique (ANUIES).

Martha Navarro, Enrique Fernández Fassnacht et Christine Tausig Ford lors de la signature du protocole

Martha Navarro, sous-ministre de la Coopération académique et scientifique, ministère des affaires étrangères du Mexique, Enrique Fernández Fassnacht, directeur général, ANUIES et Christine Tausig Ford, vice-présidente, AUCC.

L’entente de cinq ans vise à renforcer la collaboration en matière d’enseignement supérieur entre les deux pays en ce qui a trait à l’échange d’information, à l’organisation d’activités conjointes, au dialogue politique touchant l’internationalisation et à la promotion de la mobilité bidirectionnelle des étudiants.L’AUCC et l’ANUIES travaillent de concert depuis 2005.

« Les universités du Canada sont depuis longtemps déterminées à collaborer avec les universités mexicaines afin d’atteindre leurs objectifs communs en matière de recherche et d’innovation, affirme la vice-présidente de l’AUCC, Christine Tausig Ford, qui était au Mexique pour la signature du protocole.Les annonces faites aujourd’hui et les ententes conclues par l’AUCC et les universités canadiennes démontrent clairement que la collaboration sur les plans de l’éducation, de la recherche et de l’innovation constitue une priorité pour les universités. »

Une délégation de dirigeants d’universités canadiennes se trouve au Mexique du 8 au 12 septembre pour renforcer les partenariats de recherche existants, la collaboration entre établissements et la mobilité étudiante.Dirigée par l’AUCC et organisée grâce à l’appui important de l’ambassade du Canada au Mexique, la délégation est composée de recteurs et de représentants de haut rang de 14 universités, ainsi que de représentants de Langues Canada et de Mitacs, une organisation canadienne qui offre des stages et des bourses de recherche à des étudiants universitaires.

Le Mexique a été désigné pays prioritaire dans le cadre de la Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale et du Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada, ce quisignifie que le Canada utilise les leviers des politiques commerciales, notamment le resserrement des liens en matière d’éducation internationale, pour consolider ses intérêts commerciaux.

Les délégués de la University of Regina, de la Lakehead University, de l’Université du Québec à Montréal et de Mitacs ont également annoncé la conclusion ou le renouvellement d’ententes avec des partenaires mexicains.Ils ont entre autres annoncé le lancement de programmes et de bourses d’études visant à promouvoir la mobilité bidirectionnelle d’étudiants canadiens et mexicains dans le cadre d’échanges universitaires, d’études linguistiques, de recherche concertée, de stages en entreprise et d’activités de renforcement des liens entre les groupes autochtones des deux pays.

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

L’ANUIES est le porte-parole des universités mexicaines aux échelons national et international, représentant 180 établissements d’enseignement supérieur.

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Personnes-ressources

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306

Communiqué de presse en espagnol

Opinion - 9 septembre 2014

La présente lettre ouverte a été publiée dans le Globe and Mail du mardi 9 septembre 2014

Les taux d’emploi pour les diplômés des universités de partout au Canada sont presque revenus au niveau où ils étaient avant la récession. En 2013, le taux de moyen de chômage chez les 25 à 29 ans était de 4,2 pour cent pour les diplômés des universités, de 7 pour cent pour les diplômés des écoles de métiers, de 5,2 pour cent pour les diplômés des collèges et de 8,2 pour cent pour les diplômés des écoles secondaires.

Le revenu moyen des titulaires d’un baccalauréat d’une université canadienne se chiffrait à 79 000 $ en 2010, pour les 25 à 64 ans, contre seulement 60 000 $ pour les titulaires d’un certificat d’apprenti, 56 000 $ pour les diplômés des collèges, et 46 000 $ pour les diplômés des écoles de métiers.

Le revenu annuel moyen des diplômés en sciences humaines se situait à 64 300 $ en 2010 (augmentant rapidement de 42 000 $ pour les nouveaux diplômés âgés entre 25 et 29 ans), tandis que celui des diplômés en informatique, en sciences de l’information et en sciences sociales dépassait les 80 000 $ par année. Pour les diplômés des programmes de gestion et de génie, les revenus moyens atteignent respectivement environ 90 000 $ et 100 000 $.

Ces données démontrent la valeur d’un diplôme universitaire dans l’économie actuelle.

Paul Davidson, président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Communiqué - 8 septembre 2014

MEXICO, Mexique – Une délégation de dirigeants d’universités canadiennes se trouve actuellement au Mexique afin de soutenir la recherche et les partenariats universitaires, et de favoriser une mobilité étudiante accrue entre les deux pays.

Du 8 au 12 septembre, des recteurs et des représentants universitaires de haut rang provenant de 14 universités canadiennes tiendront des rencontres avec leurs homologues mexicains, des représentants du gouvernement ainsi que des intervenants du secteur privé du Mexique et du Canada. Organisée par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et avec l’appui de l’ambassade du Canada au Mexique, la mission réunit aussi des représentants de Langues Canada, ainsi que de l’organisation canadienne Mitacs, qui offre des stages et des stages de recherche aux étudiants des universités.

La mission s’appuie sur le Sommet des dirigeants nord-américains, tenu en février dernier, lors duquel le premier ministre du Canada Stephen Harper, le président des États-Unis Barack Obama et le président du Mexique Enrique Peña Nieto ont pris l’engagement de favoriser les échanges universitaires et la mobilité étudiante en Amérique du Nord. Le Mexique s’est alors engagé à accroître de 100 000 le nombre d’étudiants mexicains qui séjournent chaque année aux États-Unis, mais aucun objectif n’a été établi dans le cas du Canada.

« Les universités du Canada et celles du Mexique ont beaucoup en commun, estime Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC, qui dirige la délégation. La présente visite resserrera nos liens. Nous nous concentrerons sur l’établissement de partenariats en matière de recherche et d’innovation, et inviterons les étudiants à mieux connaître les pays des uns et des autres, en allant y étudier. De bonnes relations en matière d’éducation sont bénéfiques pour les échanges commerciaux entre nos pays. »

Au cours de la mission, l’AUCC renforcera ses liens en renouvelant une entente avec son organisation homologue mexicaine, l’Association nationale des universités et des institutions d’enseignement supérieur (ANUIES), qui représente 180 universités mexicaines.

Le programme de la délégation prévoit aussi des rencontres avec de hauts représentants du gouvernement mexicain, des chefs d’entreprise du Canada et du Mexique, et la Chambre de commerce du Canada au Mexique. Une présence canadienne importante est attendue à la 20e conférence internationale de l’ANUIES qui réunira à l’Universidad Autónoma de Chiapas des dirigeants du milieu de l’éducation internationale. Le Canada occupe une place de choix au programme de cette conférence qui présentera entre autres une table ronde des recteurs sur la collaboration entre le Canada et le Mexique en matière d’éducation postsecondaire des Autochtones, et de nombreuses séances destinées à accroître les partenariats internationaux.

Invitation aux médias :
Les représentants des médias sont invités à assister à la cérémonie de signature du protocole d’entente entre l’AUCC et l’ANUIES qui aura lieu le mardi 9 septembre de 16 h à 16 h 30, au Secrétariat mexicain des affaires étrangères (Plaza Juárez 20, Cuauhtémoc, Centro, 06010 Ciudad de México). Les dirigeants d’universités canadiennes annonceront aussi à cette occasion la création de nouveaux programmes et de bourses d’études, et la signature d’autres ententes universitaires avec des partenaires mexicains.

Possibilités d’entrevue avec Mme Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC, Brian Stevenson, recteur de la Lakehead University, et Mike Mahon, recteur de la University of Lethbridge, ainsi qu’avec d’autres membres de la délégation.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
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Nadine Robitaille
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Le communiqué en version espagnol

Communiqué - 28 août 2014

OTTAWA – Les étudiants, les parents et les conseillers en orientation à la recherche d’une université et d’un programme d’études disposent désormais d’un outil sur l’enseignement supérieur au Canada, le nouveau site Web etudesuniversitaires.ca. Le site Web comprend des profils d’universités et la très populaire base de données de l’AUCC sur les programmes d’études (une des mieux cotées où s’effectuent en moyenne 60 000 recherches par mois). Il propose aussi des articles et des conseils pour la planification des études ainsi que des ressources conçues spécifiquement pour les étudiants autochtones.

« Avec ce nouveau site Web, l’AUCC est fière d’offrir aux étudiants un outil pour accéder aisément à toute la gamme de programmes de grande qualité offerts dans les universités de l’ensemble du Canada, déclare Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Plus d’un million d’étudiants fréquenteront les campus universitaires cet automne, et les universités se sont engagées à les aider à réussir, du choix de programme d’études jusqu’à la recherche d’une carrière enrichissante. »
On trouve sur le site etudesuniversitaires.ca plus de 10 000 programmes d’études universitaires. Consulté par plus de 30 000 visiteurs étrangers par mois, le site joue un rôle de premier plan dans le recrutement d’étudiants étrangers.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
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613 563-3961, poste 238
Cell. : 613 608-8749

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Opinion - 18 août 2014

Ce texte d’opinion qui suit a été publié dans l’Ottawa Citizen, ainsi que sur les sites Web du journal The Gazette de Montréal, du Calgary Herald, du journal The Province, du Vancouver Sun, du Leader Post de Regina, du Star Phoenix de Saskatoon et de l’Edmonton Journal le 16 août 2014.

par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Depuis des années, la question est débattue, mal comprise, mal interprétée et exagérée. Certains y ont vu une crise et un scandale, d’autres, une fabulation ou une simple aberration passagère. Aujourd’hui, un consensus semble enfin se dégager quant à la nature exacte de la pénurie de compétences au Canada et aux moyens d’y remédier.

Un million d’étudiants entameront bientôt le trimestre d’automne au premier cycle dans les universités canadiennes, et 700 000 autres dans les collèges du pays. Tous ces jeunes requièrent – et méritent – de l’information exacte et sérieuse sur le marché du travail pour planifier leur future carrière.

Les deux sommets nationaux sur les compétences tenus au cours de l’été ont eu un effet décisif sur la compréhension du problème et la recherche de solutions. De hauts représentants des gouvernements, de l’industrie et du milieu de l’éducation s’y sont rassemblés pour repenser l’acquisition des compétences au Canada. Au Sommet national sur les compétences organisé à Toronto par le ministre de l’Emploi et du Développement social, Jason Kenney, les participants ont convenu qu’il fallait adopter des solutions à long terme et assurer une meilleure collaboration entre les secteurs. Au colloque Compétences pour l’avenir organisé par les ministres provinciaux de l’Éducation et du Travail à Charlottetown, les participants ont discuté du besoin de rehausser les compétences dans l’ensemble du marché du travail.

Les universités accueillent favorablement ce dialogue. Nous savons que le Canada a besoin de compétences de toutes sortes – qui doivent toutes être reconnues à leur juste valeur – pour continuer de se démarquer dans une économie mondialisée en constante évolution.

Le véritable défi consiste à prédire quels seront les besoins du Canada en matière de compétences, et à nous y préparer dès aujourd’hui. Alors que l’avenir du pays sera déterminé en grande partie par les jeunes qui étudient actuellement au niveau postsecondaire, ces derniers n’ont toujours pas accès à toute l’information dont ils ont besoin pour prendre des décisions pour leur avenir.

La priorité absolue pour répondre aux besoins actuels et futurs en matière de compétences au Canada consiste donc à offrir de l’information de meilleure qualité sur le marché du travail. Les étudiants ne doivent pas fonder leur choix de carrière, pas plus que les gouvernements ne doivent baser leurs décisions stratégiques, sur des récits anecdotiques. Il faut leur donner accès aux meilleures données possibles sur le marché du travail, tirées de sources réputées et fiables.

Nous devons également adopter, en matière de perfectionnement des compétences, une démarche qui englobe tous les niveaux d’éducation postsecondaire. Il faut former davantage de diplômés des écoles de métiers, des collèges et des écoles polytechniques, mais il faut aussi former davantage de diplômés des universités. On constate en effet que le Canada a chuté du cinquième au 15e rang des pays de l’OCDE en ce qui a trait à la fréquentation universitaire. Les efforts de promotion des métiers spécialisés au détriment de la formation universitaire entraînent le Canada dans la mauvaise direction.

Le discours médiatique qui prédit un avenir sombre à toute une génération de Canadiens a des répercussions importantes. C’est un message destructeur et irresponsable, surtout lorsque les statistiques indiquent au contraire que les diplômés des universités jouissent d’un haut taux d’emploi et de revenus élevés.

L’industrie minière et le secteur de l’énergie, par exemple, compte autant sur les diplômés des universités que les diplômés des collèges et des écoles de métiers, mais pour des postes différents – entre autres en génie, en gestion et en relations avec la collectivité. Depuis 2008, en Alberta, 56 pour cent des nouveaux emplois sont destinés aux diplômés des universités. C’est près de deux fois le nombre de nouveaux emplois s’adressant aux diplômés des collèges, et plus du triple de ceux s’adressant aux diplômés des écoles de métiers.

Finalement, nous devons dépasser les solutions à court terme pour relever les défis du Canada en matière de compétences. Nous devons prévoir les besoins que présentera le pays dans cinq, 10, 20 ans, ou dans un horizon encore plus lointain, et nous y préparer dès maintenant. Les compétences très ciblées ne suffisent plus. Les employeurs d’aujourd’hui exigent déjà de leurs employés un large éventail de compétences et d’aptitudes, y compris dans les postes techniques. En outre, de nombreux étudiants actuels travailleront ou lanceront un jour des entreprises dans des domaines qui n’existent pas encore. Il faut donc voir à ce que tous les étudiants disposent des outils dont ils auront besoin pour s’adapter, collaborer, diriger des équipes et apprendre tout au long de leur vie.

Nous nous dirigeons dans la bonne direction. Les gouvernements, l’industrie et les établissements d’enseignement mettent davantage l’accent sur l’apprentissage par l’expérience, qui aide les étudiants à faire la transition vers le marché du travail, et profite aux entreprises grâce aux idées novatrices. Aujourd’hui, la moitié des étudiants au premier cycle font un stage ou participent à un programme coopératif pendant leurs études. Mais nous pouvons faire encore davantage.

En remédiant à la pénurie de compétences, nous permettrons à une génération de jeunes Canadiens d’atteindre son plein potentiel et de contribuer à faire progresser le Canada. Dans cette optique, il est difficile de trouver un meilleur investissement de notre temps, de notre énergie et de nos ressources.

Opinion - 14 août 2014

La présente lettre ouverte a été publiée dans le Windsor Star, le 13 août 2014

L’article de Carolyn Thompson intitulé Higher education leads to higher student debt (Enseignement supérieur, endettement supérieur [traduction]) paru le 7 août dernier, est trompeur et peu serviable aux étudiants qui tentent de prendre des décisions éclairées pour leur avenir.

Depuis une dizaine d’années, les gouvernements et les universités prennent des mesures pour aider les étudiants qui en ont le plus besoin. Ainsi, au Canada, 40 pour cent des diplômés des universités terminent leurs études sans dette et, parmi ceux qui ont une dette, 30 pour cent doivent moins de 12 000 $. Le taux d’endettement aujourd’hui est inférieur à ce qu’il était en 2000.

Les données démontrent qu’une formation universitaire demeure un investissement rentable. Même en période d’incertitude économique, on observe une augmentation de la demande de travailleurs titulaires d’un diplôme universitaire. Entre mai 2008 et mai 2014, deux fois plus de nouveaux emplois ont été créés pour les diplômés des universités que pour ceux des collèges et des écoles de métiers combinés (respectivement 878 000 et 437 000).

L’université, c’est la voie vers la prospérité. Et cet automne, un million de Canadiens fréquenteront les campus d’un bout à l’autre du pays pour suivre cette voie.

Christine Tausig Ford, Vice-présidente, Association des universités et collèges du Canada

Communiqué - 13 août 2014

OTTAWA – La fin de l’été est à nos portes et les universités se préparent à accueillir plus d’un million d’étudiants sur leurs campus. L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) est heureuse de présenter aux médias des données et des possibilités d’entrevue en lien avec la rentrée des classes et sur la manière dont les universités préparent les étudiants à livrer concurrence sur le marché du travail actuel, caractérisé par la mobilité et axé sur le monde. Voici quelques points d’intérêt :

  • Cet automne, la cohorte qui entrera à l’université n’aura jamais eu autant de possibilités d’apprendre par la pratique. Plus de la moitié des étudiants au premier cycle font un stage ou prennent part à un programme coopératif au cours de leurs études. (Source : base de données issue de l’Association canadienne de l’enseignement coopératif et le Canadian University Survey Consortium).
  • Le nombre d’étudiants dans des programmes coopératifs a fait un bond de 25 pour cent en seulement sept ans, passant de 53 000 en 2006-2007 à plus de 65 000 en 2013. Au total, plus de 1 000 programmes coopératifs étaient offerts aux étudiants de 59 universités canadiennes l’année dernière. (Source : Association canadienne de l’enseignement coopératif et estimations de l’AUCC)
  • Cinq à sept ans après l’obtention de leur diplôme, 96 pour cent des diplômés des universités travaillent à temps plein et leur revenu médian s’élève à 63 000 $. (Source : 2013 Canadian University Baccalaureate Graduate Outcomes Survey)
  • Entre mai 2008 et mai 2014, deux fois plus de nouveaux emplois ont été créés pour les diplômés des universités que pour ceux des collèges et des écoles de métiers combinés (respectivement 878 000 et 437 000). (Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active).
  • L’industrie de l’extraction des ressources compte autant sur les diplômés des universités que sur ceux des collèges et des écoles de métiers spécialisés, mais pour des postes différents comme le génie, la gestion et les relations publiques. Par exemple, depuis 2008 en Alberta, 56 pour cent des nouveaux emplois ont été créés pour les diplômés des universités. C’est près du double du nombre d’emplois créés pour les diplômés des collèges (31 pour cent) et plus du triple du nombre d’emplois créés pour ceux des écoles de métiers. (Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active).

Lire les Faits saillants pour la rentrée 2014 

Possibilités d’entrevues :

Le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson, accordera des entrevues aux médias au sujet des expériences et des possibilités qui attendent les étudiants qui feront leur entrée à l’université cet automne.

Pour obtenir une entrevue ou un complément d’information, veuillez communiquer avec : 

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238
Cell : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-123, poste 306
Cell : 613 884-8401

Communiqué - 21 juillet 2014

L’événement automnal à ne pas manquer

L’Economic Club of Canada à Ottawa, accueille Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Paul Davidson, président, Association des universités et collèges du Canada.

Paul Davidson

Alors que les étudiants viendront de rentrer à l’université, joignez-vous à Paul Davidson qui abordera l’une des questions les plus vivement débattues au Canada aujourd’hui : De quelles compétences les jeunes canadiens ont-ils besoin pour obtenir un emploi et se bâtir une carrière satisfaisante et productive? M. Davidson vous amènera dans les coulisses des campus et décrira comment les universités forment les jeunes à s’intégrer à des environnements de travail collaboratifs et novateurs, et parlera de ce dont le Canada a besoin pour former les chefs de file de demain.

Le jeudi 25 septembre 2014
11:45 am-1:30 pm
Hôtel Fairmont Château Laurier (salle à déterminer)
1, rue Rideau, Ottawa

Pour obtenir un complément d’information sur le programme et les billets, ou pour réserver une table d’entreprise, veuillez consulter le site Web de l’Economic Club of Canada.

Opinion - 9 juillet 2014

Ce texte d’opinion a paru dans l’édition du 9 juillet 2014 du Charlottetown Guardian à l’occasion du 150e anniverssaire de la Conférence de Charlottetown.

Une version légèrement modifiée de cet article a paru le 2 août dernier dans le journal Le Madawaska d’Edmonston, Nouveau-Brunswick. 

par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

Il y a 150 ans, les Pères de la Confédération se réunissaient à Charlottetown pour repenser l’avenir. Cette semaine, des dirigeants se réunissent à l’Île-du-Prince-Édouard, non pas dans le but de fonder un nouveau pays, mais plutôt pour repenser l’acquisition des compétences et placer le Canada  sur la voie de la prospérité.

En rassemblant des intervenants clés (ministres provinciaux de l’Éducation et de l’Emploi, éducateurs et dirigeants d’entreprises du Canada et de l’étranger) le colloque Compétences pour l’avenir offre l’occasion de trouver des réponses à nos besoins en matière de main-d’œuvre, à l’heure actuelle et pour les années à venir.

On a beaucoup parlé d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée au Canada, sans toutefois réussir à remonter à la source du problème et à intervenir là où se dressent les véritables obstacles. Malheureusement, la rhétorique a évincé les faits et les récits anecdotiques ont pris le pas sur les données fiables. Il faut que cela change.

Pour bien faire les choses en matière d’éducation et de formation, et ainsi rendre le Canada plus prospère, trois conditions sont nécessaires : disposer de renseignements exacts et fiables sur le marché du travail, adopter une démarche qui englobe tous les établissements d’éducation postsecondaire (universités, collèges, établissements polytechniques et écoles de métiers) et assurer la collaboration entre les gouvernements, les éducateurs et les entreprises.

Les récents efforts visant à promouvoir les métiers spécialisés au détriment de la formation universitaire entraînent le Canada sur la mauvaise voie. Le discours selon lequel une génération entière de diplômés universitaires serait perdue est vide et destructeur – en particulier lorsque les données démontrent que ces mêmes diplômés jouissent d’un haut taux d’emploi et de revenus élevés.

Les étudiants ne doivent pas fonder leur choix de carrière, pas plus que les gouvernements doivent baser leurs décisions stratégiques, sur des idées reçues, des récits anecdotiques ou des reportages sur la situation aux États-Unis, où le système est très différent du nôtre.

Il faut également résister à la tentation de nous concentrer uniquement sur nos besoins à court terme, dans un horizon de six ou 12 mois. Nous devons plutôt entrevoir ce dont aura besoin le Canada dans cinq, 10, 20 ans, ou dans un horizon encore plus lointain.

J’ai été ravi de voir émerger un consensus à ce sujet lors du Sommet national sur les compétences organisé par le ministre de l’Emploi et du Développement social du Canada, Jason Kenney et tenu à Toronto le 25 juin dernier. Les dirigeants du milieu des affaires, du gouvernement et du secteur de l’éducation qui ont participé à la rencontre ont souligné la nécessité d’adopter des solutions à long terme et d’améliorer la collaboration. La décision du gouvernement fédéral d’investir afin d’améliorer l’information sur le marché du travail est une bonne nouvelle à cet égard.

Il importe également de prendre conscience des défis que doit relever le Canada en matière de compétences sur plusieurs fronts à la fois. Le pays a sans doute besoin de plus de plombiers et de soudeurs, mais la demande en diplômés des universités ne diminue pas pour autant. Dans un contexte économique mondialisé et en constante évolution, il nous faut davantage de diplômés des universités, des collèges et des écoles de métier pour réaliser notre plein potentiel collectif. Les employeurs d’aujourd’hui ont besoin de personnel hautement qualifié à tous les échelons – de l’atelier de production aux bureaux de la direction.

En fait, une récente étude de la CIBC révèle que les professions les plus en demande à l’heure actuelle au Canada requièrent un diplôme universitaire. Pourtant, on constate que le pays a chuté du cinquième au 15e rang des pays de l’OCDE en ce qui a trait à la fréquentation universitaire.

Les gouvernements, les entreprises et les éducateurs doivent également créer plus de possibilités d’apprentissage par l’expérience pour tous les étudiants, comme les stages et les programmes d’enseignement coopératif. Nous disposons de bases solides : aujourd’hui, la moitié des étudiants au premier cycle universitaire font un stage ou profitent d’un placement travail-études au cours de leurs études. L’effectif des programmes coopératifs a bondi de 25 pour cent au cours des sept dernières années, et plus de 1 000 programmes de ce genre sont offerts dans 59 universités au pays.

Les universités sont à l’écoute et dynamiques. Quelque 45 universités canadiennes ont mis sur pied des programmes d’entrepreneuriat et offrent des ateliers, des locaux, du mentorat et d’autres types de soutien aux étudiants et aux chercheurs qui souhaitent commercialiser les produits et les services qu’ils ont conçus.

Resserrer des liens entre universités et employeurs de tous les secteurs permettra aux diplômés de perfectionner les compétences qu’ils appliqueront au cours de leur carrière.

Près d’un million de Canadiens obtiendront leur premier diplôme d’ici le début des célébrations du 150anniversaire du Canada, en 2017. Certains d’entre eux seront encore sur le marché du travail lors du bicentenaire du pays, en 2067.

En faisant bien les choses en matière de compétences, nous leur donnerons les outils nécessaires pour s’adapter au marché du travail tout au long de leur vie, et assurerons la prospérité du Canada pour les décennies à venir.

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Communiqué - 20 juin 2014

OTTAWA – Les incubateurs et accélérateurs d’entreprises situés dans de nombreuses universités canadiennes sont sur le point d’accroître leur rayonnement après avoir obtenu un financement accru dans le cadre du Programme canadien des accélérateurs et des incubateurs. Le premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd’hui à Communitech, un une plaque tournante de la commercialisation de technologies novatrices de la région de Waterloo, les organisations choisies pour demeurer dans la course pour l’obtention d’un nouveau financement de 100 millions de dollars.

« Nous sommes heureux de constater que des sommes importantes sont investies dans les incubateurs et les accélérateurs d’entreprises dans les universités canadiennes et que cet élément du Plan d’action économique du Canada progresse, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Les universités canadiennes sont des partenaires essentielles pour la prospérité par l’entrepreneuriat. L’AUCC avait réclamé des investissements dans de telles démarches collaboratives qui stimulent l’entrepreneuriat et font rapidement circuler les idées novatrices sur le marché. » M. Davidson s’est joint au premier ministre et au ministre d’État (Science et technologie), Ed Holder, à Waterloo pour cette annonce.

En 2013, le gouvernement a alloué 60 millions de dollars sur cinq ans et, en 2014, 40 millions de dollars supplémentaires pour aider les accélérateurs et les incubateurs d’entreprises exceptionnels à proposer davantage de services aux entrepreneurs méritoires.

Les universités de l’ensemble du Canada jouent un rôle de premier plan pour la réussite des affaires. En plus de disposer des meilleurs incubateurs et accélérateurs, 45 d’entre elles ont élaboré des programmes d’études en entrepreneuriat et offrent des ateliers, du mentorat et du soutien aux étudiants et aux chercheurs qui souhaitent commercialiser des idées de produits et de services. En plus de se préparer à de brillantes carrières, les étudiants des universités ont des idées novatrices qui contribuent à créer de l’emploi pour les entreprises de demain.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
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Opinion - 18 juin 2014

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Globe and Mail le 18 juin 2014.

Par :

Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

Paul Soubry,président et chef de la direction de New Flyer, le plus important constructeur d’autobus et fournisseur de pièces en Amérique du Nord.

Quelles sont les qualités qui ont tant impressionné l’employeur de Dale Camuyong, étudiant en administration des affaires à la University of Manitoba et nommé stagiaire de l’année en 2013? Le fait qu’il travaillait à New Flyer, un constructeur d’autobus, porte naturellement à croire que ses compétences techniques très spécialisées ont été déterminantes. Or, les supérieurs de Dale Camuyong ont plutôt cité le remarquable éventail d’aptitudes et de qualités qu’il a démontrées : non seulement ses connaissances en matière de ressources humaines, mais également son leadership, son sens de l’initiative, son esprit d’équipe, son dévouement, son professionnalisme et son sens de l’humour.

Cet exemple témoigne d’une particularité importante de la relation entre les employeurs et les établissements d’enseignement supérieur au Canada. Chez les diplômés, les employeurs ne recherchent pas seulement des compétences hautement spécialisées, mais plutôt un vaste ensemble de qualités sociales – des compétences dites « générales » – nécessaires pour réussir sur le marché du travail actuel.

La nature exacte de ces compétences générales, et la mesure dans laquelle les universités, les collèges et les écoles de métiers du pays les enseignent font partie des questions les plus vivement débattues sur la scène politique et économique canadienne. La plupart des intervenants du secteur privé et du milieu de l’enseignement supérieur conviennent que l’un des fondements de la mission des établissements postsecondaires, voire leur raison d’être, consiste à former des diplômés qui répondent aux besoins du marché du travail actuel. Tous reconnaissent également qu’une bonne adéquation entre les besoins des employeurs et les compétences des travailleurs revêt une importance économique considérable.

Disposer de plus de données sur les besoins du marché du travail permettrait évidemment de mieux orienter le débat. Les employeurs, quant à eux, envoient toujours le même message : ils recherchent des candidats adaptés au travail collaboratif qui caractérise le marché actuel, soit des personnes dotées d’un esprit d’équipe et de bonnes aptitudes relationnelles, faisant preuve de leadership. Devant l’internationalisation croissante de leurs activités, les entreprises canadiennes ont de plus en plus besoin de travailleurs capables d’exercer leurs fonctions au-delà des frontières culturelles et nationales. Cette adéquation avec le milieu du travail est si précieuse que la plupart des employeurs préfèrent embaucher des employés possédant des aptitudes d’adaptation, quitte à leur offrir par la suite une formation spécialisée, plutôt que l’inverse.

Les universités, les collèges et les écoles de métiers du Canada savent que les employeurs leur demandent de mettre l’accent sur les aptitudes liées à la collaboration, à l’interculturalisme et à la dynamique d’équipe. Les universités excellent déjà sur ce plan et se préparent à aller encore plus loin dans les années à venir. Tous les établissements reconnaissent qu’il leur incombe de cultiver chez leurs étudiants la faculté d’adaptation requise dans un marché du travail en constante évolution, où les réorientations de carrière sont de plus en plus fréquentes. Todd Hirsh, économiste en chef à ATB Financial, le faisait remarquer dans ces pages le mois dernier : « Le but de l’éducation postsecondaire, tant dans les facultés d’arts libéraux que dans les écoles polytechniques, est de préparer les étudiants non pas à occuper un emploi, mais à entreprendre un long parcours professionnel en constante mutation. »

À bien des égards, les universités s’acquittent déjà bien de cette tâche. Selon un sondage réalisé par le Conseil canadien des chefs d’entreprise, la plupart des grands employeurs du pays sont satisfaits ou très satisfaits de la qualité de la formation des diplômés des universités qu’ils embauchent. Les programmes de stages et de travail-études auxquels participent déjà la moitié des étudiants au premier cycle contribuent également à créer l’adéquation avec le milieu du travail que recherchent les employeurs.

Il reste cependant beaucoup à faire pour former des diplômés qui répondent aux besoins du marché du travail actuel. Il serait d’abord bon de reconnaître qu’une diversité de types de formation est nécessaire, des grades universitaires supérieurs aux études collégiales, en passant par la formation dans les métiers spécialisés. Rien ne sert de privilégier un type de formation au détriment des autres; le fait que le pays ait besoin de plus de plombiers ou de soudeurs ne signifie pas pour autant qu’il ait moins besoin de diplômés en histoire et en urbanisme.

Les décideurs pourraient pour leur part adopter une définition plus large des compétences à privilégier en enseignement supérieur; ne pas se concentrer uniquement sur le savoir-faire technique, mais aussi sur le travail d’équipe, la réflexion multidimensionnelle et les aptitudes interculturelles. Ils devraient également garder à l’esprit la nécessité de former des travailleurs qui sauront s’adapter à une carrière et à un marché appelés à évoluer de plus en plus vite. Les décideurs devraient donc faire front commun avec les entreprises et les établissements postsecondaires pour recueillir et analyser des données probantes sur le marché du travail, afin de prendre des décisions éclairées en matière d’éducation postsecondaire au Canada. Enfin, les responsables des politiques doivent être prêts à financer des stages et à offrir une expérience internationale aux étudiants canadiens afin qu’ils puissent acquérir les compétences générales tant prisées par les employeurs.

Nul ne peut prédire les futurs besoins du marché du travail, mais nous savons que la souplesse, la polyvalence et la capacité d’adaptation y seront essentielles. Si les intervenants du secteur privé, les établissements d’enseignement supérieur et les décideurs collaborent étroitement pour concrétiser cet idéal, les étudiants, les travailleurs, les employeurs et l’économie canadienne dans son ensemble en ressortiront gagnants.

Vidéoclip de Paul Soubry sur les emplois, les compétences et l’enseignement supérieur

Vidéo disponible en anglais seulement.


Un vidéoclip de l’allocution de Paul Soubry présentée à la réunion des membres de l’Association des universités et collèges du Canada en avril 2014.


Transcription

Text on screen: [Address by New Flyer president and CEO Paul Soubry, AUCC membership meeting, Winnipeg, April 8-9, 2014 | Allocution de Paul Soubry, p.-d.g. de New Flyer, Réunion des membres de l’AUCC, Winnipeg, du 8 au 9 avril 2014]

Paul Soubry, New Flyer president and CEO :
So the next question, what combination of skills and experience does the next generation of leaders need to be successful? Now again, it’s 30 years since I went to school, but for me, the easiest courses were human resources, organizational behaviour and so forth. And most of the time, I thought I was wasting my time. I wanted to be an accountant after several unsuccessful attempts at first-year financial accounting, the prof suggested I might to into sales marketing or human resources.

But honestly, those courses to me were philosophical. They were theoretical, they were conceptual, there was no right or wrong, basically soft stuff. But honestly, now that I’m 30 years later, now that I run a business, in my case, 3,200 people in multiple facilities, previously 4,500 people all over the globe, honestly, the stuff that’s really important all day long is organizational behaviour, human resources and people and leadership stuff.

And so I realized you can hire smart people and you can realize you can buy computers and other stuff to design or calculate and so forth. The most difficult thing to do is to teach people how to be a leader. And we spend a lot of time in our business differentiating between management and leadership, and they are two very, very different things.

I’m a bit of a junkie for quotes and so forth, and I love this one from, from Michael Porter at Harvard, and so when you think, when he thinks about and talks about the global environment, he says, and it’s so true in my business cause all I do is assemble a bunch of parts, like 30,000 parts, and at the end of the day, you’ve got a bus. But so does my competitor. There’s not much really different. He says that people are the only real source of true competitive advantage.

And you know, when you look back at, at where people work and the way we respond and how we interact with our customers, at the end of the day, I’m building a bus, no different than any of my competitors. It really is about the people. And so, I really think that’s an important thing that universities should think about and that the difference between your school and somebody else’s school really has to do with the quality of the people that are teaching, managing, leading and, and educating our youngsters.

Text on screen: [Information/Renseignements www.aucc.ca ; bilingual logo of the Association of Universities and Colleges of Canada]

Communiqué - 13 juin 2014

Les universités et les fondations communautaires canadiennes l’affirment : le nouveau Programme de bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II contribuera à former la prochaine génération de leaders et de bâtisseurs de collectivités, au Canada et dans l’ensemble du Commonwealth.

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et les Fondations communautaires du Canada (FCC) sont fières d’être partenaires du gouvernement du Canada ainsi que de la Fondation Rideau Hall dans le cadre de ce programme, dont le lancement a été annoncé aujourd’hui par le premier ministre, Stephen Harper, à la suite d’une rencontre qui a eu lieu à Rideau Hall en compagnie de Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, et le très honorable Jean Chrétien, ancien premier ministre du Canada. Le montant des bourses d’études décernées au cours des cinq premières années du programme totalisera 40 millions de dollars.

Stephen Harper, premier ministre; Jean Chrétien, ancien premier ministre et David Johnston, gouverneur général à Rideau Hall.

Photo : Rideau Hall (2014)

« Le Programme de bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II permettra aux jeunes du Canada et de l’ensemble du Commonwealth d’acquérir une formidable expérience mondiale axée sur la recherche, qui leur sera bénéfique tout au long de leur carrière, affirme le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson. Je salue les efforts du gouvernement du Canada, de l’ancien premier ministre Jean Chrétien et des universités canadiennes, qui ont su faire de cet ambitieux nouveau programme de bourses d’études une réalité. »

« Les Fondations communautaires du Canada sont fières de prendre part à cet effort concerté mené par de nombreux partenaires et contributeurs. Elles se réjouissent à l’idée de collaborer avec divers intervenants à l’émergence d’un nouveau réseau dynamique constitué de jeunes du Canada et de l’ensemble du Commonwealth », déclare pour sa part Ian Bird, président des Fondations communautaires du Canada et directeur général de la Fondation Rideau Hall.

En tant que responsable technique du Programme des bourses d’études canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, l’AUCC entend mettre à profit sa vaste expérience acquise auprès departenaires qui favorisent l’accès à l’éducation postsecondaire par des bourses d’études. L’Association entend également exploiter ses réseaux au Canada et dans l’ensemble du Commonwealth pour faire connaître le programme et sa valeur, et collaborer avec les universités et les partenaires communautaires pour bonifier le programme et rendre compte de ses résultats.

Les FCC entendent pour leur part mettre à profit leur expertise en matière de philanthropie pour gérer le programme, pour investir ainsi que pour veiller à la répartition du financement entre les universités canadiennes participantes. Une fiducie caritative dépositaire du financement sera créée et gérée par un comité indépendant.

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, l’AUCC représente les intérêts de 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

Les FCC regroupent 191 fondations communautaires canadiennes. Elles stimulent la générosité envers les collectivités les plus nécessiteuses. Gestionnaires de 3,8 milliards de dollars d’actifs, elles ont investi, l’an dernier seulement, plus de 158 millions de dollars dans les collectivités canadiennes.

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Pour obtenir un complément d’information :

Helen Murphy
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Téléphone : 613 563-3961, poste 238 ou 613 608-8749 (mobile)

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Téléphone : 613 236-2664, poste 302 ou 613 266-6917 (mobile)

Communiqué - 10 juin 2014

HALIFAX – Près de 40 dirigeants d’universités se sont réunis à Halifax hier pour mettre en commun des stratégies visant à réduire la consommation d’alcool à risque chez les étudiants et trouver des manières d’endiguer le problème.

L’atelier d’un jour, présenté conjointement par l’Association des universités et collèges du Canada et l’Acadia University, s’est penché sur la possibilité de lancer  une nouvelle collaboration pancanadienne entre universités et collèges pour réduire la consommation à risque sur les campus canadiens.

Ray Ivany, recteur de la Acadia University à l'atelier visant à réduire la consommation d’alcool à risque chez les étudiants

Ray Ivany, recteur de la Acadia University

Des recteurs, des vice-recteurs et des directeurs des services aux étudiants ainsi que des représentants de collèges communautaires se sont réunis pour jeter les bases d’une initiative conjointe entre établissements postsecondaires pour réduire la consommation d’alcool à risque, et pour déterminer quelles seront les prochaines étapes, à court et à moyen terme, pour y parvenir.

Les participants ont pu entendre Ann Dowsett Johnston, militante et auteure de Drink: The Intimate Relationship between Women and Alcohol, et Robert Strang, administrateur en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse. Une allocution vidéo de Jim Kim, président de la Banque mondiale et ancien recteur du Dartmouth College, qui a aussi dirigé l’initiative Learning Collaborative on High-Risk Drinking du National College Health Improvement Program aux États-Unis, a ouvert l’atelier.

Il s’agissait du dernier d’une série d’ateliers offerts aux recteurs des universités canadiennes visant à prendre des mesures pour améliorer le bien-être et la réussite des étudiants. Les autres portaient sur les problèmes de santé mentale sur les campus et le renforcement du leadership dans le cadre d’activités d’orientation organisées par les étudiants.

L’atelier était subventionné en partie par l’Association des services aux étudiants des universités et des collèges du Canada, et tenu parallèlement à sa conférence annuelle tenue du 8 au 11 juin 2014, à Halifax.

Faits saillants

  • Selon Statistique Canada, le tiers des Canadiens âgés entre 18 et 24 ans boivent de l’alcool en grande quantité (cinq verres ou plus en une seule fois) une fois par mois.
  • Une enquête effectuée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM) sur les campus canadiens en 2004 a révélé que les jeunes adultes qui fréquentent les établissements postsecondaires sont plus susceptibles de consommer à risque que ceux qui ne sont plus aux études :
    • 32 % des étudiants au premier cycle disent boire à un niveau qui est dangereux, comparativement à 26 pour cent de la population générale âgée entre 18 et 24 ans.
    • 10 % des étudiants interrogés ont rapporté avoir été victimes de violence liée à l’alcool;
    • 9,8 % rapportent avoir été victimes de harcèlement sexuel lié à l’alcool;
    • 14,1 % rapportent avoir eu des relations sexuelles non planifiées parce qu’ils étaient en état d’ébriété.
  • Afin de réduire la consommation d’alcool à risque et de promouvoir la modération, plusieurs programmes, politiques et interventions ont été proposés et mis en place dans les établissements d’enseignement postsecondaires d’Amérique du Nord. Le projet National College Health Improvement créé aux États-Unis en 2010 par Jim Kim, ancien recteur du Collège Darmouth et médecin, est l’un des programmes visant à améliorer la santé des étudiants.
  • Les universités prennent de nombreuses mesures pour contrer la consommation d’alcool à risque sur les campus, mettent en place des campagnes de publicité, offrent de la formation aux dirigeants étudiants en vue des semaines d’orientation, offrent des résidences sans alcool et interdisent les cinq à sept et les dernières tournées dans les bars sur les campus.
  • En 2011, les universités canadiennes se sont engagées envers la population canadienne à améliorer les expériences d’apprentissage des étudiants universitaires.

Citations

« Les universités entreprennent des démarches positives pour réduire la consommation à risque sur les campus. Elles comprennent de mieux en mieux que l’alcool peut causer des dommages aux étudiants, comme compromettre leurs études et les mettre en danger. L’atelier aura permis aux dirigeants universitaires d’initier une démarche canadienne visant à trouver des solutions à un problème complexe. »

-Christine Tausig Ford, vice-présidente et administratrice en chef, Association des universités et collèges du Canada

« La consommation d’alcool à risque ne peut être acceptée comme étant un rite de passage traditionnel pour les étudiants des universités. Il y a des répercussions graves et souvent néfastes à la consommation d’alcool à risque sur nos campus. À titre de recteurs, nous nous soucions des étudiants et de leur sécurité. C’est pourquoi nous nous sommes engagés à trouver une manière de réduire les préjudices pouvant être causés à la population étudiante. »

- Ray Ivany, recteur, Acadia University

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Communiqué - 6 juin 2014

HALIFAX – Conscients des répercussions associés à la consommation d’alcool sur les campus canadiens, les dirigeants universitaires se réuniront la semaine prochaine pour discuter des manières de réduire les dommages causés par l’alcool chez les étudiants, et explorer de nouvelles possibilités d’action collective.

Le lundi 9 juin 2014 à Halifax, des recteurs, des vice-recteurs et des directeurs des services aux étudiants participeront à un atelier d’une journée organisé conjointement par l’Acadia University et l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

Les représentants des médias sont invités à assister à un déjeuner-conférence animé par Ann Dowsett Johnston, militante et auteure de Drink: The Intimate Relationship between Women and Alcohol. Mme Dowsett Johnston abordera les répercussions de l’alcool et de son marketing sur les femmes, particulièrement sur les étudiantes de niveau postsecondaire. Une période de questions suivra son exposé.

Les médias sont aussi conviés à assister à l’allocution vidéo du Dr Jim Kim, président de la Banque mondiale et ancien recteur du Dartmouth College, qui a aussi dirigé l’initiative Learning Collaborative on High-Risk Drinking du National College Health Improvement Program aux États-Unis. Ray Ivany, recteur de l’Acadia University, et le Dr Robert Strang, administrateur en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse, présenteront leurs réactions et animeront la séance de questions qui suivra.

Possibilités d’entrevue avec M. Ivany et Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC.

Allocution vidéo du Dr Kim, suivi des commentaires de M. Ivany, recteur de l’Acadia University, et du Dr Strang, administrateur en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse
Le lundi 9 juin 2014
De 8 h 45 à 10 h
World Trade and Convention Centre, Halifax, Nouvelle-Écosse

Déjeuner-conférence de Mme Dowsett Johnston
Le lundi 9 juin 2014
De 11 h 40 à 13 h
World Trade and Convention Centre, Halifax, Nouvelle-Écosse

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Renseignements :
Nadine Robitaille
Agente des communications
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Cell. : 613-884-8401

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

Opinion - 28 mai 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru le Globe and Mail le 28 mai 2014.

Par Indira Samarasekera
Rectrice et vice-chancelière de l’University of Alberta

Les deux dernières semaines ont été pénibles pour la University of Saskatchewan et toutes les personnes touchées par la crise récente qui a secoué l’établissement. Personne ne s’en est sorti indemne. Lorsque les frontières entre liberté universitaire, liberté d’expression et responsabilités de gestion s’estompent, les risques de dommages sont élevés. Lorsqu’une situation pousse le gouvernement à intervenir, l’autonomie institutionnelle est menacée.

Les universités sont des institutions complexes qui remplissent de nombreux rôles sociétaux et économiques. Affichant des revenus excédant parfois le milliard de dollars, employant des milliers de personnes de soutien et de professeurs, exploitant souvent plus d’un campus et étant de plus en plus présentes à l’étranger, les universités sont investies de mandats vastes et, dans certains cas, difficilement conciliables.

Elles sont également constituées d’un large éventail d’intervenants aux points de vue bien arrêtés et souvent contradictoires. Elles ont besoin d’un leadership efficace exercé comme nulle part ailleurs dans la société.

Nombreux sont ceux qui se sont empressés de condamner la University of Saskatchewan. Certains se sont réjouis d’un triomphe sur l’administration, mais il pourrait s’agir d’une victoire à la Pyrrhus.

En tant que rectrice qui croit fermement aux principes fondamentaux des universités canadiennes, j’invite à une seconde réflexion.

La liberté universitaire et l’autonomie institutionnelle sont essentielles au bon fonctionnement de l’université moderne. Elles permettent aux membres du corps professoral de mener leurs activités savantes, de recherche et d’enseignement en quête d’idées nouvelles, de découvertes et de vérité. En s’appuyant sur leur pensée critique, la connaissance de leur domaine et leurs résultats de recherche, ils peuvent prendre des risques intellectuels et se prononcer sur des questions qu’ils connaissent en profondeur, même si leur point de vue est parfois impopulaire ou contraire au courant de pensée dominant.

Forts de l’autonomie institutionnelle, les dirigeants universitaires peuvent tracer le parcours de leur établissement en fonction de sa mission et prendre des décisions stratégiques, même si celles-ci ne plaisent pas au gouvernement en poste.

C’est parce que j’ai une confiance inébranlable en ces deux principes que j’ai été aussi consternée par les événements survenus à la University of Saskatchewan. Il est vrai que les universités sont également des endroits où la liberté d’expression est chérie. Cependant, le concept général de liberté d’expression n’est pas le même que celui de liberté universitaire. Cette dernière doit s’appuyer sur un questionnement rigoureux et un discours raisonné. Elle s’accompagne également de responsabilités.

Les universitaires doivent s’attendre à ce que leurs idées fassent l’objet d’un examen critique par leurs pairs, qui débattront de leurs points de vue et de leurs découvertes, examineront leurs données et remettront en question leurs hypothèses.

La liberté d’expression est quant à elle dictée par des règles éthiques et des normes intellectuelles : c’est pourquoi les Canadiens ont établi des limites claires et se dont dotés de lois contre les actes diffamatoires et calomnieux et les crimes haineux. Les campus sont bien sûr des lieux de débat libre, même lorsque les esprits s’enflamment, et la liberté d’expression doit y être défendue bec et ongles, au même titre que la liberté universitaire. Avant que des décisions ne soient prises, les professeurs et les dirigeants, en particulier les vice-recteurs et les doyens, doivent débattre des enjeux et remettre en question les orientations, ce que les professeurs et les dirigeants de la University of Saskatchewan ont amplement eu le temps de faire pendant les consultations visant l’initiative TransformUS. Il est cependant insensé de laisser croire que les doyens sont autorisés à condamner publiquement les choix de l’équipe de direction ou du conseil d’administration après la prise d’une décision. Les mêmes principes relatifs à la prise de décisions s’appliquent au sein d’un cabinet. Aucune organisation ne peut avancer sans ces principes.

La University of Saskatchewan est confrontée à des choix difficiles, tout comme ses homologues canadiennes. Étant donné les attentes croissantes et le financement limité, les universités doivent faire des choix. Elles ne peuvent plus satisfaire tout le monde.

Les universités sont appelées à offrir des programmes d’études de grande qualité à une nouvelle génération de citoyens ouverts sur le monde. Elles sont le noyau des collectivités et des régions qui les accueillent, favorisant la création d’entreprises et d’emplois. On s’attend à ce qu’elles mènent de la recherche de pointe qui permet de stimuler l’innovation au Canada, de tisser un réseau international de chercheurs et de générer des découvertes et des idées de calibre mondial.

Elles doivent donc miser sur leurs forces, s’appuyer sur l’excellence et investir dans des projets novateurs et risqués dans l’intérêt de leurs étudiants et de la société. Elles doivent tenter de se classer parmi les meilleurs établissements d’enseignement supérieur au monde.

Pour ce faire, les universités sont parfois contraintes de prendre des décisions impopulaires, voire controversées. Il arrive que les gouvernements n’approuvent pas la voie empruntée pour atteindre l’excellence. En prenant appui sur la pensée critique, la recherche éclairée et des consultations à grande échelle, les universités doivent néanmoins prendre ces décisions si elles veulent prospérer et servir les prochaines générations de Canadiens. Les dirigeants universitaires doivent tracer ces parcours avec courage et conviction.

Les événements survenus à la University of Saskatchewan devraient tous nous pousser à la réflexion. Recteurs, provosts, doyens, professeurs, membres du personnel, étudiants et membres du conseil d’administration : tous doivent réfléchir à la façon de s’adapter aux nouvelles réalités tout en préservant les valeurs universitaires qui ont si bien servi la société pendant des siècles.

Opinion - 9 mai 2014

Cette lettre au rédacteur en chef a paru dans les quotidiens The Province, le vendredi 9 mai 2014, The Record le samedi 10 mai, et The Guelph Mercury le mardi 13 mai).

Gwyn Morgan (Public investment in skills training pays big returns, publié le 6 mai dernier) souhaite qu’un plus grand nombre de personnes suivent une formation dans les métiers spécialisés, alors que, entre 2000 et 2011, les inscriptions dans les programmes qui offrent ce genre formation ont plus que doublé, ce qui représente une croissance deux fois supérieure à celle des inscriptions à l’université.

Malheureusement, selon Statistique Canada, le taux d’obtention du diplôme dans les programmes de formation des apprentis oscille autour des 50 pour cent. Et pendant que les inscriptions dans les programmes de formations des apprentis doublaient, le Canada a chuté en 15place dans le classement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière d’inscriptions universitaires.

M. Morgan laisse entendre que le système allemand est un modèle, mais il souligne également que le Canada possède 4,7 fois plus d’apprentis en électricité et presque deux fois plus d’apprentis en mécanique par habitant que l’Allemagne. En outre, les programmes de formation des apprentis couvrent un plus grand nombre de disciplines en Allemagne qu’au Canada : en Allemagne, on retrouve entre autres les apprentis dans des postes comme ceux de commis de bureau, d’adjoints médicaux et dans la vente au détail.

Le Canada a besoin d’un nombre accru de diplômés des écoles de métiers et d’un nombre accru de diplômés des universités; même en Alberta, riche en ressources où, depuis 2008, 56 pour cent des nouveaux emplois sont occupés par des diplômés des universités, contre 31 pour cent par des diplômés des collèges et à peine 18 pour cent par des diplômés des écoles de métiers.

Paul Davidson, Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Opinion - 7 mai 2014

Lettre ouverte publiée dans l’édition du 7 mai 2014 du magazine Research Money

par Christine Tausig Ford 

Lorsque le premier ministre Stephen Harper a rencontré des dirigeants européens l’automne dernier, il a fait comprendre au monde que le Canada et l’Union européenne (UE) entraient dans une ère de coopération. Le gouvernement du Canada a conclu une entente de principe établissant un accord économique et commercial global avec l’UE. Dans son récent Plan d’action sur les marchés mondiaux, il a aussi ciblé l’Europe comme marché prioritaire pour les affaires, la coopération transatlantique étant essentielle pour mener la charge. 

Les universités et les entreprises canadiennes savent que les enjeux de l’heure transcendent les frontières nationales. La collaboration internationale en matière de recherche permet aux universités de renforcer leurs travaux et d’établir, entre les professeurs, le personnel et les étudiants, des relations avec les plus grands esprits du monde pour aborder les questions les plus pressantes. Pour le secteur privé canadien, les activités transfrontalières permettent aux entreprises de jumeler diverses forces en recherche et développement, et d’accroître ainsi la productivité ainsi que d’améliorer la commercialisation de découvertes.

Le Canada est un chef de file en matière de recherche et d’innovation. Lorsque le gouvernement fédéral a annoncé le nouveau fonds Apogée Canada pour l’excellence en recherche d’une valeur de 1,5 milliard de dollars dans le budget de 2014, il indiquait clairement que le Canada était prêt à entrer dans la course. Cette initiative audacieuse en recherche et innovation permettra à nos chercheurs d’établir des partenariats avec les plus brillants cerveaux du monde. Le fonds Apogée Canada met en valeur l’importance de la collaboration internationale et repose sur l’idée que le Canada doit pouvoir s’appuyer sur un système de recherche de calibre mondial pour bâtir une économie dynamique, novatrice et concurrentielle. 

L’UE comprend que la collaboration internationale est essentielle pour que la recherche atteigne son plein potentiel. Le 1er janvier dernier, la Commission européenne a lancé son tout nouveau programme de financement de la recherche dans le cadre du programme Horizon 2020. Dotée d’un budget de près de 80 milliards d’euros (115 milliards de dollars) sur sept ans, cette initiative de recherche à caractère transformateur accorde du financement aux activités de recherche et d’innovation qui favorisent l’excellence scientifique, la compétitivité économique et qui abordent des enjeux sociétaux propres à l’UE. 

La collaboration internationale est donc une composante clé du programme Horizon 2020. Il est admirable de constater l’engagement politique de l’UE d’investir dans la recherche et l’innovation et d’ouvrir cet investissement sur le monde, particulièrement en période d’austérité économique. En ouvrant le marché européen aux partenaires internationaux, Horizon 2020 offre des possibilités extraordinaires aux universités et aux entreprises canadiennes.

L’Europe attache une grande valeur à la collaboration en matière de recherche avec le Canada, et la Commission européenne souhaite créer davantage de partenariats avec notre pays où de nombreux secteurs présentent des intérêts scientifiques mutuels évidents avec l’Europe. 

Les rencontres entre le Canada, l’UE et les États-Unis tenues à Galway, en Irlande, l’été dernier ont donné lieu à une alliance transatlantique en matière de recherche dans des domaines tels que la recherche marine et l’Arctique. Les travaux de l’alliance devraient contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et à accroître les retombées économiques grâce à une meilleure gestion des ressources de l’océan Atlantique 

Les collaborations existantes entre les chercheurs de l’Europe et ceux du Canada donnent déjà des résultats impressionnants. Le réseau de suivi international INTERACT, un regroupement de centres de recherche et de chercheurs qui étudient les changements environnementaux dans l’océan Arctique, nous aide à mieux comprendre les changements rapides qui ont cours dans les régions froides. Ensemble, des scientifiques de 14 pays s’affairent à consigner, à relever et à prévoir les changements de température dans les régions arctiques ainsi qu’à y réagir. Leurs travaux aident les gouvernements et les principaux secteurs économiques comme les pêches et l’industrie pétrolière à s’adapter aux changements climatiques.

Une telle collaboration internationale en matière de recherche enrichit les relations universitaires, scientifiques et d’affaires entre le Canada et l’UE. La participation du Canada au programme Horizon 2020 renforcera la collaboration en matière de recherche pour le développement économique axé sur l’innovation, et améliorera la visibilité du Canada de même que son accès aux réseaux mondiaux. L’UE a ouvert la porte aux chercheurs et aux innovateurs canadiens. Il n’en tient qu’au Canada de saisir l’occasion. 

Christine Tausig Ford est vice-présidente et administratrice en chef à l’Association des universités et collèges du Canada. L’AUCC est membre du consortium ERA-Can+ qui fait la promotion de la collaboration en matière de recherche et d’innovation entre le Canda et l’Union européenne.

Communiqué - 2 mai 2014

OTTAWA – Les universités du Canada accueillent favorablement l’annonce faite aujourd’hui par le Premier ministre Harper de financer des stages rémunérés pour les diplômés de niveau postsecondaire. D’abord annoncé dans le Plan d’action économique du Canada de 2014, ce financement permettra à plus de 3 000 diplômés des universités et des collèges d’avoir accès à des stages rémunérés à temps plein dans des domaines en forte demande, comme les sciences, les technologies, le génie, les mathématiques et les métiers spécialisés. 

« L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) se réjouit de l’intérêt du gouvernement à offrir aux jeunes Canadiens des possibilités qui permettront à la prochaine génération de posséder les compétences et l’expérience dont elle aura besoin sur le marché du travail, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Ces stages pourront propulser la carrière de diplômés hautement qualifiés de nos universités, et bénéficier aussi aux employeurs. » 

Les stages offerts par l’entremise du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) et du programme Objectif carrière d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) seront d’une durée de six à 12 mois et s’échelonneront sur les deux prochaines années. 

Actuellement, la moitié des étudiants au baccalauréat dans les universités canadiennes participent à au moins un programme de travail-études ou à un stage pendant leurs études. L’AUCC collabore avec les employeurs pour trouver des manières d’offrir davantage de programmes d’apprentissage par l’expérience qui complètent les stages post-diplômes comme ceux dont il est question dans l’annonce faite aujourd’hui. 

« Nous sommes heureux de l’importance qu’accorde le gouvernement fédéral à l’accroissement des possibilités pour les jeunes Canadiens, et les universités canadiennes sont déterminantes à cet égard », a conclu M. Davidson. 

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

-30-

Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238

Document d'information - 16 avril 2014

L’Association des universités et collèges du Canada se joint à la University of Calgary pour pleurer la mort tragique de cinq jeunes survenue hier, à Calgary. Au nom des universités de l’ensemble du pays, l’AUCC offre ses plus sincères condoléances aux familles des victimes, de même qu’aux étudiants, aux professeurs et aux membres du personnel de la University of Calgary.

Communiqué - 10 avril 2014

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) offre ses plus sincères condoléances à la famille de Jim Flaherty.

Ayant consacré 20 ans de sa vie au service des Canadiens, M. Flaherty a été le ministre des Finances ayant les plus longs états de service et a auparavant été au service public en Ontario. Il a effectué un travail soutenu et indéfectible pour protéger et assurer la prospérité à long terme du Canada, et pour renforcer la position du Canada sur la scène internationale.

« M. Flaherty s’est fait le champion de la cause de l’enseignement supérieur et de la recherche tout au long de son mandat à titre de ministre des Finances, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Nous nous souviendrons de lui entre autres pour l’héritage qu’il a légué à l’innovation, en particulier par l’entremise du Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada. »

En plus de son importante contribution, « M. Flaherty prenait grand plaisir à transmettre son enthousiasme et son engagement à l’égard du service public lorsqu’il s’adressait à des étudiants dans les universités canadiennes, où il a inspiré de nombreux jeunes à envisager une carrière dans la fonction publique », a ajouté M. Davidson.

Communiqué - 10 avril 2014

Le chef national de l’APN, Shawn A-in-chut Atleo aux réunions du printemps de l’AUCC le 8 avril 2014.

Shawn A-in-chut Atleo, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, et Paul Soubry, chef d’entreprise, ont pris la parole à cette occasion

WINNIPEG – Les dirigeants des universités canadiennes se sont réunis cette semaine à Winnipeg pour discuter de la manière de préparer adéquatement les diplômés pour réussir dans un monde de plus en plus complexe et dynamique. Sous le thème « L’Ouest nouveau, le Canada nouveau », une soixantaine de recteurs ont participé aux réunions du printemps de l’Association des universités et collège du Canada (AUCC), qui se tenaient les 8 et 9 avril.

Les recteurs ont discuté de la manière dont les universités et les diplômés peuvent contribuer à un Canada diversifié, intégré et interrelié.

Dans le cadre d’un partenariat stratégique entre les universités canadiennes et l’Assemblée des Premières Nations (APN) visant à améliorer l’accès des Autochtones à l’enseignement supérieur, le chef national de l’APN, Shawn A-in-chut Atleo, a prononcé une allocution marquante. S’adressant aux recteurs le 8 avril dernier, M. Atleo a insisté sur l’importance de la collaboration entre les universités et les collectivités des Premières Nations et salué les universités pour les efforts accrus qu’ils déploient à améliorer l’accès à l’éducation, et pour leur soutien à la réussite des étudiants autochtones.

« L’AUCC, partenaire de l’APN et des Premières Nations, contribue à apporter le type de changements qui favoriseront la réussite des étudiants des Premières Nations, a déclaré le chef des Premières Nations. Les recteurs jouent un rôle prépondérant dans l’amélioration de la compréhension et la mise en place d’initiatives qui mèneront à une réconciliation entre les peuples autochtones et tous les Canadiens. Je suis honoré de faire partie de ce rassemblement et je me réjouis à l’idée de poursuivre le dialogue avec l’AUCC sur des enjeux de grande importance pour notre peuple, et sur la manière de les aborder ensemble, en partenariat. »

Champion de la puissance de l’éducation à procurer un avenir brillant aux Canadiens autochtones, M. Atleo est chancelier de la Vancouver Island University et, en février dernier, il a signé, avec le gouvernement fédéral, une entente historique qui transformera le système d’enseignement sur les réserves de la maternelle à la 12e année.

« L’éducation est une force transformatrice incroyable pour les individus et elle a aussi le pouvoir d’enrichir les collectivités et les cultures, a pour sa part affirmé David Barnard, recteur de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’AUCC. À titre de recteurs, nous pouvons contribuer à ce que tous les étudiants autochtones réussissent leurs études et atteignent leurs objectifs. Nous avons à la fois le devoir moral et l’impératif économique d’y parvenir. »

Paul Soubry

Paul Soubry, président et chef de la direction de New Flyer aux réunions du printemps de l’AUCC le 9 avril 2014.

Le rôle des universités dans la préparation des étudiants pour l’économie canadienne en pleine évolution a aussi été le thème de l’allocution prononcée par Paul Soubry, président et chef de la direction de New Flyer, l’entreprise fabricante d’autobus et de pièces la plus importante en Amérique du Nord. Chef de file de l’industrie et dirigeant communautaire, M. Soubry a parlé des compétences recherchées par les employeurs canadiens et de la contribution des universités à l’innovation au Canada et dans le monde.

« Plus de 50 pour cent des étudiants au premier cycle font des stages ou participent à des programmes coopératifs, et je peux vous assurer que, pour un employeur, c’est formidable, a-t-il affirmé. Je vous incite fortement à faire passer de 50 à 100 pour cent le nombre d’étudiants qui acquièrent de l’expérience avant de faire leur entrée sur le marché du travail. »  

Les réunions des membres ont donné l’occasion aux recteurs canadiens de tirer parti de leurs récentes réalisations collectives, notamment les investissements exceptionnels consentis par le gouvernement fédéral à la recherche universitaire dans le budget de 2014.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

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Communiqué - 8 avril 2014

Avis aux médias

WINNIPEG – Paul Soubry, président et chef de la direction de New Flyer, l’entreprise fabricante d’autobus et de pièces la plus importante en Amérique du Nord, prendra la parole demain devant les recteurs canadiens au sujet de la formation dont les étudiants des universités auront besoin pour réussir sur le marché du travail dynamique de plus en plus complexe dans un Canada nouveau.

M. Soubry sera l’orateur invité lors d’un déjeuner-conférence dans le cadre des réunions des membres de l’Association des universités et collèges du Canada, à Winnipeg. Ses propos porteront principalement sur les compétences poussées dont auront besoin les diplômés pour répondre aux besoins du marché du travail, l’importance des partenariats entre les universités et le secteur privé, et la contribution des universités à l’innovation au Canada et dans le monde.

Les représentants des médias sont invités à assister à la conférence de M. Soubry qui sera suivie d’une période de questions.

Le mercredi 9 avril 2014
De 12 h 15 à 13 h 30
Hôtel Fort Garry, 222 Broadway, Winnipeg

Veuillez confirmer votre présence auprès de : 

Helen Murphy
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Nadine Robitaille
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L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

Le groupe d’entreprises New Flyer emploie plus de 3 000 personnes dans ses centres de fabrication, de transformation, de distribution et de services, au Canada et aux États-Unis.  

Opinion - 31 mars 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru en anglais dans the Hill Times le 31 mars 2014

Cette année, plus d’étudiants que jamais fréquentent les universités et les collèges canadiens. La raison en est fort simple : les étudiants et leurs familles savent que l’éducation postsecondaire offre d’indéniables avantages.

Les personnes ayant fait des études postsecondaires sont généralement plus en santé et plus heureuses, vivent plus longtemps, sont plus susceptibles d’obtenir un emploi et de le conserver, et leurs salaires sont plus élevés que celui des personnes sans de telles études.

Bien que les médias traitent parfois des difficultés qu’éprouvent certains récents diplômés à trouver un premier emploi qui leur convient, les faits entourant la poursuite d’études sont éloquents.

Par exemple, au cours de leur vie, les diplômés des universités gagnent en moyenne 1,4 million de dollars de plus que les titulaires d’un diplôme d’études secondaires. En outre, le marché de l’emploi pour les diplômés des universités continue de progresser, malgré le ralentissement économique. En effet, entre 2008 et 2013, plus de 800 000 nouveaux emplois destinés aux diplômés des universités ont été créés, tandis que 540 000 emplois n’exigeant aucun diplôme d’études postsecondaires ont été perdus.

De plus, les avantages qu’offrent les collèges et les universités du Canada aux étudiants ne sont pas uniquement d’ordre individuel : ils profitent à la société canadienne tout entière.

Loin de se dissocier des espoirs et des aspirations économiques quotidiennes des Canadiens, les collèges et les universités jouent un double rôle irremplaçable en tant que moteur économique : ils forment les diplômés compétents dont le marché de l’emploi canadien a besoin et créent des partenariats avec l’industrie afin de favoriser la commercialisation plus rapide d’idées novatrices. Ils améliorent ainsi la position concurrentielle du Canada au sein de l’économie mondiale.

Cette réussite repose souvent sur la mise à profit des partenariats public-privé, qui assurent un avenir prometteur aux secteurs industriels traditionnels. Je le constate moi‑même tous les jours.

Au Nouveau-Brunswick, où le secteur des produits forestiers est le principal contributeur au PIB de la province, de nouvelles collaborations entre les universités et l’industrie visant l’élaboration de pratiques forestières durables stimulent grandement l’économie. Par exemple, les chercheurs de la University of New Brunswick ont combiné l’utilisation du GPS et d’autres technologies pour cartographier avec précision les nappes phréatiques forestières. Cela permet à J. D. Irving, et à d’autres sociétés nord‑américaines qui ont également adopté ces techniques, non seulement de tracer des routes qui réduisent leur empreinte écologique, mais également d’obtenir des données détaillées sur la présence d’humidité dans le sol, ce qui améliore leurs résultats financiers. Nous avons également constaté des améliorations dans la production arboricole, ce qui a occasionné une réduction des prix et une meilleure compétitivité.

Il est important de reconnaître que ces progrès ayant mené à la résolution de problèmes actuels émanent de la recherche fondamentale effectuée par le passé, tout comme les avancées sociales et économiques de demain, seront le résultat des découvertes d’aujourd’hui.

Les investissements substantiels et exceptionnels dans la recherche universitaire annoncés dans le budget de 2014, à savoir le nouveau fonds Apogée Canada pour l’excellence en recherche, jumelé aux plus importants budgets consentis depuis une décennie aux organismes subventionnaires de recherche du Canada, soulignent l’importance du savoir et de l’innovation pour le Canada.

Des milliers de partenariats entre les collèges et les universités et les secteurs public et privé sont au cœur des avancées sociales et économiques du pays. Cette culture de l’innovation est de plus en plus présente dans nos établissements postsecondaires et contribue à stimuler l’économie canadienne. Les étudiants y participent; ils jouent un rôle très important dans la résolution de problèmes immédiats et acquièrent de ce fait des compétences recherchées par le marché du travail grâce aux technologies de pointe que nous mettons à leur disposition.

Pour les collèges et les universités du Canada, l’importance accordée à la recherche et à l’innovation dans notre système d’éducation est le moteur de l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données probantes, tout comme de la poursuite du but analogue constitué par la commercialisation de notre recherche. Les questions épineuses relevant de la demande à l’échelle mondiale requièrent la collaboration de différentes disciplines.

Nos étudiants ne font pas seulement des travaux de recherche, ils acquièrent l’esprit d’analyse, des compétences très en demande en matière de résolution de problèmes, de gestion de projet et de communication. De plus en plus, les étudiants canadiens acquièrent cette expérience à l’extérieur des salles de classe grâce à un apprentissage pratique.

À l’heure actuelle, la moitié des étudiants universitaires canadiens, toutes disciplines confondues, participent à au moins un programme d’enseignement coopératif ou à un stage au cours de leurs études. Quiconque participe à un tel programme vous dira qu’il s’agit d’un atout important pour les étudiants et les employeurs. Les étudiants commencent à bâtir leur réseau professionnel et à faire le lien entre ce qu’ils ont appris en classe et l’application des concepts, alors que les employeurs ont accès à des idées novatrices et à des perspectives qui ciblent de nouvelles solutions et de nouveaux marchés, en plus d’avoir accès à des employés potentiels en action.

Ces liens entre les établissements postsecondaires et la collectivité représentent un énorme avantage pour tous les Canadiens.

Les étudiants d’aujourd’hui investissent considérablement dans leur propre avenir. Il s’agit d’un investissement que tous les Canadiens, notamment les décideurs des secteurs public et privé, doivent soutenir et mettre à profit dans l’intérêt de l’avenir social et économique du pays.

Eddy Campbell est le recteur de la University of New Brunswick.

Communiqué - 18 mars 2014

OTTAWA – Les universités canadiennes applaudissent au lancement d’un programme fédéral qui améliorera l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) à la recherche de pointe et à l’innovation.

Le Programme d’accès à l’innovation pour les entreprises, annoncé aujourd’hui par l’honorable Greg Rickford, ministre d’État (Sciences et Technologie), offre aux PME novatrices par l’entremise du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada, du financement direct et immédiat qui les aidera à financer des activités de recherche et de développement technologique et commercial au sein des universités, des collèges et des autres établissements de recherche de leur choix.

« De telles initiatives permettent de transformer le savoir des chercheurs universitaires en produits, biens et services de qualité », a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

« Les universités effectuent déjà pour plus de un milliard de dollars de recherche pour le milieu des affaires, poursuit M. Davidson. Ce programme renforcera encore les liens entre les universités et l’industrie, en permettant à davantage de propriétaires de PME de tirer profit de l’expertise des universités et de créer de l’emploi, d’améliorer les produits et d’accroître la prospérité. »

Le Programme d’accès à l’innovation pour les entreprises est conforme à une recommandation faite par l’AUCC en 2011 au groupe d’experts indépendants chargé d’examiner le soutien fédéral de la recherche-développement. Présidé par Tom Jenkins, président et stratège en chef de la société Open Text, le groupe comptait également parmi ses membres David Naylor, ancien recteur de la University of Toronto, ainsi qu’Arvind Gupta, directeur général et scientifique de Mitacs qui deviendra recteur de la University of British Columbia à compter du 1er juillet 2014.

Annoncé dans le budget de 2013, le programme de 20 millions de dollars sur deux ans permettra à des centaines de PME d’utiliser les compétences, les talents et les connaissances des universités canadiennes pour la commercialisation de leurs produits ou services plus rapidement et plus efficacement. Ces entreprises ont rarement les ressources pour effectuer leur propre recherche, employer de nouveaux diplômés ou accueillir des stagiaires afin de réaliser des gains de productivité.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
613 563-3961, poste 306
nrobitaille@aucc.ca

Opinion - 24 février 2014

La version originale de cet article d’opinion a paru dans Research Money le 24 février 2014

By Paul Davidson
Président-directeur général des universités et collèges du Canada

Grâce à une nouvelle initiative audacieuse en recherche et innovation, le budget de 2014 a signalé au monde entier que le Canada se prépare à faire d’immenses progrès sur la scène internationale. Pour le milieu de la recherche au pays, c’est un tournant qui porte sur les « opportunités ».

Le fonds Apogée Canada pour l’excellence en recherche annoncé, conjugué au plus important soutien accordé aux organismes subventionnaires en 10 ans, représente un investissement catalyseur.

Le budget reconnaît la nature même de la recherche. Contrairement aux mesures budgétaires gouvernementales normalement proposées pour des périodes de deux ans ou moins, il est cette fois possible de planifier pour l’avenir, d’assurer le suivi de projets de recherche déjà entamés, et de mise sur les connaissances établies ou à venir. En effet, et le financement accru et durable accordé aux organismes subventionnaires et au Programme des coûts indirects en recherche témoignent de la confiance et procurent viabilité et prévisibilité

Le nouveau fonds Apogée Canada reconnaît que l’excellence en recherche s’effectue dans les universités de toutes les tailles et de toutes les régions du Canada. Les recteurs réclamaient un programme ouvert, concurrentiel et évalué par les pairs; cette initiative répond à leur demande. Toutes les universités peuvent être dans la course, peu importe leur taille ou leur emplacement. Le degré d’excellence, les connaissances et le talent qui seront mis à contribution en recherche et en innovation seront les facteurs déterminants. Les professeurs, les étudiants et les collectivités de partout au Canada en profiteront.

En outre, le fonds Apogée Canada met en valeur l’importance de la collaboration internationale. Il repose sur l’idée que le Canada doit pouvoir s’appuyer sur un système de recherche de calibre mondial pour bâtir une économie dynamique, novatrice et concurrentielle. Dans le village global, la collaboration est une force motrice. En se hissant au rang de chef de file, le Canada pourra continuer de créer des partenariats internationaux et de tirer profit des partenariats existants.

La nouvelle génération de professeurs et de chercheurs a préparé le terrain. Bon nombre d’entre eux ont étudié à l’étranger et collaborent toujours avec des collègues de partout dans le monde. Leur perspective est d’envergure internationale, et ils sont deux fois plus nombreux que les autres à corédiger des articles avec des collègues de l’étranger, ce qui en fait les chercheurs les plus axés sur la collaboration. En fait, les chercheurs parmi les plus cités dans le monde considèrent leurs homologues canadiens comme des chefs de file en matière d’originalité, de rigueur et de retombées dans leurs domaines de recherche.

Le nouveau fonds Apogée Canada permettra de poursuivre dans cette voie où les possibilités sont multiples. L’an dernier, l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et l’Association of University Heads (Israël) ont convenu de collaborer à l’internationalisation de l’enseignement supérieur et de favoriser la multiplication des partenariats en recherche entre les universités canadiennes et israéliennes. Une mission sans précédent de recteurs au Brésil – une nation qui stimule la prospérité en investissant massivement en recherche et en innovation – a favorisé la création de 75 nouveaux programmes de partenariats et de bourses d’études. En novembre 2010, une autre mission organisée par l’AUCC, cette fois en Inde, a fait connaître le système d’enseignement supérieur canadien et permis de créer des liens qui continuent de renforcer la collaboration en matière d’enseignement et de recherche.

Ces relations seront davantage approfondies lors de la visite officielle en Inde de Son Excellence, le très honorable David Johnson, que j’accompagnerai lors de visites d’universités, de rencontres avec des innovateurs et des entrepreneurs et de discussions pour tenter de trouver des solutions à des problèmes mondiaux lors d’une table ronde sur l’innovation qui se tiendra à New Delhi.

Le Canada est un précurseur dans la création de liens internationaux, et les universités en tirent profit dans le cadre de leurs travaux. Le Canada a protégé les investissements en recherche lors du ralentissement économique. Les universités ont réussi à contrer l’exode des cerveaux et à attirer les meilleurs professeurs, étudiants et chercheurs postdoctoraux. Les nouveaux investissements permettront d’accroître le rythme et de maintenir notre avantage.

Lorsque le programme sera mis en œuvre, les universités disposeront de ressources pour améliorer leur rendement dans trois domaines clés : l’excellence à l’échelle internationale, le talent et l’application des connaissances. Le financement du fonds Apogée Canada fera du Canada une destination de choix et un pays d’accueil pour les innovateurs et les chercheurs de talent, ainsi qu’un lieu de découverte. Il procurera la souplesse et le financement dont les universités ont besoin pour participer à l’innovation et pour saisir les occasions de créer des partenariats lucratifs dans des domaines précis. Le potentiel de créer des grappes d’excellence en recherche dans des domaines d’expertise est énorme.

Ce nouvel investissement ira bien au-delà de la réussite universitaire. Il renforcera les capacités du Canada à attirer et à retenir les meilleurs chercheurs canadiens et étrangers, ce qui permettra de remédier à la pénurie de main-d’œuvre hautement qualifiée. Il sera mieux en mesure de stimuler la réalisation de découvertes révolutionnaires et de faire des universités canadiennes des partenaires de choix pour les meilleurs établissements de recherche au monde. Les universités pourront créer des liens avec des entreprises prêtes à adapter et à utiliser leurs découvertes, de manière à permettre à ces entreprises d’être plus concurrentielles à l’échelle internationale.

Les universités tissent actuellement de tels liens. Elles concluent déjà chaque année des contrats de recherche totalisant près de un milliard de dollars avec le secteur privé, fournissant la « matière intellectuelle brute » qui stimule l’innovation et favorise la prospérité.

Les universités effectuent encore davantage de recherche (pour plus de un milliard de dollars annuellement pour des groupes communautaires et à but non lucratif), principalement dans le domaine de la santé. On peut imaginer tout ce qu’elles pourront accomplir, fortes de ce financement stable, fiable et prévisible.

Nous profiterons tous des résultats. Et pour le Canada, il s’agit d’une étape charnière.

Nous sommes absolument prêts pour cet audacieux investissement. La moitié du corps professoral dans les universités canadiennes est entré en fonction au cours de la dernière décennie. Avec leurs collègues chevronnés, ils contribuent déjà largement et sont prêts à faire encore davantage. Le nombre d’étudiants aux cycles supérieurs a aussi connu une croissance de près de 90 pour cent depuis 2000.

Cette main-d’œuvre, combinée à une stabilité financière, procurera aux universités canadiennes la souplesse dont elles ont besoin pour poursuivre leurs objectifs, réaliser leurs missions et atteindre leur plein potentiel.

Inspiré par la recherche et l’innovation de qualité, le Canada ne pourra que connaître le succès.

Opinion - 13 février 2014

La version anglaise de ce texte d’opinion a été publié sur le site Web du Globe and Mail le 13 février 2014

par David T. Barnard

Dans l’environnement mondial hautement concurrentiel de la recherche et de l’innovation, le Canada vient de prendre l’engagement exceptionnel « d’occuper le podium ».

Le fonds Apogée Canada annoncé dans le budget de 2014, jumelé aux plus importants budgets consentis depuis une décennie aux organismes subventionnaires de recherche du Canada, représente un investissement catalyseur. Par son engagement de consacrer 1,5 milliard de dollars sur dix ans pour la création d’un fonds d’excellence en recherche, le budget fédéral reconnaît concrètement qu’une économie canadienne dynamique, novatrice et concurrentielle doit pouvoir s’appuyer sur un système de recherche de calibre mondial.

Comme nous le constatons avec nos athlètes olympiques, les compétences, la ténacité et la volonté ne suffisent pas toujours. Ces attributs doivent être accompagnés d’un financement stable pour l’entrainement, les installations, le personnel et l’équipement adéquat.

Les universités canadiennes possèdent ce qu’il faut pour être dans la course. Elles ont même une longueur d’avance; leurs réalisations passées témoignent de leur avantage. L’engagement du gouvernement fédéral à l’égard de la recherche et de l’innovation a donné lieu à la création de toute une série de programmes (subventions de recherche, bourses d’études et chaires de recherche). Le Canada a protégé ces investissements pendant la période de ralentissement économique, et cette attitude, qui a été déterminante pour la réussite des universités canadiennes, a aussi eu des retombées importantes et directes sur la prospérité et la qualité de vie des Canadiens. Elle a en outre permis aux universités d’éviter l’exode des cerveaux et d’attirer les meilleurs professeurs, étudiants et boursiers postdoctoraux.

Malgré tout, notre avantage sur la scène mondiale était ténu. C’est pourquoi cet ambitieux fonds d’excellence en recherche, jumelé à un engagement à accroître le financement de la recherche fondamentale axée sur la découverte est si significatif. D’autres pays font aussi beaucoup pour gagner une longueur d’avance; le Canada se heurte à une vive concurrence internationale. En effet, de plus en plus de pays investissent dans la recherche et l’innovation, se dotent d’une main-d’œuvre plus compétente et créatrice que par le passé et se font une place dans de nouveaux secteurs dynamiques axés sur le savoir. Bref, ils sont de féroces concurrents et tentent de nous dépasser.

Le fonds Apogée Canada est un investissement exceptionnel pour le progrès du Canada. Nous avons le potentiel d’être chef de file. Ce nouveau programme permettra à la fois aux universités canadiennes de livrer concurrence sur la scène internationale, et de collaborer avec les plus grands chercheurs du monde, car les découvertes proviennent de plus en plus des réseaux mondiaux de découverte et de créativité.

Le nouveau financement signale aussi l’intention du Canada de livrer concurrence aux pays qui financent le mieux l’excellence en recherche et d’attirer les plus grands innovateurs dans ses universités. Cette stratégie reconnaît que l’excellence en recherche s’effectue dans les universités de toutes les tailles et de toutes les régions du Canada; les avantages seront partagés par les collectivités, les étudiants et les professeurs de partout au pays.

Les universités canadiennes concluent chaque année des contrats de recherche totalisant près de un milliard de dollars avec le secteur privé et des contrats de recherche totalisant plus de un milliard de dollars avec des groupes communautaires et à but non lucratif, principalement dans le domaine de la santé. Nous bénéficions tous des résultats de la recherche, qu’il s’agisse d’une nouvelle procédure pour le remplacement d’articulations, de moyens plus précis de tester la qualité de l’eau ou d’une interprétation plus claire de notre histoire. C’est donc pour nous tous un moment charnière.

Nous sommes prêts. La moitié du corps professoral dans les universités canadiennes est entré en fonction au cours de la dernière décennie. Avec leurs collègues chevronnés, ils contribuent déjà largement et sont prêts à faire encore davantage. Le nombre d’étudiants aux cycles supérieurs a aussi connu une croissance de près de 90 pour cent depuis 2000. Eux aussi sont prêts. 

Le Discours du Trône présenté à l’automne dernier nous invitait à saisir l’occasion, à nous démarquer, à miser sur notre ingéniosité et nos richesses naturelles. Il appelait les Canadiens à oser et à assurer la prospérité des Canadiens d’aujourd’hui et de demain. C’est ce que nous ferons avec ce financement.

David T. Barnard est recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’AUCC.

Communiqué - 11 février 2014

OTTAWA – Des investissements substantiels et exceptionnels dans la recherche universitaire annoncés aujourd’hui dans le budget de 2014 permettront aux universités de se hisser parmi les chefs de file mondiaux du savoir et de l’innovation, affirment les dirigeants des universités canadiennes.

« Il s’agit d’un point tournant en matière d’excellence en recherche et d’innovation au Canada, déclare David Barnard, recteur de la University of Manitoba, et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canda (AUCC). La création d’un ambitieux fonds d’excellence en recherche jumelée à un engagement à accroître le financement de la recherche fondamentale axée sur la découverte accordé par l’entremise des organismes subventionnaires, représentent un investissement catalyseur. Ces investissements indiquent que le gouvernement adopte une démarche stratégique visant à favoriser la prospérité du Canada et qu’il reconnaît qu’une économie canadienne dynamique, novatrice et concurrentielle doit pouvoir s’appuyer sur un système de recherche de calibre mondial. »

Le budget de 2014 propose la création du nouveau fonds Apogée Canada financé à hauteur de 1,5 milliard de dollars sur dix ans à compter de 2015-2016. Grâce à ce fonds, le gouvernement démontre une vision à long terme, favorable à la recherche et à l’innovation au Canada. Cet investissement dans toute une génération de chercheurs intensifiera, pour les universités canadiennes et leurs partenaires, le dynamisme propice à la croissance économique, et améliorera la qualité de vie de tous les Canadiens.

Le budget contient une série d’investissements dans la recherche de pointe et l’innovation qui témoignent de la stratégie et de la vision à long terme du gouvernement, soutient M. Barnard. Les chercheurs dans les universités canadiennes sont au sommet de leur carrière; plus de 50 pour cent d’entre eux ont été embauchés au cours des 10 dernières années. Les effectifs aux cycles supérieurs ont augmenté de près de 90 pour cent depuis 2000. Le gouvernement a saisi l’occasion de faire un investissement qui propulsera le rendement du Canada en matière de recherche et d’innovation.

Les universités canadiennes ont uni leurs forces au cours de l’année pour réclamer un investissement stratégique au profit de l’excellence; un ambitieux nouveau fonds de recherche complémentaire aux sources de financement provenant des organismes subventionnaires et de la Fondation canadienne pour l’innovation, largement accessible et concurrentiel.

Comme l’a proposé l’AUCC lors des consultations prébudgétaires, le nouveau fonds Apogée Canada est un projet ambitieux qui prévoit faire du Canada un chef de file mondial sur les plans de la recherche et de l’innovation. Les universités canadiennes félicitent le gouvernement pour sa reconnaissance de la recherche universitaire comme puissant moteur de prospérité, et pour sa vision et son initiative d’investir pour l’avenir du Canada.

« Le Canada signale aujourd’hui aux leaders mondiaux de la recherche son intention de livrer concurrence aux pays qui financent le mieux l’excellence en recherche et d’attirer les plus grands innovateurs dans ses universités, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Cette nouvelle stratégie reconnaît que l’excellence en recherche s’effectue dans les universités de toutes les tailles et de toutes les régions du Canada; les avantages seront partagés par les collectivités, les étudiants et les professeurs de partout au pays. »

Les dirigeants universitaires applaudissent aussi à la reconnaissance qui est accordée à la valeur de la recherche universitaire, y compris à la recherche fondamentale et aux coûts indirects, en augmentant substantiellement le financement accordé par l’entremise des organismes subventionnaires de recherche du Canada. Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, le Conseil de recherches en sciences humaines et les Instituts de recherche en santé du Canada recevront un financement accru de 37 millions de dollars par année pour la recherche de pointe et de neuf millions de dollars pour les coûts indirects sur une base continue.

Le gouvernement fédéral a augmenté le financement de la recherche et de l’innovation chaque année depuis 2006.

L’importance qu’accorde le gouvernement à faire en sorte que la prochaine génération d’innovateurs possède les compétences et l’expérience dont elle aura besoin sur le marché du travail est aussi grandement appréciée, soutient l’AUCC. Les investissements accordés à Mitacs, une organisation à but non lucratif qui offre aux étudiants aux cycles supérieurs et aux chercheurs postdoctoraux des possibilités de stages et des bourses de recherche, stimuleront leurs carrières. « Le financement annoncé aujourd’hui permettra d’accroître les possibilités et profitera aux chercheurs postdoctoraux comme aux employeurs », précise M. Davidson. L’AUCC collabore avec Mitacs depuis de nombreuses années à améliorer les programmes qui permettent aux diplômés des universités d’acquérir de l’expérience de travail.

Les universités accueillent aussi favorablement les nouveaux investissements qui permettront d’offrir encore davantage de stages aux diplômés de niveau postsecondaire, leur permettant ainsi d’acquérir une expérience de travail réelle. « Plus de la moitié des étudiants des universités participent déjà à un stage, à un programme coopératif ou à une expérience sur le terrain dans le cadre de leurs études au premier cycle », ajoute M. Davidson.

Les universités canadiennes accueillent favorablement l’annonce faite aujourd’hui dans le budget d’investir 1,25 milliard de dollars en appui à une entente historique avec l’Assemblée des Premières nations (APN) visant la refonte du système d’éducation des Autochtones, de la maternelle à la 12e année. L’entente a été annoncée le 7 février dernier à l’école secondaire Kainai, à Stand Off, Alberta. L’AUCC est un partenaire stratégique de l’APN et collabore à améliorer l’accessibilité et la réussite des étudiants autochtones au niveau postsecondaire. En consultation et en partenariat avec les collectivités autochtones, les universités canadiennes ont amélioré les programmes d’études et les services qu’elles offrent aux étudiants autochtones afin de mieux répondre à leurs besoins. Des services à la collectivité et du mentorat pour les jeunes sont entre autres offerts dès le primaire afin de favoriser la réussite scolaire des jeunes et leur permettre d’entrevoir un bel avenir grâce à l’éducation. Un système d’éducation de la maternelle à la 12e année considérablement amélioré permettra à un plus grand nombre d’étudiants d’atteindre leurs objectifs en matière d’éducation postsecondaire.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-1236, poste 306
Cell : 613 884-8401

Communiqué - 7 février 2014

OTTAWA – Les universités canadiennes se réjouissent de l’annonce faite aujourd’hui par le premier ministre Stephen Harper et Shawn Atleo, chef national de l’Assemblée des Premières nations (APN) relativement à une entente historique pouvant mener à des investissements importants dans l’éducation des Premières Nations, de la maternelle à la 12e année.

« Cette nouvelle démarche collaborative visant à transformer l’éducation des Autochtones aidera les étudiants actuels et les futures générations des Premières Nations, métis et inuits à atteindre leur plein potentiel grâce à l’éducation, a affirmé David Barnard, recteur de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). En rehaussant la qualité de l’éducation préscolaire, primaire et secondaire, nous préparerons mieux les jeunes à poursuivre des études collégiales et universitaires, ce qui entraînera une hausse des taux de participation et d’obtention de diplômes. »

L’AUCC est un partenaire stratégique l’APN et collabore à améliorer l’accessibilité et la réussite des étudiants autochtones au niveau postsecondaire. En consultation et en partenariat avec les collectivités autochtones, les universités canadiennes ont amélioré leurs programmes d’études afin de mieux répondre aux besoins des étudiants autochtones. Des services à la collectivité et du mentorat pour les jeunes sont entre autres offerts dès le primaire afin de favoriser leur réussite scolaire et leur permettre d’entrevoir un bel avenir grâce à l’éducation.

« Nous saluons à la fois le chef Atleo et le premier ministre Harper pour leur leadership et leur persévérance à effectuer de véritables changements, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Combler l’écart entre l’éducation des Autochtones et celle des non-Autochtones est dans l’intérêt de tous les Canadiens. Cette nouvelle entente est importante, car elle permettra aux peuples autochtones de pleinement profiter de la qualité de vie que le Canada a à offrir. »

MM. Davidson et Barnard assistaient tous deux, en compagnie de plusieurs autres recteurs, à l’annonce faite aujourd’hui à l’école secondaire Kainai à Stand Off, Alberta.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Communiqué - 29 janvier 2014

L’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC) et l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) établissent un partenariat pour promouvoir une app gratuite de mieux-être mental dans les campus de tout le pays.

OTTAWA – Les Services de santé Royal Ottawa et ses partenaires ont lancé l’application Toutematête afin de favoriser des esprits en santé et d’offrir aux étudiants un outil de résolution de problèmes qui les aidera à mieux gérer leurs émotions et à faire face au stress sur le campus et à ailleurs. L’objectif de l’app Toutematête est de souligner l’importance de prendre soin de sa santé mentale dans le cadre du mieux-être physique général.

Grâce à un généreux don de l’initiative D.I.F.D., le Royal a conçu cette app en réponse aux demandes des étudiants qui ont participé à Est-ce que c’est juste moi?, un programme de sensibilisation à la santé mentale qui remporte un franc succès. Beaucoup de jeunes ont demandé des moyens pour mieux gérer les pressions quotidiennes, les situations stressantes et pour apprendre à dominer leurs émotions.

« On ne peut pas être en bonne santé sans avoir une bonne santé mentale », affirme George Weber, président et directeur général du Royal. « En prenant soin de la santé de notre cerveau, nous améliorons notre résilience et notre capacité de faire face aux défis de la vie. C’est une compétence bien nécessaire dans notre société actuelle qui impose un rythme effréné et où il est très important de rester branché », ajoute Weber.

L’app Toutematête comprend un outil de suivi de l’humeur quotidienne pour aider à rester à l’écoute de ses émotions, ainsi qu’une fonction de tenue de journal avec la capacité d’ajouter des photos. Un guide de résolution de problèmes lié à iCalendar accompagne les utilisateurs au travers des étapes nécessaires pour identifier les défis de la vie, les recadrer et établir un plan pour les surmonter, en suivant une approche de résolution de problèmes utilisée dans le cadre de traitements en santé mentale. Cette app comporte aussi des stratégies anti-stress, des techniques d’adaptation, de l’information sur le corps et l’esprit, ainsi qu’une vidéo qui présente un exercice de respiration pour aider à calmer l’esprit.

L’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC) et l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) ont établi un partenariat pour aider à promouvoir l’app dans les campus de tout le pays, ainsi que le message de veiller à son mieux-être mental et de garder l’esprit sain.

L’ACCC et l’AUCC assureront la promotion de l’app Toutematête auprès de leurs instituts membres pour aider à accroître la sensibilisation chez les étudiants à cet outil de santé mentale gratuit.

« Nous sommes ravis d’appuyer l’initiative Toutematête parce que les étudiants doivent être autant conscients de leur santé mentale que de leur santé physique pour réussir », déclare Denise Amyot, présidente et directrice générale de l’ACCC. « Dans un monde de plus en plus mobile, le fait de donner aux étudiants l’accès à un soutien de santé mentale au bout des doigts est une excellente idée et nous espérons que cela aura une incidence positive sur l’apprentissage. »

« Les universités canadiennes offrent de nombreux programmes et services axés sur le mieux-être sur le campus », remarque Paul Davidson, président et directeur général de l’AUCC. « Nous sommes heureux de participer au lancement de Toutematête, car c’est un outil prometteur qui aidera à favoriser la santé mentale des étudiants où qu’ils soient. »

L’app Toutematête est maintenant disponible gratuitement pour iPhone, iPad, iPad mini et iPod Touch via l’App Store ou sur les sites toutematete.ca, leroyal.ca et difd.com où on y trouve également des produits promotionnels à imprimer.

À propos du Royal

Le Royal est un des plus prestigieux centres universitaires de sciences de la santé et de soins de santé mentale au Canada. Son mandat est simple : faire en sorte qu’un plus grand nombre de personnes aux prises avec la maladie mentale se rétablissent plus rapidement. En combinant la prestation de soins de santé mentale spécialisés, la défense des patients, la recherche et l’éducation, le Royal transforme la vie des gens vivant avec une maladie mentale complexe et réfractaire aux traitements. Pour obtenir plus d’informations, visitez le site : leroyal.ca.

À propos de l’ACCC

L’ACCC est la voix nationale et internationale qui représente 131 collèges et instituts publics du Canada, regroupant 1,5 millions d’apprenants de tous les âges et milieux répartis dans des campus desservant plus de 3 000 collectivités urbaines, rurales et éloignées.

À propos de l’AUCC

À titre de porte-parole des universités canadiennes au pays et à l’étranger, l’AUCC représente 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada. Il s’agit d’un organisme composé de membres qui offre aux recteurs universitaires une voix unie et une tribune pour une action collective. L’AUCC défend les intérêts des universités canadiennes depuis 1911.

À propos de D.I.F.D.

L’initiative Faites-le pour Daron (Do it for Daron, D.I.F.D.) a été créée par les amis et les proches de Daron Richardson, une jeune fille de 14 ans qui s’est suicidée en 2010. D.I.F.D. a adopté la vision d’un avenir où les jeunes demanderont de l’aide sans honte ni crainte, et la campagne appuie les programmes et initiatives visant la transformation de la santé mentale chez les jeunes. Visitez le site DIFD.com pour en savoir plus.

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Contact avec les médias :

Nicole Loreto
Vice-présidente, Communications et relations externes, Le Royal
613-722-6521, poste 6448 (bureau) | 613-697-2000 (cellulaire)

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications, AUCC
613-563-3961, poste 238
hmurphy@aucc.ca

Shawn Dearn
Directeur des communications, ACCC
613-746-2222, poste 3123
sdearn@accc.ca 

Opinion - 27 janvier 2014

Ce texte d’opinion a été publié dans le Hill Times le 27 janvier 2014

par David T. Barnard

Alors que nous cherchons à bâtir l’avenir dans le meilleur intérêt de tous les peuples du Canada, nous devons nous poser la question suivante : exploitons-nous notre plein potentiel en tant que pays?

Jusqu’à ce que nous nous efforcions collectivement d’établir avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits une nouvelle relation où chacun d’entre nous pourra jouir pleinement de la chance dont nous bénéficions comme Canadiens, la réponse à cette question demeurera « non ».

À titre de dirigeants des universités et collèges du Canada, les recteurs occupent un rôle essentiel dans cet effort collectif, qui vise à créer des liens et à jeter les fondements d’une nouvelle relation plus harmonieuse. L’éducation a le pouvoir d’enrichir les collectivités et les cultures, tout en transformant la vie des gens qui les composent.

La population autochtone du Canada est jeune et croît rapidement. En dépit d’obstacles et de défis importants, de nombreux jeunes Autochtones font déjà leur marque en tant que dirigeants, entrepreneurs, scientifiques, professionnels et chercheurs. Notre défi consiste à nous assurer que tous les étudiants des Premières Nations, métis et inuits puissent réussir leurs études et atteindre leurs objectifs. Ces jeunes sont en mesure d’exercer une influence positive énorme dans leur collectivité, dans leur province et dans l’ensemble du pays.

Pour aller de l’avant, il faut reconnaître les blessures qui marquent notre histoire commune. Nous n’avons toujours pas mesuré pleinement l’impact des pensionnats indiens, reliquat de notre passé colonial. Ce détournement de l’éducation à des fins d’assimilation forcée a instillé chez de nombreux Autochtones une profonde méfiance du système d’éducation actuel. Les pensionnats indiens ont détruit des familles et ravagé des collectivités, sans compter qu’ils ont été expressément créés pour anéantir les langues et les cultures autochtones.

Il nous faut donc instaurer un climat de confiance, à petite et à grande échelle, pour rendre nos universités et collèges accueillants et veiller à ce que le temps et les efforts investis par les étudiants et leurs familles se traduisent en un succès qui opérera un changement positif dans leur vie.

Les Canadiens doivent investir plus massivement dans l’éducation préscolaire et primaire, particulièrement dans les collectivités des Premières Nations, où les ressources par élève sont beaucoup plus modestes que partout ailleurs au pays. En rehaussant la qualité de l’éducation préscolaire, primaire et secondaire, nous préparerons mieux les jeunes à poursuivre des études collégiales et universitaires, ce qui entraînera une hausse des taux de participation et, en fin de compte, d’obtention de diplômes.

Nous devons également établir des partenariats avec les collectivités autochtones et accorder une valeur accrue aux connaissances et aux enseignements traditionnels. Nous savons qu’en entrant en contact avec les collectivités urbaines des Premières Nations, des Métis et des Inuits, les universitaires élargissent leurs perspectives, ce qui donne lieu à la collaboration et à l’apprentissage réciproque. Les étudiants autochtones possèdent des dons remarquables qu’il faut reconnaître et prendre en compte dans tous les programmes d’études et de recherche, car ils renforcent et enrichissent nos universités et collèges.

Nous devons exploiter notre capacité d’innovation et créer des programmes qui tiennent compte des défis propres à certains de ces étudiants afin de les aider à surmonter les obstacles à leur réussite. Il faut entre autres s’attaquer aux problèmes comme le manque de logements et de services de garde adéquats et abordables, qui influent sur la réussite scolaire au même titre que tous les autres volets de l’expérience étudiante.

De nos jours, les universités et les collèges de tout le pays s’efforcent d’offrir des programmes et des services adaptés aux étudiants autochtones, en plus de chercher à intégrer les modes d’apprentissage et les façons d’être des Autochtones aux structures des établissements.

Il demeure cependant que les liens établis et le bilan des établissements postsecondaires en ce qui a trait aux services aux étudiants des Premières Nations, métis et inuits sont loin d’être suffisants. C’est pourquoi l’amélioration de l’éducation des Autochtones partout au pays doit représenter pour nous un important objectif stratégique.

Les étudiants des Premières Nations, métis et inuits ont contribué à transformer nombre d’établissements d’enseignement supérieur et continuent de nous pousser à faire des changements qui améliorent nos méthodes éducationnelle, culturelle, sociale et organisationnelle.

Dans les années 1970, quelques étudiants déterminés, dont l’ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations, Ovide Mercredi, ont convaincu les administrateurs et les professeurs de la University of Manitoba de prendre des mesures pour qu’ils se sentent bien accueillis sur le campus.

Ces efforts ont mené à la création de la première association d’étudiants autochtones du pays et ont ouvert la voie à l’implantation du programme d’études autochtones de l’Université.

M. Mercredi s’est récemment vu décerner le Distinguished Alumni Award 2013 de la University of Manitoba, qui souligne cette réalisation et ses nombreuses autres contributions à l’avancée du pays. Lors du dîner donné en son honneur, M. Mercredi nous a lancé un défi à tous : celui de créer une classe moyenne prospère au sein des Autochtones du Canada.

C’est un défi que nous devrions tous avoir à cœur de relever, car il est noble, sert notre intérêt commun et nous permettra de bâtir un Canada plus équitable et prospère.

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David T. Barnard est recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

Communiqué - 15 janvier 2014

OTTAWA – Les universités du Canada font bon accueil à la nouvelle stratégie internationale en matière d’éducation annoncée aujourd’hui à la Digital Media Zone de la Ryerson University. Il s’agit de la première stratégie exhaustive du Canada conçue pour renforcer la réputation internationale d’excellence du pays en enseignement supérieur et en recherche.

« L’annonce faite aujourd’hui représente un progrès important pour l’image de marque du Canada comme destination de choix pour les meilleurs étudiants et professeurs du monde entier, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). L’établissement de partenariats en matière d’éducation internationale et de recherche stimule la prospérité dans les collectivités de l’ensemble du pays, et renforce les relations internationales du Canada en matière de commerce, d’innovation et de diplomatie. La présence d’étudiants étrangers sur les campus universitaires canadiens enrichit l’expérience d’apprentissage pour tous les étudiants, par leurs points de vue, leurs langues et leurs cultures. »

La nouvelle stratégie tient compte de la vision et de bon nombre des recommandations du Comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale, présidé par Amit Chakma, recteur de la Western University, et dont faisaient aussi partie Colin Dodds de la Saint Mary’s University et un membre du conseil d’administration de l’AUCC. L’AUCC et ses membres ont joué un rôle prépondérant auprès du gouvernement fédéral en incitant le Comité à adopter une vision élargie en matière d’éducation internationale.

La stratégie, une composante clé du nouveau Plan d’action sur les marchés mondiaux annoncé récemment, a pour objectif de doubler le nombre d’étudiants étrangers au Canada pour atteindre plus de 450 000 d’ici 2022, et dresse un plan pour améliorer l’image de marque du Canada à l’étranger, particulièrement dans six marchés prioritaires : le Brésil, l’Inde, la Chine, le Vietnam, le Mexique et le Moyen-Orient/l’Afrique du Nord (y compris la Turquie).

La stratégie appuie aussi les possibilités d’études à l’étranger pour les Canadiens afin d’assurer que nos diplômés possèdent les connaissances et les compétences dont ils auront besoin pour se réaliser au sein d’une économie mondialisée.

Les universités canadiennes appuient les objectifs de la stratégie et se réjouissent à l’idée de poursuivre leur collaboration avec le gouvernement fédéral et d’autres partenaires pour les atteindre.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306

Opinion - 19 décembre 2013

Traduction d’une lettre ouverte parue dans le Woodstock Sentinel-Review le 19 décembre 2013, dans le Stratford Beacon-Herald et The Bugle Observer (Woodstock NB) le 20 décembre 2013, et dans le Nanton News (Nanton AB) le 30 décembre 2013.

par Ian Bird et Paul Davidson

Les collectivités canadiennes sont à la croisée des chemins. Nous disposons d’outils technologiques inédits, d’une capacité inégalée de transmettre l’information, de nous déplacer et d’expédier des marchandises, ainsi que d’une population de plus en plus scolarisée qui réalise des exploits sans précédent.

Malheureusement, les défis que nous devons relever évoluent tout aussi rapidement.

Dès que nous croyons avoir tout vu et tout vécu, notre résilience est de nouveau mise à l’épreuve.

Certains défis sont le fait de la nature. Les inondations survenues en juin en Alberta ont forcé l’évacuation de 100 000 personnes, causé des dommages assurables de 1,7 milliard de dollars et obligé les gouvernements à réagir tant bien que mal à un scénario catastrophe.

D’autres sont causés par des forces extérieures. La population de Lac-Mégantic continue de se remettre et de reconstruire après l’explosion de juillet dernier.

L’évolution de l’économie mondiale ouvre de nouvelles portes tout en exerçant des pressions financières et en engendrant des changements démographiques. Il n’est pas rare de voir les besoins et les attentes de la collectivité prendre de l’ampleur alors même que des compressions financières sont imposées.

Le déclin du secteur de la pêche a ainsi eu des effets dévastateurs dans les provinces de l’Atlantique au cours des 15 dernières années. En outre, aucune collectivité, aussi prospère soit-elle, n’est à l’abri des problèmes liés à la pauvreté, à la toxicomanie et à l’itinérance.

Survivre ne suffit pas : il faut viser la prospérité.

Comme les générations précédentes, nous avons l’espoir d’un avenir meilleur et sommes prêts à tout pour le concrétiser.

Il est temps de tirer profit de nos ressources de façon novatrice, en mettant notre savoir collectif au service du changement social.

Il faut faire preuve de résilience, diversifier notre économie et tirer profit de tous nos atouts et de toutes nos ressources. Il faut également faire preuve de vision afin d’anticiper les crises et de saisir des occasions qui se présentent.

Les universités et les fondations communautaires que représentent nos associations font beaucoup pour favoriser ce type de résilience et de vision au sein des collectivités.

À titre d’exemple, le Community Development Institute de la University of Northern British Columbia aide la ville de Kitimat à se préparer à l’arrivée d’un nouveau projet de fonderie, qui présente de nouvelles possibilités et des défis à relever.

L’afflux de travailleurs de la construction, même s’il est bien accueilli, peut ainsi saturer le marché immobilier et faire grimper le coût du logement et des biens de consommation à l’échelle locale. L’Institut aide la collectivité à planifier et à agir dès maintenant pour préparer l’avenir.

La ville pourrait demander, par exemple, que les baraquements de chantier soient convertis par la suite en logements pour personnes âgées ou en parc de maisons mobiles, que les logements existants soient rénovés et que les installations soient améliorées pour encourager les employés permanents à demeurer dans la collectivité lorsque la construction sera terminée.

Le partenariat entre Fondations communautaires du Canada et la Fondation Sport pur, qui vise à mobiliser les collectivités par l’intermédiaire du sport, est un autre exemple d’initiative fructueuse. Le projet a notamment conduit, dans un quartier à faible revenu de Winnipeg, à la mobilisation de toute la population pour mettre en place des activités récréatives et sportives à l’échelle locale.

Dans le même ordre d’idées, la Victoria Foundation investit dans un programme du Pacific Institute for Sport Excellence qui vise sensibiliser à l’activité physique afin de combattre l’obésité et l’inactivité chez les enfants. Un tel programme est applicable dans tous les milieux.

Voilà de bons exemples d’universités et de fondations communautaires qui adoptent de nouvelles stratégies pour créer des collectivités en santé.

Nous savons toutefois qu’ensemble, nous pouvons en faire davantage, avec l’appui d’autres organisations communautaires, scolaires et gouvernementales. Nous connaissons la puissance des partenariats.

Il existe des exemples éloquents de collaborations qui ont changé la donne.

En collaboration avec la Windsor-Essex Community Housing Corporation, des étudiants et des professeurs de la faculté de sciences infirmières et de travail social de la University of Windsor aident à améliorer les conditions de vie et à réduire la criminalité dans des complexes d’habitation à loyer modique de la ville.

Leur projet a reçu le prix de l’organisme Community-Campus Partnerships for Health, qui a salué son « apport considérable à la résilience de la collectivité, à la revitalisation des quartiers et à l’action citoyenne ».

Les universités, les collectivités et les groupes communautaires à but non lucratif collaborent chaque année à des projets de recherche totalisant plus d’un milliard de dollars, surtout dans le domaine de la santé. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada a ainsi pris un engagement pluriannuel de 300 millions de dollars envers la recherche universitaire afin de sauver davantage de vie plus rapidement.

Pourtant, nous pouvons faire encore mieux.

Nous devrons modifier la manière d’envisager les besoins de la collectivité, de nous préparer aux imprévus et de saisir les occasions qui se présentent. La collaboration et le partenariat doivent faire partie des fondements mêmes de toute nouvelle initiative visant à favoriser la résilience et la prospérité des collectivités.

En novembre, de nombreuses universités canadiennes ont ouvert leurs portes pour présenter comment les partenariats avec la collectivité améliorent la vie de tous les Canadiens.

Les Journées portes ouvertes tenues dans des universités d’un bout à l’autre du pays permettent de relancer le dialogue sur
nos projets collectifs. À l’approche du 150e anniversaire du Canada, nous pouvons commencer à préparer l’avenir en favorisant l’action communautaire et en respectant nos valeurs communes.

Un renforcement de la collaboration, non seulement entre les universités et les organismes communautaires, mais également avec les gouvernements et l’industrie, comptera pour beaucoup.

C’est ainsi que nous pourrons bâtir des collectivités résilientes, créatives, responsables et prospères, d’un océan à l’autre. Des collectivités fortes pour un Canada fort.

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Ian Bird est directeur général de Fondations communautaires du Canada.

Paul Davidson est président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

Communiqué - 5 décembre 2013

OTTAWA – L’Association des universités et collèges du Canada se réjouit de la mise sur pied par le gouvernement fédéral d’un comité consultatif en matière d’éducation internationale, présidé par Amit Chakma, recteur et vice-chancelier de la University of Western Ontario.

« Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, les investissements au profit de l’éducation internationale engendrent incontestablement des bénéfices économiques, sociaux et culturels, souligne Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. La mise sur pied d’une stratégie coordonnée, destinée à attirer au Canada étudiants et chercheurs de talent de même qu’à promouvoir l’expertise et les services d’éducation canadiens à l’étranger, ne peut que contribuer à la prospérité de la nation. »

Le comité consultatif formulera des recommandations visant l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie en matière d’éducation internationale, pour laquelle une enveloppe de 10 millions de dollars sur deux ans a été prévue dans le budget fédéral de 2011. L’Association se réjouit également du rôle important que joueront au sein du comité d’autres dirigeants universitaires et experts de l’éducation internationale provenant de ses établissements membres, dont Colin Dodds, recteur de la Saint Mary’s University et membre du conseil d’administration de l’AUCC.

Les universités canadiennes sont depuis longtemps actives sur le plan de l’éducation internationale et jugent que les étudiants canadiens ont droit à une expérience d’apprentissage axée sur la recherche, ouverte sur le monde et forte d’une culture d’innovation. « Attirant un nombre croissant d’étudiants étrangers, les universités canadiennes proposent des programmes au premier cycle, à la maîtrise, au doctorat et au niveau postdoctoral qui sont internationalement réputés, et ce dans un milieu à la fois sûr et accueillant », explique Andrée Chenard, agente des relations avec les gouvernements à l’AUCC, qui commentait l’annonce au Salon de l’éducation en Chine à Beijing.

« Pour le Canada, l’heure est propice à la conclusion de partenariats nouveaux, efficaces et novateurs, axés sur la recherche et sur l’apprentissage, avec les principales puissances économiques émergentes, parmi lesquelles le Brésil, l’Inde et la Chine, précise M. Davidson. Les universités canadiennes sont prêtes à jouer un rôle prépondérant à cet égard. »

Au cours des mois à venir, l’AUCC entend collaborer avec le comité consultatif chargé de la stratégie canadienne en matière d’éducation internationale au renforcement des liens qu’entretiennent les étudiants, les chercheurs et les établissements canadiens avec l’étranger.

L’AUCC est un membre actif du Consortium canadien pour le marketing international de l’éducation, dont l’objectif consiste à rassembler le secteur de l’éducation au profit d’une démarche cohérente sur ce plan. Parmi les membres du Consortium, on compte également le Bureau canadien de l’éducation internationale, Les langues au Canada, l’Association des collèges communautaires du Canada et l’Association canadienne des écoles publiques – International.

L’AUCC est la porte-parole des universités canadiennes. Elle représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif, répartis dans l’ensemble du Canada.

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Pour obtenir un complément d’information :

Mélanie Béchard
Agente de communications
Association des universités et collèges du Canada
613-563-3961 post 306
mbechard@aucc.ca

Communiqué - 27 novembre 2013

OTTAWA – Les universités du Canada accueillent favorablement la politique étrangère et commerciale renouvelée du gouvernement fédéral qui place l’avantage du Canada en matière d’éducation, de recherche et d’innovation à l’étranger au sommet de ses priorités.

L’honorable Ed Fast, ministre du Commerce international, a annoncé aujourd’hui à Ottawa le lancement du rapport Plan d’action sur les marchés mondiaux : La stratégie commerciale pour créer des emplois et des occasions pour les Canadiens.

Les universités canadiennes sont heureuses de constater que le rapport établit l’éducation internationale comme secteur prioritaire qui permettra de renforcer le commerce et les investissements du Canada, et de multiplier les liens entre personnes dans les marchés prioritaires.  Les universités canadiennes sont reconnues comme des établissements de classe mondiale qui offrent aux étudiants canadiens et étrangers d’excellentes possibilités en matière d’enseignement et de recherche, et qui sont des pôles d’attraction des plus brillants cerveaux pour le Canada. Le plan d’action met aussi en valeur la capacité des universités à favoriser les partenariats de recherche

Le milieu universitaire se réjouit à l’idée du lancement prochain d’une stratégie d’éducation internationale  qui permettra de renforcer l’image d’excellence du Canada en matière d’éducation et de recherche. Le Comité consultatif recommande entre autres au gouvernement de doubler le nombre d’étudiants étrangers, de mettre en place un nouveau mécanisme favorisant la collaboration en matière de recherche à grande échelle, et de créer un programme qui permettra annuellement à 50 000 étudiants canadiens de faire des études à l’étranger d’ici 2022.  

« L’éducation internationale est l’un des rares secteurs à avoir connu une croissance constante pendant la récession, et sa valeur est estimée à huit milliards de dollars par année pour les petites et les grandes collectivités de l’ensemble du pays, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Le gouvernement fédéral reconnaît clairement les avantages de la présence d’étudiants étrangers sur les campus canadiens et dans les collectivités environnantes, ainsi que les avantages commerciaux et économiques pour l’ensemble du pays. »

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada.

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Renseignement :

Nadine Robitaille
Agente des communications
Association des universités et collèges du Canada
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306

Communiqué - 26 novembre 2013

OTTAWA — Une nouvelle initiative canado-européenne vise à sensibiliser à l’accroissement des possibilités de partenariats entre chercheurs et innovateurs du Canada et de l’Europe. Le projet ERA-Can Plus fera la promotion de la collaboration en science, en technologie et en innovation entre le Canada et l’Union européenne (UE)  par l’entremise de dialogues sur les politiques, d’échange en recherche et de diffusion d’information sur les possibilités de financement.

Le projet, lancé au début d’octobre, démarre au moment où l’UE s’apprête à entamer son huitième programme-cadre pour la recherche et l’innovation, aussi appelé Horizon 2020, qui devrait disposer d’un budget de plus de 70 milliards d’euros (92 milliards de dollars canadiens) pour la période de 2014 à 2020. La signature d’un accord économique et commercial exhaustif entre le Canada et l’UE au cours du même mois souligne l’importance des liens économiques et en recherche entre le Canada et l’UE, et la place importante de la science et de la technologie dans la promotion de la croissance économique fondée sur l’innovation.

« Le Canada est un partenaire de choix pour l’Union européenne dans de nombreux domaines, et nos rapports en matière de recherche et d’innovation sont particulièrement bons, a déclaré Marie-Anne Coninsx, ambassadrice de l’Union européenne. ERA-Can Plus contribuera à resserrer les liens déjà établis et sera déterminant pour favoriser une collaboration accrue dans les nouveaux domaines prioritaires convenus des sciences de l’Arctique et de la mer. »

ERA-Can Plus sensibilisera les Canadiens aux multiples occasions offertes en matière de recherche et d’innovation dans le cadre d’Horizon 2020 et les Européens aux possibilités des programmes de recherche canadiens. Le projet abordera des enjeux sociétaux en permettant de réduire l’écart entre le milieu de la recherche et le marché et d’enrichir le dialogue stratégique entre le Canada et l’UE en cernant des domaines de recherche d’intérêt commun. Il s’appuie sur deux projets ERA-Can antérieurs qui ont permis d’accroître considérablement la collaboration canado-européenne en matière de recherche et d’améliorer les relations bilatérales entre le Canada et l’UE.

« S’appuyant sur une entente de principe récemment annoncée relativement à un accord commercial historique entre le Canada et l’UE, ERA-Can Plus constitue un autre rapprochement qui nous permettra de mener notre relation encore plus loin au XXIe siècle, a déclaré l’honorable Ed Fast, ministre du Commerce international. Améliorer la collaboration entre le Canada et l’UE en science, en technologie et en innovation (des éléments clés de notre accord commercial historique), contribuera à la création d’emplois et à de nouvelles possibilités des deux côtés de l’Atlantique. »

« Les objectifs du projet ERA-Can Plus et de son partenariat canado-européen s’inscrivent dans la nouvelle stratégie de coopération internationale pour la recherche et l’innovation de l’UE, a pour sa part affirmé Maria Cristina Russo, directrice, Coopération internationale, Recherche et innovation, à la Commission européenne. Le projet appuiera la mise en œuvre de notre dialogue stratégique et assurera un suivi à la déclaration de Galway signée entre le Canada et l’UE. »

Le consortium réunit sept principales associations et organisations pour la recherche, l’innovation et les discussions sur les politiques publiques de l’ensemble du Canada et de l’Europe. Les partenaires canadiens sont l’Association des universités et collèges du Canada, le ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement et le Forum des politiques publiques. Les partenaires européens sont l’Agenzia per la Promozione della Ricerca Europea (APRE) de l’Italie, le Centre National de Recherche Scientifique de la France, le Project Management Agency at DLR de l’Allemagne, et le Zentrum für Soziale Innovation de l’Autriche. Le partenaire italien agit également comme coordonnateur du projet, et la commission européenne en est le principal bailleur de fonds.  

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Pour obtenir un complément d’information :

Martina de Sole      
coordonnatrice à l’APRE 
info@era-can.net

Opinion - 11 novembre 2013

Traduction d’une lettre ouverte parue le 8 novembre 2013 dans le Chronicle Herald,

par Colin Dodds

Dans les universités canadiennes, un étudiant sur 10 au premier cycle est un étudiant étranger. La Nouvelle-Écosse, aussi surnommée la capitale de l’éducation au Canada, connaît du succès pour attirer des étudiants provenant de l’étranger et des autres provinces.

L’Université Saint Mary’s, que je dirige, a l’un des plus hauts taux d’étudiants étrangers au pays. En effet, près de 30 pour cent de ses 6 400 étudiants à temps plein proviennent de l’étranger, ce qui donne au campus une saveur internationale offrant de considérables avantages à l’ensemble des étudiants, des professeurs et de la collectivité locale.

Partout au pays, l’expérience des étudiants au premier cycle se voit enrichie par la présence d’étudiants du monde entier qui apportent avec eux sur nos campus des perspectives, des cultures et des langues nouvelles. Jumelé aux possibilités d’études à l’étranger, ce contact permet aux étudiants de se sensibiliser à la mondialisation et de répondre ainsi aux exigences de nombreux employeurs qui doivent composer avec un environnement mondialisé de plus en plus concurrentiel sur les plans du commerce et de l’investissement.

La présence d’étudiants étrangers a aussi des répercussions hors campus. Selon un rapport du gouvernement fédéral publié en 2012, ces étudiants injectent près de huit milliards de dollars dans l’économie canadienne. À titre de comparaison, ce chiffre est supérieur à celui des exportations canadiennes de blé ou de bois d’œuvre. Dans les provinces de l’Atlantique, les retombées économiques étaient estimées à environ 565 millions de dollars en 2009-2010. À Halifax, la présence d’étudiants étrangers se traduit par la création d’emplois et la croissance économique. Il est intéressant de constater que le recrutement d’étudiants étrangers est en croissance partout dans le monde; un des rares secteurs qui a connu une croissance lors de la récession.

Bon nombre d’étudiants étrangers intègrent le milieu des affaires local et assistent à des événements organisés par le Greater Halifax Partnership, la Chambre de commerce et le Nova Scotia Business Inc. Certains obtiennent la citoyenneté canadienne après leurs études. En fait, de nombreux étudiants étrangers diplômés travaillent maintenant au Canada dans les secteurs des technologies de l’information, des banques et de la finance, des médias et de l’éducation. D’autres ont lancé leur propre entreprise dans ces secteurs et génèrent une nouvelle activité économique grandement nécessaire pour la région.

Puisque beaucoup d’étudiants souhaitent rester en Nouvelle-Écosse, y compris dans les régions rurales de la province, il faudrait accroître les possibilités de stages et de travail coopératif, surtout dans les petites et moyennes entreprises, afin qu’ils acquièrent l’expérience recherchée par les employeurs. En outre, certains étudiants étrangers ont accès à des sources de capitaux étrangers qui pourraient se révéler opportuns lorsque les baby-boomers chercheront à vendre leurs entreprises. Le rapport de la Nova Scotia Commission on Building Our New Economy pourrait traiter de ces enjeux plus en profondeur.

L’an dernier j’ai siégé au Comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale qui a proposé une vision pour que le Canada devienne un chef de file en matière d’éducation internationale au XXIe siècle, sans compromettre la qualité. Le comité a formulé 14 recommandations sur la manière d’élaborer et de mettre en œuvre cette vision. Il a entre autres recommandé d’accroître les possibilités d’études à l’étranger pour les étudiants canadiens, et de doubler d’ici 2022 le nombre d’étudiants étrangers dans ce qui est devenu le marché très concurrentiel du recrutement. En Australie, par exemple, plus de 20 pour cent des étudiants sont originaires de l’étranger, et des pays comme Singapour, la Malaisie et la Chine revendiquent leur place parmi les centres d’éducation internationale pour faire concurrence aux pays d’Accueil traditionnels comme les États-Unis et le Royaume-Uni.

Dans le cadre des consultations pancanadiennes auxquelles j’ai participé à titre de membre du Comité, j’ai été étonné de constater que chaque région du Canada profite à sa manière de la présence d’étudiants étrangers. Le Canada atlantique subit un déclin démographique en raison du vieillissement de sa population et de l’exode des jeunes. La vitalité socioéconomique de notre région repose donc, à mon avis, en partie sur la contribution des étudiants étrangers et sur notre capacité à les attirer et à faire en sorte qu’ils réalisent leur plein potentiel.

Des progrès ont été accomplis. J’applaudis à l’annonce d’un investissement de 13 millions de dollars sur deux ans dans le programme Mitacs Globalink contenue dans le budget fédéral de 2013. Financé par le gouvernement fédéral, ce programme, qui attire vers les universités canadiennes les étudiants les plus prometteurs de partout dans le monde pour effectuer des stages de recherche, permettra dorénavant aux étudiants canadiens de profiter d’occasions de formation dans des pays clés. La somme de 42 millions de dollars prévue pour les visas de résidence temporaire, qui pourraient avoir des répercussions sur les étudiants étrangers, ainsi que la somme de 10 millions de dollars consacrée au marketing et à l’image de marque du Canada à l’étranger deux autres mesures très positives.

Aucun secteur (universités, gouvernements ou entreprises) ne peut à lui seul parvenir à réaliser le plein potentiel du Canada en attirant les meilleurs étudiants étrangers et en les aidant à atteindre leurs buts, y compris celui de rester au pays. Cependant, en travaillant ensemble, on peut y arriver.

Plus nous créons de possibilités pour nos talentueux diplômés, plus nous serons en mesure de retenir les étudiants étrangers qui ont tant à offrir à nos régions et à notre pays. En plus des diplômés qui choisissent de rester au pays et de contribuer à l’économie, d’autres retournent dans leur pays d’origine et deviennent des ambassadeurs pour le Canada en créant des liens commerciaux et diplomatiques.

L’enseignement supérieur est devenu une monnaie d’échange et il est stimulant de voir tant d’étudiants étrangers choisir le Canada. Il est maintenant temps de faire davantage : les collectivités, les régions et le pays doivent tirer parti de ces atouts au profit de la prospérité et pour renforcer l’image de marque du Canada comme destination d’études.

Colin Dodds est recteur de l’Université Saint Mary’s à Halifax, Nouvelle-Écosse.

Communiqué - 7 novembre 2013

Au cours des prochaines semaines, des universités de partout au Canada ouvriront leurs portes pour présenter et célébrer l’engagement campus-collectivité. Diverses activités se tiendront dans plus d’une trentaine d’universités dont entre autres des discussions hors campus avec des universitaires réputés, des exposés portant sur des partenariats novateurs et des visites dans les facultés de médecine et de dentisterie.

Le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson, des dirigeants universitaires et des coordonnateurs accorderont des entrevues aux médias au sujet des Journées portes ouvertes dans les universités 2013 pour les membres des médias.

Pour obtenir une entrevue ou un complément d’information, veuillez communiquer avec :

Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306
Mobile : 613 884-8401

Communiqué - 23 octobre 2013

OTTAWA — David Barnard, recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba, entame aujourd’hui un mandat de deux ans à la présidence du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), à l’occasion des réunions des membres de l’Association.

M. Barnard a été nommé recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba en 2008. Depuis le début de son mandat, il a établi une vision à long terme pour l’Université qui met l’accent sur le renforcement des capacités en enseignement et en recherche tout en mettant en place de nouvelles initiatives permettant de disposer de ressources supplémentaires pour améliorer les services aux étudiants, aux professeurs et au personnel.

Avant d’être au service de la University of Manitoba, M. Barnard a été recteur et vice-chancelier de la University of Regina; il a également enseigné l’informatique à la Queen’s University pendant près de vingt ans, et y a occupé divers postes de direction; il a en outre été directeur de l’exploitation chez iQmetrix, une entreprise du domaine des technologies de l’information, de 2005 à 2008.

En plus de sa participation à l’AUCC, M. Barnard a siégé et siège encore à de nombreux conseils d’administration, dont ceux de la Fondation fiduciaire canadienne de bourses d’études, du Réseau canadien de documentation pour la recherche, de Greystone Managed Investments, de la Banque du Canada et de la Canada West Foundation. Au sein de l’AUCC, M. Barnard a aussi assumé les fonctions de vice-président du conseil d’administration et président du Comité des finances.

Il est titulaire d’un baccalauréat, d’une maîtrise et d’un doctorat en sciences de la University of Toronto ainsi que d’un diplôme en théologie du Regent College, affilié à la University of British Columbia.

« Je suis inspiré par la capacité du milieu universitaire et de ses partenaires à faire encore davantage au cours de prochaines années pour bâtir un meilleur Canada, a déclaré M. Barnard. L’AUCC est reconnue pour sa capacité à faire progresser la mission universitaire, et je me réjouis à l’idée de collaborer avec ses membres et son personnel à aider les Canadiens à concrétiser leurs aspirations. »

« Membre actif et respecté depuis de nombreuses années au sein du conseil d’administration de l’AUCC, M. Barnard a joué un rôle essentiel pour l’inclusion des étudiants autochtones, l’internationalisation des campus, et l’excellence en recherche », a affirmé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC.

M. Barnard succède à Stephen Toope, recteur et vice-chancelier de la University of British Columbia, qui a été président du conseil d’administration de l’AUCC de 2011 à 2013.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de ses 97 établissements membres. Son conseil d’administration se compose de 12 membres et du président-directeur général.

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Nouvelle composition du conseil d’administration de l’AUCC :

David Barnard, University of Manitoba, président

Stephen Toope, The University of British Columbia, président sortant

Elizabeth Cannon, University of Calgary

Dominic Giroux, Université Laurentienne

Guy Breton*, Université de Montréal

Ramona Lumpkin, Mount Saint Vincent University

Patrick Deane, McMaster University

Colin Dodds, Saint Mary’s University

Michael Mahon, University of Lethbridge

Max Blouw, Wilfrid Laurier University

Luce Samoisette, Université de Sherbrooke

Eddy Campbell*, University of New Brunswick

Paul Davidson, président-directeur général, AUCC

Présidents des comités :

Paul Gooch, Victoria University (Ontario) : Comité consultatif permanent de la loi et des statuts

Daniel Woolf, Queen’s University : Comité consultatif permanent des relations internationales

Ray Ivany, Acadia University : Comité consultatif permanent des questions d’éducation et du financement

Elizabeth Cannon, University of Calgary : Comité consultatif permanent de la recherche universitaire

Robert Campbell, Mount Allison University : Comité des finances de l’AUCC

 

*Indique les nouvelles nominations

Renseignements :

Helen Murphy
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Nadine Robitaille
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Opinion - 22 octobre 2013

La version anglaise de la présente lettre ouverte a été publiée dans le Vancouver Sun, le 22 octobre 2013

Objet : Dans son article d’opinion « Higher education comes at a cost », paru le 17 octobre, Gwyn Morgan se fait le champion du recyclage. Il récupère et utilise de manière incorrecte l’information portant sur la valeur d’un diplôme universitaire depuis des mois et dans de nombreuses chroniques.

Les données de Statistique Canada indiquent que seuls 3,7 pour cent des 25-64 ans possédant un baccalauréat, et 3,8 pour cent de la population possédant une maîtrise obtenue au Canda étaient sans emploi en  2010-2011.

Par comparaison, le taux de chômage se situait à 6,9 pour cent pour l’ensemble de ce groupe d’âge et à 6,6 pour cent pour les titulaires de diplômes d’études secondaires

Les étudiants savent quelles sont les disciplines en demande sur le marché du travail et ils se dirigent vers ces disciplines en grand nombre. Entre 2005 et 2010, les inscriptions ont connu une hausse marquée, de l’ordre de huit à 30 pour cent, dans les domaines à forte demande comme les études commerciales, les sciences physiques et les sciences de la vie et le génie.

Même en période d’incertitude économique, la demande en diplômés des universités croît. Entre juillet 2008 et juillet 2013, 810 000 nouveaux emplois leur étant destinés ont été créés, alors que 540 000 emplois ne nécessitant aucune formation postsecondaire ont été perdus.

Les faits prouvent qu’une formation universitaire continue d’être la voie de la prospérité pour les Canadiens.

Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Communiqué - 30 septembre 2013

OTTAWA – L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) accueille favorablement l’annonce faite le 26 septembre dernier d’une entente de principe dans le conflit de travail qui oppose l’Association professionnelle des agents du Service extérieur (APASE) et le gouvernement fédéral.

« Nous sommes heureux de voir les deux parties se rapprocher pour régler ce conflit, a déclaré Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC. Les universités ont travaillé fort pour bâtir la réputation du Canada comme destination d’études de choix, et elles se réjouissent à l’idée de continuer d’accueillir des étudiants étrangers, des visiteurs et des résidents permanents dans les plus brefs délais. »

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger.

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Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238 (mobile : 613 608-8749)

Opinion - 27 septembre 2013

Lettre ouverte publiée dans l’édition du 26 septembre 2013 du magazine Research Money

par Elizabeth Cannon

Selon le troisième rapport L’État des lieux, publié plus tôt cette année par le Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation, le Canada risque de voir peu à peu son avantage concurrentiel s’éroder s’il n’investit pas de manière importante au profit de la recherche et de l’éducation.

Les conclusions du rapport sont sans surprise. Il constate notamment que, sur les plans des sciences, de la technologie et de l’innovation, le Canada se au milieu du peloton comparativement à d’autres pays. Par ailleurs, tout en précisant que le Canada peut à juste titre se féliciter de la qualité du talent formé dans ses établissements postsecondaires, qui représente un « avantage concurrentiel », il souligne également que notre pays doit progresser sur d’autres plans. Parmi les principaux défis à relever, le rapport signale la nécessité d’accroître les investissements du secteur privé au profit de la recherche-développement (R-D), en raison du retard qu’accuse le Canada par rapport à de nombreux autres pays. Or, dans la mesure où un pays comme le nôtre est dépassé sur ce plan, il l’est forcément sur ceux de la productivité et de la compétitivité.

Un coup d’œil à la situation mondiale suffit pour constater qu’une dynamique de changement est en cours. Nombre des concurrents du Canada se situent aujourd’hui parmi les pays émergents. Alors que l’Europe et les États-Unis n’affichent qu’une lente reprise économique, l’Asie et l’Amérique du Sud sont le centre du développement économique.

L’expansion et la productivité des pays émergents transforment le monde d’une manière que nous commençons à peine à appréhender. Depuis 2008, l’Inde et la Chine voient leur PIB progresser de sept pour cent par année, et le Brésil de trois pour cent. Pendant ce temps, la progression annuelle du PIB des pays développés de l’OCDE est inférieure à un pour cent.

De nouvelles réalités appellent de nouvelles stratégies concurrentielles. L’un des grands atouts du Canada réside dans la qualité de son système d’éducation. Il est plus urgent que jamais d’exploiter cet atout au profit de la croissance et de la prospérité de notre pays.

Au sein d’une économie du savoir comme la nôtre, la croissance dépend en grande partie des avancées technologiques, et l’innovation est indispensable à la prospérité. Or, l’innovation repose de plus en plus sur la collaboration en matière de recherche entre les universités et les entreprises.

En matière de R-D, les universités sont les partenaires naturels du secteur privé. Elles contribuent à la résolution des problèmes par l’apport de technologies et d’idées nouvelles. En outre, grâce à leurs relations internationales, elles ouvrent de nouveaux marchés et permettent également, du fait de leur expertise, de cerner les inefficacités.

Comment les établissements d’enseignement peuvent-ils contribuer à renforcer la compétitivité du Canada? L’un des moyens les plus efficaces et efficients d’y parvenir et d’améliorer les perspectives économiques de notre pays consiste à renforcer la coopération entre les universités et les entreprises. Les universités canadiennes effectuent chaque année pour près de 900 millions de dollars de recherche en partenariat avec le secteur privé.

Leurs partenariats en matière de R-D ne se limitent toutefois pas à ceux qu’elles entretiennent avec les entreprises; le secteur à but non lucratif investit lui aussi beaucoup au profit de la R-D universitaire. En 2011, ses investissements à cet égard ont atteint le milliard de dollars.

Tout cela est très bien, mais insuffisant compte tenu du marché concurrentiel mondial actuel. Les investissements des entreprises canadiennes au profit de la R-D sont inférieurs à ceux de nos concurrents directs. Les entreprises israéliennes, par exemple, dépensent proportionnellement trois fois plus que celles du Canada en R-D, alors que les investissements des entreprises suédoises, allemandes et américaines à ce chapitre sont plus de deux fois supérieurs à ceux des entreprises canadiennes.

Il est donc essentiel d’accroître la collaboration en R-D. La recherche concertée novatrice effectuée par les universités et les entreprises est indispensable à la prospérité économique, comme en témoigne le cas de Roger Butler. Ancien employé d’Imperial Oil, M. Butler a été titulaire de la première chaire de génie pétrolier à la University of Calgary de 1983 à 1995. Il est souvent considéré comme l’inventeur de l’une des technologies les plus efficaces d’extraction du bitume des sables pétrolifères albertains, le drainage par gravité à l’aide de la vapeur (SAGD). De nos jours, les perfectionnements de cette technologie conduisent à des innovations qui permettent d’accroître la productivité pétrolière tout en utilisant moins d’eau, de gaz naturel et d’électricité, ainsi qu’en réduisant les zones d’exploitation.

Les stages constituent une autre manière pour les universités de contribuer sensiblement à l’innovation en entreprise. Les stagiaires et les étudiants qui prennent part à des programmes de travail-études apportent aux entreprises et à la société civile à la fois énergie, idées nouvelles et nouveau savoir. En retour, ils s’initient au fonctionnement des organisations, en plus d’acquérir des compétences et de forger des liens qui leur seront utiles au cours de leur carrière.

De nos jours, la moitié des étudiants au premier cycle bénéficient de stages ou de programmes de travail-études. Nous devons faire en sorte qu’encore plus d’étudiants canadiens – notamment aux cycles supérieurs – en bénéficient. Cela favorisera la transmission du savoir universitaire tout en aidant les entreprises de toute taille à devenir novatrices et concurrentielles.

Il est possible de faire encore plus en mettant fin au statu quo. Les universités et les entreprises canadiennes font activement appel à la population et aux décideurs de divers secteurs pour multiplier les occasions de partenariats et accentuer ainsi la compétitivité du Canada à l’échelle internationale. La prise de décisions stratégiques au profit, par exemple, du financement de la recherche, de l’enseignement aux cycles supérieurs ou de l’accueil d’immigrants dûment formés, est de nature à favoriser l’atteinte de ces objectifs.

Les universités et le secteur privé peuvent aussi faire davantage pour le Canada en multipliant les partenariats et les collaborations. L’industrie a besoin des idées, de l’imagination et de la créativité que les universités peuvent lui apporter, et les universités peuvent en retour relever des défis bien ancrés dans la réalité.

Les vrais bénéficiaires de la collaboration entre les entreprises et les universités sont les Canadiens eux-mêmes, puisque cette collaboration favorise à la fois la création d’emploi, la prospérité et la qualité de vie.

 Elizabeth Cannon est rectrice et vice-chancelière de la University of Calgary. Spécialiste du génie géomatique, elle a notamment été doyenne de la Schulich School of Engineering, ainsi que titulaire de la chaire du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et de Petro-Canada pour les femmes en sciences et en génie.

Opinion - 20 septembre 2013

La version anglaise de ce texte d’opinion a été publié dans le Toronto Star le 20 septembre 2013

par Paul Davidson, président de l’Association des universités et colleges du Canada

Les étudiants des universités se préparent aujourd’hui pour le marché du travail de manière nouvelle et novatrice en effectuant de la recherche sur le terrain, des stages, et des études à l’étranger. Les universités canadiennes préparent les étudiants pour des carrières pertinentes en leur offrant des possibilités d’apprentissage non traditionnelles.

Les universités et les étudiants reconnaissent l’importance de faire des choix en fonction des besoins du marché du travail, et cela se reflète sur les campus. Les étudiants se préparent à une carrière enrichissante grâce aux possibilités accrues d’apprentissage par l’expérience. Aujourd’hui, la moitié des étudiants au premier cycle au Canada auront effectué un stage ou participé à un programme travail-études avant d’obtenir leur diplôme.

Les données sur l’emploi le confirment : un diplôme universitaire demeure la meilleure protection contre le chômage. En réalité, seuls 3,7 pour cent des 25-64 ans titulaires d’un baccalauréat obtenu au Canada étaient sans emploi en 2010-2011.

Il n’y a pas que les méthodes d’apprentissage qui ont évolué, les contenus ont également subi des changements. De nouveaux programmes ont été ajoutés pour répondre aux besoins de notre économie en pleine évolution (des programmes dans de nouveaux domaines comme les stratégies en matière de santé, le leadership au sein du secteur à but non lucratif, les relations communautaires dans l’industrie extractive, les soins infirmiers palliatifs, la gestion du secteur de la santé ou la conception).

Forte demande, inscriptions à la hausse

Les étudiants savent quelles sont les disciplines en demande sur le marché du travail et ils se dirigent vers ces disciplines en grand nombre. Entre 2005 et 2010, les inscriptions ont connu une hausse marquée dans les domaines à forte demande comme les études commerciales, le droit, le domaine de la santé et le génie.

Comme le souligne un récent rapport de la CIBC, les emplois en forte demande au Canada exigent un diplôme universitaire. Il s’agit entre autres de postes de gestionnaires dans les domaines de la santé, de l’éducation, et des services sociaux et communautaires; de professionnels des ressources humaines et des services professionnels; de superviseurs du domaine de la fabrication et de la transformation.

L’augmentation des inscriptions témoigne d’une sensibilisation à la valeur d’un diplôme universitaire. Plus de 1,2 million de Canadiens font actuellement des études universitaires au premier cycle au Canada – un record.

La valeur d’un diplôme

Les étudiants des universités savent qu’il existe des différences de revenus selon les disciplines d’études. Ils savent aussi qu’un diplôme universitaire, dans quelque discipline que ce soit, confère d’importants avantages sur le plan salarial. Quel que soit le domaine d’études, un diplôme universitaire leur procure des compétences recherchées sur le marché du travail d’aujourd’hui et, quoi qu’en disent les critiques des médias, les diplômés en sciences humaines jouissent aussi d’un avantage salarial considérable. Par exemple, un travailleur à temps plein avec un diplôme de premier cycle en histoire gagne en moyenne environ 60 000 $ annuellement, soit le même salaire qu’un diplômé en sciences biologiques et biomédicales.

Les données sur l’emploi le confirment : un diplôme universitaire demeure la meilleure protection contre le chômage. En réalité, seuls 3,7 pour cent des 25-64 ans titulaires d’un baccalauréat obtenu au Canada étaient sans emploi en 2010-2011. Par comparaison, le taux de chômage se situait à 6,9 pour cent pour l’ensemble de ce groupe d’âge et à 6,6 pour cent pour les titulaires de diplômes d’études secondaires

L’augmentation des inscriptions témoigne d’une sensibilisation à la valeur d’un diplôme universitaire. Plus de 1,2 million de Canadiens font actuellement des études universitaires au premier cycle au Canada – un record. Depuis une dizaine d’années, les universités canadiennes ont affiché une hausse de 50 pour cent du nombre d’admissions à temps plein.

Pourquoi une telle augmentation? Pour répondre aux exigences du marché du travail. Parce que les étudiants et leurs familles considèrent l’université comme la voie vers la prospérité. Parce que, comme nation, nous avons besoin de l’avantage soutenu que procure une population instruite.

Communiqué - 17 septembre 2013

OTTAWA – De nouveaux diplômés des universités de partout au Canada font part de leur expérience lors de la transition des études au marché du travail sur le nouveau site Web L’université, ça marche, lancé aujourd’hui par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Les courtes vidéos affichées sur le site Web L’université, ça marche illustrent comment une formation universitaire de grande qualité au premier cycle mène à une carrière enrichissante.

« Ces récits personnels renforcent ce que nous montrent les données, à savoir que même en période économique difficile, une formation universitaire c’est payant, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Le Canada a besoin d’un grand nombre de diplômés de tous les niveaux postsecondaires, y compris des universités, des collèges, ainsi que des écoles polytechniques et des métiers, pour parvenir à sa prospérité économique dans les prochaines années, a-t-il ajouté. Les témoignages qui se trouvent sur le site Web L’université, ça marche montrent à quel point un parcours universitaire qui offre une expérience pratique, des possibilités d’études à l’étranger et des stages dans le cadre de programmes coopératifs prépare adéquatement les étudiants à des carrières valorisantes. » Le lancement d’aujourd’hui présente une dizaine de vidéos, en anglais et en français, auxquelles viendront s’en ajouter de nouvelles au cours des prochaines semaines.

Tous les Canadiens sont invités à faire part de l’expérience qu’ils ont vécue lors de leur transition des études au marché du travail en soumettant leur propre vidéo au site Web L’université, ça marche.

Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC représente 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif de l’ensemble du pays.

-30-

www.luniversitecamarche.ca

Suivez la discussion sur Twitter #universityworks.

Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238 (mobile : 613 608-8749)

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-1236, poste 306

Communiqué - 16 septembre 2013

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a le plaisir d’annoncer qu’elle recevra encore une fois de l’aide financière dans le cadre du fonds Opportunités mondiales pour les associations (OMA).

Administré par le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD), le fonds OMA offre une aide financière aux associations nationales qui mènent des activités, nouvelles ou élargies, de développement de commerce international dans des secteurs et des marchés stratégiques. Le programme aide l’AUCC à saisir de nouvelles possibilités à l’échelle internationale pour les universités canadiennes et à favoriser l’accroissement de la mobilité étudiante, la collaboration en matière de recherche, les partenariats entre établissements et l’engagement international.

Le financement accordé dans le cadre du fonds OMA pour l’exercice 2013-2014 servira à appuyer les projets de partenariats au Brésil, au Mexique et en Europe, de même qu’à produire une nouvelle brochure multilingue. L’AUCC remercie Ed Fast, ministre du Commerce international, et le MAECD pour leur engagement continu à l’égard de l’internationalisation de l’enseignement supérieur au Canada.

Renseignements :

Rachel Lindsey
Analyste principale des politiques, AUCC
613 563-3961, poste 280
rlindsey@aucc.ca

Communiqué - 11 septembre 2013

Les diplômés des universités continuent de jouir d’un avantage salarial significatif tout au long de leur carrière, selon les résultats de l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011, publiés aujourd’hui par Statistique Canada. Le salaire annuel moyen des diplômés des universités qui travaillent à temps plein était de 80 500 $ en 2010, alors que celui des diplômés des collèges et des écoles de métier se situait à 54 000 $, et celui des diplômés des écoles secondaires à 46 000 $, soit un peu plus de la moitié du salaire des diplômés des universités.

« Ces données confirment que, même en période économique difficile, il est payant d’avoir un diplôme universitaire, soutient Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Elles expliquent aussi pourquoi les universités de partout au pays ont connu un niveau record d’inscriptions au cours des dernières années. Cet automne, 1,2 million d’étudiants sont inscrits dans un programme universitaire au premier cycle. Un nombre sans précédent. »

M. Davidson est heureux de constater un rendement supérieur pour tous les niveaux de formation postsecondaire, à savoir non seulement pour les diplômés des universités, mais aussi pour ceux des collèges et des écoles polytechniques et de métier. « Le Canada a besoin de tous ces diplômés pour répondre aux besoins en matière de compétences », ajoute-t-il.

Les Canadiens qui ont les plus hauts revenus semblent être ceux qui sont le plus instruits, dévoilent les chiffres de Statistique Canada. Alors que seulement 21 pour cent des Canadiens âgés de plus de 15 ans possèdent un diplôme universitaire, 67 pour cent des travailleurs de la tranche supérieure de un pour cent des revenus au Canada ont un diplôme universitaire.

-30-

Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238 (mobile : 613 608-8749)

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-1236, poste 306

Opinion - 9 septembre 2013

Cette lettre ouverte à été publié dans le Globe and Mail le 9 septembre 2013

Gary Mason est préoccupé par la perception de l’endettement étudiant (Another day smarter, but deeper in debt, 6 sept.)

Il est vrai que la peur de l’endettement – amplifiée par les niveaux d’endettement astronomiques aux États-Unis – pourrait faire en sorte que les étudiants décident de se priver d’une formation universitaire ou collégiale, mais pour l’instant, ce n’est pas le cas. Les taux d’inscriptions continuent de grimper; les étudiants et leurs parents savent que la situation est différente au Canada.

Depuis une dizaine d’années, les gouvernements et les universités prennent des mesures pour aider les étudiants qui en ont le plus besoin. Ainsi, au Canada, 40 pour cent des diplômés des universités terminent leurs études sans dette et, parmi ceux qui ont une dette, 30 pour cent doivent moins de 12 000 $. Le taux d’endettement aujourd’hui est inférieur à ce qu’il était en 2000. 

Paul Davidson, Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Opinion - 30 août 2013

La version anglaise de cette lettre d’opinion a paru dans le Globe and Mail le 30 août 2013

par Christine Tausig Ford, vice-présidente, Association des universités et collèges du Canada

Le Globe and Mail reprend les données publiées dans le récent rapport des Marchés mondiaux CIBC indiquant que le taux de chômage des diplômés des universités n’est que de 1,7 pour cent plus bas que celui des diplômés des écoles secondaires.

Dans les faits, en considérant seulement les diplômes décernés au Canada, seuls 3,7 pour cent des 25-64 ans titulaires d’un baccalauréat et 3,8 pour cent des titulaires d’une maîtrise étaient sans emploi en 2010-2011, selon Statistique Canada. Par comparaison, le taux de chômage si situait à 6,9 pour cent pour l’ensemble de ce groupe d’âge et à 6,6 pour cent pour les titulaires de diplômes d’études secondaires.

Opinion - 29 août 2013

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Plus tôt cette semaine, Marchés mondiaux CIBC a publié un rapport qui remet en question la rentabilité d’un diplôme universitaire. Comme les données contenues dans ce rapport pourraient être mal interprétées par les chroniqueurs, nous souhaitons clarifier certaines choses.

Selon le rapport de la CIBC, le taux de chômage des diplômés des universités n’est que de 1,7 pour cent inférieur à celui des personnes qui ne possèdent qu’un diplôme d’études secondaires. En réalité, seuls 3,7 pour cent des 25-64 ans titulaires d’un baccalauréat et 3,8 pour cent des titulaires d’une maîtrise obtenue au Canada étaient sans emploi en 2010-2011. Par comparaison, le taux de chômage se situait à 6,9 pour cent pour l’ensemble de ce groupe d’âge et à 6,6 pour cent pour les titulaires de diplômes d’études secondaires.[1] Les taux de chômage fluctuent considérablement moins pour les titulaires de diplômes universitaires que pour les titulaires d’un diplôme d’études secondaires, alors en période économique difficile, l’écart tend à s’élargir.  

Toujours selon le rapport de la CIBC, les étudiants ne se dirigent pas dans des disciplines en forte demande sur le marché du travail. Les étudiants savent quelles sont les disciplines en demande sur le marché du travail et ils se dirigent vers ces disciplines en grand nombre. Entre 2005 et 2010 (une période plus récente que celle qui est étudiée dans le rapport de la CIBC), les inscriptions ont connu une hausse marquée dans les domaines à forte demande comme les études commerciales, le droit, le domaine de la santé et le génie. [2]

Les étudiants des universités savent qu’il existe des différences de revenus selon les disciplines d’études. Ils savent aussi que, quelle que soit la discipline, un diplôme universitaire leur procure des compétences recherchées sur le marché du travail d’aujourd’hui. Les compétences analytiques et la pensée critique acquises par les diplômés dans le cadre d’une formation en arts sont en demande et leur permettent de s’adapter aux changements du marché du travail. Les diplômés en sciences humaines jouissent aussi d’un avantage salarial considérable. Par exemple, un travailleur à temps plein avec un diplôme de premier cycle en histoire gagne en moyenne environ 60 000 $ annuellement, soit le même salaire qu’un diplômé en sciences biologiques et biomédicales. [3]

Le rapport de la CIBC suggère que beaucoup d’étudiants ne tiennent pas suffisamment compte des besoins du marché du travail lorsqu’ils choisissent un programme d’études. Les universités et les étudiants reconnaissent l’importance de faire des choix en fonction des besoins du marché du travail. En plus de la pensée critique et des compétences analytiques qu’ils acquièrent dans le cadre de leur formation universitaire, les étudiants sont préparés à une carrière enrichissante grâce aux possibilités accrues d’apprentissage par l’expérience comme les stages et les programmes coopératifs. Aujourd’hui, la moitié des étudiants au premier cycle au Canada auront effectué un stage ou participé à un programme travail-études avant d’obtenir leur diplôme.[4]

Le rapport de la CIBC souligne en outre que le Canada affiche le meilleur taux de réussite au niveau postsecondaire parmi tous les pays de l’OCDE. Quoique vrai, cet énoncé est parfois utilisé à tort par les médias et laisse entendre que le Canada se classe au premier rang parmi les pays de l’OCDE en ce qui a trait au taux de réussite universitaire. En fait, le Canda se classe premier pour le taux d’obtention de diplômes collégiaux, mais glisse au 15e rang pour les diplômes universitaires.[5] Comme l’indique un précédent rapport de la CIBC, les emplois en forte demande au Canada exigent un diplôme universitaire (dans les domaines de la santé, de la gestion, des services sociaux, des ressources humaines et des services financiers).[6] Même en période d’incertitude économique, la demande en diplômés des universités croît. Entre juillet 2008 et juillet 2013, 810 000 nouveaux emplois leur étant destinés ont été créés, alors que 540 000 emplois ne nécessitant aucune formation postsecondaire ont été perdus.

Les pays ne procèdent pas tous de la même manière lorsqu’ils font rapport de leurs données sur l’emploi et le revenu à l’OCDE. Ainsi, les chiffres comparant les taux de diplômés peuvent être trompeurs. Dans les rapports présentés à l’OCDE, Statistiques Canada inclut les personnes dont la principale activité au cours de l’année n’était pas le travail (des étudiants et des personnes qui avaient des heures réduites de travail pour prendre soin d’enfants ou de parents, ou encore qui avaient décidé de travailler à temps partiel pour toute autre raison). Inclure ces personnes qui ont fait des choix principalement hors du marché du travail fait augmenter la proportion de diplômés à faible revenu à 17 pour cent. Lorsqu’on tient compte uniquement des diplômés des universités ayant déclaré travailler pour un employeur comme principale activité, seuls cinq pour cent d’entre eux se retrouvent dans la catégorie des personnes à faible revenu de l’OCDE.

En fait, l’avantage salarial des diplômés des universités par rapport aux diplômés des écoles secondaires continue de s’accroître. Le salaire hebdomadaire moyen d’un bachelier a augmenté de 203 $ entre 2002 et 2012, alors que le salaire d’une personne qui possède un diplôme d’études secondaires a augmenté de 164 $. Comme les salaires de base de ces derniers sont moins élevés, la croissance du revenu est plus marquée, mais l’écart persiste.

À titre de nation commerciale évoluant dans une économie du savoir, le Canada doit disposer d’une population très instruite possédant les compétences (dont les langues et les connaissances culturelles) pour livrer concurrence sur la scène internationale. Le Canada a besoin de diplômés des universités en plus grand nombre, dans toutes les disciplines, afin de prospérer et de se développer au cours des prochaines décennies. Des données mal interprétées peuvent influencer les décisions que les Canadiens prendront pour leur avenir.

Sources:


[1] Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.
[2] Estimations de l’AUCC adaptées du Système d’information sur les étudiants postsecondaires de Statistique Canada, 2012. Ceci ne signifie pas que Statistique Canada ait donné son approbation.
[3] Statistique Canada, Recensement de la population de 2006.
[4] Consortium canadien de recherche sur les étudiants universitaires, CUSC Survey of Graduating Students, 2012.
[5] OCDE, Regards sur l’éducation 2012.
[6] Marchés mondiaux CIBC, The Haves and Have Nots of Canada’s Labour Market (Le 3 décembre 2012)

Opinion - 26 août 2013

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Hill Times le 26 août 2013

Par Paul Davidson

La température qui rafraîchit et les journées qui raccourcissent poussent de nombreux Canadiens à abandonner les plaisirs légers de l’été pour se tourner vers des questions sérieuses qui nous préoccupent tout au long de l’année.

Le changement de saison amène ainsi parfois les étudiants et leurs parents à se demander si le fait de consacrer autant de temps et d’argent à une formation supérieure finira par rapporter. Il est évident que l’incertitude économique qu’on a connue en 2008 provoque encore certaines angoisses, mais d’innombrables preuves devraient réussir à les faire taire. Investir dans une formation postsecondaire rapporte réellement, autant pour un pays pour que pour ses citoyens.

Le point de vue économique à lui seul est impressionnant, car même en période d’incertitude économique la demande en diplômés des universités croît. Entre juillet 2008 et juillet 2013, 810 000 nouveaux emplois leur étant destinés ont été créés, alors que 540 000 emplois ne nécessitant aucune formation postsecondaire ont été perdus. Une récente étude de la CIBC a révélé que les emplois les plus en demande aujourd’hui (dans les domaines de la santé, de la gestion, des services sociaux, des ressources humaines et des services financiers) exigent une formation universitaire. De façon plus frappante, un diplômé de l’université peut s’attendre à gagner au cours de sa carrière 1,3 M$ de plus que quelqu’un qui ne possède aucun diplôme postsecondaire.

Mis à part ces avantages matériels, une formation universitaire donne accès à des avantages impalpables, difficiles à quantifier. Les connaissances générales, les compétences et la pensée critique acquises permettent à un diplômé universitaire d’évoluer aisément dans l’économie changeante et sont le gage d’une vie riche et bien remplie. La souplesse et la résilience sont en outre des attributs de plus en plus estimés dans la société mondialisée d’aujourd’hui. Les collectivités se trouvent enrichies par des citoyens (bénévoles, employés ou voisins) qui contribuent à leur milieu de vie grâce à leurs multiples compétences et à leurs perspectives. En fait, les villes rivalisent désormais en matière de niveau de scolarisation dans le but de démontrer leur avantage concurrentiel.

Lorsqu’on considère les contributions sociales et économiques significatives des universités, il semble à propos de remettre les pendules à l’heure et de corriger la notion trop répandue au sujet de l’acquisition de compétences au Canada. Il existe bien sûr des manques criants de travailleurs spécialisés dans certains domaines et dans certaines régions du pays, mais la pénurie qui risque de se faire sentir au cours des prochaines années se trouvera dans les domaines qui nécessitent un diplôme universitaire. À titre comparatif, le taux d’obtention d’un diplôme universitaire au Canada a reculé au 15e rang parmi les pays de l’OCDE.

Autrement dit, ce n’est pas parce que nous manquons de plombiers que nous avons trop de bacheliers. En Alberta par exemple, 40 pour cent des nouveaux emplois créés depuis 2000 sont destinés aux diplômés des universités (alors que 26 pour cent sont destinés aux diplômés des collèges et 10 pour cent aux diplômés des écoles de métiers). Et, quoi qu’on en dise, les bacheliers ne travaillent pas tous comme baristas, ils trouvent des postes pertinents dans leur domaine d’études. En Ontario, 76 pour cent des diplômés des universités déclarent avoir obtenu du travail dans leur domaine d’études dans les six mois suivant l’obtention du diplôme, et ce taux grimpe à 83 pour cent après deux ans.

Les diplômés sont aptes à intégrer le marché du travail à la fois parce que les universités sont de plus en plus à l’écoute des besoins des employeurs, et parce que le milieu du travail d’aujourd’hui a de plus en plus besoin des compétences de base offertes par les universités. La pensée critique et l’ouverture sur le monde, qui sont associées à la formation universitaire, prennent une importance croissante auprès des entreprises et des organisations qui fonctionnent dans un environnement transnational.

Les étudiants sont bien préparés à transposer leurs compétences et leurs connaissances au marché du travail. À cet effet, la moitié d’entre eux prennent aujourd’hui part à un programme coopératif ou à un stage sur le terrain dans le cadre de leurs études au premier cycle.

Si l’on considère que de nombreux postes très en demande aujourd’hui n’existaient même pas il y a dix ans, imaginez les emplois qui seront créés au cours de la prochaine décennie! Chose certaine, les étudiants devront posséder de la souplesse intellectuelle, de l’adaptabilité et l’amour de l’apprentissage. C’est là un des principaux rôles de l’université.

Nous assistons aussi dans les universités à la création de nouveaux programmes d’études qui répondent aux besoins des employeurs. La croissance du nombre de programmes menant à un grade en biotechnologie, en marketing numérique et en nanotechnologie par exemple reflète bien l’adaptabilité des universités aux transformations du marché du travail.

Les politiques gouvernementales doivent aborder les besoins actuels des employeurs en matière de compétences, et celles-ci sont vastes. Réaliser le plein potentiel économique du Canada nécessitera la formation de diplômés des universités, des collèges et des écoles de métier. Il faut aussi assurer à tous les jeunes une formation adéquate qui leur permettra de réaliser leur plein potentiel.

Pour assurer à la population canadienne l’avenir qu’elle souhaite et qu’elle mérite, il faut investir dans l’éducation à tous les niveaux. 

Paul Davidson est Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada.

Communiqué - 14 août 2013

Au cours des prochaines semaines, plus d’un million d’étudiants au premier cycle retourneront sur les campus dans l’ensemble du pays. L’AUCC est heureuse de fournir aux journalistes des données et des occasions d’entrevue en lien avec le début de l’année scolaire et la valeur d’un diplôme universitaire. Voici quelques points d’intérêt :

  • La nouvelle cohorte d’étudiants de cet automne devrait obtenir un diplôme en 2017, soit l’année du 150e anniversaire du Canada. De quelle façon les universités d’aujourd’hui prépareront-elles ces étudiants à jouer un rôle important dans le monde?
  • Quelles sont les perspectives d’emplois pour les étudiants d’aujourd’hui? Les employeurs sont à la recherche d’employés possédant une ouverture sur le monde, une pensée critique, la capacité de résoudre des problèmes, ainsi que de fortes compétences interpersonnelles et en communication. Toutes ces compétences s’acquièrent et se perfectionnent par une formation universitaire. Les nouveaux diplômés ont des histoires intéressantes à raconter à propos de leur transition de l’université vers une carrière prometteuse, souvent facilitée par des stages, des programmes coopératifs et d’autres services d’orientation professionnelle disponibles sur les campus.
  • Les étudiants ne sont pas uniquement de retour sur les campus, mais aussi dans les collectivités. Le début de l’automne met en évidence l’étroite relation entre les universités et les collectivités, dont le but commun est de former des citoyens responsables et de bâtir des sociétés solides. Des initiatives d’engagement communautaire, nouvelles et existantes, commenceront en septembre, renforçant nos villes et contribuant à l’expérience d’apprentissage des étudiants.

Pour obtenir une entrevue:
Le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson, accordera des entrevues aux médias au sujet de la valeur d’un diplôme universitaire et des récentes améliorations en matière d’enseignement au premier cycle qui répondent aux besoins de l’économie du savoir.

 Pour obtenir une entrevue ou un complément d’information, veuillez communiquer avec : 

Helen Murphy

Directrice adjointe, Communications
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236 poste 238
Cell. : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@aucc.ca
613 563-1236 poste 306
Cell. : 613 884-8401

Communiqué - 8 juillet 2013

Aujourd’hui, les universités canadiennes ont renforcé leurs liens avec les grands établissements d’enseignement en Israël, ouvrant la voie à une collaboration accrue en matière de recherche et à l’amélioration de la mobilité des étudiants et des professeurs entre les deux pays.

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a signé un protocole d’entente de cinq ans avec l’Association of University Heads Israel (AUH) dans le cadre d’une visite de six chefs d’établissements canadiens en Israël du 4 au 11 juillet.

Le Canada collabore déjà avec Israël dans un vaste éventail de secteurs incluant l’énergie, l’énergie solaire, la gestion des déchets et la médecine. Les universités des deux pays partagent aussi des intérêts communs en recherche dans un certain nombre de domaines clés, dont la recherche sur le cerveau, la technologie de l’eau, l’énergie renouvelable et la biotechnologie.

« Le Canada et Israël s’entendent sur l’importance de la scolarisation et de l’excellence en recherche, et se classent parmi les meilleurs au monde d’après ces importants indicateurs de leadership mondial, affirme Christine Tausig Ford, vice-présidente à l’AUCC. La collaboration accrue avec les universités israéliennes renforcera les missions de recherche et d’enseignement de nos universités et profitera à l’économie des deux pays. »

Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC représente 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif au Canada. L’AUH représente sept universités israéliennes.

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Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
nrobitaille@aucc.ca 
613 563-3961, poste 306

Opinion - 29 juin 2013

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Charlottetown Guardian le 29 juin 2013

par Paul Davidson, président de l’AUCC

Depuis toujours, la fête du Canada est l’occasion non seulement de commémorer la fondation de notre pays, mais également de célébrer les réalisations de ses citoyens. Nous sommes à raison fiers de ceux d’entre nous qui ont su atteindre les sommets dans leur domaine comme les Chris Hadfield, Mike Lazaridis, Robert Lepage ou encore Ariane Moffatt. Si cette fierté est parfaitement légitime, elle s’accompagne toutefois d’une responsabilité : celle, en tant que nation, de veiller à ce que chacun d’entre nous puisse réaliser pleinement son potentiel.

Il y a cinq ans, le jour de la fête du Canada, j’ai eu le privilège d’assister à la cérémonie de remise des diplômes des tout premiers étudiants ayant obtenu une maîtrise au terme de leurs études au Nunavut. Il s’agissait en réalité de 21 étudiantes, toutes originaires du Nunavut, devenues à cette occasion titulaires d’un diplôme de la University of Prince Edward Island grâce à un partenariat conclu entre cette dernière, le ministère de l’Éducation du Nunavut et la St. Francis Xavier University, en Nouvelle-Écosse. En un moment pareil, on ne peut s’empêcher de se sentir profondément fier d’être Canadien si l’on songe que 1 978 kilomètres séparent Iqaluit, ses aurores boréales et ses icebergs des plages de sable rouge et des fermes de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard. Cette cérémonie de remise des diplômes reste aujourd’hui pour moi la parfaite illustration de ce à quoi peuvent mener le désir d’apprendre et la compréhension de la valeur d’un diplôme.

Si ces 21 jeunes femmes ont pu obtenir leur diplôme, c’est bien sûr grâce à leur travail, mais également grâce à l’action des collectivités canadiennes et du pays tout entier, qui s’emploient à rendre l’éducation accessible partout où il le faut. Cela dit, beaucoup reste encore à faire.

Au Canada, la population autochtone âgée de moins de 25 ans croît plus rapidement que la population non autochtone de cette tranche d’âge : 15 pour cent contre seulement 0,5 pour cent entre 2006 et 2011. La population autochtone compte près de 650 000 jeunes porteurs d’un immense potentiel. Un potentiel ne sert toutefois à rien s’il reste inexploité. Au Canada, moins de 10 pour cent de la population autochtone âgée de 25 à 64 ans possèdent un diplôme universitaire. C’est trois fois moins que la moyenne de la population non autochtone, qui s’établit à 26,5 pour cent. Comment pouvons-nous tolérer une telle chose?

Pour des raisons éthiques comme économiques, nous devons tout mettre en œuvre pour remédier à la situation, et ce, rapidement. Pour cela, il est impératif que les dirigeants autochtones et leurs collectivités, les gouvernements ainsi que les établissements d’enseignement s’emploient de concert à mettre des solutions au point, puis à les mettre en œuvre.

Certaines choses ont cependant déjà été accomplies. Les universités canadiennes, par exemple, après avoir pris conscience de la nécessité de ce faire, ont multiplié les programmes d’études adaptés aux cultures autochtones, ainsi que les programmes de soutien et d’aide financière destinés aux étudiants autochtones.

Cinquante-huit universités canadiennes disposent aujourd’hui d’espaces de rencontre destinés aux étudiants autochtones, et 60 proposent désormais à ceux-ci des activités sociales et culturelles adaptées. Un grand nombre d’universités canadiennes mènent également avec succès des programmes de sensibilisation, de soutien et de mentorat axés sur les jeunes des collectivités autochtones, dès l’école élémentaire. Certaines universités canadiennes ont par ailleurs décidé de combiner études autochtones et autres disciplines de manière à proposer des programmes aptes à répondre aux besoins des peuples autochtones. La University of Victoria, par exemple, offre un programme de droit et de maîtrise ès arts en gouvernance autochtone. L’école des Services sociaux pour les Autochtones de l’Université Laurentienne, à Sudbury, propose pour sa part un programme de baccalauréat spécialisé en travail social adapté à la culture autochtone.

Avec le soutien de l’AUCC, les universités canadiennes ont mis sur pied un répertoire en ligne qui permet aux étudiants autochtones d’accéder aisément à l’éventail d’information existante sur les programmes des universités canadiennes et sur les aides financières proposées. Ce répertoire constitue un outil des plus complets pour les jeunes Autochtones en quête de la solution le mieux adaptée à leurs besoins en matière d’éducation postsecondaire.

Les universités canadiennes sont déterminées à collaborer avec leurs partenaires et à faire mieux encore.

En tant que pays, nous devons aller au-delà des simples déclarations d’intention. Le statu quo n’est pas envisageable. Par obligation morale comme par nécessité économique, il nous faut veiller à ce que les jeunes Autochtones aient pleinement accès à l’éducation pour participer à part entière à la société canadienne. Le Canada a absolument besoin, pour réaliser pleinement son potentiel, de la formidable mine de talents inexploitée que constituent ces jeunes.

Nous pouvons, et devons, relever le défi auquel nous faisons face. Nous sommes d’ailleurs sur la bonne voie. Ainsi, la University of Prince Edward Island a décerné en juin des diplômes à une nouvelle cohorte d’étudiants d’Iqaluit. Nous devons certes nous en réjouir, mais également faire plus.

Nous devons faire en sorte que, demain, la liste des Canadiens ayant atteint les sommets dans leur domaine comporte davantage de noms de Cris, d’Ojibwés, de Haïdas, de Micmacs, d’autres membres des Premières nations ainsi que des Inuits et des Métis. Nous aurons alors encore plus de raisons de célébrer la fête du Canada.

Opinion - 28 juin 2013

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans Embassy le 28 juin 2013

Par Paul Davidson, président de l’AUCC

Alors que la période de la collation des grades tire à sa fin au pays, les universités ouvrent leurs portes à leurs homologues étrangers, qui souhaitent s’inspirer du Canada pour favoriser l’accessibilité et l’excellence. Elles ont récemment accueilli des visiteurs de la Chine, qui s’intéressaient à l’enseignement des sciences humaines au Canada. La Chine reconnaît que c’est un volet de son système d’enseignement supérieur qu’elle doit renforcer afin de conserver sa position concurrentielle. Le gouvernement brésilien est tellement satisfait de la qualité de l’enseignement offert aux étudiants de son pays sur les campus des universités canadiennes qu’il incite fortement un plus grand nombre d’étudiants à venir au Canada. En outre, l’Allemagne et le Canada entretiennent de nouvelles collaborations en matière de recherche, un bon exemple du  système d’éducation allemand recherchant l’excellence du système d’enseignement supérieur canadien  

Les pays concurrents du Canada manifestent un vif intérêt pour ses innovations en matière d’enseignement, ses activités de recherche en plein essor et ses collaborations avec le secteur privé et la société civile. Cet intérêt marqué soulève cependant une question importante : les autres pays voient-ils dans le secteur canadien de l’enseignement supérieur un atout que nous-mêmes négligeons?

Malheureusement, la réponse est oui. L’importance du secteur universitaire est sous-évaluée au Canada. Au sein d’une économie mondiale hautement concurrentielle, nous pouvons difficilement nous permettre de ne pas exploiter nos principales forces.

Les universités comptent parmi une poignée seulement d’institutions qui existent depuis le Moyen Âge. Pourtant, elles figurent parmi les ambassadeurs les plus dynamiques du Canada sur la scène internationale. Elles font progresser le savoir, favorisent la prospérité et renforcent la position du Canada à l’étranger. Et leurs contributions ne passent pas inaperçues aux yeux du monde.

Au cours de la dernière décennie, le nombre d’étudiants a augmenté de plus de 50 pour cent dans les universités canadiennes en réponse aux signaux envoyés par le gouvernement et les entreprises, qui expriment un besoin de plus en plus pressant de travailleurs hautement qualifiés pour se démarquer dans un marché très concurrentiel. Même si certains affirment le contraire, ces diplômés obtiennent des emplois bien rémunérés. En effet, même au plus fort de la récession, soit de juillet 2008 à juillet 2012, plus de 700 000 emplois ont été créés pour les diplômés des universités.

La nouvelle génération de professeurs représente un autre avantage concurrentiel du Canada. En effet, plus de la moitié de ceux qui enseignent à l’université à l’heure actuelle sont entrés en poste depuis 2000. Beaucoup d’entre eux ont étudié à l’étranger et sont membres de réseaux de recherche internationaux, ce qui les place parmi les travailleurs les plus ouverts sur le monde de l’ensemble des secteurs de l’économie canadienne.

L’expérience étudiante évolue elle aussi. Il n’y a pas si longtemps, les programmes d’enseignement coopératif se faisaient plutôt rares. Aujourd’hui, plus de la moitié des étudiants au premier cycle participent à un stage, à un programme coopératif ou à une expérience d’apprentissage par le service à la collectivité. La recherche sur le terrain devient également la norme au premier cycle. Les avancées technologiques ouvrent la voie à de nouveaux modes d’enseignements qui mettent l’accent sur l’interaction entre étudiants et professeur. Par exemple, dans la salle de classe inversée, les exposés et les documents d’appui sont mis en ligne avant le cours. Le temps passé en classe peut donc servir à la discussion et au débat, ainsi qu’aux travaux en équipe.

La croissance des effectifs étudiants s’est accompagnée d’une augmentation des capacités et des objectifs de recherche. Le Canada se situe aujourd’hui au quatrième rang mondial sur le plan de la qualité de la recherche, tout juste derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Cette position envieuse est d’autant plus remarquable étant donné les investissements massifs des pays émergents en recherche.

Des données révèlent que les chercheurs canadiens sont très productifs et deux fois plus susceptibles que ceux d’autres pays de collaborer avec des partenaires étrangers, étendant ainsi la portée et renforçant la réputation du Canada à l’étranger.

Les effectifs des programmes d’études en sciences, en technologie, en génie et en mathématiques connaissent une croissance plus rapide au Canada que dans n’importe quel autre pays membre de l’Organisation de coopération et de développement économiques, en particulier aux cycles supérieurs. Les effectifs en informatique sont également à la hausse, tandis que ceux dans les domaines moins en demande ont reculé de 15 pour cent. Les étudiants répondent aux signaux envoyés par le marché de l’emploi, et les universités répondent aux besoins des étudiants.

Les étudiants étrangers entraînent des retombées économiques immédiates d’environ huit milliards de dollars par année dans les collectivités de toutes tailles au pays. Ce chiffre est supérieur à celui des exportations canadiennes de blé ou de bois d’œuvre, ce qui fait de l’éducation internationale un des seuls secteurs qui a connu une croissance constante tout au long de la récession. À cela s’ajoutent les avantages à long terme d’accueillir d’excellents candidats à l’immigration, dans le cas de ceux qui choisissent de s’établir ici, et de tisser des liens durables avec ceux qui retournent dans leur pays après leurs études.

Comme le dit Dominic Barton, directeur général mondial de McKinsey & Company : « Dans un contexte de plus en plus mondialisé, il est crucial, pour notre compétitivité et notre réussite à long terme, de veiller à ce que les étudiants canadiens aient accès non seulement aux meilleurs programmes d’études au monde, mais également à la crème des étudiants étrangers. » Le Canada devrait considérer son secteur universitaire comme un de ses fleurons; à la place, beaucoup d’établissements sont confrontés à des compressions budgétaires et à l’incertitude.

 Cette semaine, des dirigeants universitaires étrangers rencontreront des recteurs canadiens à Ottawa pour discuter d’approches novatrices en matière d’enseignement et de recherche dans un contexte de concurrence internationale accrue, de pressions financières et de grands changements technologiques. Des représentants de pays comme l’Inde, la Chine et le Brésil se joindront ainsi à nos partenaires de longue date des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et de l’Australie pour analyser les tendances mondiales qui touchent les universités de partout dans le monde. Ils sont ici pour en apprendre davantage sur les mesures prises pour assurer l’accessibilité et l’excellence du système d’enseignement supérieur canadien. Les universités canadiennes sont quant à elles impatientes de découvrir des avancées prometteuses qui les aideront à maintenir leur position de chefs de file.

Les universités canadiennes sont déterminées à maintenir leur avantage sur la scène internationale avec l’appui du gouvernement, du secteur privé et de la société civile. En mettant à profit les contributions des universités, le Canada se dote d’un avantage concurrentiel – un atout à ne pas négliger dans le contexte actuel.

Opinion - 27 juin 2013

Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC, a discuté du nombre élevé et croissant de Canadiens qui possèdent une formation postsecondaire sur la chaine de télévision CTV News Channel le 26 juin 2013.

Écouter le clip

Communiqué - 26 juin 2013

Des dirigeants du milieu de l’enseignement supérieur du monde entier se réunissent pour discuter d’innovations en enseignement, en recherche et en matière de fonctionnement des universités

Le 26 juin 2013

OTTAWA – Des dirigeants du milieu de l’enseignement supérieur du monde entier se réunissent à Ottawa aujourd’hui à l’occasion d’un sommet en compagnie de recteurs et de vice-recteurs d’universités canadiennes. Du 26 au 28 juin, plus de 80 chefs de file du milieu de l’enseignement supérieur venus entre autres du Brésil, de la Chine, de la France, de l’Allemagne, de l’Inde, de l’Australie, du Royaume-Uni et des États-Unis discuteront de leurs défis communs et des pratiques susceptibles de leur permettre de renforcer leur mission d’enseignement en cette période de compressions budgétaires et d’évolution des tendances à l’échelle internationale.

Organisée conjointement par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et la University of Alberta, la conférence « Les universités canadiennes dans le monde » offre l’occasion aux dirigeants des universités canadiennes de mettre en commun leur expérience avec les chefs de file du milieu de l’enseignement supérieur de partout dans le monde, tout en explorant les innovations apportées à l’enseignement, à la recherche et au fonctionnement des universités dans d’autres systèmes éducationnels, dont ceux des pays émergents.

« Le secteur de l’enseignement supérieur vit une transformation radicale stimulée par la demande mondiale, la technologie et les impératifs du marché du travail mondial, explique Joseph E. Aoun, recteur de l’Université Northeastern du Massachusetts et ancien président de l’American Council on Education. Les répercussions de cette transformation toucheront les collèges et les universités du Canada et du monde entier : c’est pourquoi il est vital de se réunir pour en discuter. »

Indira Samarasekera, rectrice de la University of Alberta, abonde dans le même sens : « La pression de la concurrence mondiale se faisant de plus en plus forte, les universités canadiennes se retrouvent à la croisée des chemins. La conférence tombe à point nommé, car elle nous permettra d’examiner les risques et les possibilités de proposer des idées audacieuses et de commencer à repenser le fonctionnement actuel du système d’enseignement supérieur canadien. »

Les établissements d’enseignement supérieur du monde entier doivent composer avec l’évolution rapide de leur milieu, tout en préservant la qualité des services et leur pertinence à l’échelle mondiale.

« Les dirigeants du milieu de l’enseignement supérieur de partout dans le monde considèrent les universités canadiennes comme un modèle, affirme le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson. À l’étranger, on reconnaît la capacité du Canada à conjuguer accessibilité et excellence. Pour continuer sur cette lancée, les universités canadiennes se tiennent toujours au fait des pratiques exemplaires adoptées ailleurs dans le monde. La conférence nous permettra d’élaborer de nouvelles méthodes afin de mettre en commun nos stratégies et de collaborer avec d’autres établissements et systèmes d’enseignement supérieur. »

« Le savoir est mondial, ajoute Sir Drummond Bone, principal du Collège Balliol  de l’Université d’Oxford. Les étudiants exigent de plus en plus l’accès aux études à l’étranger et les employeurs exigent davantage une telle expérience des étudiants. Les modèles d’études à l’étranger sont appelés à se diversifier et l’expérience, à se complexifier, tant du point de vue de l’enseignement que de l’apprentissage. La conférence constitue une occasion importante d’examiner cette complexité. »

Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC représente 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif au Canada.

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Suivez les discussions sur Twitter : #GlobalTrendsHE

Les discussions se feront à huis clos, mais les délégués, dont M. Aoun, Sir Drummond Bone, M. Davidson et Mme Samarasekera, donneront des entrevues durant le sommet.

Pour obtenir une entrevue, veuillez communiquer avec :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Association des universités et collèges du Canada
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613 563-1236, poste 238

Cell. : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
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Opinion - 20 juin 2013

La version anglaise de cette lettre a paru dans le Daily Courier de Kelowna le 20 juin 2013.

Par Christine Tausig Ford, vice-présidente, Association des universités et collèges du Canada.

Depuis environ une dizaine d’années, le nombre d’étudiants dans les universités canadiennes a augmenté substantiellement et les diplômés trouvent un emploi, même sur le marché du travail actuel. En fait, la croissance de l’emploi continue d’être vigoureuse pour les diplômés universitaires. Entre juillet 2008 et juillet 2012, 700 000 nouveaux emplois destinés aux diplômés des universités ont été créés, contre à peine 320 000 pour les diplômés des collèges et les titulaires de certificats professionnels. Cependant, le nombre d’emplois destinés aux titulaires d’un diplôme d’études secondaires a chuté de 640 000.

M. Bond critique aussi la croissance des effectifs aux cycles supérieurs. Toutefois, le Conseil canadien des chefs d’entreprise, l’Institute for Competitiveness and Prosperity et le Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation préconisent tous une hausse des effectifs aux cycles supérieurs pour accroître l’innovation dans tous les secteurs.

Comme l’indique un récent rapport de la CIBC, les emplois en forte demande au Canada exigent un diplôme universitaire. Il s’agit entre autres de postes de gestionnaires dans les domaines de la santé, de l’éducation, et des services sociaux et communautaires; de professionnels des ressources humaines et des services professionnels; de superviseurs du domaine de la fabrication et de la transformation.

Il reste encore beaucoup à faire pour combler cette demande. Il y a trente ans, le Canada comptait parmi les chefs de file des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour le taux d’obtention d’un diplôme. Cependant, en 2010, les taux d’obtention d’un diplôme universitaire chez les 25 à 34 ans ont classé le Canada 15e parmi les pays de l’OCDE et 21e pour l’obtention d’un doctorat. Nous pouvons faire mieux.

Les gouvernements, le secteur privé et les établissements d’enseignement doivent s’unir pour tracer la voie de l’avenir, en tenant compte des résultats impressionnants que produisent systématiquement les investissements publics dans nos universités. Les avantages qui en découlent pour les individus, les familles, les collectivités et notre pays démontrent que les universités sont bel et bien un excellent investissement. 

Opinion - 21 mai 2013

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le National Post le 21 mai 2013

Par Paul Davidson, Président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Au cours des prochaines semaines, partout au pays les cérémonies de remise des diplômes se succéderont, et verront de nouveaux diplômés fiers, à juste titre, de leur parcours. Les quelques pas qu’ils franchiront vers le podium mettront un terme à un cheminement de quelques années, mais le papier officiel qu’ils recevront représente un parcours qui s’est échelonné sur plusieurs décennies pour assurer au Canada une position de chef de file mondial en matière d’éducation postsecondaire de qualité.

Parmi l’assistance, certains parents et invités penseront inévitablement à leur propre expérience universitaire. Détrompez-vous : les diplômes et l’université ont bien changé depuis l’époque de leurs parents.

En nombres absolus, aucune comparaison n’est possible. Depuis une dizaine d’années environ, les universités canadiennes ont affiché une hausse de 50 pour cent du nombre d’admissions à temps plein, portant à plus de 1,2 million le nombre d’étudiants inscrits chaque année dans un programme menant à l’obtention de crédits. Pourquoi cette augmentation? Parce que le marché du travail l’exige; parce que le pays a besoin de l’avantage soutenu que lui procure une population instruite.

Pensez-y, pendant que les universités ouvraient leurs portes toutes grandes et multipliaient les débouchés pour un nombre accru de personnes, le financement par étudiant chutait pour atteindre un creux historique.

De toute évidence, les universités en font beaucoup plus de nos jours avec franchement moins.

Personne ne met en doute les effets de la nouvelle économie. Il en découle des défis importants pour de nombreux secteurs. Toujours reconnues pour leurs idées, les universités ont trouvé, peut-être avec une certaine avance sur d’autres, des solutions ingénieuses et novatrices.

Des universités ont reconverti l’espace et des éléments d’infrastructure physique en fonction des besoins  en transformant parfois des salles de classe en laboratoire ou des bureaux en locaux d’enseignement. Deux édifices décrépits du campus de la University of British Columbia (UBC) ont par exemple été transformés en laboratoires de recherche et d’enseignement de pointe pour les sciences de la vie. Ces structures comportent maintenant des caractéristiques novatrices et économiques durables, dont une méthode conçue par la UBC pour recueillir et canaliser la lumière solaire et fournir de l’éclairage, même par temps nuageux.

De plus en plus, les universités canadiennes établissent des partenariats et des collaborations stratégiques qui renforcent notre économie. Par exemple, un programme mis au point avec la pétrolière Irving Oil et la University of New Brunswick, permet à des cadres de suivre, en milieu de travail, une formation sur mesure menant à l’obtention d’une maîtrise en administration des affaires (MBA).

Les universités s’emploient sans relâche à revoir leurs activités et à réaffecter leurs ressources en fonction des priorités. Elles répondent non seulement à leurs propres besoins, mais à ceux des collectivités environnantes et du pays. Bien que fidèles aux traditions, les universités sont ouvertes au changement. Bon nombre d’entre elles ont fusionné des facultés partageant certains intérêts communs. Loin du modèle classique du professeur devant son lutrin, les outils en ligne ont inversé le fonctionnement des cours, les exposés magistraux étant accessibles dans le cyberespace et le temps en classe, consacré aux discussions et à l’apprentissage pratique. Par ailleurs, elles ont mis l’enseignement supérieur et les programmes spécialisés à la portée des Canadiens, peu importe où ils vivent ou quand ils peuvent étudier.

Il n’y a pas que les méthodes d’apprentissage qui ont évolué, les contenus ont également subi des changements. Par exemple, en Ontario, 44 nouveaux programmes ont été introduits en 2012 aux seuls niveaux de la maîtrise et du doctorat afin de répondre aux besoins du marché du travail touchant, entre autres, les stratégies en matière de santé, le leadership au sein du secteur à but non lucratif, les relations communautaires dans l’industrie extractive, les soins infirmiers palliatifs, la gestion du secteur de la santé ou la conception.

Bien que la dextérité soit admirable, comme collectivité nous devons nous demander si elle est viable. Nous devons tout simplement faire en sorte qu’elle le soit. Voici pourquoi.

D’autres pays, dont le Royaume-Uni, la Norvège et la Corée accordent encore plus de financement à leur système universitaire que le Canada. Ces pays choisissent d’investir dans leurs universités pour accentuer leur avantage concurrentiel.

Il y a 30 ans, le Canada comptait parmi les chefs de file des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour le taux d’obtention d’un diplôme. Il occupe d’ailleurs toujours le quatrième rang sur ce plan chez les adultes de 55 à 64 ans; regardez les parents présents aux cérémonies de remise de diplômes. Pas si mal. Toutefois, en 2010, les taux d’obtention d’un diplôme universitaire chez les 25 à 34 ans (les enfants de certains des membres de l’assistance) ont classé le Canada 15e parmi les pays de l’OCDE. Vous avez bien lu, 15e. Notre avantage concurrentiel s’érode, car nous ne garantissons pas aux universités la viabilité financière nécessaire à une croissance soutenue de calibre mondial.

Au sein d’une économie mondiale du savoir très concurrentielle, le Canada doit miser sur ses atouts. Comme l’a récemment déclaré le président d’Irving Oil, Mike Ashar, devant un groupe de recteurs et de parlementaires, « Pour jouer gagnant, le Canada ne peut compter que sur sa population. Les Canadiens ne peuvent se contenter d’être de 5 à 10 pour cent meilleurs que les autres : ils doivent les surpasser de loin ».

Les universités constituent un moyen d’y parvenir. La bonification du soutien financier à la recherche de la part du gouvernement fédéral offrirait à un nombre accru d’étudiants, tant au premier cycle qu’aux cycles supérieurs, des possibilités de recherche sur le terrain qui les prépareraient à mener une carrière dans l’industrie et la société civile. Un soutien financier permettant d’augmenter le nombre de stages, de programmes coopératifs et d’autres possibilités d’apprentissage expérientiel faciliterait la transition des étudiants vers le monde du travail. Sans compter que la viabilité financière aiderait les universités à répondre à la demande croissante de certains secteurs du marché du travail.

N’oublions pas que les emplois en forte demande au Canada exigent un diplôme universitaire. Il s’agit entre autres de postes de gestionnaires dans les domaines de la santé, de l’éducation, et des services sociaux et communautaires; de professionnels des ressources humaines et des services professionnels; de superviseurs du domaine de la fabrication et de la transformation.

L’enseignement supérieur connaît une période de changement radical. Ensemble, nous devons tracer la voie de l’avenir, en tenant compte des résultats que produisent systématiquement les investissements publics dans nos universités. Il faut donc des modèles de financement durable dans chaque province et pour les organismes subventionnaires fédéraux, afin que le Canada puisse demeurer un chef de file en matière d’enseignement supérieur de qualité.

Il faut pour y parvenir que les collectivités appuient les universités, reconnaissent leur importance et s’attendent à davantage de la part de leurs dirigeants politiques, faute de quoi, le podium deviendra difficilement atteignable.

Communiqué - 25 avril 2013

L’éducation canadienne a la cote au Brésil

OTTAWAUne délégation d’universités canadiennes se rendra au Brésil cette semaine pour promouvoir l’enseignement supérieur au Canada et renforcer les collaborations existantes en recherche entre les deux pays.

Quatorze universités de l’ensemble du Canada participent à la délégation dirigée par le Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI) et l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Pendant cette visite d’une semaine à Natal, Recife et São Paulo, les délégués rencontreront des représentants d’établissements d’enseignement et d’organismes subventionnaires, et participeront à un congrès important des dirigeants universitaires brésiliens.

Les membres de la délégation s’intéressent tout particulièrement à la collaboration en recherche dans des sujets liés aux sciences, à la technologie, au génie et aux mathématiques, ainsi qu’à la recherche appliquée qui repose sur des partenariats université-industrie pertinents pour le Canada et le Brésil.

Les universités canadiennes continuent d’établir des partenariats fructueux avec les universités brésiliennes par l’entremise du programme Science sans frontières (CsF), qui offre aux étudiants brésiliens des bourses pour aller étudier à l’étranger. Le BCEI, en collaboration avec Langues Canada, administre une composante clé du programme CsF au Canada au nom des organismes subventionnaires fédéraux brésiliens. Depuis septembre 2012, le BCEI a placé plus de 2 000 étudiants brésiliens dans des universités canadiennes. La prochaine visite vise à accroître ces chiffres en faisant la promotion des nombreuses possibilités de recherche qu’offre le Canada aux étudiants brésiliens de premier, deuxième et troisième cycles.

« Le Canada fournit une combinaison parfaite d’éducation et de recherche de pointe de grande qualité, ce qui nous permet d’attirer des chercheurs talentueux de partout dans le monde, affirme Karen McBride, présidente et chef de la direction du BCEI. Nous souhaitons faciliter les arrimages entre les centres de recherches universitaires du Brésil et nos établissements membres, et augmenter l’application des résultats de la recherche en sciences et technologie par une collaboration accrue entre le milieu de l’éducation et celui de l’industrie dans les deux pays. »

« Renforcer les partenariats avec le Brésil est une priorité pour les universités canadiennes, estime Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. La délégation mise sur le succès de la mission de l’an dernier au Brésil, où près de 30 recteurs canadiens ont constaté les possibilités extraordinaires de collaboration stratégique en recherche, en innovation et en enseignement supérieur qui existent avec le Brésil. »

L’itinéraire comprend une séance pour présenter les universités canadiennes au congrès de l’Association brésilienne des Bureaux des relations internationales en enseignement supérieur (FAUBAI), des réunions à Recife avec le Conseil de recherches de l’État de Pernambuco (FACEPE) et à São Paulo avec celui de l’État de São Paulo (FAPESP), une visite de l’Université d’État de Campinas (UNICAMP) et de l’Université d’État de São Paulo (UNESP), ainsi que des réunions avec des représentants du secteur privé.

Le BCEI est l’organisme national du Canada qui se consacre à faire du Canada un chef de file mondial de l’éducation internationale en mobilisant expertise, savoir, possibilités et leadership. Les membres du BCEI sont répartis au Canada et comprennent 150 collèges, instituts, universités, conseils scolaires et écoles de langues qui inscrivent ensemble plus de 1,2 million d’étudiants de l’ensemble du pays. Consultez le www.cbie-bcei.ca.

L’AUCC représente 97 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif. Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC consacre ses activités à la promotion des intérêts de l’enseignement supérieur et de la recherche universitaire auprès du gouvernement fédéral.

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Renseignements aux médias :

Jennifer Humphries
Vice-présidente
Services aux membres, politique publique et communications, BCEI
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Helen Murphy,
Directrice adjointe, Communications, AUCC
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Communiqué - 23 avril 2013

OTTAWA – Au Canada, la moitié des étudiants au premier cycle participent à un stage ou à une expérience d’enseignement coopératif au cours de leurs études. Voilà un des faits associés à l’innovation en matière d’enseignement et illustrés dans la ressource Web lancée aujourd’hui par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

« Le parcours universitaire d’aujourd’hui est très différent sous plusieurs aspects de celui d’il y a 10 ou 20 ans, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. L’excellence en enseignement et en recherche demeure à la base de la formation universitaire au premier cycle; ce qui a changé c’est la manière novatrice et beaucoup plus axée sur l’expérience qu’auparavant de transmettre les connaissances. Les étudiants ont aujourd’hui des possibilités sans précédent de côtoyer des employeurs dans le cadre de stages ou de programmes d’alternance travail-études et d’apprentissage par le service communautaire, ainsi que de bénéficier d’expériences de recherche pratiques. Les étudiants transmettent ce qu’ils apprennent en classe à la collectivité et à l’industrie, acquérant ainsi de l’expérience et créant des réseaux qui les aideront à faire la transition vers des carrières valorisantes. »

La ressource Web de l’AUCC sur l’innovation en enseignement et en recherche au premier cycle présente des études de cas, des vidéos, des faits saillants ainsi que des articles et des publications connexes. Elle est conçue pour mettre en commun des pratiques prometteuses et de nouvelles idées dans le milieu de l’enseignement supérieur, pour le bienfait de tous les Canadiens.

« Nous invitons les étudiants et leurs parents à venir constater la transformation qui s’opère dans les universités, poursuit M. Davidson. Les universités canadiennes sont engagées à offrir à tous les étudiants un parcours d’apprentissage axé sur la recherche et ouvert sur le monde ainsi qu’une vie étudiante dynamique sur les campus; une formation équilibrée qui les prépare à évoluer dans l’économie du savoir. »

Cette semaine, les recteurs sont réunis à Calgary pour les réunions semestrielles des membres de l’AUCC. Un dialogue sur l’enseignement au premier cycle, prévu au programme de ces rencontres, permettra aux recteurs de poursuivre leurs échanges sur les stratégies et les pratiques novatrices au premier cycle.

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Opinion - 25 mars 2013

Cette lettre a paru sur le site Web de la Montreal Gazette le 25 mars 2013.

Christine Tausig Ford
Vice-présidente
Association des universités et collèges du Canada

Un débat important sur la pénurie de main-d’œuvre qualifiée est en cours au Québec et partout au Canada. Malheureusement, le débat se fait dans un discours mal documenté, ce qui masque les véritables enjeux.

Voilà justement ce que fait l’article publié par Christopher Curtis à la suite du budget (« Critics say Ottawa needs to start improving access to post-secondary education », 21 mars). M. Curtis y reprend le constat erroné selon lequel les diplômés universitaires terminent leurs études avec une dette moyenne de 28 000 $. C’est tout simplement faux.

En fait, 40 pour cent des étudiants universitaires terminent leurs études sans dette. Parmi les étudiants endettés, la moyenne s’établit à 24 000 $.

Heureusement, en cette période postbudgétaire, on prête une attention accrue aux domaines qui affichent une véritable pénurie d’employés qualifiés. Comme le souligne une récente étude de la CIBC, la plupart des professions en demande au Canada, y compris dans les secteurs de la santé, des sciences et de la gestion, exigent un diplôme universitaire.

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Communiqué - 21 mars 2013

OTTAWA – Les investissements fédéraux consentis à la recherche universitaire, aux compétences et au talent rendront le Canada encore plus novateur et concurrentiel, soutient l’organisation qui représente 97 universités canadiennes de l’ensemble du pays.

« Un million de jeunes obtiendront un diplôme d’une université canadienne d’ici 2017, affirme Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’Association des universités et des collèges du Canada (AUCC). Ces diplômés posséderont les connaissances, l’expérience et les compétences dont le Canada aura besoin au cours des prochaines décennies, et ils sauront aussi s’adapter aux emplois d’aujourd’hui, comme à ceux de demain. »

« Le Canada a besoin d’un nombre accru de diplômés des universités et des collèges, et de titulaires de certificats professionnels pour livrer concurrence dans la nouvelle économie mondiale du savoir », ajoute Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Selon un récent rapport de la CIBC, la plupart des emplois en forte demande au Canada exigent un diplôme universitaire (des gestionnaires dans les domaines de la santé, de l’éducation, et des services sociaux et communautaires; des professionnels des ressources humaines et des services professionnels; des superviseurs du domaine de la fabrication et de la transformation).

Les investissements du gouvernement fédéral en recherche ont permis au Canda de se hisser parmi les chefs de file de la recherche. « Même en période économique difficile, le gouvernement reconnaît que la recherche stimule l’avantage concurrentiel du Canada, déclare M. Davidson. Au cours de budgets successifs, le gouvernement fédéral a augmenté son soutien à la recherche et à l’innovation au Canada, un soutien qui permet de former le talent, de créer de l’emploi et de rendre le pays encore plus concurrentiel sur la scène internationale. »

Les universités canadiennes accueillent aussi favorablement l’importance accordée dans le budget d’aujourd’hui aux initiatives internationales en matière d’éducation. « Les investissements en éducation internationale ont des retombées économiques de plus de huit milliards de dollars par année qui profitent à toutes les régions du Canada, précise M. Davidson. Les employeurs disent vouloir une main-d’œuvre internationale souple. L’ouverture sur le monde profite au Canada, tout comme aux étudiants canadiens. »

L’AUCC fait partie d’un consortium du milieu de l’éducation qui presse le gouvernement d’accroître ses efforts en matière d’éducation internationale afin de stimuler la compétitivité internationale du Canada, et qui est prêt à collaborer avec des partenaires afin d’assurer l’avancement de la stratégie en matière d’éducation internationale.

Nouvel élément en matière d’éducation internationale, un financement accru est accordé au programme Globalink de Mitacs, qui attire les meilleurs étudiants au premier cycle du monde entier dans les universités canadiennes pour effectuer des projets de recherche. Le programme permettra maintenant à des étudiants canadiens d’effectuer de la recherche à l’étranger. « Voici l’occasion pour les universités canadiennes de se mettre en valeur et d’accueillir les meilleurs étudiants étrangers sur leurs campus », poursuit M. Davidson.

Les dirigeants universitaires accueillent favorablement l’annonce d’un programme qui améliorera l’accès et la réussite des étudiants autochtones de niveau postsecondaire. Le budget accorde en effet du financement à un programme de bourses d’études, issu d’une collaboration entre IndSpire et les universités canadiennes. Le programme s’accompagnera d’un financement de contrepartie provenant du secteur privé.

« Les jeunes Autochtones constituent le segment de la population qui connaît la croissance la plus rapide au pays. Pourtant, les taux d’obtention de diplômes chez les Autochtones sont loin derrière ceux des non Autochtones, souligne M. Davidson. Cette mesure concrète contribuera à combler le fossé sur le plan de l’éducation. »

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Communiqué - 20 mars 2013

Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada, sera sur la Colline du Parlement (salle 253-D, édifice du Centre) pour accorder des entrevues aux médias relativement à la réaction du milieu universitaire au budget fédéral à partir de 16 h le jeudi 20 mars 2013.

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Communiqué - 7 février 2013

Ottawa, le 7 février 2013 – La TÉLUQ (Télé-université), constituante de l’Université du Québec, et le St. Paul’s College, affilié à la University of Manitoba, sont officiellement réadmis au sein de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

Le conseil d’administration de l’AUCC a récemment approuvé les demandes de réadmission de ces deux établissements.

« Nous sommes très heureux d’accueillir de nouveau ces deux établissements au sein de l’AUCC, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC, et nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec eux par l’entremise de la direction, du corps professoral, du personnel et des étudiants à la promotion de l’éducation postsecondaire au Canada. »

Fondée en 1972, la TÉLUQ est la seule université au Québec entièrement vouée à la formation à distance. Elle offre maintenant plus de 400 cours et 75 programmes au premier cycle et aux cycles supérieurs à quelque 18 000 étudiants à temps plein et à temps partiel.

La TÉLUQ a été membre de l’AUCC de 1992 à 2005, au moment où le gouvernement du Québec a fusionné l’Université à distance avec l’Université du Québec à Montréal. L’an dernier, le gouvernement provincial a annulé la fusion et conféré à la TÉLUQ le statut d’université indépendante au sein du réseau de l’Université du Québec. Le conseil d’administration a approuvé la demande de la TÉLUQ d’être réadmise à titre de membre de l’AUCC.

« La TÉLUQ est très heureuse de reprendre sa place dans le concert des universités du Canada, a affirmé Raymond Duchesne, directeur général de la TÉLUQ. L’enseignement à distance et en ligne est appelé à de grands développements au Canada et partout dans le monde. Il est important de compter un établissement comme le nôtre au rang des universités canadiennes. »

Situé sur le campus de la University of Manitoba, le St. Paul’s College a été fondé en 1926 et accueille quelque 1 200 étudiants à temps plein. Il abrite le Centre Arthur V. Mauro pour la paix et la justice qui offre le seul programme de doctorat au Canada dans le domaine de la paix et de la résolution de conflit. Le St. Paul’s College a été membre de l’Association pendant de nombreuses années, jusqu’en 1993.

« Nous sommes absolument ravis d’être membre de l’AUCC, a déclaré le recteur du St. Paul’s College, Christopher Adams, et nous nous réjouissons à l’idée de tisser des liens solides avec les collèges et les universités de partout au Canada. À cet égard, l’adhésion à une organisation nationale suscite un très grand enthousiasme chez les professeurs, les étudiants et le personnel du Collège. »

Conformément aux statuts de l’AUCC, un établissement anciennement membre qui s’est retiré de l’Association, qui demande à être réadmis et qui répond aux critères d’admission sera normalement réadmis à la suite d’un vote des membres du conseil d’administration.

Avec la réadmission de la TÉLUQ et du St. Paul’s College, l’AUCC représente maintenant 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada. Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC consacre ses activités à la promotion des intérêts de l’enseignement supérieur et de la recherche universitaire auprès du gouvernement fédéral.

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Communiqué - 17 janvier 2013

OTTAWA – Les universités canadiennes lancent aujourd’hui une nouvelle ressource en ligne visant à faciliter l’accès des étudiants autochtones à l’information sur les programmes et services offerts sur les campus canadiens. Conçue par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), cette base de données permettra aux étudiants autochtones de prendre connaissance des ressources disponibles pour eux sur les campus.

Les futurs étudiants et leurs familles peuvent utiliser cet outil pour trouver de l’information sur 286 programmes d’études spécifiquement destinés aux étudiants autochtones ainsi que sur d’autres ressources utiles comme l’aide financière, le logement, les activités culturelles, les services-conseils, l’accès aux aînés, les lieux de rassemblement et les services de mentorat.

Les jeunes Autochtones constituent un des segments de la population canadienne qui connaît la croissance la plus rapide. Le Canada compte plus de 560 000 Autochtones de moins de 25 ans, mais le taux d’obtention de diplôme universitaire n’est que de huit pour cent chez les Autochtones, soit le tiers de la moyenne nationale.

« Il existe un écart important et croissant en matière d’éducation au pays. Cela doit changer », affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. « Reconnaissant ce fait, les universités canadiennes ont accru le nombre de programmes d’études adaptés aux cultures autochtones ainsi que de programmes de soutien et d’aide financière destinés aux étudiants autochtones. Grâce à cette base de données, il sera dorénavant très facile de trouver ces services et d’y avoir accès. »

Cette nouvelle ressource en ligne témoigne des efforts soutenus des universités visant à améliorer l’accès de la population autochtone aux études universitaires, ainsi que leur réussite. Cinquante-cinq établissements disposent maintenant de lieux de rassemblement pour les étudiants autochtones, et plus de 60 organisent des activités sociales et culturelles à leur intention. En plus d’offrir des services de soutien sur leurs campus, bon nombre d’universités ont instauré des programmes de sensibilisation efficaces dans les collectivités autochtones. Elles fournissent ainsi aux étudiants un soutien pédagogique et des possibilités de mentorat dès le niveau primaire.

« Je souhaite exprimer ma reconnaissance à l’AUCC d’avoir créé un répertoire en ligne pour aider les étudiants à trouver les programmes et les services qui reflètent les langues et les cultures des Premières Nations, des Métis et des Inuit, ainsi que les ressources qui favoriseront la réussite de leurs études universitaires », a déclaré Shawn A-in-chut Atleo, chef national de l’Assemblée des Premières Nations.

Ce répertoire en ligne constitue une version renouvelée et améliorée d’un document élaboré par l’AUCC en 2006 et en 2010. Il fera l’objet d’une mise à jour régulière afin de tenir compte des ajouts ou des améliorations touchant les services offerts aux étudiants autochtones dans les universités canadiennes. Cette base de données constitue un complément à l’information contenue dans le Répertoire des universités canadiennes, publié chaque année par l’AUCC.

L’éducation des Autochtones est une priorité pour les universités canadiennes. Le mémoire prébudgétaire de 2013 de l’AUCC adressé au gouvernement fédéral souligne la nécessité d’augmenter le financement des bourses d’excellence postsecondaires pour les étudiants autochtones et de le doter d’un financement de contrepartie provenant du secteur privé. Au cours des dernières années, l’AUCC a également pris d’importantes initiatives visant à  aider les universités à déterminer, à mettre au point et à exprimer leurs points de vue sur les pratiques exemplaires concernant les programmes et services conçus à l’intention des jeunes Autochtones.

Le Répertoire des programmes et services offerts aux étudiants autochtones par les universités canadiennes se trouve au : www.aucc.ca/repertoire-pour-les-Autochtones.

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Personnes-ressources

Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
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Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
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Opinion - 18 décembre 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans la revue Embassy, le 18 décembre 2012.

Par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada

En participant à la délégation du gouverneur général au Mexique ce mois-ci, j’ai entendu Son Excellence David Johnston en appeler à une « diplomatie du savoir », qu’il décrit comme la volonté et la capacité de travailler ensemble, d’une discipline à l’autre et d’un pays à l’autre.

Une telle diplomatie fondée sur des liens interpersonnels est très puissante. Collaborer et échanger des idées partout dans le monde nous permet d’avancer comme pays. Au lieu d’entretenir une concurrence internationale pour attirer le talent, nous devrions envisager une collaboration internationale à cet égard.

Nous nous sommes rendus au Mexique pour promouvoir une coopération accrue en matière d’innovation, de technologie, d’éducation et de développement local. Il s’agit d’un début. Le véritable changement résultera de l’établissement de relations de travail concrètes, c’est-à-dire de liens personnels directs.

Sur le plan universitaire, il y a d’excellentes raisons de renforcer la collaboration par la mobilité des étudiants et des professeurs et par la recherche internationale, non seulement avec le Mexique, mais à l’échelle mondiale. La Chine, l’Inde et le Brésil, en particulier, offrent une foule de possibilités dans de nombreux secteurs qu’il est urgent de saisir.

Notre main-d’œuvre vieillit : au cours des 20 prochaines années, six millions de Canadiens de la génération des baby-boomers prendront leur retraite. Le marché du travail qu’ils quittent a cependant beaucoup changé depuis le début de leur carrière. Ceux qui les remplaceront devront posséder des compétences et des connaissances qui dépassent les marchés locaux d’autrefois. La génération actuellement en formation doit donc acquérir des compétences internationales. Leur préparation sera garante de la prospérité du Canada pour les 50 prochaines années.

Une partie de la solution consiste à attirer davantage d’étudiants étrangers, qui enrichissent l’expérience d’apprentissage des étudiants canadiens sur nos campus par leurs points de vue, leurs langues et leurs cultures. Ces étudiants engendrent également des retombées économiques considérables pour les collectivités canadiennes. Bien que notre pays ait beaucoup à offrir, l’attrait des États-Unis est puissant. Nos efforts pour attirer des gens de partout dans le monde doivent donc être plus ambitieux et plus énergiques.

Le Mexique, par exemple, devrait être un lieu de recrutement tout désigné, en raison de sa proximité géographique et de près de 70 ans de relations diplomatiques et de collaboration en matière d’enseignement supérieur avec notre pays. Environ 44 000 étudiants mexicains ont effectué des études supérieures à l’étranger en 2008-2009. La part du lion, soit plus de 14 000, s’est dirigée vers les États-Unis. Moins de 2 000 d’entre eux sont venus au Canada, qui occupe ainsi le sixième rang, derrière des pays comme l’Allemagne et la France, pourtant beaucoup plus éloignés. Même l’Australie accentue ses efforts au Mexique.

J’ai invité les étudiants que nous avons rencontrés au Mexique à envisager le Canada comme destination d’études. Les établissements de tout le pays offrent une excellente formation. Nos universités et les frais de subsistance des étudiants sont abordables. Nos campus sont également ouverts à la diversité.

Le corps professoral des universités canadiennes a aussi beaucoup à offrir : la moitié des professeurs ont été embauchés au cours de la dernière décennie; ils sont jeunes, hautement qualifiés et proposent des méthodes d’enseignement et de recherche novatrices; ils font preuve de collaboration et sont tournés vers le monde; beaucoup d’entre eux ont acquis de l’expérience à l’étranger. Ajoutez à cela la démarche pratique offerte par les programmes coopératifs et les stages, qui sont devenus une marque de commerce de l’expérience universitaire canadienne, et vous obtenez des possibilités infinies de recherche et d’enseignement novateurs.

Les entreprises étrangères ont également intérêt à regarder du côté du Canada lorsqu’elles cherchent des stagiaires. En plus d’offrir une expérience pratique à un étudiant sur le point d’entamer sa carrière, les entreprises bénéficient ainsi d’une source d’idées et des pratiques novatrices, ainsi que d’un dynamisme renouvelé. Le diplômé qui intégrera bientôt le marché du travail quitte son stage avec une compréhension approfondie des forces de l’entreprise; il est prêt à travailler et peut être recruté, étant déjà présélectionné.

J’ai par exemple rencontré une vice-présidente de Bombardier Transport à Querétaro, au Mexique. Diplômée de l’Université de Sherbrooke, elle a fait ses débuts chez Bombardier comme stagiaire au milieu des années 1990, et n’a jamais quitté l’entreprise.

Bombardier a établi des partenariats avec de grandes universités mexicaines, dont Tecnológico de Monterrey qui, pour sa part, a conclu des ententes de réseautage avec 24 universités canadiennes, ce qui témoigne de l’attrait international des universitaires canadiens et de leur expertise.

Ce genre de liens personnels ouvrent des portes aux étudiants et aux chercheurs et favorisent la croissance économique des deux pays. Le gouvernement fédéral peut promouvoir ce type de relation en adoptant une stratégie durable, élaborée et bien financée; une stratégie dirigée par le secteur et liée aux objectifs nationaux.

Pour voir grand, nous devons aller au-delà des améliorations graduelles. Le changement ne se fera pas seulement en signant davantage d’ententes ou en effectuant des visites à l’étranger : il faut créer un tout nouveau type de relation qui correspond aux défis et aux occasions qui nous attendent, tant par sa portée que par son envergure.

Opinion - 14 décembre 2012

Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Le rapport publié par la TD sur l’apprentissage chez les jeunes enfants est louable. Cependant, la suggestion de Carol Goar d’aller puiser le financement à même les fonds des universités est tout simplement ridicule (Early learning is a better bargain than universities, 7 décembre).

Aujourd’hui, les universités font davantage avec moins de ressources. Le financement gouvernemental par étudiant pour l’éducation postsecondaire a diminué de moitié depuis 1977. Or, malgré les pressions qui en résultent, les universités continuent à former des citoyens du monde et des diplômés dont le marché du travail a besoin.

Dans son article, Mme Goar affirme à tort que la valeur des diplômes universitaires diminue. Tous les rapports de recensement indiquent au contraire que la valeur des diplômes augmente.

De 1990 à 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires au Canada a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, tandis que le nombre d’emplois dans les métiers spécialisés n’a augmenté que de 31 pour cent. Pendant cette même période, 1,7 million de postes de professionnels et de gestionnaires ont été créés, dont 1,4 million sont occupés par des diplômés universitaires.

Chez les nouveaux diplômés, le taux d’emploi et la pertinence de l’emploi par rapport aux études augmentent avec le temps. Ainsi, selon une étude réalisée en 2010, en Ontario 92 pour cent des diplômés universitaires trouvent un emploi dans les six mois suivant l’obtention de leur diplôme, et 94 pour cent occupent un emploi deux ans après l’obtention du diplôme. Six mois après l’obtention de leur diplôme, 78 pour cent des diplômés travaillent dans un domaine lié à leurs études, et deux ans après l’obtention du diplôme, la proportion grimpe à 84 pour cent.

Mme Goar soutient que de nombreux employeurs dans des domaines comme la vente au détail exigent que leurs employés détiennent un diplôme universitaire. En réalité, seulement 1,7 pour cent des emplois dans la vente au détail sont occupés par des diplômés universitaires, qui touchent un salaire annuel moyen de 49 807 $. Dans le domaine de la vente, deux fois plus de diplômés universitaires travaillent dans les secteurs des produits pharmaceutiques, des appareils médicaux, du matériel technique et de la technologie des communications pour un salaire annuel moyen allant de 75 000 $ à 91 000 $. La vaste majorité des diplômés universitaires – plus de 80 pour cent – occupent des postes de professionnels, de gestionnaires, d’experts technologiques et d’administrateurs.

Il n’est pas étonnant que les inscriptions à l’université augmentent. Or, le Canada a besoin d’encore plus de diplômés. Selon les estimations du gouvernement fédéral, 75 pour cent des nouveaux emplois qui verront le jour au cours de la prochaine décennie exigeront une formation postsecondaire. Compte tenu des importants changements démographiques qui s’amorcent au Canada et de la concurrence internationale accrue, le Canada doit mobiliser toutes ses ressources et tous ses talents pour maintenir la qualité de vie à laquelle aspirent légitimement les Canadiens – ce qui comprend, bien sûr, une meilleure éducation préscolaire.

Opinion - 7 décembre 2012

Cette lettre d’opinion a été publié dans le Ottawa Citizen le 7 décembre 2012

Paul Davidson
président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Objet : l’article « McGuinty delivered on education », paru le 3 décembre 2012.

La lettre d’opinion de L. Ian MacDonald fait l’éloge des réalisations du premier ministre sortant de l’Ontario en matière d’éducation. Il est cependant déplorable de constater à quel point M. MacDonald est mal informé en ce qui concerne les possibilités d’emploi pour les diplômés universitaires d’aujourd’hui, particulièrement si on les compare aux métiers spécialisés. Entre 1990 et 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, alors que le nombre d’emplois pour les métiers spécialisés a augmenté du tiers seulement. Depuis 2000, la croissance de l’emploi pour les diplômés universitaires est nettement plus forte que pour n’importe quel autre niveau de formation. Même en Alberta, où l’économie est florissante, les emplois occupés par des diplômés universitaires surpassent les emplois occupés par des titulaires de diplômes professionnels dans une proportion de quatre pour un.

Les universités canadiennes forment adéquatement des diplômés en vue de carrières enrichissantes. Plus de la moitié des étudiants au premier cycle font des stages dans le cadre des programmes coopératifs et acquièrent ainsi une expérience de travail. Une formation universitaire offre toutefois bien davantage qu’une préparation au marché du travail. Les universités forment des citoyens du monde et des apprenants à vie : des jeunes dotés d’un esprit critique ainsi que de la capacité de résoudre des problèmes et de créer du nouveau savoir. Les diplômés universitaires sont adaptables aux changements du marché du travail.

Le Canada a besoin d’un nombre accru de diplômés universitaires. Les changements démographiques que nous connaissons, jumelés à une économie mondiale très concurrentielle, nous poussent à mobiliser toutes nos ressources – y compris un grand nombre de diplômés du niveau postsecondaire – afin d’assurer la prospérité et une bonne qualité de vie pour l’avenir.

Opinion - 6 décembre 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a été publié dans la revue Research Money le 6 décembre, 2012

par Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill 

Comme l’a déclaré le premier ministre, Stephen Harper, « nous ne pouvons pas bâtir une économie moderne sans investir dans des activités de recherche de calibre mondial ».

L’économie du savoir actuelle est fortement tributaire de la recherche et de l’innovation, qui exigent toutes deux du talent, de la persévérance et du financement. Issue de la quête d’idées nouvelles, de nouvelles façons de faire les choses et de nouveaux produits, l’innovation permet d’exploiter le savoir et de livrer une concurrence efficace au sein de l’économie mondiale. L’innovation naît d’une recherche de grande qualité, et c’est à l’université qu’ont lieu la recherche et l’innovation.

La Stratégie de l’OCDE pour l’innovation et les conclusions du rapport Jenkins, publié au Canada en 2011, montrent que les universités contribuent de manière cruciale à l’innovation et à la prospérité, et ainsi à la santé, au bien-être collectif et à la sécurité des nations.

En 2011, les universités canadiennes ont réalisé 38 pour cent de la recherche-développement menée au Canada, des activités chiffrées à plus de 11,3 milliards de dollars, dont environ 1 milliard consacré au financement direct de la recherche contractuelle menée pour le secteur privé. L’impact global des universités canadiennes sur l’économie est estimé à plus de 60 milliards de dollars par année.

Par ailleurs, la recherche et l’innovation créent des emplois. Selon l’OCDE, de 1995 à 2006, l’innovation a été à l’origine des deux tiers, voire des trois quarts, de la croissance économique observée en Autriche, en Finlande, en Suède, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

L’innovation attire également le talent. Comme chefs de file en matière de recherche, les universités canadiennes peuvent attirer chez nous les plus brillants cerveaux. Au cours des dernières années, elles sont entre autres parvenues à attirer ou à rapatrier 450 titulaires de Chaires de recherche du Canada et de Chaires d’excellence en recherche du Canada. Les talents saisissent les occasions qui s’offrent à eux.

À l’heure de la mondialisation, il ne nous suffit plus de réussir ou même d’exceller chez nous. Le Canada doit livrer concurrence à l’échelle mondiale. Pour se hisser parmi les chefs de file en matière d’innovation, il doit former le talent et attirer les meilleurs au monde.

Le Canada dispose de bases solides. Un rapport du Conseil des académies canadiennes a récemment mis en lumière l’admiration des chercheurs du monde entier les plus souvent cités pour la qualité de la recherche effectuée dans les universités canadiennes. Nous pouvons parfaire cette réputation enviable en tirant profit et en renforçant les partenariats entre les universités canadiennes et les établissements étrangers, publics et privés.

J’ai récemment eu la chance de siéger au sein du Committee on Research Universities du National Research Council des États-Unis et, de toute évidence, les universités de recherche des États-Unis et du Canada s’efforcent de s’adapter à leur environnement.

Longtemps chef de file en matière de recherche et d’innovation, notre voisin du Sud risque de se voir distancé dans la course à l’innovation, en partie à cause de la stagnation de ses investissements dans ce domaine. De 1996 à 2007, les économies émergentes d’Asie ont en effet accentué de manière soutenue et très importante leurs dépenses de R-D par rapport au PIB. Celles-ci ont, par exemple, atteint en 2007 3,4 pour cent du PIB au Japon et 3,5 pour cent du PIB en Corée du Sud. Par comparaison, depuis 30 ans, les dépenses de R-D aux États-Unis n’ont jamais dépassé de 2,5 à 2,8 pour cent du PIB. Quant à celles du Canada, elles étaient toujours inférieures à 2 pour cent de son PIB en 20071 .

Compte tenu de la concurrence désormais mondiale sur le plan économique, les partenariats entre les universités et l’ensemble de la collectivité, industrie et société civile comprises, n’ont jamais été plus indispensables qu’aujourd’hui. Pays, établissements et entreprises doivent contribuer aux réseaux mondiaux du savoir.

L’innovation repose avant tout sur la créativité. Or, la créativité exige souvent que l’on s’engage sur une voie dont on ignore l’issue.

Cette année, au terme de près de 50 ans de travaux, des chercheurs ont confirmé l’existence du boson de Higgs. Même si les applications de cette particule sont encore inconnues aujourd’hui, la recherche qui a mené à la confirmation de son existence a donné lieu à une série de découvertes qui ont contribué à l’évolution du matériel médical, des diagnostics, des traitements ainsi que des technologies de l’information et des communications sur lesquelles repose Internet.

L’innovation et les découvertes enrichissent nos vies quotidiennes. La recherche en sciences humaines joue entre autres un rôle croissant à l’ère de la mondialisation. Les relations commerciales avec nos partenaires canadiens et étrangers exigent une solide connaissance de l’histoire, de la culture, du droit, de l’éthique, du marketing, de la mise en place des chaînes d’approvisionnement ainsi que de l’analyse de données; des compétences issues avant tout des sciences humaines.

À l’heure où notre gouvernement élabore des stratégies nationales en matière de science et de technologies, d’éducation internationale et de commerce mondial, les universités canadiennes sont appelées, compte tenu de leurs formidables capacités de formation, de recherche, d’innovation et de collaboration, à jouer un rôle clé dans l’avenir de notre pays.

Heather Munroe-Blum est principale et vice-chancelière de l’Université McGill et professeure d’épidémiologie à la Faculté de médecine de cet établissement. Membre du Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation du Canada, elle s’est vu décerner le titre d’officier de l’Ordre du Canada pour ses remarquables réalisations dans les domaines de la science, de l’innovation et des politiques d’enseignement supérieur. 

Opinion - 3 décembre 2012

La version anglaise de cette lettre a paru dans le Vancouver Sun, le 1er décembre 2012.

par Christine Tausig Ford
Vice-présidente et administratrice en chef

Objet : The employability gap, chronique du 28 novembre

Dans sa chronique, Dan Ovsey induit le lecteur en erreur quant à la manière dont les universités préparent les étudiants pour le marché de l’emploi actuel. En plus de former des citoyens ouverts sur le monde, les universités forment des diplômés pouvant s’adapter aux besoins du marché du travail canadien.

Entre 1990 et 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, alors que le nombre d’emplois pour les métiers spécialisés a augmenté du tiers seulement.

Au cours de la même période, les postes de professionnels et de gestionnaires ont augmenté de 1,7 million, parmi lesquels 1,4 million étaient occupés par des diplômés universitaires. Les possibilités d’emplois pour les diplômés ont principalement connu une croissance dans les postes exigeant de hautes qualifications.

Rien n’indique que le marché du travail compte un trop grand nombre de diplômés universitaires surqualifiés, comme le suggère l’article. La majorité des jeunes sans emploi, auxquels l’auteur fait référence en citant les données de Statistique Canada, n’ont pas terminé d’études universitaires, et certains ne possèdent même pas de formation postsecondaire.

M. Ovsey signale la nécessité de créer des partenariats entre les universités et les employeurs afin de préparer les jeunes au travail. En fait, plus de la moitié des étudiants au premier cycle font aujourd’hui des stages dans le cadre des programmes coopératifs et acquièrent ainsi une expérience de travail pendant leurs études.

Il soutient aussi que, alors que les effectifs universitaires sont en hausse, des milliers de postes pour les métiers spécialisés ou techniques sont vacants dans les provinces où l’économie est en expansion.

Toutefois, depuis 2000, la croissance de l’emploi pour les diplômés universitaires est nettement plus forte que pour n’importe quel autre niveau de formation.

Même en Alberta, où l’économie est florissante, les emplois occupés par des diplômés universitaires surpassent les emplois occupés par des titulaires de diplômes professionnels dans une proportion de quatre pour un.

Le diplôme universitaire demeure le moyen le plus sûr d’accéder à la prospérité, et les diplômés universitaires demeurent essentiels au bien-être économique du Canada.

Opinion - 16 novembre 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a été publiée dans le Globe and Mail, le 15 novembre 2012.

Paul Davidson
Président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Les universités canadiennes allient qualité d’enseignement, pertinence et abordabilité. Elles représentent des environnements d’apprentissage accueillants et sécuritaires. Une position pour le moins enviable dans le milieu très concurrentiel de l’éducation internationale.

Alors pourquoi, selon une enquête récente menée auprès d’étudiants, de parents et de conseillers pédagogiques au Brésil, en Chine et en Inde, le Canada n’était-il pas dans la course?

Nos concurrents jouissent de bureaux dans des marchés clés et de budgets réservés à la promotion et à l’image de marque de leurs établissements d’enseignement. Le Canada ne dépense actuellement qu’un million de dollars par année pour se tailler une place dans un marché qui rapporte huit milliards de dollars annuellement aux collectivités dans l’ensemble du pays. L’Australie investit 20 fois ce montant depuis environ 15 ans dans le même but. Il n’est donc pas surprenant que ses établissements aient acquis une certaine notoriété! Le Royaume-Uni a investi des ressources ciblées et tire parti du remarquable rayonnement du British Council. Enfin, le président Barack Obama a pris des engagements explicites pour financer le recrutement de centaines de milliers d’étudiants de la Chine, de l’Inde et du Brésil.

Alors que les négociations commerciales sont au point mort et que la démarche du Canada par rapport aux investissements étrangers s’éclaircit, le Canada a malgré tout fait des avancées importantes sur la scène internationale en matière d’éducation. Il y a trois ans, les universités, collèges, écoles publiques et instituts des langues ont formé un consortium pour unir leurs efforts et attirer un plus grand nombre d’étudiants au Canada. Les résultats sont encourageants : les inscriptions d’étudiants étrangers ont augmenté de 12 pour cent dans les universités cette année, le nombre d’étudiants provenant de l’Inde a grimpé de 40 pour cent au cours des deux dernières années, et le Brésil s’est engagé récemment à envoyer jusqu’à 12 000 étudiants au Canada dans le cadre de son programme novateur Science sans frontières.

Des années d’efforts ont été consacrées à percer au Brésil et à éliminer ce que les participants à l’enquête – dont les résultats ont été publiés cette semaine – ont défini comme un obstacle à choisir le Canada comme destination : « le climat FROID ». Il y a deux ans, les universités canadiennes avaient ciblé le Brésil comme pays prioritaire. Neuf mois avant l’envoi en mission de recteurs canadiens au Brésil, l’Association des universités et collèges du Canada avait organisé une rencontre stratégique visant à réunir des dirigeants universitaires, leurs homologues brésiliens ainsi que de hauts fonctionnaires. Le groupe de travail scientifique et technologique Canada-Brésil s’est réuni à cette occasion pour déterminer les domaines où une plus grande collaboration serait possible, et des dirigeants du secteur privé ainsi que des membres des médias canadiens ont été invités à faire part de leurs idées. Alors que nous poursuivions sur la lancée de la stratégie du Canada visant le Brésil, un comité sénatorial a ordonné une étude de la relation Canada-Brésil, et les députés se sont vivement intéressés à la question. Le premier ministre a annoncé que le gouverneur général du Canada dirigerait la mission au Brésil et qu’il serait accompagné de deux ministres et d’une délégation composée de députés, de chefs d’entreprise et d’autres parties prenantes du secteur de l’éducation.

Tout au long du processus, avec l’aide de fonctionnaires, le milieu universitaire a négocié une série d’accords préliminaires qui ont été conclus au cours de trois visites de travail avant la mission d’avril 2012. Au cours de leur mission de 10 jours dans quatre villes, les dirigeants des universités canadiennes ont annoncé 73 nouveaux partenariats, et le gouverneur général David Johnston a rencontré la présidente Dilma Roussef. Le nombre d’étudiants que le Brésil enverrait au Canada n’avait pas été confirmé jusqu’à cette rencontre, au cours de laquelle M. Johnston a conclu l’affaire et le Canada est devenu le deuxième plus important bénéficiaire du programme Science sans frontières. Les mille premiers étudiants sont déjà au travail dans nos universités et l’arrivée d’une autre cohorte, d’environ 500 étudiants, est prévue en janvier 2013.

Il s’agit là d’un exemple incontestable de réussite en matière de marketing de l’éducation internationale – mené par le milieu universitaire, avec le soutien du gouvernement et la participation active du secteur privé, et lié à des intérêts stratégiques élargis pour le Canada (dans ce cas-ci, la promotion de la technologie, des sciences et de l’innovation avec la sixième puissance économique au monde).

Il reste toutefois beaucoup à faire. Selon Ipsos-Reid, l’entreprise de sondage mandatée par le ministère des Affaires étrangères, le Canada doit « faire connaître les avantages qu’il offre en matière d’éducation postsecondaire » à l’échelle mondiale. Comme le déclarait le premier ministre Stephen Harper la semaine dernière à New Delhi, « le Canada doit être lié à une source internationale d’idées, de recherches, de talents et de technologies afin de favoriser la création d’emplois, la croissance et la prospérité à long terme dans un environnement mondial de plus en plus concurrentiel ».

Une stratégie subtile en matière d’éducation internationale doit reconnaître que, même dans le milieu universitaire, on doit chercher à attirer au moins quatre groupes différents, chacun permettant d’atteindre un objectif stratégique distinct du gouvernement et exigeant des outils de marketing qui lui sont propres.

Le premier groupe, les étudiants au premier cycle, représente le plus grand bassin potentiel, ayant des répercussions économiques immédiates au Canada : une source d’immigration de qualité et un potentiel d’accroissement du commerce. Les étudiants aux cycles supérieurs dont les capacités acquises auprès des meilleurs établissements au monde, particulièrement dans les domaines des sciences, de la technologie, du génie et des mathématiques, peuvent aider le Canada à renforcer sa capacité d’innovation. Les chercheurs postdoctoraux sont des boursiers exceptionnels à qui il faut offrir des mesures ciblées pour les inciter à démarrer leur carrière ici. Enfin, le jeune corps professoral avec lequel nous pouvons établir des collaborations internationales en matière de recherche entraînera en retour un intérêt pour le Canada chez la prochaine génération d’étudiants étrangers.

En vivant avec des étudiants étrangers et en apprenant d’eux, les étudiants canadiens ont l’occasion d’acquérir les compétences internationales que les employeurs recherchent. En outre, la présence sur les campus d’étudiants étrangers fait prendre conscience aux étudiants canadiens de l’intensité de la concurrence internationale qui les attend à la sortie de l’université et leur permet de créer des réseaux internationaux solides qui survivront bien au-delà de la durée de leurs études. Les universités sont prêtes à participer à des projets durables, coordonnés et dotés de ressources et à miser pleinement sur leur réputation d’excellence en matière d’éducation.

Opinion - 14 novembre 2012

La version anglaise de cette lettre à la rédaction a paru dans The Walrus le 13 novembre, 2012

Paul Davidson
Président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

Dans l’article The Uses and Abuses of University (octobre), les auteurs Ken Coates et Bill Morrison donnent une image trompeuse des perspectives d’avenir des diplômés d’aujourd’hui et du rôle que jouent les universités pour la prospérité du Canada.

Entre 1990 et 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, alors que le nombre d’emplois pour les métiers spécialisés a augmenté de 31 pour cent. Au cours de la même période, les postes de professionnels et de gestionnaires ont augmenté de 1,7 million, et 1,4 million d’entre eux étaient occupés par des diplômés universitaires. La croissance des possibilités d’emplois destinés aux diplômés est principalement attribuable à l’existence de postes exigeant de hautes qualifications; rien n’indique que le marché du travail compte un trop grand nombre de diplômés universitaires surqualifiés, comme le suggère l’article.

L’article soutient aussi que, alors que les inscriptions grimpent dans les universités, des milliers de postes pour les métiers spécialisés ou techniques sont vacants dans les provinces où l’économie est en expansion. Toutefois, depuis 2000, la croissance de l’emploi pour les diplômés universitaires est nettement plus forte que pour n’importe quel autre niveau de formation. En fait, le nombre d’emplois destinés aux diplômés universitaires a augmenté trois fois plus que les autres, et ce, même en Alberta.

Les diplômés universitaires ont, dans l’ensemble, un revenu et une stabilité d’emploi supérieurs à ceux des personnes qui ne possèdent pas de formation universitaire. Au cours de leur carrière, les diplômés universitaires auront un revenu supérieur de un million de dollars à celui des gens de métier ou des diplômés des collèges qui travaillent à plein temps.

L’argument de MM. Coates et Morrison ne tient pas compte des faits et risque d’induire en erreur les jeunes, leurs parents et les conseillers en orientation qui tracent la voie de l’avenir.

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Pour lire cette lettre et autres qui traitent du même sujet, visiter la page http://thewalrus.ca/letters-9-10/

Communiqué - 12 novembre 2012

Ottawa – La semaine de l’éducation internationale, qui se tient du 12 au 17 novembre 2012, représente une occasion de célébrer l’importance des initiatives d’internationalisation des universités canadiennes.

La semaine de l’éducation internationale a pour objectif de contribuer à la sensibilisation et à une meilleure compréhension de l’éducation internationale par l’entremise d’une variété d’initiatives entreprises par les gouvernements, les établissements d’enseignement, les groupes d’intervenants et la population.

Les universités canadiennes s’engagent à l’égard de l’internationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche en formant des diplômés compétents et ouverts sur le monde, en participant à des projets de recherche internationaux avec les plus grands experts au monde, en attirant l’élite étrangère sur les campus et en cultivant des alliances et des partenariats stratégiques qui favorisent la création des liens politiques, sociaux et économiques.

Toutes les formes de collaboration et de connectivité internationales sont précieuses, entre autres la mobilité bidirectionnelle des étudiants et des professeurs, la collaboration internationale en matière de recherche, les programmes d’études conjoints, l’internationalisation des programmes d’études, et la participation des collectivités des pays en développement. Les universités du Canada tissent des liens personnels et créent des partenariats avec des établissements dans des pays de partout dans le monde.

Reconnaissant l’importance de l’éducation internationale pour la prospérité du Canada et l’enrichissement de la société canadienne, le gouvernement fédéral a mandaté le Comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale de présenter des recommandations relativement à une stratégie nationale. En août 2012, le Comité a présenté son rapport final intitulé L’éducation internationale : un moteur-clé de la prospérité future du Canada. Le rapport s’articule autour d’une vision pour que le Canada devienne un chef de file en matière d’éducation internationale au XXIe siècle, et puisse attirer les meilleurs talents ainsi que préparer ses citoyens au marché mondial.

L’AUCC s’est engagée à appuyer les activités d’internationalisation de ses membres ainsi que l’objectif du gouvernement fédéral qui vise à faire du Canada une destination de choix pour faire des études et effectuer de la recherche de classe mondiale.

Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Renseignements :

Gail Bowkett
Directrice, Relations internationales
Association des universités et collèges du Canada
Tél. : 613-563-3961, poste 301
gbowkett@aucc.ca

Communiqué - 8 novembre 2012

Ottawa - Les universités canadiennes invitent les Canadiens à prendre connaissance de la manière dont elles contribuent à la prospérité grâce aux partenariats novateurs qu’elles créent avec le secteur privé et les collectivités. Organisées par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et ses établissements membres, les Journées portes ouvertes dans les universités seront présentées à la grandeur du pays en novembre. Sous le thème Des idées au travail pour les Canadiens, les activités de cette année illustreront la manière dont les partenariats entre les universités et le secteur privé stimulent l’innovation et améliorent la qualité de vie au Canada.

« La collaboration avec les universités aide les entreprises à relever des défis, à trouver des solutions efficaces et à faire rapidement circuler les idées, soutient Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC. Les partenariats établis renforcent la compétitivité des entreprises, créent de l’emploi et permettent au Canada de se situer comme chef de file dans l’économie mondiale du savoir. »

Les partenariats entre les universités et les secteurs privé et à but non lucratif procurent aussi aux étudiants et aux nouveaux diplômés une expérience pratique inestimable en recherche. Les projets de recherche, les stages et les programmes coopératifs qu’ils effectuent leur permettent de perfectionner leurs connaissances et leurs compétences ainsi que de créer des liens avec de futurs employeurs.

« Pour atteindre le plein potentiel du Canada en matière d’innovation et de productivité, nous devons accroître le nombre et l’ampleur de ces partenariats, estime Mme Tausig Ford. Nous devons trouver des moyens de créer des liens entre les chercheurs et les étudiants, qui sont les créateurs de nouveau savoir, d’une part, et les entreprises capables de transformer le savoir en produits, en processus, en services et en technologies, d’autre part. »

Plus d’une trentaine d’activités se tiendront sur les campus universitaires canadiens dans le cadre des Journées portes ouvertes dans les universités, entre le 9 et le 18 novembre 2012. Une liste de ces activités est affichée au www.aucc.ca/fr/universites-canadiennes/portes-ouvertes.

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Opinion - 6 novembre 2012

La version anglaise de cette lettre à la rédaction a paru dans le Globe and Mail le 6 novembre 2012

Par Christine Tausig Ford
Vice-présidente et administratice en chef
Association des universités et collèges du Canada

Dans cette chronique, Gwyn Morgan soutient que deux diplômés universitaires canadiens sur cinq occupent des emplois de bas niveau. Il a tort. Le rapport de l’OCDE auquel M. Morgan fait référence a pour objet des postes de niveau débutant s’adressant à l’ensemble des diplômés du secteur postsecondaire au Canada, dont font partie les écoles de métiers et les collèges. Plus des trois quarts de ces postes de niveau débutant sont occupés par des personnes possédant un certificat ou un diplôme d’une école de métiers, d’un collège ou d’un cégep, et non par des personnes possédant un grade universitaire.

Entre 1990 et 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, alors que le nombre d’emplois pour les métiers spécialisés a augmenté de moins du tiers. Au cours de la même période, les postes de professionnels et de gestionnaires ont augmenté de 1,7 million, et 1,4 million d’entre eux étaient occupés par des diplômés universitaires.

Les données du recensement révèlent que, dans toute une gamme de disciplines, les bacheliers jouissent en plus d’un avantage financier significatif. À titre d’exemple, les diplômés en histoire gagnent en moyenne autant, sinon davantage, que les diplômés en biologie.

Les Canadiens connaissent la valeur d’un diplôme universitaire et savent qu’il leur offre de grandes possibilités.

Opinion - 26 octobre 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a été publié par la revue Canadian Business

par Paul Davidson
Président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

 Dans le cadre de mon travail au cours des trois dernières années, j’ai été amené à visiter plus de 85 universités situées partout au pays, et ce que j’y ai constaté me remplit d’espoir pour l’avenir du Canada.

Tout d’abord, il y a les étudiants, qui sont plus nombreux que jamais : les effectifs ont augmenté de 60 pour cent depuis 2000, et l’économie canadienne aura besoin de chacun de ces diplômés, et même davantage, pour répondre aux besoins du marché de l’emploi au cours des dix prochaines années. Les étudiants universitaires sont animés d’une passion et d’un désir de changer les choses. Nous devons veiller à ce qu’ils puissent vivre les expériences d’apprentissage qui leur permettront de jouer leur rôle au sein d’un Canada nouveau genre.

Ensuite, il y a les professeurs, qui font un travail extraordinaire et dont plus de la moitié ont été embauchés au cours des 10 dernières années. Ils forment une nouvelle génération qui propose des idées et des méthodes novatrices en matière d’enseignement et de recherche grâce auxquelles les universités canadiennes suscitent l’envie du monde entier.

Ensemble, ils s’attaquent à certains des problèmes mondiaux les plus complexes et parviennent à trouver des solutions. Il suffit de penser aux améliorations marquées dans le domaine de la production agricole, ou à la façon dont la recherche insuffle une nouvelle vie au secteur forestier et favorise la création d’emplois. Il suffit également de penser à quel point nos vies ont été transformées par les nouvelles technologies de communication. De la découverte de l’insuline, il y a près de 100 ans, aux avancées dans la recherche sur les cellules souches, sans compter les nouveaux traitements contre le cancer et d’autres maladies, les universités canadiennes repoussent les frontières de la découverte et de l’innovation.

Les campus canadiens sont des laboratoires dynamiques. En collaboration avec un large éventail de partenaires, ils alimentent l’innovation qui renforce les collectivités, favorise la création d’emplois et la croissance, et aide le Canada à atteindre de nouveaux marchés comme la Chine, l’Inde et le Brésil.

Les interactions des universités avec le secteur privé et la société civile sont essentielles à l’accomplissement de leur mission. Plus de la moitié des étudiants canadiens au premier cycle participeront à un programme d’enseignement coopératif ou à un stage qui leur procurera une expérience précoce du marché du travail et permettra aux employeurs de découvrir et d’attirer de nouveaux talents. Les universités surmontent les obstacles à la collaboration : leurs efforts portent fruits, puisqu’elles effectuent chaque année pour près de un milliard de dollars de recherche pour le compte des entreprises, permettant à celles-ci – ainsi qu’au Canada – de se démarquer au sein d’une économie mondiale concurrentielle.

En cette période d’incertitude économique, les universités canadiennes sont un atout pour le Canada et une ressource pour tous les Canadiens. Venez le constater par vous-même.

Du 9 au 18 novembre, je vous invite à vous rendre sur un campus près de chez vous pour voir comment les universités mettent leurs idées au travail pour les Canadiens. Les activités organisées partout au Canada dans le cadre des Journées portes ouvertes dans les universités canadiennes vous permettront de découvrir comment les étudiants et les professeurs collaborent avec leur collectivité pour favoriser la découverte et l’innovation.

Communiqué - 25 octobre 2012

Ottawa – Cette semaine, les membres de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) ont élu David Barnard, recteur et vice-chancelier de la University of Manitoba, vice-président et président élu du conseil d’administration.

M. Barnard est à la tête de la University of Manitoba depuis 2008 et il a dirigé la University of Regina de 1998 à 2005. Il est président du Comité des finances de l’AUCC depuis octobre 2010 et membre du Comité consultatif permanent de la recherche universitaire. Il a aussi siégé au conseil d’administration de l’AUCC de 2003 à 2005.

Trois autres administrateurs ont aussi été élus au conseil d’administration de l’AUCC cette semaine :

  • Dominic Giroux, recteur de l’Université Laurentienne, Sudbury (Ont.);
  • Ramona Lumpkin, rectrice de la Mount St. Vincent University, Halifax (N.-É.);
  • Patrick Deane, recteur de la McMaster University, Hamilton (Ont.);

Le conseil d’administration de l’AUCC est composé de 13 membres parmi lesquels 12 recteurs et le président-directeur général de l’Association. Voici la liste des membres qui composent le conseil d’administration :

  • Stephen Toope, président du conseil d’administration et recteur de la University of British Columbia, Vancouver (C.-B.);
  • Yves Beauchamp, directeur général de l’École de technologie supérieure, Montréal (Qc);
  • Robert Campbell, recteur de la Mount Allison University, Sackville (N.-B.);
  • Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada;
  • Elizabeth Cannon, rectrice de la University of Calgary, Calgary (Alb.);
  • Colin Dodds, recteur de la Saint Mary’s University, Halifax (N.-É.);
  • George Iwama, recteur de la University of Northern British Columbia, Prince George (C.-B.);
  • Luce Samoisette, rectrice de l’Université de Sherbrooke, Sherbrooke (Qc);
  • Alastair Summerlee, recteur de la University of Guelph, Guelph (Ont.).

Le conseil d’administration est appuyé dans ses décisions par les présidents des cinq comités qui ont droit de parole, mais non droit de vote.

  • Paul Gooch, recteur de la Victoria University, Toronto (Ont.), élu cette semaine à la présidence du Comité consultatif permanent de la loi et des statuts;
  • Ray Ivany, recteur de l’Acadia University, Wolfville (N.-É.), président du Comité consultatif permanent des questions d’éducation et du financement;
  • Daniel Woolf, principal de la Queen’s University, Kingston (Ont.), président du Comité consultatif permanent des relations internationales;
  • Heather Munroe-Blum, principale de l’Université McGill, Montréal (Qc), présidente du Comité consultatif permanent de la recherche universitaire;
  • M. Barnard, continue de présider le Comité des finances.

Pour obtenir un complément d’information sur le conseil d’administration de l’AUCC et les notices biographiques de ses membres, veuillez consulter le site Web de l’AUCC.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes. Elle représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif dans l’ensemble du pays.

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Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238 ou cell : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306 ou cell : 613 884-8401 

Communiqué - 24 octobre 2012

Ottawa – Le Canada se distingue de plus en plus comme destination de choix pour les meilleurs étudiants universitaires au monde. De récentes données en matière d’inscription montrent que, dans toutes les provinces sauf au Québec (où les données sont attendues en novembre), le nombre d’étudiants étrangers a augmenté de 12 pour cent cet automne.

L’augmentation se reflète aussi parmi les étudiants canadiens dont les effectifs connaissent une hausse de 3,4 pour cent aux cycles supérieurs et de deux pour cent au premier cycle.

Selon l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), cette tendance générale à la hausse en matière d’inscriptions témoignerait de la valeur que les étudiants continuent à accorder à l’enseignement supérieur au Canada.

Selon les estimations du gouvernement fédéral, 75 pour cent des emplois qui seront créés au cours de la prochaine décennie exigeront une formation postsecondaire. L’AUCC estime que, de 2012 à 2020, 2,1 millions d’emplois seront créés pour les diplômés universitaires. Au cours de leur vie active, ces derniers gagneront généralement 1,3 million de dollars de plus que les personnes ayant seulement terminé leurs études secondaires. Le revenu à vie des bacheliers est supérieur de un million de dollars à celui des gens de métier ou des diplômés des collèges qui travaillent à plein temps.

« Les étudiants et leurs familles savent que les études universitaires sont le moyen le plus sûr d’accéder à la prospérité, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Les diplômés universitaires ont, dans l’ensemble, un revenu et une stabilité d’emploi supérieurs à ceux des personnes qui ne possèdent pas de formation universitaire. < >»

Accueillir des étudiants étrangers sur les campus représente aussi une valeur pour les étudiants canadiens.

« La présence d’étudiants provenant du monde entier sur les campus canadiens enrichit l’expérience d’apprentissage de tous les étudiants, poursuit M. Davidson. Évoluer et apprendre aux côtés d’étudiants possédant différentes perspectives, cultures et langues sensibilise les jeunes Canadiens et les prépare à répondre aux exigences des employeurs d’aujourd’hui. »

Selon un rapport publié par le gouvernement fédéral en juillet 2012, les étudiants étrangers au Canada génèrent 81 000 emplois, et ils injectent près de huit milliards de dollars dans l’économie et plus de 445 millions de dollars en revenus pour le gouvernement.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes. Elle représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif.

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Renseignements :

Helen Murphy, gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238 ou cell : 613 608-8749

Communiqué - 24 octobre 2012

Ottawa – L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a accueilli aujourd’hui dans ses rangs la MacEwan University, située à Edmonton, Alberta.

L’adhésion de la MacEwan University a été recommandée par un comité visiteur composé de recteurs et a été approuvée par l’ensemble des membres et du conseil d’administration de l’AUCC.

« Nous sommes très heureux d’accueillir la MacEwan University, a annoncé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec la direction, les professeurs, le personnel et les étudiants de cet établissement à l’avancement de l’enseignement supérieur. »

Fondée en 1971, la MacEwan University est devenue au fil des ans une université conférant des grades. L’établissement offre actuellement plus de 60 programmes d’études, dont des programmes au premier cycle, des programmes appliqués, des diplômes, des certificats ainsi que des programmes de formation continue et de formation en entreprises.

« Tout le monde à la MacEwan University est très enthousiaste à l’idée de faire désormais partie de l’AUCC, a affirmé le recteur de l’établissement, David Atkinson. C’est très valorisant de voir son université reconnue et je compte bien devenir un membre actif de l’AUCC. »

La MacEwan University compte quatre écoles et facultés, situées dans la ville d’Edmonton, qui accueillent près de 14 000 étudiants au premier cycle à temps plein : la faculté des arts et science, la faculté de la santé et des études communautaires, le centre des arts et des communications ainsi que l’école de commerce.

En comptant la MacEwan University, l’AUCC représente maintenant 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif. Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC consacre ses activités à la promotion des intérêts de l’enseignement supérieur et de la recherche universitaire auprès du gouvernement fédéral.

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Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238 ou cell : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
Association des universités et collèges du Canada
nrobitaille@aucc.ca
613 563-1236, poste 306

Communiqué - 23 octobre 2012

Des idées au travail pour les Canadiens

Ottawa – Les recteurs canadiens sont réunis aujourd’hui sur la Colline du Parlement afin de discuter avec les députés et les hauts fonctionnaires de la contribution des universités à la prospérité du Canda. Les activités de la journée sont centrées sur les partenariats entre les universités et le secteur privé, et sur la manière dont ces partenariats stimulent l’innovation, favorisent les relations internationales et renforcent le Canada.

« Les relations entre les universités et le secteur privé soutiennent l’innovation et permettent de créer des emplois de haute qualité pour les Canadiens, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Grâce au transfert de connaissances, d’idées et de talent, de tels partenariats mettent des idées au travail et stimulent la prospérité dans les petites et les grandes collectivités de partout au pays. »

La journée propose une causerie de la série « Voir grand », organisée conjointement avec la Fédération canadienne des sciences humaines, et présente Timothy Caulfield, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit et en politique de la santé de la University of Alberta, qui prononcera une allocution sous le thème « Cellules souches et tourisme médical : un défi pour la politique en sciences et en santé ». Une réception en soirée présentera des exemples de collaboration entre les universités et l’industrie.

Les universités canadiennes effectuent des activités de recherche pour plus de un milliard de dollars par année avec le secteur privé, et pour près de un milliard de dollars pour le compte d’organisations à but non lucratif des domaines de la santé et des services sociaux. Ainsi, de nombreux partenaires du secteur privé accompagnent les recteurs pour la Journée de promotion d’intérêts sur la Colline du Parlement.

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Renseignements :

Brad MacKay
Agent des communications, AUCC
bmackay@aucc.ca
(613) 563-3961 poste 220 ou cellulaire : (613) 255-2050

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
(613) 563-3961 poste 238 ou cellullaire : (613) 608-8749

La réception en soirée se tiendra de 18 h à 20 h dans la salle Drawing de l’hôtel Fairmont Château Laurier, et est ouverte aux médias.

Inscriptions pour les membres des médias : Helen Murphy ou Brad MacKay.

Opinion - 3 octobre 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a été publié par Embassy

par Paul Davidson
Président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

La vision est audacieuse; le potentiel est réel. Cela dit, comment procéder pour faire du Canada un chef de file mondial en matière d’éducation internationale? Il nous faudra faire preuve de beaucoup de coordination, d’esprit de décision et de détermination afin d’agir rapidement, de manière à ne pas laisser filer les occasions qui s’offrent à nous.

Telle est la vision formulée récemment par le Comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale – une stratégie ambitieuse qui vise à faire du Canada un leader du XXIe siècle par sa capacité d’attirer les meilleurs talents et de préparer les Canadiens pour l’économie mondiale. Il est temps de concrétiser cette vision.

Le Canada a déjà fait de grands progrès, à maints égards. Ses universités ont depuis longtemps pris conscience de l’importance de l’internationalisation des campus par le recrutement d’étudiants étrangers, la création de programmes conjoints avec des partenaires étrangers, et le financement de stratégies nouvelles et novatrices permettant aux étudiants canadiens de vivre des expériences à l’étranger.

Des progrès considérables ont également été accomplis à l’échelon fédéral. Les politiques d’immigration canadiennes, par exemple, tiennent désormais clairement compte du fait que les étudiants étrangers constituent de précieuses ressources pour notre pays. Ils correspondent au type même d’immigrants que le Canada souhaite et doit attirer pour pallier ses problèmes de pénurie de main-d’œuvre.

Les politiques axées sur l’avenir mises en place par Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) confèrent à notre pays un avantage par rapport aux autres pays désireux d’accueillir des étudiants étrangers. Ces derniers peuvent désormais travailler au Canada, sur campus ou hors campus, tout en poursuivant leurs études. Ils ont la possibilité de prendre part à des programmes coopératifs, et même de continuer à travailler au Canada pendant trois ans après l’obtention de leur diplôme. Le programme Catégorie de l’expérience canadienne a été institué pour permettre à ceux possédant à la fois un diplôme d’un établissement d’enseignement canadien et une expérience de travail au Canada d’acquérir le statut de résident permanent. Le 20 000e étudiant étranger vient tout juste d’acquérir ce statut dans le cadre de ce programme mis sur pied il y a quatre ans à peine, ce qui témoigne de son succès remarquable.

CIC a par ailleurs récemment amorcé un processus consultatif visant l’évaluation de son Programme des étudiants étrangers. L’examen a trois objectifs : renforcer l’intégrité du système d’immigration canadien, accentuer l’imputabilité et améliorer la réputation du Canada comme destination de choix pour les étudiants étrangers. Il est essentiel que ces trois objectifs soient atteints pour préserver la capacité du Canada à attirer sa juste part des trois millions d’étudiants étrangers que compte la planète.

Prochaines étapes 

Des problèmes persistent toutefois, et des obstacles doivent être levés. Les délais de traitement des visas augmentent, malgré la diligence déployée pour les réduire. Les agents d’immigration canadiens en poste à l’étranger sont tenus de traiter un nombre croissant de demandes de permis d’études, en dépit des compressions financières imposées et de la réduction des dépenses gouvernementales. Il en résulte des retards involontaires de traitement qui poussent certains étudiants à opter finalement pour un autre pays, apte à leur fournir un visa d’étudiant plus rapidement que le Canada. Il est impératif de faire en sorte que CIC puisse répondre à la demande. Il est temps d’explorer de nouvelles pistes pour doter les bureaux des visas des ressources nécessaires au traitement des demandes de permis d’études. Cela passe entre autres par la révision des frais exigés pour ces permis.

Tant du point de vue de la politique étrangère que sur le plan commercial, les universités sont de plus en plus perçues comme un atout sous-exploité pour faire la promotion du Canada dans le monde. Le Comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale a soumis ses recommandations au ministre des Finances, Jim Flaherty, ainsi qu’au ministre du Commerce international, Edward Fast. L’une de ces recommandations, très directe, consiste à mettre en place un conseil de l’éducation internationale et de la recherche formé de hauts fonctionnaires et de représentants du secteur dont les travaux porteraient sur cet aspect si important de l’économie canadienne et qui seraient chargé de coordonner les stratégies du pays en matière de recherche, d’innovation, de commerce et de ressources humaines.

Les consultations visant à mettre à jour la Stratégie commerciale mondiale du Canada ont permis d’établir que l’accès aux talents constitue une priorité pour les employeurs canadiens et est essentiel pour attirer des étudiants et des chercheurs étrangers de haut calibre. La collaboration internationale en matière de recherche à l’échelle mondiale est pour sa part considérée comme favorisant la croissance économique, le commerce bilatéral et la formation des talents. Compte tenu des liens qui existent entre tous ces aspects, l’éducation doit être clairement considérée comme un secteur économique prioritaire et être activement promue et soutenue par le Service des délégués commerciaux du Canada.

Afin de relever ces défis, les agents en poste à l’étranger auront un travail exigeant à accomplir –surtout ceux qui ont été embauchés sur place et qui n’ont aucune expérience de l’éducation au Canada. L’AUCC et ses partenaires sont prêts à faire profiter le personnel des missions canadiennes à l’étranger de leur expertise, ainsi qu’à les aider à mieux comprendre le secteur de l’éducation.

L’éducation internationale est, à tous égards, essentielle à la réussite du Canada dans une économie du savoir mondiale en rapide évolution. La stratégie ambitieuse recommandée par le Comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale profitera aux Canadiens de l’ensemble du pays. Elle permettra aux employeurs d’avoir accès aux talents et aux marchés mondiaux dont ils ont besoin, enrichira les collectivités et contribuera à rendre notre pays plus prospère et novateur. Voilà une vision à mettre en œuvre.

Communiqué - 27 septembre 2012

OTTAWA – Un rapport du Conseil des académies canadiennes souligne la qualité exceptionnelle des chercheurs universitaires canadiens et signale l’influence grandissante du Canada en matière de savoir sur la scène internationale. Commandé par Industrie Canada et rendu public aujourd’hui, le document L’état de la science et de la technologie au Canada, 2012 souligne l’excellence et la portée de la recherche universitaire canadienne dans une vaste gamme de domaines. Faisant suite à un autre rapport qui portait sur une étude réalisée en 2006, le récent rapport évoque la haute considération internationale à l’égard de la qualité et de la rigueur des chercheurs canadiens en science et technologie.

« Le rapport du Conseil des académies canadiennes insiste sur le rôle essentiel que jouent les chercheurs des universités canadiennes sur la scène internationale, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. Nos universités contribuent à la recherche et à l’innovation et obtiennent le respect international pour la qualité de leurs travaux dans une vaste gamme de disciplines. »

Préparé par un comité d’experts présidé par Elliott Phillipson, ancien président de la Fondation canadienne pour l’innovation, et formé de 18 membres, dont Sara Diamond, rectrice de l’OCAD University, le rapport porte un regard ambitieux et de grande envergure sur l’état actuel de la recherche au Canada.

Voici certaines des conclusions du rapport :

  • Entre 2005 et 2010, le Canada a produit environ 60 pour cent plus d’articles scientifiques qu’au cours des cinq années précédentes – l’augmentation la plus forte parmi les pays du G7.
  • Parmi les chercheurs les plus cités au monde, près de quatre sur 10 classent le Canada au rang des cinq meilleurs pays dans leurs domaines respectifs, et 68 pour cent considèrent le Canada comme étant de force égale au reste du monde. Ces chiffres placent le Canada quatrième au monde (après les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne).
  • Même si le Canada abrite moins de 0,5 pour cent de la population mondiale, il produit près de cinq pour cent des articles scientifiques les plus cités.

« Nos universités sont bien placées pour aider le Canada à livrer concurrence sur la scène mondiale des idées, soutient M. Davidson. Les contributions du milieu de la recherche canadien sont solides, croissantes, concurrentielles à l’échelle internationale et respectées. »

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 94 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

 -30-

Renseignements :

Nadine Robitaille
Agente des communications
Association des universités et collèges du Canada
nrobitaille@aucc.ca
613 563-1236, poste 306

Opinion - 21 septembre 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a été publié par Research Money

Par Daniel Woolf 
Principal et vice-chancelier de la Queen’s University
Président du Comité consultatif permanent de la recherche universitaire de l’Association des universités et collèges du Canada

Les étudiants ont vécu la rentrée et sont maintenant bien intégrés à la vie universitaire ici sur le campus de la Queen’s University. Bon nombre de ceux qui étudient aux cycles supérieurs ont passé l’été sur le campus à travailler auprès de professeurs à divers projets de recherche – la recherche ne dort jamais.

Au Canada, nous avons la cote pour les réalisations en matière de recherche. Les équipes de recherche canadiennes ont élevé notre rendement au rang de chef de file mondial dans des domaines d’expertise comme les technologies de l’information et des communications, la santé, l’éducation et la gestion de l’environnement. Nous devons toutefois aller encore plus loin pour livrer concurrence aujourd’hui dans le marché mondial hautement concurrentiel de la recherche qui est de l’ordre de billions de dollars. Nos contemporains consacrent déjà beaucoup de ressources et d’attention à ce marché.

Prenons le Brésil. Ce pays est en voie de devenir la cinquième économie mondiale au cours des prochaines années. Ses universités accueillent 5,4 millions d’étudiants et elles forment déjà plus de titulaires de doctorats que le Canada. D’autres parties du monde sont aussi devenues des moteurs économiques mondiaux; d’ici vingt ans, plus de 40 pour cent du produit intérieur brut mondial seront concentrés en Asie.

La collaboration est devenue à la fois une norme et une nécessité parmi les chercheurs de renommé internationale. Au Canada, 40 pour cent des professeurs ont reçu leur premier grade ou leur grade le plus élevé dans un pays étranger, et 30 pour cent des titulaires de Chaires de recherche du Canada ont été recrutés à l’étranger. Les plus grands chercheurs collaborent comme jamais auparavant afin de tirer parti de la mise en commun des données et des connaissances, et de travailler ensemble. Près de 50 pour cent des publications universitaires du Canada sont cosignées par un auteur étranger, un taux deux fois plus élevé qu’il y a 15 ans et deux fois celui de la moyenne mondiale. Nous devons à présent intensifier nos efforts afin de nous adapter au contexte mondial de la recherche en constante évolution.

On se tourne vers les partenariats étrangers lorsque les puissances mondiales traditionnelles se retrouvent en situation financière difficile. La reprise économique plus lente que prévu aux États-Unis et l’instabilité économique persistante au sein de l’Union européenne ont ouvert la voie au Brésil, à la Chine et à l’Inde. Devant de tels changements, la constance se définit par la reconnaissance internationale et collective du fait que les investissements en recherche universitaire stimulent la croissance économique à court et à long terme. Au cours des dix dernières années, nos concurrents ont consacré des ressources considérables dans tous les secteurs de la recherche.

La Royal Society of London estime que le nombre total de chercheurs dans le monde s’élève à sept millions. Dans l’économie mondiale axée sur la recherche, les nouveaux joueurs qui profitent de démographies florissantes, accordent une grande importance à la recherche et la croissance économique.

Comme d’autres l’ont dit avant moi, le Canada devra faire des choix. Une révolution économique, sociale et technologique est en cours partout dans le monde. Au cours des prochaines décennies, nous devrons faire face à des enjeux de taille dans les domaines de l’économie, de la santé et de l’emploi en raison des changements démographiques qui se dessinent. D’ici 2030, la proportion de la population âgée de 65 ans et plus doublera tandis que la population active (les 25 à 64 ans) n’augmentera que de huit pour cent. Pour compenser et demeurer concurrentiel sur la scène internationale, le Canada doit se servir de ses atouts considérables sur le plan de la recherche pour stimuler l’innovation et accroître sa productivité.

Les collaborations internationales donnent déjà des résultats concrets, et ce n’est que le début. Le travail d’équipe dans le cadre de partenariats avec l’étranger en matière de planification et de recherche sur les pandémies permettra de mieux connaître les maladies infectieuses et en combattre plus rapidement la propagation. En ce qui concerne les grands bouleversements écologiques ou la surpopulation, la collaboration permettra de cerner les problèmes et de gérer adéquatement les ressources de la planète.

La Queen’s University travaille par exemple en partenariat avec l’Université Fudan de Shanghai et l’Université du Sud-Ouest de la Chine pour offrir des programmes universitaires de l’Ontario dans le domaine de la biologie de terrain. Ainsi, des étudiants des deux pays effectuent des études sur les milieux aquatiques et les écosystèmes du fleuve Yangzi Jiang dans les environs du projet du Barrage des Trois-Gorges en Chine, ainsi que dans les régions du fleuve Saint-Laurent et de l’arche de Frontenac de l’Est de l’Ontario.

En outre, Colin Funk, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en médecine moléculaire, cellulaire et physiologique à la Queen’s University, est le seul scientifique canadien à collaborer avec un consortium international composé de 39 chercheurs provenant de 18 établissements de quatre pays. Leurs travaux consistent à personnaliser la pharmacothérapie des médicaments les plus consommés dans le monde pour entre autres réduire les risques de crise cardiaque et d’insuffisance cardiaque.

Ces exemples démontrent que le Canada dispose de talent à offrir. Si nous voulons que le Canada soit perçu comme un partenaire intéressant, il faut placer la R-D au sommet des priorités d’investissements, et faire connaître cet engagement partout dans le monde. La concurrence est féroce. Nos collègues étrangers à la recherche de collaboration dans le cadre de projets complexes iront naturellement là où les ressources, le talent et les investissements sont disponibles.

Alors que ses concurrents font un bond en avant, le Canada doit s’engager à faire des investissements en R-D, particulièrement du côté du secteur privé, car si nous ne manifestons pas davantage d’intérêt, nos collaborateurs potentiels iront faire des affaires ailleurs, et nous risquons de voir partir aussi les chercheurs canadiens.

Pour assurer la prospérité chez soi, il faut faire de ses concurrents étrangers des alliés. Concurrence et collaboration vont désormais de pair et permettent, lorsqu’on parvient à concilier les deux, d’améliorer l’innovation, la productivité, le mieux-être, l’esprit d’entreprise et l’emploi au Canada.

Opinion - 10 septembre 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a été publié par le Toronto Star le 8 septembre 2012.

Par Alastair Summerlee
Recteur, Guelph University
Administrateur d’office, Association des universités et collèges du Canada

La mobilité des étudiants aux cycles supérieurs est un processus bidirectionnel. Nous voulons à la fois attirer les meilleurs étudiants étrangers dans nos universités et faire profiter les étudiants canadiens d’une expérience à l’étranger. Alors que le flot d’étudiants entrant au Canada se porte plutôt bien et présente un bon potentiel de croissance, il est loin d’en être de même dans l’autre direction.

Même si le Canada accuse encore un retard par rapport à d’autres pays concurrents en matière de recrutement d’étudiants étrangers, sa part du marché augmente. En 2011, le nombre d’étudiants étrangers inscrits dans les universités canadiennes était à la hausse pour une 16e année consécutive. À l’heure actuelle, quelque 100 000 étudiants étrangers originaires de plus 200 pays fréquentent les universités du Canada.

Pourquoi est-ce important? Tout d’abord, les étudiants étrangers enrichissent l’expérience d’apprentissage de leurs homologues canadiens en apportant leurs points de vue, leurs langues et leurs cultures sur nos campus. Ils contribuent également à la prospérité du Canada.

Certains croient que ces étudiants venus d’ailleurs coûtent cher aux contribuables, mais ce n’est pas du tout le cas. En règle générale, ils couvrent entièrement le coût de leur formation et produisent des retombées économiques considérables. Selon un rapport publié par le gouvernement fédéral en juillet 2012, les étudiants étrangers au Canada génèrent 81 000 emplois, injectent près de huit milliards de dollars dans l’économie et produisent plus de 445 millions de dollars en revenus annuels pour le gouvernement. Ces chiffres sont supérieurs à ceux des exportations canadiennes de blé.

Au cours des prochaines années, les universités canadiennes et leurs partenaires du gouvernement et du secteur privé prévoient intensifier leur collaboration afin d’attirer en plus grand nombre les étudiants étrangers sur leurs campus. Il ne faudrait cependant pas oublier d’offrir davantage de possibilités d’études à l’étranger aux Canadiens. Malheureusement, seulement 12 pour cent des étudiants au premier cycle participent à une expérience d’études à l’étranger menant à l’obtention de crédits pendant la durée de leur programme d’études. Le monde exige davantage de la part du Canada.

L’avenir du Canada est de plus en plus façonné par des forces mondialement interconnectées qui évoluent rapidement. Pour se démarquer, le Canada a besoin d’une main-d’œuvre possédant une connaissance d’autres pays, d’autres cultures et d’autres langues et apte à établir des partenariats avec des collègues étrangers. En permettant à un plus grand nombre d’étudiants canadiens de vivre et d’apprendre tout en côtoyant une autre culture que la leur, le Canada formera des citoyens du monde et la main-d’œuvre dont il a besoin pour prospérer dans la nouvelle économie du savoir.

Selon une enquête récente du BCEI, 91 pour cent des employeurs disent reconnaître la valeur des candidats ayant vécu une expérience à l’étranger parce que cette expérience leur a permis d’acquérir la compréhension d’une autre culture. Par ailleurs, 50 pour cent des employeurs ont affirmé qu’à compétences égales, ils privilégieraient un candidat ayant vécu une expérience d’études à l’étranger.

Les expériences d’études à l’étranger jouent également un rôle important dans le processus de croissance personnelle des étudiants. Les années passées à l’université ont une influence déterminante sur la vie de beaucoup de jeunes Canadiens. Le contact avec des langues, des cultures et des milieux étrangers ainsi que les expériences que celles-ci les amènent à vivre les enrichissent encore davantage. Ils reviennent au pays non seulement avec une meilleure compréhension du monde qui les entoure, mais également avec une meilleure compréhension d’eux-mêmes. À leur retour, ils saisissent aussi mieux la valeur de l’identité canadienne.

À la University of Guelph, j’ai vu des centaines d’étudiants revenir d’une expérience d’études à l’étranger avec une compréhension nouvelle de ce qui distingue le Canada et de la chance qu’ils ont d’y habiter. Ils s’émerveillent de tout ce que nous pouvons accomplir chaque jour; des choses qu’ils tenaient auparavant pour acquises.

À moins d’augmenter considérablement le nombre d’étudiants canadiens appelés à vivre une expérience à l’étranger, le Canada risque d’être dépassé. Il suffit de regarder ses concurrents économiques. Environ 33 pour cent des étudiants allemands et 20 pour cent des étudiants américains effectuent un séjour à l’étranger pendant leurs études universitaires.

Des considérations d’ordre financier sont souvent citées comme principal obstacle à l’augmentation des taux de participation aux expériences d’études à l’étranger. Nous pouvons faire quelque chose.

La mise sur pied d’un programme pancanadien de mobilité étudiante, financé par le gouvernement et le secteur privé, permettrait aux étudiants canadiens d’acquérir l’expérience internationale dont ils ont besoin pour réaliser leur plein potentiel et contribuer à l’économie mondiale. Un tel programme devrait offrir des possibilités d’études, de travail et de recherche de durée variée à l’étranger. La participation du secteur privé est indispensable pour permettre aux étudiants d’acquérir une expérience pratique grâce à des stages et autres expériences semblables.

Je suis de plus en plus convaincu que ce programme verra le jour – et prochainement – à la lumière du rapport du comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale, rendu public le 14 août. Le comité, présidé par Amit Chakma, recteur de l’Université Western, avait pour mandat de conseiller le gouvernement fédéral sur l’élaboration d’une nouvelle stratégie en matière d’éducation internationale. Il recommande la création d’un vaste programme de mobilité qui permettra à 50 000 étudiants canadiens de plus de prendre part annuellement à un séjour d’études, à un échange culturel ou à une activité d’apprentissage par le service ou l’expérience à l’étranger d’ici 2022.

Les expériences à l’international ouvrent de nouveaux horizons. Elles aident les jeunes à comprendre la place qu’occupe le Canada dans le monde, et la place qu’eux-mêmes occupent au Canada. Les études à l’étranger contribuent à former les travailleurs sensibles aux différentes cultures dont le marché du travail a besoin.

Plus important encore, ces expériences contribuent à former de jeunes adultes empathiques et au fait des enjeux mondiaux, qui sont prêts à prendre leur place dans le monde. Et c’est exactement ce dont le Canada a besoin.

Opinion - 4 septembre 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Globe and Mail le 4 septembre 2012.

Par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada

Tout comme la ruée pour acheter de nouvelles chaussures de course aux enfants et les soirées qui raccourcissent, les derniers jours d’août entraînent invariablement leur lot d’éditoriaux s’interrogeant sur la valeur d’une formation universitaire, déplorant le montant des frais de scolarité et rappelant avec nostalgie l’âge d’or prétendument révolu de l’enseignement supérieur. Récemment, ces opinions se retrouvent également dans des articles suggérant que les diplômés d’aujourd’hui sont mal préparés pour le marché du travail et que les universités ne contribuent pas à l’atteinte des objectifs du Canada en matière de recherche et d’innovation.

S’il est vrai que les frais de scolarité ont augmenté au cours des dernières années, il en va de même pour la valeur des diplômes. Les avantages que confèrent les diplômes universitaires sur le plan du revenu sont grands et augmentent sans cesse. En moyenne, un diplômé universitaire gagnera 1,3 million de dollars de plus pendant sa carrière qu’un diplômé du secondaire et un million de dollars de plus qu’un diplômé du collégial. Et contrairement à ce qu’on peut lire dans les journaux, il y a de l’emploi pour les diplômés universitaires. De juillet 2008 à juillet 2012, 700 000 nouveaux emplois ont été créés au Canada pour les diplômés universitaires, contre 320 000 pour les diplômés collégiaux. Le nombre d’emplois disponibles n’exigeant pas de formation postsecondaire a pour sa part diminué de plus de 640 000.

L’endettement est un problème grave que nous devrions tous tenter de résoudre, mais il importe de souligner que plus de quatre diplômés canadiens sur 10 terminent leurs études sans aucune dette. Parmi ceux qui ont une dette, près du tiers doivent moins de 12 000 $. Comment pouvons-nous assurer un bon équilibre entre la valeur privée, l’intérêt public et l’accès?

Généralement, les Canadiens surestiment le coût d’un diplôme et en sous-estiment la valeur. En cette période de grande incertitude, les études universitaires demeurent le moyen le plus sûr pour les Canadiens d’accéder à la prospérité.

Une des plus grandes réussites des politiques publiques des trois dernières décennies a été l’amélioration de l’accès à un enseignement supérieur de grande qualité au Canada. Alors que l’enseignement supérieur a déjà été l’apanage de l’élite (en 1980, seulement 10 pour cent des jeunes Canadiens fréquentaient l’université), le nombre d’étudiants à temps plein a augmenté de façon constante si bien que cet automne, un jeune Canadien sur quatre fréquentera l’université à temps plein. En effet, depuis 2000 seulement, les inscriptions ont augmenté de plus de 50 pour cent. Pour la première fois l’automne dernier, les inscriptions à temps plein au premier cycle ont franchi le cap du million. Le Canada aura besoin de tous ces jeunes, et plus encore, pour compenser la vague de départs à la retraite qui a commencé à déferler. Au cours des 20 prochaines années, six millions de Canadiens partiront à la retraite, et bon nombre de ces postes, en plus des nouveaux emplois créés dans un monde de plus en plus axé sur le savoir, devront être pourvus par des diplômés universitaires. Il est essentiel d’injecter des fonds publics pour que les étudiants d’aujourd’hui aient droit à une éducation de qualité équivalente à celle des générations précédentes afin d’assurer la vigueur économique du Canada dans les années à venir.

En toute honnêteté, les investissements publics n’ont pas suivi la hausse effrénée des effectifs. En fait, en fonction du nombre d’étudiants, la contribution provinciale aux budgets de fonctionnement des universités est demeurée au niveau de 1997. Vous avez bien lu. Alors que 20 ans auparavant, l’aide publique au fonctionnement s’élevait en moyenne à 22 400 $ par étudiant, ce montant n’était plus que de 11 600 $ en 1997 et il est resté inchangé depuis. On peut présumer que les universités d’aujourd’hui arrivent à faire considérablement plus avec beaucoup moins.

Les programmes coopératifs et les stages, dans l’industrie et dans la société en général, sont devenus un élément caractéristique de l’expérience universitaire au Canada. Alors que ces formules étaient auparavant réservées à quelques programmes dans une poignée d’universités, c’est désormais plus de la moitié des étudiants qui mettent leurs idées au travail pendant leurs études. Ils profitent de ce premier contact avec le monde du travail tout comme les entreprises bénéficient de cette source accessible d’énergie, d’idées et de nouvelles méthodes.

Au Canada, plus de la moitié des professeurs ont été embauchés au cours des 10 dernières années. Partout au pays, une nouvelle génération de professeurs offre aux étudiants des occasions concrètes de recherche, une expérience qui stimule l’imagination et contribue à bâtir une culture de l’innovation. Aller à l’université, c’est plus qu’un rite de passage. C’est l’occasion de participer aux idées et à la recherche qui générera de nouvelles connaissances qui seront ensuite transformées en produits, processus et services. L’environnement de recherche est un lieu de formation essentiel pour les étudiants. La capacité à cerner un problème, à trouver des solutions et à appliquer de nouvelles connaissances dans des domaines connexes rend parfaitement l’idée d’innovation et se trouve au cœur de la mission des universités. La recherche transforme nos façons de penser, d’agir et de vivre.

Depuis 1997, les investissements fédéraux en recherche et en innovation ont doté le Canada d’une plateforme extraordinaire pour mener de la recherche de calibre mondial au profit des Canadiens et du monde entier. Ces investissements sont indispensables si le Canada veut se tailler une place de choix dans un contexte de mondialisation. Ils sont surtout essentiels à la réalisation de nouvelles découvertes et à l’éclosion de talents qui entraîneront l’amélioration des perspectives économiques pour tous les Canadiens. Finalement, l’apprentissage dans un milieu enrichi par la recherche permet aux diplômés universitaires du XXIe siècle d’acquérir les idées et les compétences que recherchent – et dont ont besoin – les employeurs d’aujourd’hui.

En passant, ces chaussures de course que vous achetez en prévision de la rentrée? Elles sont très perfectionnées grâce aux travaux de chercheurs universitaires, dont ceux du laboratoire de la performance humaine de l’Université de Calgary, qui emploie les plus grands spécialistes au monde en biomécanique des chaussures de sport.

Opinion - 3 septembre 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Hill Times le 3 septembre 2012.

Par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada

Un produit de grande qualité, un prix abordable et une demande croissante. Voilà la recette de la réussite en affaires. Lorsqu’il est question d’éducation internationale, ces trois ingrédients sont gages de croissance économique dans les collectivités de partout au pays. Et le Canada les possède tous.

Nous avons la chance d’offrir des programmes d’éducation exceptionnels à tous les niveaux. Au niveau universitaire, nos programmes de très grande qualité jumelés à des frais de scolarité abordables procurent une valeur hors du commun. La demande visant l’excellence en éducation est en croissance partout dans le monde, et en particulier dans des pays comme l’Inde, le Brésil et la Chine, où la classe moyenne grandissante recherche des programmes d’études de grande qualité à l’étranger.

Le défi à relever est pressant et consiste à déterminer comment tirer parti de nos atouts afin de renforcer l’image de notre système d’éducation à l’étranger, d’améliorer les possibilités d’éducation internationale offertes aux étudiants canadiens et de répondre aux besoins changeants du marché de l’emploi canadien. Un nouveau rapport publié cette semaine propose au gouvernement fédéral une feuille de route pour y parvenir.

Le rapport du comité consultatif sur la stratégie du Canada en matière d’éducation internationale, publié le 14 août, présente un solide plan pour accroître la prospérité au Canada par des investissements et par la création de partenariats stratégiques pour accroître le domaine de l’éducation internationale.

Afin de maximiser le fort potentiel du Canada en matière d’éducation internationale, les partenaires du gouvernement, du milieu de l’enseignement supérieur et du secteur privé doivent s’unir pour renforcer l’image de marque du système d’éducation canadien, d’établir des partenariats en recherche et en innovation et de faire en sorte qu’un nombre accru d’étudiants canadiens profitent d’expériences d’études à l’étranger. Les investissements produiront des retombées importantes et durables sur les plans économique, social et culturel.

Le Canada dispose d’une base solide sur laquelle prendre appui. En 2011, le nombre d’étudiants étrangers inscrits dans les universités canadiennes était à la hausse pour une 16e année consécutive. Les effectifs étrangers à temps plein ont augmenté de plus de 11 pour cent depuis 2010 et ont quadruplé depuis 1995. Quelque 100 000 étudiants étrangers originaires de plus 200 pays fréquentent actuellement les universités du Canada, attirés par son milieu d’éducation renommé offrant de nombreuses possibilités et par ses campus sécuritaires et accueillants.

Ces étudiants de partout dans le monde viennent enrichir l’expérience d’éducation des Canadiens, apportant une vision mondialisée et de nouvelles perceptions culturelles sur les campus. Leur présence produit également d’immenses retombées économiques. Selon un rapport publié par le gouvernement fédéral en juillet 2012, les étudiants étrangers au Canada génèrent 81 000 emplois, injectent près de huit milliards de dollars dans l’économie et plus de 445 millions de dollars en revenus pour le gouvernement. Ces chiffres sont supérieurs à ceux des exportations canadiennes de blé. Le Canada, qui était auparavant « le grenier du monde », est devenu aujourd’hui le « cerveau du monde ».

Parmi ses recommandations les plus importantes, le comité consultatif propose de créer un important programme de mobilité des étudiants canadiens à l’étranger. Les employeurs canadiens réclament des travailleurs qui possèdent une connaissance des pays, des langues et des cultures étrangers. Nous avons besoin de diplômés en mesure d’établir des partenariats avec des collègues de partout dans le monde. Nous avons besoin de former des citoyens du monde.

Malheureusement, seulement trois pour cent des étudiants au premier cycle participent à une expérience d’études à l’étranger menant à l’obtention de crédits pendant la durée de leur programme. Des considérations d’ordre financier sont souvent citées comme principal obstacle à la participation à un échange universitaire, à une collaboration en recherche ou à un stage à l’étranger. Le comité recommande de permettre à 50 000 étudiants canadiens de prendre part annuellement à un séjour d’études, à un échange culturel ou à une activité d’apprentissage par le service ou l’expérience à l’étranger d’ici 2022. Les partenariats sont un élément clé de cette stratégie, suivant l’idée que les universités, les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que les partenaires du secteur privé doivent, conjointement avec le gouvernement fédéral, participer au financement de ce nouveau programme de mobilité étudiante d’envergure.

Les universités canadiennes sont d’avis que les partenariats et la collaboration sont essentiels à la réussite dans le domaine de l’éducation internationale. Cinq associations nationales qui représentent le secteur de l’éducation, dont l’AUCC, collaborent dans le cadre du Consortium canadien pour le marketing international de l’éducation afin de renforcer l’image d’excellence du Canada dans le marché mondial de l’éducation. Les universités canadiennes travaillent également avec leurs partenaires du secteur privé et du gouvernement à l’établissement de relations internationales dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’innovation.

Le rapport du comité consultatif offre au gouvernement fédéral l’occasion de mieux coordonner ses stratégies en matière de développement économique, de sciences et de technologie, de commerce mondial, d’immigration et d’emploi. Il propose un plan qui permettra au Canada de devenir un chef de file international en éducation, en recherche et en innovation, ainsi qu’un plan d’affaires visant des investissements dans des secteurs clés au profit de la prospérité.

Les changements constants dans le marché mondial de l’éducation dicteront la portée, l’étendue et l’urgence des prochaines étapes pour le Canada. Ces étapes devront être réfléchies, coordonnées, audacieuses et ambitieuses. À nous de les définir.

Opinion - 31 août 2012

La version anglaise de cette lettre à la rédaction a paru dans le Globe and Mail le 31 août 2012.

Par Christine Tausig Ford
Vice-présidente et administratice en chef
Association des universités et collèges du Canada

Dans l’article intitulé Why We Should All Care About Student Debt (ROB, 30 août), Rob Carrick réprimande le système d’écoles publiques qui, selon lui, conseille mal les étudiants par rapport à l’éducation postsecondaire et à l’endettement. Son commentaire pourrait malheureusement induire en erreur les étudiants et leurs parents.

Quatre étudiants sur 10 terminent leurs études sans dette. Ceux qui terminent leurs études avec une dette doivent moins de 12 000 $, et la dette médiane de ceux qui ont emprunté est de 23 500 $.

Malgré la période économique difficile, de nombreux emplois sont créés pour les diplômés universitaires. De juillet 2008 à juillet 2012, 700 000 nouveaux emplois nets ont été créés pour les diplômés universitaires comparativement à 320 000 pour les diplômés des collèges.

Au cours de leur carrière, les diplômés universitaires auront un revenu supérieur de un million de dollars à celui des gens de métier ou des diplômés des collèges qui travaillent à plein temps. Les études universitaires sont le moyen le plus sûr d’accéder à la prospérité.

Communiqué - 14 août 2012

OTTAWA – Une stratégie nouvellement publiée sur l’éducation internationale propose un plan ambitieux et réalisable pour accroître la prospérité du Canada au moyen d’investissements en éducation internationale. La stratégie, décrite dans le rapport du comité consultatif sur la stratégie internationale en matière d’éducation du gouvernement fédéral, a été dévoilée aujourd’hui à Halifax par l’honorable Ed Fast, ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique.

Le comité consultatif, présidé par Amit Chakma, recteur de la Western University, recommande des investissements dans le recrutement d’étudiants étrangers pour attirer les meilleurs talents et répondre aux besoins de main-d’œuvre du Canada; un nouveau programme important de mobilité internationale pour les étudiants canadiens leur permettant d’acquérir une perspective mondiale; une série de mesures pour renforcer l’excellente réputation du Canada en matière d’éducation et de recherche sur la scène internationale.

« Le comité consultatif propose une vision audacieuse au profit de la prospérité au moyen d’investissements stratégiques, ciblés et soutenus, de partenariats clés et d’une démarche coordonnée en matière d’éducation internationale, explique Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’Association des universités et des collèges du Canada (AUCC). Il s’agit d’un plan détaillé pour préparer nos diplômés à devenir des citoyens du monde et contribuer au marché du travail de demain. »

Le rapport du comité consultatif recommande que le gouvernement fédéral offre de nouvelles bourses d’études aux étudiants étrangers au premier cycle, aux étudiants aux cycles supérieurs et au niveau postdoctoral, et que soit créé un conseil sur l’éducation internationale et la recherche formé de hauts fonctionnaires et d’intervenants dont le mandat serait d’offrir des recommandations d’orientation stratégique au gouvernement fédéral.

« Le Canada a besoin de ce type d’initiatives et d’investissements audacieux pour réussir dans le marché très concurrentiel de l’éducation internationale, affirme Paul Davidson, président de l’AUCC. Ces objectifs sont réalisables. Il s’agit d’un plan qui contribuera à harmoniser les stratégies nationales en matière de développement économique, de sciences et de technologie, de commerce international, d’immigration et de main-d’œuvre. La mise en œuvre de ces recommandations favorisera la croissance économique et contribuera à faire du Canada un chef de file international en matière de recherche et d’innovation. »

« Nous louons le comité consultatif pour son travail sérieux et méthodique des 10 derniers mois afin de concevoir une solide feuille de route qui permettra de tirer parti de la réussite du Canada en matière d’éducation internationale et d’offrir à nos étudiants de meilleures possibilités à l’échelle mondiale dans les années à venir, conclut M. Davidson. Les universités se réjouissent à l’idée de collaborer avec des partenaires d’autres associations du milieu de l’éducation, des gouvernements et du secteur privé pour renforcer l’image de marque du Canada en éducation. »

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Personne-ressource pour les médias :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Opinion - 14 août 2012

La version anglaise de cette lettre à la rédaction a paru sur le site Web du Windsor Star le 14 août 2012.

Par Christine Tausig Ford
Vice-présidente et administratice en chef
Association des universités et collèges du Canada

Re: Supporting students, guest column, by Don Cayo, August 10, 2012.

In his column, Don Cayo argues that there is a low level of interest in university education.

Last year, a record number of students enrolled in Canada’s universities – more than one million. Full-time enrolment grew by 50 per cent since 2000.

Students are voting with their feet. They know that more jobs than ever require university degrees.

Between July 2008 and last month in what everyone will agree were tough economic conditions, more than 700,000 net new jobs were created for university graduates. This compares to a net loss of 600,000 jobs for those with only a high school diploma.

Moreover, university graduates earn on average $1.3 million more than those with only a high school diploma and $1 million more than college grads.

Mr. Cayo also misleadingly states that the average debt load for university graduates is nearly $27,000. This figure applies only to those students who graduate with debt.

In fact, four out of 10 Canadian students actually graduate university debt-free. Canadians know that they are getting great value and even greater opportunities from their university degrees.

Opinion - 7 août 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans Research Money le 31 juillet 2012.

par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada

Pour des générations de Canadiens, acquérir une formation postsecondaire en sciences humaines a été une manière viable – et importante — de se doter des atouts nécessaires pour faire une belle carrière enrichissante. Il en va de même aujourd’hui, particulièrement à l’ère de la culture et de l’économie mondiales alimentées par la technologie et l’innovation. Malgré ce que peuvent en dire certains experts, un diplôme en sciences humaines n’est pas seulement pertinent pour répondre aux exigences de l’économie mondiale du savoir du XXIe siècle, c’est essentiel.

En fait de nombreux dirigeants des domaines de la haute technologie et des affaires ont récemment reconnu le rôle important que jouent et continueront de jouer les diplômés en sciences humaines dans la réussite de leurs entreprises.

Damon Horowitz, directeur de l’ingénierie chez Google, est un ardent défenseur d’une formation en sciences humaines. Se décrivant lui-même comme « entrepreneur en série du milieu de la technologie », il y a 10 ans, il tentait désespérément de créer des systèmes d’intelligence artificielle dans une entreprise en démarrage en pleine croissance de la Silicon Valley. Pour trouver une solution à son dilemme, il quitte son emploi prestigieux bien payé et s’inscrit à l’Université Stanford où il obtient un doctorat en philosophie; une décision qu’il considère maintenant comme l’une des meilleures de sa vie. En mai 2011, lors d’un discours qu’il a prononcé à son alma mater, M. Horowitz a affirmé considérer l’obtention de son doctorat en philosophie comme « un rite de passage vers la maturité intellectuelle » qui lui a permis de comprendre la manière dont les produits qu’il contribuait à créer façonnaient la culture dans laquelle il vivait.

À ses yeux, une formation en sciences humaines est la meilleure façon d’acquérir la perspective qu’il considère essentielle pour aborder les questions d’identité et de confidentialité soulevées par les nouvelles technologies. Une formation universitaire en sciences humaines représente aussi selon lui la meilleure manière possible de faire progresser une carrière. Et son employeur semble partager cet avis.

Google a récemment annoncé que la majorité des 6 000 postes qui seront pourvus en 2012 seront occupés par des diplômés en sciences humaines ou en arts libéraux.

Plus près de nous, Mike Ashar, président d’Irving Oil, a bâti sa carrière grâce à une solide formation en arts libéraux et en affaires.

Convaincu de la valeur de la formation continue, M. Ashar est titulaire de quatre diplômes universitaires : une maîtrise en administration des affaires, un baccalauréat en génie chimique, un baccalauréat en économie et un autre en philosophie. Bien qu’au départ il se soit inscrit à ce dernier par pur plaisir intellectuel, il avoue aujourd’hui que c’est ce diplôme qui lui sert le plus régulièrement dans ses fonctions à la tête de l’une des plus grandes entreprises de l’industrie des ressources au Canada.

M. Ashar croit que pour réussir en affaires, il faut être en mesure de jauger des causes issues de multiples disciplines et des systèmes complexes, ce à quoi sa formation en sciences humaines l’a préparé. « Mes études en philosophie m’ont permis d’acquérir une pensée critique et diverses perspectives, dit-il. En plus des solutions mécanistes traditionnelles issues de la science et de l’économie, une formation générale en philosophie procure de la perspicacité par rapport aux stratégies d’affaires et à leur application. »

Tout le monde ne l’entend malheureusement pas ainsi. Certaines des compétences associées aux sciences humaines — dont l’esprit critique, la résolution créative de problèmes, la capacité de collaborer et la réaction positive au changement — sont souvent écartées par certains milieux des affaires et des médias comme étant des « compétences générales ». Examinons donc des chiffres concrets.

Selon un rapport de septembre 2011 préparé par Torben Drewes, professeur d’économie à la Trent University, en 2006 le taux d’emploi des diplômés en sciences humaines était de 95 pour cent. Environ les deux tiers de ces emplois se situaient dans des domaines professionnels ou consistaient en des postes de gestion ou de supervision.

Même si certains persistent à croire qu’un diplôme en sciences humaines n’est pas un investissement rentable, cette étude montre que c’en est bel et bien un.

M. Drewes a calculé le rendement des investissements liés aux diplômes en sciences humaines pour les comparer au rendement d’autres investissements. Il a découvert que le rendement des diplômes en sciences humaines est de 4,1 pour cent pour les hommes et de 10,5 pour cent pour les femmes, et que celui des diplômes en sciences sociales s’élève à 8,6 pour cent pour les hommes et à 12,2 pour cent pour les femmes. Peu importe l’angle sous lequel on analyse ces chiffres, il est clair que l’investissement lié à ces diplômes engendre un rendement impressionnant, et certainement meilleur que tout ce qu’on peut trouver à la bourse ces temps-ci.

En outre, les compétences acquises en sciences humaines préparent les diplômés à devenir de vrais citoyens du monde — exactement ce que le marché de l’emploi recherche aujourd’hui.

Des études montrent que 91 pour cent des employeurs considèrent que la compréhension d’autres cultures est un atout lors de l’embauche de nouveaux employés. La capacité de comprendre, de s’engager et de collaborer avec d’autres est l’un des principaux bénéfices d’un diplôme en sciences humaines.

Graham Carr, doyen de la faculté des études supérieures de l’Université Concordia et président de la Fédération canadienne des sciences humaines, en parle de manière éloquente. Comme il en va de la formation en science, en physique ou en génie, la formation en sciences humaines, précise-t-il, « procède d’une vaste démarche sur le plan intellectuel » qui donne aux diplômés la capacité d’interpréter l’information.

« Que l’on soit en présence d’étudiants plongés dans l’étude des tribunaux médiévaux ou fascinés par les conséquences de la rénovation urbaine sur les sans-abri, il est essentiel de stimuler l’esprit critique ainsi que l’ouverture et la souplesse d’esprit des étudiants pour répondre aux besoins du marché du travail et de la société », soutient M. Carr.

Les sciences humaines ont toujours constitué une manière sûre d’ouvrir l’esprit à de plus vastes horizons. C’est la raison pour laquelle elles sont depuis fort longtemps le domaine de ceux qui souhaitent explorer leurs passions intellectuelles. Il n’est donc pas étonnant que le savoir-faire des diplômés de cette discipline en fasse des candidats idéaux pour notre économie mondiale du savoir.

Communiqué - 30 juillet 2012

OTTAWA – La présence d’étudiants étrangers au Canada représente des retombées économiques de près de huit milliards de dollars en dépenses et contribue à créer 81 000 emplois au pays. Ces chiffres figurent dans un rapport du gouvernement fédéral, publié le 27 juillet dernier, portant sur l’impact économique global des étudiants étrangers au Canada – des avantages qui engendrent entre autres plus de 445 millions de dollars en revenus pour le gouvernement. Les dépenses des étudiants étrangers se sont accrues de 1,5 milliard de dollars depuis 2008.

« Cet impact économique significatif n’est que l’un des nombreux avantages que procure la présence d’étudiants étrangers exceptionnels au Canada, déclare Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’Association des universités et collèges du Canada. Ces étudiants enrichissent nos campus universitaires par leurs cultures, leurs langues et leurs visions du monde. Parallèlement aux expériences d’études qu’ils peuvent vivre à l’étranger, les étudiants canadiens qui ont la possibilité d’apprendre en côtoyant des étudiants provenant du monde entier acquièrent une connaissance et une sensibilisation au monde qui sont très prisées par les employeurs aujourd’hui. »

La version mise à jour du rapport sur l’impact économique de l’éducation internationale pour le Canada a été rendue publique à la University of British Columbia par l’honorable Ed Fast, ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, le 27 juillet dernier. Le rapport montre que la totalité des dépenses des étudiants étrangers au Canada représente une somme supérieure à la valeur de nombreuses industries, dont celle de l’exportation du blé. Le rapport montre aussi que les retombées économiques profitent aux collectivités de partout au Canada, et non seulement aux grands centres urbains.

« Les universités canadiennes accueillent favorablement la publication du rapport, qui montre l’importance de l’éducation internationale pour la création d’emplois et la prospérité au Canada », affirme Mme Tausig Ford. Elle ajoute que les universités continueront à collaborer avec des groupes du milieu de l’éducation, les gouvernements et le secteur privé pour faire du Canada une destination de choix pour les meilleurs étudiants étrangers. Le milieu universitaire attend également avec impatience la publication du rapport du comité consultatif sur la stratégie internationale en matière d’éducation du gouvernement fédéral, attendue sous peu. Les recommandations du comité consultatif fourniront une précieuse orientation à l’égard de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une démarche canadienne renouvelée en matière d’éducation internationale.

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Lire le rapport : Impact économique du secteur de l’éducation internationale pour le Canada – Mise à jour

Pour obtenir un complément d’information ou une entrevue :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Communiqué - 19 juillet 2012

OTTAWA — L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) tient à féliciter Shawn A-in-chut Atleo pour sa réélection au poste de chef national lors de la 33e assemblée générale annuelle de l’Assemblée des Premières Nations (APN).

Chef héréditaire de la Première Nation Ahousaht de la Colombie-Britannique, M. Atleo a été élu chef de l’APN pour la première fois en 2009. Il travaille depuis à l’amélioration des conditions économiques et des possibilités d’accès à l’éducation des Autochtones du Canada.

« Le chef national a fait preuve de beaucoup de leadership en abordant des questions en matière d’éducation chez les jeunes Autochtones, le segment de population qui connaît la croissance la plus rapide au Canada, explique Christine Tausig Ford, vice-présidente de l’AUCC. Les universités canadiennes ont collaboré étroitement avec M. Atleo et l’APN pour améliorer les programmes et les services qu’elles offrent aux Autochtones. Nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre notre travail avec lui et l’Assemblée dans ce domaine de première importance. »

Titulaire d’une maîtrise en éducation et chancelier de la Vancouver Island University, M. Atleo a fait des jeunes Autochtones une grande priorité au cours de ses trois dernières années à la tête de l’APN.

Le Canada compte plus de 560 000 Autochtones de moins de 24 ans, mais le taux d’obtention de diplôme universitaire n’est que de huit pour cent chez les Autochtones, soit le tiers de la moyenne nationale. Les universités canadiennes tentent de combler cet écart en construisant de nouvelles installations et en mettant sur pied des programmes de soutien aux étudiants autochtones. Elles mettent également en place des initiatives ayant pour but d’inciter les enfants, les jeunes et les parents autochtones à envisager la possibilité d’aller à l’université.

« En tant que société, nous devons tous collaborer pour favoriser la pleine participation des jeunes Autochtones à l’éducation postsecondaire, souligne Mme Tausig Ford. C’est la chose à faire, et le marché du travail a besoin des talents des diplômés autochtones. »

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Renseignements :

Brad Mackay
Agent des communications
Association des universités et collèges du Canada
Téléphone : 613 563-1236, poste 306
Courriel : bmackay@aucc.ca

Opinion - 11 juillet 2012

La version anglaise de cette lettre à la rédaction a paru dans le Globe and Mail.

par Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

The six students profiled in Summertime: It’s about the bottom line (Life – July 9) show how some students finance their university studies. But not all students struggle to pay postsecondary costs. In fact, four out of 10 Canadian students graduate from university completely debt-free. And of those who graduate with debt, 28 percent owe less than $12,000 for their years of study.

Moreover, the returns on a university degree are clear. University graduates typically earn much higher incomes and have more stable employment. Even during the most recent economic downturn between June 2008 and June 2012, employers created almost 680,000 net new jobs for those with a university degree – while there were 600,000 fewer jobs for those with only a high-school diploma.

Exposé - 22 juin 2012
Sujets : Droit d'auteur

Notes pour la comparution devant le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce au sujet du projet de loi C-11

Par Greg Fergus
Directeur des Affaires publiques
Association des Universités et collèges du Canada

Monsieur le Président, merci d’avoir convié l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) à participer à la présente étude du projet de loi C-11 par le Comité.

Je suis Greg Fergus, directeur des Affaires publiques de l’AUCC, et Steve Wills, gestionnaire des Affaires juridiques, m’accompagne aujourd’hui.

L’Association représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif, répartis dans l’ensemble du Canada.

Permettez-moi d’aller directement au but. L’AUCC est favorable au projet de loi C-11 dans la mesure où celui-ci assure un équilibre juste et raisonnable entre les droits des titulaires de droits d’auteur et ceux des utilisateurs d’oeuvres protégées. Les universités reconnaissent le besoin d’un équilibre. Les universités créent de la propriété intellectuelle, font usage de la propriété intellectuelle et vendent de la propriété intellectuelle, car au sein des universités se trouvent des professeurs, qui sont à la fois chercheurs et enseignants, des étudiants, des bibliothécaires, des libraires et des éditeurs. Notre organisation est celle qui comprend le plus profondément l’importance de l’équilibre en matière de droit d’auteur.

Le projet de loi mettra à jour la législation canadienne en matière de droit d’auteur et permettra d’établir un juste équilibre entre d’une part les besoins des chercheurs, des étudiants et des professeurs, et d’autre part ceux des créateurs. Les universités sont à la fois créatrices et utilisatrices d’oeuvres protégées par droit d’auteur. Elles font pression depuis plus de 10 ans pour que soit adoptée une nouvelle législation en matière de droit d’auteur et considèrent le projet de loi C-11 comme étant une démarche très équitable entre intérêts divergents.

Le projet de loi C-11 contient bon nombre des changements proposés au cours de consultations publiques tenues en 2009, y compris les exceptions autorisant l’utilisation, à des fins éducatives, de documents provenant d’Internet, de même que l’enregistrement des leçons et leur transmission par Internet. Ces changements faciliteront l’apprentissage en ligne, y compris l’enseignement à distance, et rendront les études universitaires plus accessibles aux Canadiens autochtones et aux étudiants adultes.

Le projet de loi C-11 permettra également aux chercheurs universitaires d’obtenir et de conserver des documents de recherche en format numérique. Ces changements apportés à la Loi sur le droit d’auteur permettront entre autres aux établissements d’enseignement de profiter des nouvelles technologies de l’information et des communications aux fins d’enseignement et de recherche au sein d’une économie du savoir très concurrentielle.

Les universités de toutes les régions du pays – qu’elles soient petites ou grandes, axées sur la recherche ou sur l’enseignement au premier cycle – souhaitent l’adoption du projet de loi C-11 dans les plus brefs délais.

Je remercie le Comité de m’avoir permis d’exprimer le point de vue des universités. Il me fera maintenant plaisir de répondre à vos questions.

Communiqué - 21 juin 2012

OTTAWA – Alors que la diversité et la richesse des cultures de leurs peuples sont célébrées en cette Journée nationale des Autochtones, il est tout indiqué de réfléchir au potentiel des jeunes Autochtones du Canada et au rôle qui incombe au milieu de l’enseignement supérieur pour les aider à réaliser leur plein potentiel.

« Un changement démographique significatif est déjà amorcé, et nous devons faire en sorte que tous les jeunes soient formés pour assumer le rôle qu’ils auront à jouer dans un Canada nouveau genre, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Nous devons faire davantage pour former la main-d’œuvre canadienne de demain – spécialement les jeunes Autochtones – à relever les défis d’une société et d’une économie novatrices et mondiales. »

Les jeunes Autochtones constituent le segment de la population qui connaît la croissance la plus rapide au pays. On compte près d’un demi-million d’Autochtones âgés de moins de 20 ans au Canada, pourtant leur taux de réussite universitaire ne représente que le tiers de la moyenne nationale. Il s’agit d’un écart important et croissant en matière d’éducation au pays. Les universités canadiennes collaborent entre autres avec l’Assemblée des Premières Nations et Indspire Canada pour combler cet écart.

« Le réel changement se produira lorsque les gouvernements, les collectivités autochtones et les partenaires de l’éducation s’uniront pour faire les investissements et les changements radicaux qu’ils savent nécessaires pour parvenir à des résultats tangibles, a poursuivi M. Davidson. L’urgence consiste aujourd’hui à obtenir la participation pleine et entière de la jeunesse autochtone au Canada de demain. Si nous y parvenons – et nous devons y parvenir – nous réussirons à répondre aux exigences du marché du travail en évolution, à atteindre la prospérité et à améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens. »

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Pour obtenir un complément d’information ou une entrevue :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications,
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Communiqué - 19 juin 2012
Sujets : Droit d'auteur

Ottawa – Les universités canadiennes se réjouissent de l’adoption du projet de loi C-11, Loi sur la modernisation du droit d’auteur, par la Chambre des communes hier soir et souhaitent l’adoption rapide par le Sénat de cette mesure législative longuement attendue.

« Le projet de loi mettra à jour la législation canadienne en matière de droit d’auteur et permettra d’établir un juste équilibre entre d’une part les besoins des chercheurs, des étudiants et des professeurs, et d’autre part ceux des créateurs, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Les universités sont à la fois créatrices et utilisatrices d’œuvres protégées par droit d’auteur. Elles font pression depuis plus de 10 ans pour que soit adoptée une nouvelle législation en matière de droit d’auteur et considèrent le projet de loi C-11 comme étant une démarche très équitable entre intérêts divergents. »

Le projet de loi C-11 contient bon nombre des changements proposés au cours de consultations publiques tenues en 2009, y compris les exceptions autorisant l’utilisation, à des fins éducatives, de documents provenant d’Internet, de même que l’enregistrement des leçons et leur transmission par Internet. Ces changements faciliteront l’apprentissage en ligne, y compris l’enseignement à distance, et rendront les études universitaires plus accessibles aux Canadiens autochtones et aux étudiants adultes.

« Le milieu universitaire accueille aussi favorablement la certitude qu’offre le projet de loi en matière de droit d’auteur, explique M. Davidson. Nous continuerons d’observer les questions liées à l’utilisation de documents protégés par droit d’auteur au cours de la mise en œuvre de la législation alors que le gouvernement se penchera sur les futurs besoins en matière de droits d’auteur. »

Le projet de loi C-11 permettra également aux chercheurs universitaires d’obtenir et de conserver des documents de recherche en format numérique. Ces changements apportés à la Loi sur le droit d’auteur permettront entre autres aux établissements d’enseignement de profiter des nouvelles technologies de l’information et des communications aux fins d’enseignement et de recherche au sein d’une économie du savoir très concurrentielle.

Les lois canadiennes sur le droit d’auteur n’ont pas été modifiées depuis 1997, alors qu’Internet en était à ses balbutiements et que la photocopie était la principale façon de transmettre de l’information.

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
Tél. : 613 563-1236, poste 238
Cell. : 613 608-8749

Opinion - 6 juin 2012
Sujets : Brésil

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans la revue Embassy le 6 juin 2012.

Par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada

Le Canada doit accorder une importance accrue à ses relations avec le Brésil. En effet, il existe peu de pays offrant des possibilités de partenariats et de collaboration au profit de la prospérité aussi solides et abondantes. Il importe toutefois de ne pas perdre de temps.

La nécessité d’agir pour renforcer les liens avec le Brésil a une nouvelle fois été mise en lumière la semaine dernière avec la publication du rapport du Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international du Sénat, qui appelle le gouvernement fédéral à faire converger ses relations avec le Brésil dans les domaines de l’éducation, de la science et de la technologie. Selon ce rapport, le gouvernement du Canada doit jouer un rôle stratégique en faisant de l’éducation l’un des moteurs de l’intensification des relations canado-brésiliennes. Les universités canadiennes partagent pleinement ce point de vue.

Le renforcement des partenariats avec le Brésil constitue une priorité pour les universités canadiennes, comme en témoigne la mission internationale des recteurs au Brésil, le printemps dernier. D’une ampleur sans précédent, cette mission était dirigée par le gouverneur général du Canada, David Johnston.

Du 25 avril au 2 mai, lors de leurs visites à Rio de Janeiro, à São Paulo, à Campinas et à Brasília, les quelque 30 recteurs participants à la mission ont pu constater sur le terrain l’ampleur des possibilités de collaboration avec le Brésil en matière de recherche, d’innovation et d’enseignement supérieur.

Le gouverneur général a joué un rôle déterminant dans le succès de la mission en obtenant de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, l’engagement de dépêcher au Canada 12 000 étudiants brésiliens au cours des quatre années à venir, dans le cadre du programme Science sans frontières créé par son pays.

Les recteurs canadiens ont pour leur part annoncé la mise sur pied de 75 nouveaux partenariats et programmes de bourses d’études destinés à renforcer la collaboration canado-brésilienne.

Le temps est venu d’agir ensemble

Le gouvernement, les universités et l’industrie sont tous conscients du potentiel de la puissance économique qu’est le Brésil. Leur défi consiste désormais à œuvrer de concert à l’établissement de nouveaux partenariats au profit de la prospérité du Canada et du Brésil.
Les perspectives de croissance du Canada sont fortement accrues lorsqu’il peut tirer parti des atouts stratégiques dont il dispose. La collaboration constitue la clé de ses relations avec le Brésil.

Pourquoi le Brésil? Il faut l’admettre, la population canadienne est relativement peu conscient des incroyables retombées potentielles de la collaboration avec ce pays. Dynamique, le Brésil est ressorti du récent ralentissement économique mondial plus puissant que nombre des partenaires traditionnels du Canada. Il investit massivement au profit de la recherche, de l’innovation et de l’éducation, y compris de la mobilité étudiante, dans le but de renforcer sa position sur la scène mondiale.

Le Brésil est récemment devenu la sixième puissance économique au monde, devant le Royaume-Uni, et il est en voie de devenir la cinquième d’ici quelques années. Les investissements du Canada au Brésil dépassent désormais ses investissements combinés en Inde et en Chine.

L’établissement de partenariats dans le domaine de l’éducation est aujourd’hui essentiel. La collaboration en matière d’enseignement supérieur avec des pays comme le Brésil crée des liens commerciaux et diplomatiques, et est indispensable à la compétitivité du Canada au sein de l’économie mondiale.

Une stratégie internationale en matière d’éducation s’impose

Pour tisser les liens qui s’imposent, le Canada doit se doter d’une stratégie internationale ambitieuse et durable en matière d’éducation et fondée sur des partenariats.

Le milieu universitaire attend impatiemment la publication du rapport du Comité consultatif sur la stratégie internationale en matière d’éducation du gouvernement fédéral, chargé de formuler des recommandations visant l’établissement d’une stratégie qui permette  au Canada d’exploiter au maximum les débouchés économiques associés à l’éducation, partout dans le monde, et d’affermir sa position sur les principaux marchés.

La stratégie devra favoriser l’atteinte des objectifs du Canada en matière d’innovation, de science et de technologie. Notre pays a jusqu’ici investi pour se doter de chercheurs et d’une infrastructure de recherche dynamiques, mobilisés et prêts à affronter le monde. Il doit maintenant se doter de mécanismes qui favorisent la collaboration internationale en matière de recherche à grande échelle. Cela exigera l’établissement de partenariats, ainsi qu’une solide participation du gouvernement et du secteur privé.

La stratégie internationale du Canada en matière d’éducation doit évoluer et aller au-delà  du recrutement d’étudiants étrangers. Elle doit assurer aux étudiants canadiens un financement durable qui leur permet d’étudier, de mener de la recherche, de travailler et de faire du bénévolat partout dans le monde. Lors de presque toutes les rencontres tenues dans le cadre de la mission au Brésil, des représentants d’universités brésiliennes demandaient combien d’étudiants le Canada comptait envoyer au Brésil.

Le Brésil investit dans divers partenariats stratégiques internationaux. En plus de financer son ambitieux programme Science sans frontières, qui permettra à quelque 100 000 étudiants d’étudier à l’étranger, il poursuit une politique dynamique d’investissements en matière de recherche et d’innovation, y compris de collaboration internationale en matière de recherche.

Le Canada se contente trop souvent de mettre sur pied des programmes pilotes, sans par la suite les développer. Il lui arrive même d’abolir certains programmes pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit. En plus de manquer d’ambition, cette démarche ternit l’image du Canada, entrave l’amorce d’une dynamique et nuit à la compétitivité internationale du pays.

De nombreux autres pays frappent à la porte du Brésil. La visite du premier ministre Stephen Harper au Brésil l’an dernier, la mise sur pied du Forum des PDG Canada-Brésil ainsi que la réussite de la mission des recteurs canadiens au Brésil ont sensiblement contribué à donner du Canada l’image d’un partenaire de choix.

Il est aujourd’hui temps de poursuivre sur cette lancée et de mobiliser des ressources considérables au sein du gouvernement, du milieu de l’enseignement supérieur et du secteur privé, qui doivent travailler ensemble afin d’exploiter pleinement le potentiel des relations canado-brésiliennes.

Communiqué - 30 mai 2012
Sujets : Brésil

Ottawa – Les universités canadiennes accueillent favorablement les recommandations contenues dans le rapport déposé hier par le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international, dans lequel on demande au gouvernement du Canada d’accorder la priorité à l’éducation, à la science et à la technologie dans ses relations avec le Brésil.

« Renforcer des partenariats avec le Brésil est une priorité pour les universités canadiennes. Le rapport incite le gouvernement fédéral à jouer un rôle stratégique en ciblant l’éducation comme force motrice pour stimuler les relations canado-brésiliennes, déclare Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Au cours de la récente mission au Brésil organisée par l’AUCC, les recteurs canadiens ont eu l’occasion de constater les extraordinaires possibilités d’établir une collaboration stratégique en matière de recherche, d’innovation et d’enseignement supérieur avec le Brésil. Le rapport déposé hier aborde ces possibilités et les manières par lesquelles le gouvernement, les universités et l’industrie peuvent collaborer pour créer des partenariats pour la prospérité des deux pays. »

Une trentaine de recteurs se sont rendus au Brésil du 25 avril au 2 mai 2012 pour rencontrer des dirigeants universitaires ainsi que des partenaires du gouvernement et de l’industrie afin de mettre en commun des idées et des stratégies pour la collaboration universitaire bilatérale. Au cours de la mission, 75 nouveaux partenariats, programmes de bourses d’études et programmes de mobilité étudiante d’une valeur de 6,7 M$ ont été annoncés.

Les universités canadiennes réagissent déjà au nouveau programme Science sans frontières du gouvernement brésilien en prenant les mesures nécessaires pour accueillir les meilleurs étudiants et chercheurs brésiliens. Le Canada accueillera jusqu’à 12 000 des 100 000 boursiers brésiliens qui viendront étudier et faire de la recherche au premier cycle, aux cycles supérieurs et au niveau postdoctoral.

L’AUCC applaudit au travail considérable effectué par le Comité sénatorial dans le cadre de cette étude et à la reconnaissance qu’il accorde au rôle crucial que doivent jouer l’éducation, la science et la technologie dans l’établissement de partenariats significatifs avec cette puissance économique. « L’AUCC a été heureuse de faire part des points de vue et de l’expertise du milieu universitaire aux membres du Comité pendant le processus de consultation et se réjouit de constater que nombre de ses recommandations et de ses contributions sont contenues dans le rapport », signale M. Davidson.

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Intensifier les partenariats stratégiques avec le nouveau Brésil, rapport du Comité sénatorial permanent des Affaires étrangères et du commerce international

Renseignements pour les médias :

Helen Murphy
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Opinion - 20 mai 2012
Sujets : Brésil

La version anglaise de cet article d’opinion de Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et président du c.a. de l’Association des universités et collèges du Canada, a paru dans le University World News le 20 mai 2012.

Building prosperity in these challenging times requires that nations reach out beyond their borders, more than ever before, to establish strategic international connections. Increasingly, the right doors are being opened and the path to prosperity is being constructed through partnerships being forged by universities in research, innovation and higher education.

Canada’s universities recognise the need to build and strengthen international collaboration with nations that are making bold investments in education and research. High on that list is Brazil.

That’s why 30 university presidents from across Canada embarked on an unprecedented mission to Brazil from 25 April to 2 May 2012.

My colleagues and I met with the leaders of Brazilian universities and research networks, government officials and private sector partners who share our objective of advancing research, innovation and higher education connections between Canada and Brazil.

The importance of this mission is underlined by the fact that Canada’s Governor General David Johnston was asked by Canada’s Prime Minister Stephen Harper to lead the mission.

A fruitful investment

It was the largest-ever international mission of Canadian university presidents, and has already proved to be a most fruitful investment of time, energy and ideas. What we witnessed during our time in Rio de Janeiro, São Paulo, Campinas and Brasilia is a quickening in higher education relations between our countries.

During our week-long visit, 75 new university partnerships and scholarship programmes were announced and meaningful discussions set the stage for even greater collaboration in the years ahead.

In addition to pursuing collaborative research, both countries are keen to advance an innovation agenda. This mission included opportunities for university presidents to meet with Brazilian private sector leaders.

Canada’s private sector shares the goal of strengthening partnerships with Brazil, and in São Paulo partners from both countries explored successful models of university-industry linkages to advance research and innovation in common areas of interest.

The steps that Canada and Brazil are taking together will open the door to new worlds that we can only imagine for our students and faculty. They are investments that will benefit our economies through innovation, our societies through higher education, and the world as a whole through the creation of new knowledge through research.

The benefits of exchange

These days, vast amounts of international research and enterprise can be accomplished virtually, through computer-mediated communications, and this is a great enabler of global collaboration.

But there is something essential and irreplaceable about the opportunity for students and faculty to take actual, physical steps beyond the geographic borders of their native countries and enter a larger world.

Especially for students, the benefits include access to people, information, expertise, facilities and resources that are not readily available to them at home. But the advantages of international study in higher education extend much further than this. International study is – or should be – a transformative experience.

Different cultures, different languages and different ways of doing things have a way of expanding our minds and our capabilities. I know of no more effective way of cultivating creative, engaged global citizens capable of contributing meaningfully to their society. Our world and our economy are hungry for such people.

It is in recognition of this need that Brazil’s President Dilma Rousseff has inaugurated the Science Without Borders programme, which aims to help more than 100,000 Brazilian students to study abroad. We recognise the value of this effort and admire its bold commitment. Canada’s universities are ready to welcome 12,000 of these students.

One of the themes reinforced during our Brazil mission was that truly meaningful international partnerships emerge from people-to-people connections. To be effective, they have to be so much more than words on the page.

Personal connections provide durable bonds that ensure two-way flows of knowledge, innovation and business opportunities. Personal bonds not only cross borders, but are much more sustainable through time and inevitable difficulties.

This mission allowed those personal connections to take shape.

Putting words into action

Now we are back at home and mobilising our university communities to put those words into action. We are connecting researchers with Brazilian scientists and enhancing mobility opportunities for both students and faculty.

Most importantly, we are putting into action a commitment to build on the momentum of our mission, to return to Brazil and to build even stronger connections in the years ahead for the benefit of the people of both countries.

Opinion - 18 mai 2012

La version anglaise de cette lettre a été envoyée au Globe and Mail. Réaction de l’AUCC aux propos de Margaret Wente publiés dans sa chronique intitulée  “Educated for unemployment” parue le 15 mai 2012.

Par Paul Davidson
Président
Association des universités et collèges du Canada

Margaret Wente clearly has a keen interest in the future of postsecondary education graduates in Canada, but her argument is lacking in facts.

Wente’s statement on average student debt is misleading. According to the 2009 Canadian University Survey Consortium Survey of Graduating Students, the average amount of debt per student is $15,466. The median amount of debt is lower, at $6,500. Even more importantly, 42 per cent of students graduate debt-free.

Last year, Google vice-president of consumer products, Marissa Mayer, said most of the company’s 6,000 new hires over the coming year would be from the humanities or liberal arts. Why? She explained that Google is looking for grads who are smart and can get things done.

In many cases, the skills associated with degrees in the humanities and social sciences — analytical, problem-solving, communication and interpersonal skills — give those grads a competitive advantage. They are resilient during the inevitable economic ups and downs. They are adaptable to changing labour market needs.

A university experience prepares graduates for something more than a career. It prepares them to think, to ask questions, to listen, to make decisions and to be engaged, global citizens.

Communiqué - 2 mai 2012
Sujets : Brésil

Fin d’une mission des plus réussies

Brasília (Brésil) – Lors de la mission des recteurs organisée par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) du 25 avril au 2 mai, les universités canadiennes ont jeté les bases d’un cadre qui accélérera la collaboration bilatérale avec leurs partenaires brésiliens. Conjointement avec leurs homologues brésiliens, les universités canadiennes ont annoncé 75 nouveaux partenariats, programmes de bourses d’études et programmes de mobilité étudiante d’une valeur de 6 736 800 $ CAN lors des visites à Rio de Janeiro, à São Paulo et à Brasília.

Mitacs a également procédé à l’annonce d’un investissement additionnel de 10,25 millions de dollars pour financer des stages au premier cycle et des bourses d’études aux cycles supérieurs. Le partenariat canadien Mitacs met en relation des chercheurs universitaires, y compris des étudiants aux cycles supérieurs et des professeurs, avec des entreprises canadiennes dans le cadre de projets de recherche concertée, et offre des stages aux meilleurs étudiants étrangers au premier cycle.

La mission se termine aujourd’hui par des rencontres avec des responsables gouvernementaux et des dirigeants d’entreprises dans la capitale, Brasília, et par des visites d’universités et d’installations de recherche.

« Je suis extrêmement fier des progrès réalisés en vue de renforcer nos partenariats en matière de recherche, d’innovation et d’enseignement supérieur avec les universités brésiliennes, a déclaré David Barnard, recteur de la University of Manitoba et membre du conseil d’administration de l’AUCC. D’importantes mesures ont été prises avec nos partenaires universitaires brésiliens pour faciliter la mobilité bidirectionnelle des étudiants et des professeurs et favoriser la collaboration dans des domaines clés d’études et de recherche. Nos relations avec le Brésil se sont renforcées pendant la dernière semaine. Nous sommes plus au fait de nos atouts respectifs et avons mis au point des stratégies visant à resserrer nos liens. »

« Le Canada et le Brésil sont tous deux déterminés à accroître leur prospérité en investissant en recherche et en enseignement supérieur, a affirmé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Les nouveaux programmes de partenariats et de bourses d’études annoncés cette semaine et ceux qui se mettent en place témoignent de la concrétisation de nos engagements. Les véritables retombées de la mission au Brésil seront perceptibles sur les campus canadiens et brésiliens au cours des prochains mois et des prochaines années, à mesure que notre collaboration bilatérale se développe.

« Bientôt, les meilleurs scientifiques canadiens et brésiliens seront nombreux à travailler de concert à trouver des solutions aux problèmes mondiaux. Les étudiants brésiliens viendront en grand nombre au Canada, et les étudiants canadiens seront nombreux à se rendre au Brésil. Les habitants des deux pays profiteront de plus en plus des retombées de la recherche d’excellence qui stimule l’innovation et favorise la croissance économique et la prospérité. »

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Remarques aux rédacteurs en chef :  Vous trouverez ici la liste de toutes les annonces faites aujourd’hui.

Personnes-ressources

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Communiqué - 28 avril 2012
Sujets : Brésil

Campinas, Brésil– Des recteurs canadiens se sont rendus à Campinas aujourd’hui pour visiter l’Université de Campinas (Unicamp), un carrefour de la recherche et de l’innovation au Brésil. Une trentaine de recteurs qui prennent part à la mission organisée par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) au Brésil ont visité les installations et discuté avec leurs homologues de stratégies conjointes de transfert de la recherche universitaire vers le secteur privé visant à accroître la prospérité du Canada et du Brésil.

Huit universités canadiennes ont signé aujourd’hui des ententes avec Unicamp en matière de mobilité des étudiants et des professeurs, de recherche concertée et d’élaboration de programmes d’études conjoints.

« Unicamp illustre parfaitement les retombées dont profiteront les étudiants et les professeurs canadiens, de même que l’ensemble de la société canadienne, grâce aux partenariats avec les établissements d’enseignement brésiliens, a déclaré Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’AUCC. Cette université est un incubateur d’idées novatrices et d’entrepreneuriat, un agent catalyseur de nouvelles connaissances et de participation du secteur privé. En collaborant avec des établissements comme Unicamp, le Canada pourra cultiver les compétences et le talent dont il a besoin pour saisir les occasions offertes dans un contexte de mondialisation. »

La visite d’aujourd’hui s’est ouverte sur une allocution de Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, consacrée à la question du transfert de la recherche universitaire vers le secteur privé en vue de créer des collectivités novatrices, et sur un discours de l’honorable Gary Goodyear, ministre d’État chargé des Sciences et des Technologies. Des recteurs canadiens ont également participé à une discussion sur le sujet avec leurs partenaires brésiliens. Cet après-midi, les participants à la mission de l’AUCC assisteront à une démonstration au laboratoire brésilien de lumière synchrotron (LNLS) organisée conjointement avec le Centre canadien de rayonnement synchrotron (CCRS) de la University of Saskatchewan.

« Il est essentiel de renforcer les liens du Canada avec le réservoir mondial d’idées pour faire progresser la stratégie canadienne en matière de sciences et de technologie, a affirmé le ministre Goodyear. Les ententes conclues aujourd’hui favoriseront la collaboration entre établissements brésiliens et canadiens qui effectuent de la recherche de calibre mondial. La collaboration bénéficiera aux entreprises qui souhaitent prendre de l’expansion grâce à l’innovation et améliorera la qualité de vie des Canadiens et des Brésiliens en stimulant la création d’emplois de qualité, la croissance économique et la prospérité à long terme. »

Au cours de la dernière année, le LNLS a adapté le logiciel du CCRS, qui permet aux scientifiques d’accéder à des faisceaux synchrotron, d’analyser des données et de stocker des renseignements à distance afin de permettre aux chercheurs et à leurs étudiants de collaborer malgré les milliers de kilomètres qui les séparent. Les étudiants brésiliens aux cycles supérieurs qui travailleront au CCRS pourront ainsi collaborer avec leurs superviseurs au Brésil, qui seront en mesure de suivre leurs expériences en temps réel.

« Il est très inspirant de voir de nos propres yeux les installations de recherche et d’innovation de haut calibre que possède le Brésil, a expliqué Peter MacKinnon, recteur de la University of Saskatchewan et membre du conseil d’administration de l’AUCC. Les nombreuses synergies entre les capacités de recherche et les intérêts canadiens et brésiliens nous font entrevoir d’incroyables possibilités pour les partenariats bilatéraux au cours des mois et des années à venir. »

La délégation de recteurs canadiens se dirigera maintenant vers Rio de Janeiro pour visiter d’autres instituts de recherche de calibre mondial, et ira ensuite à Brasília pour prendre part à des rencontres avec des partenaires gouvernementaux et visiter des établissements d’enseignement supérieur et des installations de recherche.

La mission des recteurs canadiens au Brésil est dirigée par le gouverneur général du Canada. L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Communiqué - 27 avril 2012
Sujets : Brésil

Mitacs annonce un investissement de 10,25 M$ dans des stages au premier cycle et des bourses d’études aux cycles supérieurs

São Paulo, Brésil – Les universités canadiennes et leurs homologues brésiliennes profitent de la mission des recteurs au Brésil, organisée par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et se déroulant du 25 avril au 2 mai, pour annoncer la création de 75 partenariats et programmes de bourses d’études qui totalisent des investissements universitaires et gouvernementaux de 6 736 800 $ CAN. Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’AUCC, a procédé à l’annonce lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à São Paulo.

Les nouvelles initiatives annoncées aujourd’hui s’appuient sur les 46 ententes et les 13 nouveaux programmes de bourses d’études et de mobilité étudiante dévoilés lors de la table ronde des recteurs Canada-Brésil à Rio de Janeiro hier. Il y aura au total 75 ententes, protocoles d’entente et programmes de bourses d’études, puisque d’autres annonces sont attendues à Campinas le 28 avril et à Brasília le 2 mai.

« Les relations entre les universités du Canada et celles du Brésil donnent lieu à des découvertes et à des innovations qui entraîneront d’immenses retombées pour nos deux pays, déclare M. Toope. Ces ambitieux investissements en recherche, en innovation et en enseignement supérieur nous aideront à devenir des pays plus prospères qui se démarquent sur la scène internationale. » Ces partenariats sont conclus avec des partenaires brésiliens dans le cadre de visites à Rio de Janeiro, à São Paulo, à Campinas et à Brasília.

Parmi les annonces faites aujourd’hui à São Paulo figure un investissement additionnel de 10,25 millions de dollars de Mitacs en vue de financer des stages au premier cycle et des bourses d’études aux cycles supérieurs. Le partenariat canadien Mitacs met en relation des chercheurs universitaires, y compris des étudiants aux cycles supérieurs et des professeurs, avec des entreprises canadiennes dans le cadre de projets de recherche concertée et offre des stages aux meilleurs étudiants étrangers au premier cycle. Mitacs vient d’annoncer un investissement de 6,75 millions de dollars – en partenariat avec le nouveau programme Science sans frontières du gouvernement brésilien, le gouvernement du Canada, des provinces canadiennes et plusieurs universités canadiennes – en vue de permettre à 450 étudiants brésiliens au premier cycle de venir au Canada entre 2012 et 2014 dans le cadre de son programme Globalink. L’agence fédérale brésilienne de soutien et d’évaluation de l’enseignement supérieur (CAPES) a conclu une entente avec Mitacs pour la première cohorte de 100 étudiants. L’annonce de Mitacs comprend un autre investissement de 3,5 millions de dollars destiné aux bourses d’études supérieures Globalink, qui permettent aux anciens participants au programme Globalink d’effectuer des études supérieures au Canada.

« Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer étroitement avec nos partenaires afin de resserrer les liens avec les établissements d’enseignement et les étudiants brésiliens dans le cadre du programme Mitacs Globalink et des bourses d’études supérieures Globalink, affirme Arvind Gupta, directeur général et scientifique de Mitacs. En permettant aux pays de tisser des liens par l’intermédiaire de nos jeunes chercheurs, nous améliorerons l’économie mondiale. »

« Ces initiatives universitaires marquent un tournant dans nos relations bilatérales et entraîneront une foule de possibilités pour les étudiants et les professeurs au cours des prochaines années, se réjouit Heather Munroe Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill et membre du conseil d’administration de l’AUCC. Il s’agit ultimement d’investissements dans les ressources humaines – les étudiants, les chercheurs, les agents d’innovation – et l’ensemble de la population du Canada et du Brésil. »

Dix universités canadiennes ont signé des ententes de partenariat d’une valeur de 1,18 million de dollars avec la Fondation de la recherche de l’État de São Paulo (FAPESP) aujourd’hui.

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Communiqué - 26 avril 2012
Sujets : Brésil

Rio de Janeiro, Brésil – Des recteurs canadiens ont permis d’accroître la capacité de recherche et d’innovation du Canada aujourd’hui en signant 35 ententes et protocoles d’entente avec 18 établissements d’enseignement brésiliens. Ils ont par ailleurs annoncé 13 nouveaux programmes de bourses d’études et de mobilité à l’intention des étudiants brésiliens et canadiens.

Les recteurs de 12 universités canadiennes et leurs homologues brésiliens ont procédé à la signature des ententes à l’occasion de la table ronde des recteurs organisée à Rio de Janeiro dans le cadre de la mission des recteurs canadiens au Brésil qui se déroule du 25 avril au 2 mai. Les partenariats prennent la forme de programmes de mobilité des professeurs et des étudiants et de collaborations en recherche dans des domaines d’intérêt commun. La table ronde, qui s’est ouverte sur une allocution de Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, a permis aux dirigeants universitaires des deux pays d’explorer les occasions et les stratégies visant à accroître la collaboration bilatérale en enseignement supérieur.

Les ententes conclues représentant des investissements de 1,72 M$ de la part des universités canadiennes et de 1,45 M$ de la part du gouvernement canadien. La valeur des nouveaux programmes de bourses d’études et de mobilité annoncés avoisine les 1,71 M$.

« Cet engagement sans précédent envers la collaboration bilatérale multipliera les occasions offertes aux étudiants et aux chercheurs du Canada et du Brésil au cours des prochaines années », s’est réjoui Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Nous sommes tous appelés à contribuer à résoudre les problèmes mondiaux les plus complexes. Par ces ententes, nous pourrons rassembler certains des plus brillants cerveaux. Nous sommes prêts à relever le défi. »

« La plupart des activités universitaires ne connaissent pas de frontières, a expliqué Amit Chakma, recteur de la Western University et président du Comité consultatif sur la stratégie internationale en matière d’éducation du gouvernement canadien. Le Brésil offre à nos universités de nombreuses occasions de poursuivre leurs objectifs en recherche et en éducation dans le cadre de partenariats stratégiques. En travaillant de concert, les établissements canadiens et brésiliens pourront commercialiser plus rapidement leurs découvertes et favoriser la croissance économique au profit des habitants des deux pays. »

Les universités canadiennes ont manifesté leur intérêt à l’égard du nouveau programme Science sans frontières du gouvernement brésilien en prenant les mesures nécessaires pour accueillir les meilleurs étudiants brésiliens au premier cycle et aux cycles supérieurs. Annoncé par la présidente Dilma Roussef en 2011, cet ambitieux programme offrira aux jeunes Brésiliens 75 000 bourses pour aller étudier à l’étranger. Le secteur privé du Brésil a contribué au programme en finançant 26 000 bourses supplémentaires. Le 24 avril 2012, le gouverneur général du Canada a fait une déclaration à Brasilia, en présence de la présidente Rousseff, pour annoncer que le Canada accueillera 12 000 étudiants brésiliens au premier cycle, aux cycles supérieurs et au postdoctorat dans le cadre du programme Science sans frontières.

Les universités canadiennes procéderont de diverses manières pour recruter les boursiers du programme Science sans frontières. Le consortium formé de la University of Alberta, de l’Université Laval, de la Dalhousie University et de l’Université d’Ottawa, le CALDO, a déjà signé une entente avec les organisations responsables du programme au Brésil (la CAPES et le CNPq), en vue d’accueillir des étudiants au premier cycle et aux cycles supérieurs; l’AUCC, en collaboration avec le Bureau canadien de l’éducation internationale, a également conclu une entente avec la CAPES en vue d’accueillir des étudiants brésiliens au premier cycle dans l’ensemble de ses établissements membres; le partenariat canadien Mitacs permettra quant à lui à 450 étudiants brésiliens au premier cycle d’effectuer un séjour dans diverses universités canadiennes par l’intermédiaire de son programme Globalink de 2012 à 2014.

Certaines universités canadiennes offriront par ailleurs aux boursiers du programme Science sans frontières une aide financière complémentaire à celle qui leur est versée par le gouvernement brésilien.

La délégation de recteurs canadiens se dirige maintenant vers São Paulo en vue de participer au forum Canada-Brésil sur l’innovation le 27 avril. Les participants au forum se pencheront sur les moyens d’accroître la collaboration entre les universités et le secteur privé au sein de l’économie mondiale.

La mission au Brésil est dirigée par le gouverneur général du Canada. L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Communiqué - 24 avril 2012
Sujets : Brésil

Guelph (Ontario) – Près du tiers des recteurs canadiens s’envolent aujourd’hui vers le Brésil dans le cadre de la plus importante mission du genre organisée à ce jour. Ils ont pour objectif de présenter aux Brésiliens les universités canadiennes comme étant parmi les meilleures au monde et de renforcer les relations avec cette puissance économique en plein essor. Dans le cadre d’une initiative sans précédent de promotion des universités canadiennes à l’étranger, une trentaine de recteurs se joindront à leurs homologues brésiliens pour annoncer de nouveaux partenariats et signer des ententes en matière de recherche, d’innovation et de mobilité étudiante.

Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, qui dirige la délégation de recteurs prononcera l’allocution d’ouverture de la Conférence des Amériques sur l’éducation internationale à Rio de Janeiro le 26 avril. L’honorable Gary Goodyear, ministre d’État chargé des Sciences et des Technologies, sera également présent.

« Il s’agit d’une rare occasion de rehausser collectivement l’image d’excellence des universités canadiennes dans un pays qui compte parmi nos partenaires stratégiques, a déclaré Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Beaucoup d’ententes majeures seront annoncées pendant la mission et ouvriront de nouvelles possibilités en recherche, en innovation et en mobilité internationale aux étudiants, aux chercheurs et aux professeurs des deux pays. »

Lors de la table ronde des recteurs canadiens et brésiliens à Rio de Janeiro le 26 avril, un des faits saillants de la mission, les recteurs discuteront des occasions et des défis associés à l’établissement et au renforcement de la collaboration bilatérale. Le lendemain, les recteurs canadiens participeront à un forum sur l’innovation à São Paulo afin d’examiner des modèles de collaboration entre les universités et l’industrie qui favoriseront la recherche et l’innovation dans les principaux secteurs d’intérêt commun.

La délégation canadienne visitera également des installations de recherche de pointe à l’Université de Campinas (Unicamp) et des instituts de recherche de haut calibre à Rio de Janeiro et à Brasília. La mission se terminera le 2 mai par des rencontres entre les recteurs et des responsables du gouvernement brésilien à Brasília.

« Les synergies entre nos deux pays dans d’importants domaines de recherche et de découverte sont évidentes, a expliqué Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Les investissements stratégiques qui seront annoncés pendant la mission contribueront à stimuler les échanges commerciaux, à favoriser la prospérité et à améliorer la qualité de vie au Canada et au Brésil. »

Les recteurs s’envoleront vers le Brésil aujourd’hui après la clôture des réunions des membres de l’AUCC, qui se sont déroulées à la University of Guelph.

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Personnes-ressources

Au Brésil :

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Communiqué - 19 avril 2012
Sujets : Brésil

OTTAWA – Des recteurs canadiens se préparent en vue d’une mission sans précédent au Brésil du 25 avril au 2 mai. Ils seront une trentaine à se rendre à Rio de Janeiro, à São Paulo, à Campinas et à Brasília pour présenter le Canada comme partenaire de choix en recherche, en innovation et en enseignement supérieur. Les participants rencontreront leurs homologues brésiliens et procéderont à l’annonce de partenariats en recherche et de programmes de bourses d’études.

« Il s’agit de la plus grande mission de recteurs à l’étranger de l’histoire du Canada, ce qui témoigne de l’importance accordée aux relations avec cette puissance économique émergente, explique Stephen Toope, président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et recteur de la University of British Columbia. Notre objectif est de créer et de renforcer des partenariats en recherche et en innovation. Nous souhaitons également améliorer les possibilités de mobilité bidirectionnelle entre le Canada et le Brésil afin d’offrir aux étudiants des deux pays des expériences qui les prépareront à évoluer au sein de la nouvelle économie du savoir. »

« Cette mission tirera parti des relations déjà établies entre le Canada et le Brésil et en catalysera de nouvelles, déclare Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Les partenariats porteront sur des domaines de recherche d’intérêt commun et favoriseront la prospérité à long terme des deux pays. »

D’ici cinq ans, le Brésil devrait devenir la cinquième économie mondiale. Les milieux universitaires des deux pays, qui connaissent depuis longtemps leurs points forts mutuels, sont enthousiastes à l’idée de resserrer leurs liens.

La mission au Brésil sera dirigée par Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada.

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Nota :

Veuillez consulter une liste complète des recteurs canadiens participant à la mission.

Pour obtenir un complément d’information relative à la mission des recteurs canadiens au Brésil, veuillez consulter le www.aucc.ca/bresil.

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613 563-1236, poste 238
Portable : 613 608-8749

Communiqué - 16 avril 2012
Sujets : Droit d'auteur

OTTAWA – L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et Access Copyright ont annoncé aujourd’hui qu’ils avaient négocié un modèle de licence qui permettra aux universités de reproduire en formats papier et numérique des œuvres protégées par droit d’auteur.

« Nous croyons que cette entente négociée représente la meilleure solution possible pour les universités, leurs étudiants et leurs professeurs, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Elle assure une stabilité à long terme des tarifs et l’accès à une nouvelle gamme de documents numériques. Plus important encore, l’entente respecte les principes de liberté universitaire et de protection des renseignements personnels qui importent aux universités et réduit au minimum le fardeau administratif pour les établissements. »

Par l’entremise de ce modèle de licence, l’AUCC et ses établissements membres collaboreront avec des éditeurs et des créateurs afin d’offrir une rémunération juste pour les œuvres qu’ils utilisent.

L’entente concilie les besoins des créateurs, des éditeurs et du milieu universitaire. L’usage élargi du contenu visé par l’entente est dans l’intérêt de toutes les parties concernées, ont indiqué Access Copyright et l’AUCC.

« Nous sommes ravis d’avoir négocié cette licence avec l’AUCC, a déclaré Maureen Cavan, directrice générale d’Access Copyright. La licence offre un moyen facile et légal pour les étudiants, les professeurs et le personnel d’accéder à des œuvres protégées par droit d’auteur de façon simple, rapide et économique. »

En vertu du modèle de licence, les établissements verseront à Access Copyright une redevance annuelle de 26 $ par étudiant équivalent temps plein. Cette redevance comprend des droits distincts de 10 cents la page autrefois perçus pour les photocopies des compléments de cours. Il n’y aura donc plus de droits distincts pour ces photocopies.

Cette entente restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2015 et sera automatiquement reconduite pour des durées d’un an pendant lesquelles l’une ou l’autre des parties peuvent l’annuler ou demander qu’elle soit renégociée.

Au cours des six prochains mois, les deux organismes élaboreront conjointement une méthodologie d’enquête afin de recueillir des données bibliographies fiables, ainsi que des données sur les tendances relatives aux volume d’utilisation dans le but de permettre à Access Copyright de répartir équitablement la redevance entre ses parties affiliées et de faciliter l’établissement de tarifs appropriés pour de futures licences. L’enquête sera conçue de façon à réduire au minimum le fardeau administratif des parties, tout particulièrement le corps professoral et les étudiants, et à respecter la liberté universitaire, la vie privée et les obligations des universités en vertu des conventions collectives conclues avec les professeurs et le personnel.

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Personnes-ressources d’Access Copyright

Maureen Cavan
Directrice générale
Access Copyright
416-868-1620, poste 226

Roanie Levy
Avocate générale et directrice des politiques et des affaires externes
Access Copyright
416-868-1620, poste 233

Personnes-ressources de l’AUCC

 Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada
613-563-1236, poste 232

Christine Tausig Ford
Vice-présidente et administratrice en chef
Association des universités et collèges du Canada
613-563-1236, poste 341

Opinion - 3 avril 2012

La version anglaise de cet article d’opinion, rédigé par Stephen Toope, président du c.a. de l’Association des universités et collèges du Canada et recteur de la UBC, a paru dans le National Post.

In the global knowledge economy, a country’s greatest strategic advantage is its capacity to discover and innovate.

The federal government acknowledged this clearly in Thursday’s budget, with its commitment to make smart investments in research and innovation. Maintaining such priorities at a time of difficult fiscal decisions affirms the Prime Minister Stephen Harper’s declared ambition to position Canada as a centre of excellence in research, innovation and higher education.

That last component — higher education — is critical to the mix. Education is our best tool for cultivating creativity and equipping citizens to engage globally.

When it comes to developing our human potential, Canada’s universities deliver the greatest possible return on investment. They prepare today’s students for tomorrow’s challenges. They strengthen our communities and drive discovery through dynamic research. They are where critical questions are asked — curious, provocative questions — yielding insights that reframe challenges and expose new possibilities.

Universities play a vital role not only in generating specific innovations, but in building an overall culture of innovation, embedding it in the character of our country.

To make the most of our investments in higher education, we have to create conditions within our universities that will attract highly qualified international students and professors — and entice talented Canadians from all walks of life to stay and do their best work here at home.

The benefits associated with investing in higher education, research and innovation are profound: A strong economy, unlocking human potential, enhancing our quality of life. Fortunately, public investments in Canadian research and innovation have increased nearly fourfold since 1995 — and continue to rise even during the economic downturn.

Around the world, countries are moving quickly to advance their discovery and innovation agendas. This is especially true among emerging economies, which are transforming themselves through dramatic investments in higher education and research. The number of people graduating from China’s universities and specialized colleges has nearly quadrupled since 2000, and the so-called BRIC countries — Brazil, Russia, India and China — tripled their output of scientific articles between 1996 and 2007, a measure of their drive to innovate. Canada cannot afford to rest on its laurels, and our government understands that reality.

In presenting a strategic, multi-year agenda for discovery and innovation — including stable funding for the Social Sciences and Humanities Research Council, the Canadian Institutes of Health Research and the Natural Sciences and Engineering Research Council, and new investment in the Canada Foundation for Innovation — the federal budget signals a commitment to ensuring that Canada is a leader in innovation.

Our future economic strength and social cohesion will depend less on what we now know, and more on what we are capable of learning. We must enhance our capacity to acquire, discover and utilize knowledge. This is — and has always been — the role of universities.

With sustained support, Canadian universities will continue to be laboratories of change and incubators of resilience-producing global citizens who are ready to thrive in a world where nothing stands still and the future belongs to those who imagine it, and build it, first.

Opinion - 31 mars 2012

La version anglaise de cet article d’opinion de Heather Munroe-Blum, présidente du Comité permanent consultatif de la recherche universitaire de l’AUCC et principale  de l’Université McGill, a paru dans la Montreal Gazette.

Last fall, Prime Minister Stephen Harper put it about as directly as it could be said: “You can’t build a modern economy without investing in world-class research.”

World-class research, and the preparation of our citizens to succeed in a globally oriented and complex world, starts at Canada’s universities. It produces knowledge that transforms the ways we think, work and live. It connects us to fellow innovators near home and across the globe. It also pays tangible dividends.
 
Since 1999, more than 1,200 companies have been spun out of discoveries made at Canadian universities – and our graduates have used the knowledge gained over the course of their degrees to create thousands more. Each year, our universities conduct close to $1 billion in direct collaboration with the private sector and another billion with the not-for-profit sector. Overall, the annual economic impact of university research exceeds $60 billion. McGill University’s contribution toward the development and dissemination of knowledge in Quebec alone, for example, was estimated at $3.2 billion in 2008. And every year, more than 200,000 students graduate and go to work in Canadian organizations, large and small, helping them to prosper.
 
Over the past 10 years, and notwithstanding the clear need for real-time austerity measures, government investment in university research has increased by more than 80 per cent. In keeping pace with the growth rate of investment of other countries, the government signals a sustained national priority of achieving high-quality university research and an investment in educated, well-prepared people.
 
The longer-term perspective on research and innovation evident in Budget 2012 is encouraging. Notably, Finance Minister Jim Flaherty’s budget provides ongoing program funding for the federal granting agencies Genome Canada and the Canada Foundation for Innovation.
 
This funding is crucial to developing knowledge, global awareness, creativity and innovation, and will support research that is at the root of Canada’s health and successful growth, allowing our top university talent to create new ideas and breakthroughs that private and not-for-profit sectors can develop into products and services.
 
What is less known is the vital role that federal grants play in developing the highly qualified personnel at the core of our innovation society. Up to three-quarters of the budget of most grants fund salaries for graduate students and research technicians. Programs also provide students and organizations with opportunities to connect in the workplace, promoting knowledge exchange. The expansion of the Industrial Research and Development Internship program for master’s students will provide Canada’s small-and mediumsized enterprises with increased access to cutting-edge research skills and will serve to foster knowledge mobility and a stronger culture of innovation for companies that may not be able to otherwise afford this calibre of talent.
 
Through Canada’s firm commitment to research, we are bringing the energy and expertise of our universities to bear on problems that really matter – whether creating more effective biomedical devices, providing policy advice to regions transitioning to democracy or helping communities devise sustainable solutions to nutrition problems.

Research in the social sciences and humanities allows universities to provide Canadians with the tools necessary to navigate through an increasingly complex world, where intercultural fluency, understanding of the role of demographics and insight into human development are key to achieving and maintaining healthy communities and civil society.
 
Canada’s health and future growth and prosperity will depend on our ability to innovate – that much is certain. Gary Goodyear, Minister of State for Science and Technology, summed it up nicely in a speech last month: “We have what it takes to build a competitive advantage in the global economy that will result in jobs, growth and prosperity. We just have to be bold!”
 
Canada’s universities, our students and professors, are taking up that challenge and, with the sustained and growing commitment of government to high-quality research and scholarship, and Canada’s increasingly deep, international engagement, we will be bold indeed.

Communiqué - 29 mars 2012

OTTAWA – Les universités canadiennes se réjouissent des investissements intelligents et stratégiques en matière de recherche et d’innovation annoncés dans le budget fédéral déposé aujourd’hui.

« Placé devant des choix financiers difficiles, le gouvernement a fait preuve de leadership en continuant à investir dans la recherche, l’innovation, l’infrastructure de recherche et les collaborations entre le secteur privé et le milieu universitaire, déclare Stephen Toope, président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et recteur de la University of British Columbia. Ces investissements contribueront à la prospérité future de notre société et de notre économie. »

Dans un contexte économique où certains ministères fédéraux subissent des coupures, le budget fédéral accorde un financement continu pour la recherche et l’innovation par l’entremise du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, des Instituts de recherche en santé du Canada et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada afin d’accroître l’appui des organismes aux programmes de partenariats en matière de recherche entre l’industrie et les universités. Ces investissements permettront de maintenir les niveaux actuels de financement accordé à la recherche fondamentale et aux programmes de bourses d’études afin d’assurer la position du Canada comme chef de file mondial en matière de recherche et de découvertes.

Le financement supplémentaire de 500 millions de dollars sur cinq ans accordé à la Fondation canadienne pour l’innovation reflète l’importance que revêt une infrastructure de recherche de grande qualité pour attirer et retenir des étudiants et des chercheurs hautement qualifiés du monde entier. En outre, le budget comprend des mesures qui permettront aux étudiants aux cycles supérieurs d’acquérir une précieuse expérience en recherche dans le secteur privé – des mesures réclamées par l’AUCC.

D’autres investissements stratégiques en matière de recherche et d’enseignement supérieur comprennent :

  • 60 millions de dollars à Génome Canada pour lancer un nouveau concours en matière de recherche appliquée dans le domaine de la santé humaine et pour fournir un soutien aux Centres d’innovation de science et de technologie jusqu’en 2014-2015;
  • 40 millions de dollars sur deux ans pour aider CANARIE à exploiter le réseau de recherche à très grande vitesse du Canada;
  • 6,5 millions de dollars sur trois ans pour un projet de recherche à l’Université McMaster, lequel évaluera la prestation de soins de santé par des équipes médicales;
  • 17 millions de dollars sur deux ans pour faire progresser les travaux en vue de trouver des solutions de rechange aux technologies actuelles de production d’isotopes;
  • 10 millions de dollars sur deux ans à l’Institut canadien de recherches avancées pour brancher les Canadiens à des réseaux de recherche mondiaux.

« Le budget procure aussi de nouvelles possibilités aux étudiants talentueux aux cycles supérieurs qui pourront acquérir de l’expérience en recherche dans des entreprises de partout au Canada, affirme le président-directeur général de l’AUCC Paul Davidson. Nous sommes également ravis que le budget reconnaisse l’importance de resserrer les liens en matière d’éducation internationale et de recherche. »

Le gouvernement investit aussi dans le transfert du savoir et la commercialisation en accordant 24 millions de dollars sur deux ans et 12 millions de dollars par année par la suite pour rendre permanent le programme des Réseaux de centres d’excellence dirigés par l’entreprise. Cette initiative appuie des travaux de recherche axés sur les priorités des entreprises, qui sont menés par des équipes de chercheurs du secteur privé et du milieu universitaire.

Le budget prévoit en outre du financement pour améliorer la réussite scolaire des Canadiens autochtones y compris un soutien de 275 millions de dollars pour l’éducation des Premières nations dans les réserves. Il s’agit d’une priorité partagée, et les universités canadiennes continueront de collaborer avec des organisations autochtones, le gouvernement du Canada et des partenaires du secteur privé afin de veiller à ce que la population croissante de jeunes Autochtones ait accès à une formation postsecondaire de grande qualité.

Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif au Canada.

Regardez la vidéo de la réaction de Paul Davidson au budget »

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Communiqué - 22 mars 2012
Sujets : Brésil

OTTAWA – Les universités canadiennes se préparent à accueillir des milliers d’étudiants brésiliens par l’entremise du volet canadien de l’ambitieux programme de bourses d’études brésilien Science sans frontières. Grâce à ces bourses d’études, plus de 100 000 Brésiliens effectueront des études, des stages ou de la recherche dans divers pays du monde sur une période de quatre ans.

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), collabore avec le Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI) dans le cadre de la venue d’étudiants brésiliens au Canada. Grâce à la collaboration entre l’AUCC et le BCEI, et aux ententes intervenues entre des établissements canadiens et le gouvernement du Brésil, le Canada s’attend à accueillir environ 12 000 boursiers du programme Science sans frontières d’ici à 2016.

« Les universités canadiennes accueilleront des boursiers qui viendront vivre une expérience d’apprentissage enrichie par la recherche et ouverte sur le monde, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Attirer des étudiants et des chercheurs au Canada par l’entremise du programme Science sans frontières est une des composantes clés des initiatives du Canada visant à consolider des partenariats en matière de recherche et d’enseignement avec le Brésil, maintenant et dans l’avenir. »

En 2011, la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a annoncé son projet d’offrir 75 000 bourses d’études permettant à des étudiants brésiliens au premier cycle et aux cycles supérieurs d’aller étudier à l’étranger. Le secteur privé brésilien est ensuite intervenu en annonçant le financement de 26 000 bourses d’études supplémentaires. Le volet canadien de ce programme offrira une combinaison de possibilités en matière de formation linguistique, de séjours d’études, de stages de recherche et de stages hors campus.

« L’AUCC contribue grandement à établir l’image d’excellence de l’enseignement supérieur canadien au Brésil, un élément essentiel pour attirer les boursiers du programme Science sans frontières au Canada, a souligné M. Davidson. La mission de ce printemps, à laquelle participeront plus d’une trentaine de recteurs canadiens, donnera une grande visibilité aux universités canadiennes et permettra d’établir un solide réseau d’échanges bidirectionnels d’étudiants et de professeurs entre nos deux pays. » Organisée par l’AUCC et dirigée par le gouverneur général du Canada, David Johnston, la mission au Brésil aura lieu du 25 avril au 2 mai 2012.

L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.

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Opinion - 19 février 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Toronto Star.

Le congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) est l’une des plus prestigieuses conférences scientifiques au monde. Du 16 au 20 février 2012, 8 000 personnes se réuniront à Vancouver pour découvrir les toutes dernières percées scientifiques et présenter les nouveaux domaines de recherche qui façonneront la science au cours des prochaines décennies. Cette année, le congrès se tient hors des États-Unis pour la deuxième fois seulement en 164 ans d’existence – la première fois c’est Toronto qui l’avait accueilli en 1981.

À l’époque, j’étais étudiant au secondaire et la motivation de mon professeur de science nous avait poussés à participer à la conférence. Le Canada n’était pas un chef de file en recherche, et notre participation visait tout particulièrement à nous faire connaître les grandes universités des États-Unis ou du Royaume-Uni pouvant présenter un intérêt pour aller étudier un jour. Évidemment nous avions étudié la découverte de l’insuline, 60 ans auparavant, mais nous avions bien que les grandes découvertes scientifiques se faisaient « ailleurs ».

Aujourd’hui, les étudiants de cette même école secondaire participent à des travaux de recherche sur les cellules souches dans le cadre de leurs stages coopératifs à la Hospital for Sick Children, dans des laboratoires à la fine pointe de la technologie, en compagnie de sommités scientifiques mondiales. Aujourd’hui, plus de un million de Canadiens font des études universitaires au premier cycle, et plus de 190 000 aux cycles supérieurs, ce qui témoigne des possibilités et de la poursuite de l’excellence à la grandeur du pays.

En 1981, une seule université au Canada effectuait pour plus de 50 millions de dollars de recherche annuellement. Aujourd’hui, on en compte 26 qui en font autant et 12 d’entre elles effectuent pour plus de 300 millions de dollars de recherche par année. La University of Toronto, la plus grande université de recherche au pays, effectue annuellement pour près de un milliard de dollars de recherche. Grâce à des investissements continus, le Canada est devenu un chef de file dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation.

En 1981, on comptait moins de 10 000 étudiants au doctorat au Canada. Aujourd’hui, le pays en compte environ 45 000 à temps plein, et ces étudiants effectuent des travaux de recherche qui façonneront le XXIe siècle. Un tel accroissement des possibilités a permis au Canada de se doter des personnes hautement qualifiées dont il a besoin dans l’économie mondiale.

Les universités sont maintenant très internationalisées, tant dans leurs perspectives que dans leur composition. En 1981, on ne comptait que 28 000 étudiants étrangers au Canada alors qu’aujourd’hui ils sont près de 100 000 et proviennent de plus de 200 pays différents. Les universités sont des fenêtres ouvertes sur le monde; elles renforcent les liens entre les nations et entre les gens.  

Si on considère les relations avec la Chine, en 1981, seulement 250 Chinois étudiaient au Canada, alors que maintenant on en compte environ 20 000. Comme l’a mentionné le premier ministre Harper la semaine dernière à Beijing, ces liens internationaux prennent une importance croissante, particulièrement avec les superpuissantes mondiales émergentes.

Nous devrions être fiers de tout ce que nous avons accompli. En ce qui concerne l’avenir, le Canada doit maintenir ses investissements dans la recherche et l’innovation et trouver de nouvelles façons de former des collaborations internationales en matière de recherche afin que les grands problèmes mondiaux soient confiés aux plus brillants cerveaux.

En 1981, Toronto était une ville convenable pour tenir une conférence, juste au nord de la frontière des États-Unis. Cette semaine, lorsque les délégués arriveront à Vancouver, ils constateront à quel point le Canada a changé. Ils verront tout ce qui a été fait pour qu’il acquière sa réputation de destination internationale, de partenaire et de pair en matière de recherche de pointe.

En me préparant pour le congrès de Vancouver, je constate avec plaisir que plusieurs centaines d’étudiants du secondaire y assisteront, et je me demande ce qu’ils accompliront au cours des 30 prochaines années.

Communiqué - 16 février 2012

OTTAWA – Les économies émergentes du monde entier se transforment en investissant massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche, et les pays occidentaux doivent réagir pour ne pas être laissés pour compte.

C’est sous ce thème que se déroulera l’atelier organisé par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) le 17 février prochain dans le cadre du congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) à Vancouver. L’atelier portera précisément sur la recherche concertée avec des économies émergentes en s’inspirant de l’exemple de l’expérience du Canada avec l’Inde et le Brésil, et explorera pourquoi et comment les universités canadiennes établissent ou consolident des partenariats en matière de recherche et d’enseignement avec l’Inde et le Brésil, les possibilités qu’offrent ces partenariats et les leçons qui peuvent être tirées de l’expérience canadienne.

« Les partenariats internationaux en matière de recherche et d’innovation sont essentiels à la prospérité de la nouvelle économie axée sur le savoir, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Au Canada, les collaborations internationales se font de plus en plus avec des économies émergentes; des pays dont la prospérité repose sur les investissements consentis à la recherche et à l’innovation. »

Le Brésil en est un excellent exemple. Ce dynamique pays sud-américain est en voie de devenir une des cinq puissances économiques mondiales au cours des cinq prochaines années, et il a ciblé établir ses dépenses en recherche à 2,5 pour cent de son PIB d’ici 2022.

L’Inde, dont l’économie connaît une croissance parmi les plus rapides au monde, aura besoin de créer 1 400 nouvelles universités au cours de la prochaine décennie. Ce pays envoie annuellement 160 000 étudiants à l’étranger et s’apprête à surpasser tous les pays du G8 en termes de résultats de recherche.

L’atelier de l’AUCC examinera aussi le leadership mondial du Canada en matière de recherche et d’innovation (qu’il doit en partie à ses partenariats et à ses collaborations avec des pays émergents) et la manière dont cette stratégie cadre avec l’objectif qu’il s’est fixé d’attirer dans ses universités les plus brillants cerveaux au monde.

Précisions concernant l’atelier :

Date : Le vendredi 17 février 2012

Heure : De 13 h à 14 h

Endroit : Vancouver Convention Centre (West building)

Pièces : 107-108

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AVIS AUX MÉDIAS : Le président-directeur de l’AUCC, Paul Davidson, assiste au congrès annuel de l’AAAS du 16 au 20 février et sera disponible pour des entrevues portant sur le sujet de l’atelier ainsi que sur l’importance pour le milieu de la recherche universitaire de tenir des rencontres de l’AAAS au Canada.

Renseignements :

Helen Murphy
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Communiqué - 16 février 2012
Sujets : Droit d'auteur

OTTAWA – Les universités du Canada demandent l’adoption rapide du projet de loi C 11, Loi sur la modernisation du droit d’auteur, qui a été renvoyé au comité cette semaine.

« Ce projet de loi représente un pas important vers l’atteinte d’un juste équilibre entre les intérêts des créateurs et ceux des utilisateurs d’œuvres protégées, déclare Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Il adopte une démarche intéressante pour les universités qui sont à la fois créateurs et utilisateurs d’œuvres protégées. Le projet de loi précise d’importantes questions, et permettra aux étudiants et aux apprenants d’avoir accès au contenu dont ils ont besoin, y compris aux documents électroniques. »

Le projet de loi C-11 permettra aux universités d’utiliser les nouvelles technologies, dont Internet, pour la transmission de documents pédagogiques et de recherche entre professeurs et étudiants. Il contient bon nombre des changements en faveur de l’enseignement proposés par le milieu universitaire au cours des consultations publiques tenues en 2009, y compris l’exception à l’égard de l’utilisation de ressources Internet à des fins éducatives dans le cadre d’activités d’enseignement et d’apprentissage. Ces changements faciliteront l’apprentissage en ligne, y compris l’éducation à distance, et rendront la formation universitaire accessible aux étudiants autochtones et aux étudiants adultes.

« Les universités reconnaissent l’importance d’assurer un juste équilibre entre, d’une part, le désir des créateurs de percevoir une rémunération équitable pour l’utilisation de leurs œuvres et, d’autre part, l’intérêt pour le public d’avoir accès à cette information aux fins de recherche et d’éducation, affirme M. Davidson. La nouvelle loi sera plus équitable envers les deux parties. »

Les universités et les étudiants dépensent chaque année des sommes très importantes pour l’achat de ressources pédagogiques et l’obtention des licences associées, et il en ira de même dans le cadre de ce nouveau projet de loi. Les bibliothèques des universités canadiennes consacrent chaque année plus de 300 millions de dollars à l’achat de nouveau contenu et à l’acquisition des licences associées au profit de la recherche et de l’apprentissage. En outre, plus de 400 millions de dollars sont consacrés annuellement à l’achat de nouveaux manuels scolaires, de recueils de cours et d’œuvres en format numérique.

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Communiqué - 9 février 2012

OTTAWA – L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) accueille favorablement l’annonce d’une collaboration accrue entre la Chine et le Canada en matière d’éducation, de science et de technologie. Le gouvernement a annoncé hier le renouvellement du protocole d’entente relatif au Programme d’échanges universitaires Canada-Chine (PEUCC) et de nouvelles demandes de propositions aux termes de l’Accord-cadre Canada-Chine de coopération en matière de science, de technologie et d’innovation.

Les critères d’admission pour le PEUCC seront élargis afin de permettre aux étudiants canadiens au premier cycle ainsi qu’aux professionnels en milieu de carrière d’acquérir de l’expérience universitaire et professionnelle en Chine (le programme est actuellement ouvert aux étudiants aux cycles supérieurs et au corps professoral). « Le renouvellement de ce programme indique l’importance de la collaboration en matière d’enseignement supérieur et de recherche comme pilier des relations bilatérales entre le Canada et la Chine », a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC.

Les universités canadiennes attendent avec impatience le lancement d’appels de proposition pour des projets de recherche conjoints prévus au printemps 2012. Un financement total de 18 millions de dollars sera consacré à ces initiatives qui permettront de renforcer les liens entre les étudiants aux cycles supérieurs et les chercheurs de la Chine et du Canada dans des domaines comme les vaccins humains et le transport routier non polluant.

« La croissance et la prospérité futures du Canada dépendent de notre capacité à innover et de notre compétitivité. Les investissements dans l’éducation internationale et la recherche prépareront nos diplômés à stimuler la capacité à innover de l’économie canadienne et à contribuer favorablement à leurs collectivités locales et aux collectivités mondiales », a ajouté M. Davidson.

Il existe actuellement 475 ententes de partenariats actives entre les universités de la Chine et celles du Canada. Ces ententes facilitent la mobilité des étudiants et des professeurs, la collaboration en matière de recherche et la création de programmes d’études conjoints dans de nombreuses disciplines. Les universités canadiennes ont accueilli plus de 30 000 étudiants chinois en 2009, le plus imposant groupe d’étudiants étrangers au Canada.

Porte-parole des universités canadiennes depuis 100 ans, l’AUCC représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif au Canada.

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Opinion - 2 février 2012

Cet article de James Bradshaw a paru sur le site Web du Globe and Mail.

Universities have been vocal about their ambitions to lure more international students to Canada, but they are quietly worried far too few Canadian students go abroad for their own formative experiences.

Federal and provincial governments are eager to market Canada as a higher-education destination. They feel international students make the classroom more diverse and globally oriented, while also attracting new revenue.
 
But when 25 university presidents converged in Ottawa to discuss Canada’s innovation agenda with parliamentarians on Tuesday, several of them cautioned that more homegrown students need to study outside their own backyard to develop strong worldwide connections and an instinct to innovate.

“Canadian students are not big travellers in comparison to, say, Americans or New Zealanders or Australians, and they don’t even travel that much from province to province,” said Queen’s University president Daniel Woolf.

About 9 in 10 Canadian students go to university in their home province, and evidence suggests a large proportion choose a school within 20 kilometres of home. Only 12 per cent of undergraduates have an international placement or exchange experience, according to a 2009 survey – reason to fear the experience of many students is too parochial given high demand for the ability to work and think globally.

“If I look across the U.S. universities which are most like ours, it’s more like 20 per cent, or a little higher,” said Herb O’Heron, director of research and policy analysis at the Association of Universities and Colleges of Canada. “When I talk to people in Germany, more like a third of students have [such] an experience.”

Sean Riley, president of St. Francis Xavier University, was skeptical of his school’s service learning program that sent students to Guatemala to examine topics like the coffee economy, until he made the trip himself. Now he is “fanatical” about fostering international connections.

“If I had a choice, I’d take the number of students that have a significant international exposure and multiply it by 10 or 20,” Dr. Riley said. “I think we’re kidding ourselves if we think we actually have a global mindset.”

Most universities have dozens, even hundreds of partnerships with schools abroad, but only a fraction of students take advantage of them, especially early in their studies, said Dalhousie University president Tom Traves.

“It exposes you, it transforms you, changes you as a person – you never see the world in the same way again,” he said.

That was Georgia Anstey’s experience. The 21-year-old Vancouver native and University of British Columbia student stumbled on a UBC international service learning program in 2010, and spent six weeks that summer in Swaziland working on a community-level HIV/AIDS project and talking to families. She quickly switched her major from history to international relations, and now has two longer study trips planned, to Uganda and France.

“It shifted my entire direction,” Ms. Anstey said. “Looking at trends with HIV is so staggering sometimes, you distance yourself from it in a classroom sense, from a book or a report. But when you know people, it definitely makes a difference.”

Dr. Traves worries the public still sees study abroad as frivolous, making student travel a tough political sell. Most trips are funded out of strained university budgets, through in-house fundraising or out of students’ pockets.

By contrast, the Brazilian government recently promised to spend $2-billion sending 75,000 more of its students abroad.

“If you put in place a broad national strategy along these lines, I don’t think it would cost big money in the context of the total budget of the federal government – we’re talking tens of millions of dollars, not hundreds. That would be astonishing and have a huge impact,” Dr. Traves said.

“To be a global player, you have to have global understanding, and you can’t do that sitting in your basement looking at a computer screen.”

Communiqué - 2 février 2012

OTTAWA – Dix des meilleurs professeurs au Canada lancent une campagne cette semaine pour remercier les professeurs qui les ont inspirés. À compter du samedi 4 février 2012, les lauréats du prix national 3M pour l’excellence en enseignement publieront une série d’annonces dans le Globe and Mail. Les annonces paraîtront également dans le magazine Affaires universitaires.

Comme l’explique Maureen Mancuso, récipiendaire du prix 3M et provost de la University of Guelph, qui dirige cette campagne : « Que ce soit par l’ouverture à de nouvelles idées ou en encouragements et motivation, un professeur peut véritablement changer la vie d’une personne. »

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) est tout à fait d’accord et donne son appui à la série de 11 annonces qui mettent chacune en vedette le lauréat d’un prix national 3M qui dira « merci » aux professeurs qui ont été sa source d’inspiration.

« Les universités canadiennes comptent d’excellents professeurs dont les connaissances et les compétences sont inspirées par l’activité savante, explique Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Les grands professeurs nous fournissent les outils qui nous permettent d’avancer dans un monde en constante évolution, et cette campagne nous donne l’occasion de leur rendre hommage. »

L’AUCC invite tous ceux qui ont été inspirés par un professeur à venir en témoigner sur le site www.thankyourteacher.ca. Hébergés sur le site Web de la Société pour l’avancement de la pédagogie dans l’enseignement supérieur (SAPES), qui coparraine le prix national 3M pour l’excellence en enseignement, les hommages du public pourront être lus par tous.

Arshad Ahmad, président de la SAPES et lauréat du prix 3M (1992), n’hésite pas à mentionner le nom des grands professeurs qui l’ont touché. « J’invite tous les Canadiens, peu importe où et quand ils ont été formés, à rédiger un message pour rappeler à leur professeur inspirant l’influence qu’il a exercée sur eux. Tout le monde peut le faire. Après tout, nous avons tous été étudiants. »

Le 9 février, procurez-vous le magazine Maclean’s pour y lire l’article annonçant les noms des lauréats du prix national 3M pour l’excellence en enseignement 2012.

Joignez-vous à nous!

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Maureen Mancuso
Provost, University of Guelph
mmancuso@uoguelph.ca
Tél. : 519 824-4120, poste 53845

Paul Davidson
Président-directeur général, AUCC
president@aucc.ca
Tél. : 613 563-3961, poste 232

Arshad Ahmad
Président, SAPES
arshad@jmsb.concordia.ca
Tél. : 514 947-2095

Communiqué - 31 janvier 2012

OTTAWA – Les recteurs canadiens sont réunis aujourd’hui sur la Colline du Parlement afin de discuter avec les députés et les hauts fonctionnaires de la façon dont les universités contribuent à bâtir une culture d’innovation au Canada. Les activités et les discussions de la journée portent sur les bienfaits que procurent les investissements en innovation aux Canadiens ainsi que les résultats impressionnants des partenariats entre les universités et le secteur privé. Une trentaine de recteurs participent à l’événement.

« La croissance et la prospérité futures du Canada dépendront de notre capacité à innover et de notre compétitivité à l’échelle internationale, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Alors que le gouvernement fédéral relève ce défi, les universités canadiennes le soutiennent activement. »

Les universités canadiennes effectuent des activités de recherche pour plus d’un milliard de dollars par année avec le secteur privé, et pour près d’un milliard de dollars pour le compte de groupes à but non lucratif des domaines de la santé et des services sociaux. Ainsi, de nombreux partenaires du secteur privé accompagnent les recteurs pour la Journée de promotion d’intérêts sur la Colline du Parlement.

La journée débute par les causeries « Voir grand », organisées conjointement avec la Fédération canadienne des sciences humaines, sous le thème de repenser l’innovation, et se terminera par une réception en soirée axée sur les partenariats entre les universités et le secteur privé qui stimulent l’innovation canadienne.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes. Elle représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif.

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Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
Courriel : hmurphy@aucc.ca
Tél. : 613 563-1236, poste 238

Opinion - 30 janvier 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Hill Times.

par David Naylor et Stephen J. Toope

L’automne 2008 a malmené le Canada. En effet, le pays sombrait dans la récession mondiale, le tempérament du troisième gouvernement minoritaire en autant d’élections était maussade et les Canadiens devenaient de plus en plus cyniques par rapport à la capacité du gouvernement de répondre aux besoins véritables et urgents de ses citoyens. Ce n’est pas ce qu’on appellerait les conditions gagnantes d’une réussite en matière de politiques publiques.

À l’automne 2011, les choses vont mieux, mais les jours heureux ne sont pas encore de retour. Notre avenir économique demeure nébuleux. Peut-être devrions-nous alors nous tourner vers un aspect positif et célébrer une réussite des gouvernements et du secteur privé.

Le gouvernement fédéral a annoncé le Programme d’infrastructure du savoir dans le budget de relance de 2009. L’investissement initial direct de 1,3 milliard de dollars s’est transformé en un investissement de 3,2 milliards de dollars (grâce aux fonds de contrepartie accordés aux projets par les provinces, les municipalités et le secteur privé) et a permis de moderniser les installations de recherche et d’apprentissage sur des campus de partout au pays. Outre leur effet immédiat, ces investissements contribueront à dessiner l’avenir de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Canada.

Dotées de ces ressources, les universités canadiennes ont procédé à la réfection ou à l’expansion de leurs installations ou construit de nouveaux laboratoires, bibliothèques et lieux d’apprentissage à la fine pointe de la technologie. Certains des projets visaient aussi à répondre au besoin urgent d’accroître la capacité d’accueil. Ainsi, sur le campus de la University of Toronto à Mississauga, le nouveau Centre for Instruction abrite un grand nombre de salles de classe axées sur les technologies dont la taille va de 30 à 500 places, des aires d’études spécialement aménagées et un laboratoire informatique accessible en tout temps. D’autres campus ont apporté de spectaculaires contributions au développement durable. Ainsi, le campus Okanagan de la University of British Columbia est maintenant doté d’un système géothermique qui utilise les eaux souterraines pour chauffer et climatiser les immeubles, ce qui réduit les émissions du campus presque à néant.

Le Programme d’infrastructure du savoir comporte plusieurs aspects exceptionnels. D’abord, sa rapidité d’exécution. Il n’a fallu que six semaines pour passer des discussions préliminaires à son annonce. À peine six mois plus tard, les décisions relatives au financement des projets étaient prises. En tout, 183 projets touchant 79 campus ont été approuvés. Les universités, qui n’ont pas toutes la réputation de prendre rapidement des décisions, se sont engagées à terminer ces projets en deux ans. Imaginez, rénover une cuisine peut prendre parfois plus de temps!

En outre, dans un pays où les querelles de compétences nuisent souvent au progrès, le Programme d’infrastructure du savoir est un modèle de collaboration entre les trois ordres de gouvernement dans l’intérêt de tous les Canadiens. Le Programme d’infrastructure du savoir relevait d’Industrie Canada, un ministère qui n’a pas l’habitude de la prestation de programmes. Le ministère a pourtant réussi à former une équipe qui a évalué les propositions, est parvenue à une entente avec chaque province et a suivi les progrès des projets. Pratiquement tous les projets ont respecté les délais et les budgets alloués. Jamais auparavant les trois ordres de gouvernement, le secteur privé et les universités de l’ensemble du pays n’avaient travaillé en harmonie et avec une telle vitesse d’exécution.

Les intervenants du secteur privé ont évidemment compris que le programme permettrait de relancer ce qui menaçait d’être un ralentissement massif de l’industrie de la construction. Les gouvernements fédéral et provinciaux ont senti l’obligation d’agir afin de stimuler l’économie et de collaborer, puis les municipalités ont fait leur bout de chemin pour contribuer à cette initiative. Il est vrai aussi que les universités avaient depuis longtemps besoin de capitaux.

Ce qui nous frappe, c’est l’esprit de partenariat et de collaboration manifesté par toutes les personnes qui ont participé à la prestation du Programme d’infrastructure du savoir. Cette énergie a stimulé le personnel des universités canadiennes, les centaines d’entrepreneurs, les milliers de travailleurs de la construction, les donateurs particuliers et les sociétés donatrices ainsi que tous les niveaux de gouvernement. Cet esprit a également permis de construire d’importantes installations qui profiteront à des centaines de milliers de futurs étudiants.

En novembre 2011, les universités canadiennes ont organisé des activités portes ouvertes afin de présenter les nouveaux laboratoires, bibliothèques et lieux d’apprentissage à la population. Environ 10 000 personnes y ont participé, et nous croyons que bon nombre de celles-ci faisaient partie de la famille ou du cercle d’amis de notre propre personnel. Pas étonnant : ces installations ne sont pas des attractions touristiques. Par contre, puisque nous sommes recteurs de deux universités situées aux extrémités opposées du pays, nous nous sommes dit qu’il serait de mise de « rendre à César ce qui appartient à César », car il nous arrive tout de même de réussir de grandes choses dans ce pays et en cette époque qui comporte des situations parfois frustrantes. Comme citoyens, nous en sommes venus à nous demander comment, sans la motivation née de la crise économique de 2008 ou l’inspiration de Jeux Olympiques, les Canadiens pourront raviver la solidarité sociale et la collaboration qui ont donné lieu à la réussite Programme d’infrastructure du savoir au Canada.

Stephen J. Toope est recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada David Naylor est recteur de la University of Toronto.

Communiqué - 25 janvier 2012

OTTAWA – Les recteurs des universités canadiennes sont encouragés par les discussions tenues entre le premier ministre Stephen Harper et les chefs des Premières Nations. La Rencontre de la Couronne et des Premières Nations a souligné la volonté commune de faire de l’éducation aux Autochtones la pierre angulaire des futures initiatives visant à améliorer la qualité de vie des peuples des Premières Nations du Canada.

« Peu de choses transforment une société comme une réforme de l’éducation audacieuse et visionnaire, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. Les universités canadiennes sont prêtes à jouer un rôle significatif pour améliorer l’éducation aux Autochtones à tous les niveaux, et ainsi rehausser les perspectives d’avenir de la population croissante de jeunes Canadiens autochtones.

« L’écart en éducation entre Canadiens autochtones et non-autochtones est important et croissant au pays; il faut inverser cette tendance, a poursuivi M. Davidson. On compte près d’un demi-million d’Autochtones âgés de moins de 20 ans, pourtant leur taux de réussite universitaire ne représente que le tiers de la moyenne nationale. »

Des initiatives visant à améliorer l’expérience d’apprentissage des étudiants autochtones sont déjà mises en œuvre dans les universités canadiennes. Bon nombre d’universités ont instauré des programmes de sensibilisation complets et efficaces dans les collectivités autochtones. Elles fournissent ainsi aux étudiants un soutien pédagogique et des possibilités de mentorat dès le primaire. Les universités renforcent aussi les mesures de soutien aux étudiants et élaborent des programmes d’études qui reflètent les expériences de vie des Autochtones.

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Pour obtenir un complément d’information ou une entrevue :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Communiqué - 5 janvier 2012
Sujets : Brésil

Ottawa – Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), a émis aujourd’hui une déclaration à la suite de l’annonce faite par l’honorable Ed Fast, ministre du Commerce international, relativement à la nomination de six chefs d’entreprise canadiens nommés au nouveau Forum des PDG Canada-Brésil.

« L’AUCC se réjouit d’apprendre que ces chefs d’entreprise participeront au Forum des PDG Canada-Brésil. L’année 2012 présente une occasion sans précédent de faire progresser les relations du Canada avec le Brésil. En avril, plus d’une trentaine de recteurs se rendront au Brésil pour affermir les liens en matière d’éducation, de recherche et d’innovation. Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec nos partenaires du secteur privé afin de consolider cette importante relation. »

Lire l’annonce du ministre Fast.

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Renseignements :
Mélanie Béchard
Agente de communications
Association des universités et collèges du Canada
Tél. : 613 563-3961, poste 306
Mobile : 613 884-8401
Courriel : mbechard@aucc.ca

Opinion - 2 janvier 2012

La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Toronto Star.

par Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

À mesure que les Canadiens saisissent l’ampleur et la complexité de la crise qui touche bon nombre des collectivités autochtones du Canada, il peut leur sembler impossible de trouver des solutions durables à ces problèmes de longue date. Toutefois, ce n’est pas nécessairement le cas. Pour trouver ces solutions encore imprécises, il convient principalement d’écouter davantage les personnes qui ont sans doute le plus à gagner de celles-ci : les jeunes Autochtones.

Le 12 décembre, des étudiants autochtones de partout au Canada ont participé à un dialogue en ligne sur l’éducation postsecondaire diffusé en direct depuis la Mount Saint Vincent University à Halifax. Ceux-ci ont discuté de leurs aspirations et de leurs points de vue sur l’éducation universitaire avec des professeurs et des dirigeants d’universités et de collectivités autochtones à l’échelle du Canada. Organisée par l’Assemblée des Premières Nations et l’Association des universités et collèges du Canada, cette discussion franche et ouverte a porté sur les obstacles qui nuisent à l’éducation complémentaire, la volonté exprimée par les professeurs et les étudiants autochtones de créer un avenir meilleur pour la population autochtone, ainsi que le besoin urgent d’une collaboration entre tous les partenaires afin d’atteindre cet objectif. Ces étudiants se sont avérés de jeunes ambitieux et visionnaires ayant une foule de bonnes idées. Ils nécessitent et méritent un engagement soutenu à poursuivre le dialogue sur l’avenir de leurs collectivités et à réaliser de véritables changements.

Les jeunes Autochtones constituent le segment de la population qui connaît la croissance la plus rapide au pays. On compte près d’un demi-million d’Autochtones âgés de moins de 20 ans, pourtant leur taux de réussite universitaire ne représente que le tiers de la moyenne nationale. Il existe un écart important et croissant en matière d’éducation au pays et il faut inverser cette tendance.

Contrairement à la croyance populaire, les étudiants autochtones ne sont pas assurés de recevoir du financement pour fréquenter des établissements postsecondaires. En fait, bon nombre d’entre eux ne poursuivent pas leurs études après le secondaire en raison d’un manque de ressources financières et d’autres mesures de soutien. De plus, la piètre situation de l’enseignement sur les réserves de la maternelle à la 12e année empêche beaucoup de jeunes Autochtones d’atteindre ce niveau.

Les Canadiens, peut-être maintenant plus que jamais, reconnaissent la nécessité d’effectuer de véritables changements. Nous ne pouvons plus accepter que les Canadiens autochtones se voient refuser la qualité de vie élevée et les nombreuses possibilités que bon nombre d’entre nous tenons pour acquises.

Peu de choses transforment une société comme une réforme de l’éducation audacieuse et visionnaire. Puisque le gouvernement fédéral s’est récemment engagé à collaborer avec l’Assemblée des Premières Nations à complètement restructurer les écoles situées sur les réserves, il est possible d’envisager un changement fondamental dans les perspectives de la population croissante de jeunes Canadiens autochtones.

Les universités canadiennes contribuent à améliorer l’expérience d’apprentissage des étudiants autochtones à tous les niveaux. Bon nombre d’universités ont mis en œuvre des programmes de sensibilisation complets et efficaces dans les collectivités autochtones. Elles fournissent ainsi aux étudiants un soutien pédagogique et des possibilités de mentorat dès le primaire. De plus, elles renforcent les mesures de soutien aux étudiants et élaborent des programmes d’études qui reflètent les expériences de vie des Autochtones.

En plus de l’obligation morale d’instaurer des changements, la prospérité future de l’ensemble de notre pays dépend de notre capacité à aider les jeunes Autochtones à réaliser leur potentiel et leurs aspirations pour l’avenir. Les jeunes Autochtones doivent participer pleinement à la société canadienne de demain.

Notre population est vieillissante. D’ici 20 ans, le nombre de retraités doublera, tandis que la population active du Canada n’augmentera que de huit pour cent. Plus de six millions de baby-boomers prendront leur retraite au cours des 15 prochaines années, ce qui contraindra l’économie et la société canadiennes à répondre à une demande accrue en matière de services juridiques, de services sociaux et de services de santé. Nous devons nous assurer de doter tous les jeunes Canadiens des outils dont ils auront besoin pour jouer leur rôle au sein d’un Canada nouveau genre.

Il s’agit d’un enjeu de taille. Si nous ne réglons pas la situation, nous gaspillerons le potentiel d’une génération de jeunes Canadiens autochtones et, par le fait même, une grande partie du potentiel du Canada.

Communiqué - 12 décembre 2011

OTTAWA – Les universités canadiennes se réjouissent de pouvoir s’entretenir directement avec les étudiants autochtones de niveau secondaire de l’ensemble du pays afin de connaître leurs points de vue sur l’éducation universitaire et leurs aspirations. Dans le cadre de la séance intitulée Dialogue avec les jeunes Autochtones, tenue en ligne aujourd’hui, de jeunes étudiants autochtones ont eu l’occasion d’échanger sur ce que signifie l’université pour eux et les étapes à franchir pour atteindre leurs objectifs en matière d’éducation.

La discussion en ligne était diffusée de la Mount Saint Vincent University, à Halifax, et s’adressait à un auditoire de jeunes Autochtones de la Nouvelle-Écosse. Shawn A-in-Chut Atleo, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, et Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada ont participé à la discussion, exprimé leurs opinions et interagi avec les étudiants lors de cette discussion animée par Ramona Lumpkin, rectrice et vice-chancellière de la Mount Saint Vincent University.

« Nous sommes heureux d’avoir pu entendre aujourd’hui ces jeunes échanger et parler de leurs rêves en matière d’éducation postsecondaire, a déclaré M. Davidson. Les universités canadiennes sont à l’écoute. Elles comprennent l’urgence de combler l’écart qui existe et de favoriser leur réussite; c’est pourquoi elles conçoivent et offrent de plus en plus de programmes d’études pour répondre aux besoins des étudiants autochtones. »

Les jeunes Autochtones constituent le segment de la population qui connaît la croissance la plus rapide au Canada; on compte près d’un demi-million d’Autochtones âgés de moins de 20 ans, pourtant leur taux de réussite universitaire ne représente que le tiers de la moyenne nationale. Il s’agit d’un écart important et croissant. Les universités canadiennes collaborent entre autres avec l’Assemblée des Premières Nations et la Fondation nationale des réalisations autochtones à réduire cet écart.

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Pour obtenir un complément d’information ou une entrevue :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Opinion - 10 novembre 2011

Monsieur Wayne D. Peters
Président,
Association canadienne des professeures et professeurs d’université

Monsieur James L. Turk
Directeur général,
Association canadienne des professeures et professeurs d’université
2705, promenade Queensview
Ottawa, ON K2B 8K2

Objet : Lettre ouverte à l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université

Monsieur le président,
Monsieur le directeur général,

Je vous remercie de votre lettre du 4 novembre dernier en réponse à la nouvelle Déclaration sur la liberté universitaire de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Nous apprécions ce dialogue sur la définition et la protection de la liberté universitaire au sein des universités canadiennes.

Cette déclaration est le résultat d’un processus rigoureux et réfléchi qui a commencé par un entretien approfondi entre 35 recteurs et vice-recteurs en décembre 2010. Après d’autres discussions entre les établissements membres de l’AUCC en avril 2011, le Comité consultatif permanent de la loi et des statuts de l’AUCC a rédigé une nouvelle déclaration. À titre de professeurs et de dirigeants universitaires, les membres du Comité ont enrichi le processus de leur vaste expérience. Après son approbation par le conseil d’administration en juin 2011, la nouvelle déclaration a été adoptée à l’unanimité par les établissements membres le 25 octobre 2011.

La déclaration de l’AUCC repose sur la conviction que la liberté universitaire est une valeur durable et fondamentale pour les universités canadiennes.

Nous croyons que la liberté universitaire vise un but précis : appuyer le rôle des universités au sein d’une société démocratique en ce qui a trait à la recherche et à la diffusion de la vérité.

Comme l’indique clairement la nouvelle déclaration, nous croyons également que la liberté universitaire doit être soumise à des normes rigoureuses de recherche et orientée par la raison ainsi que par les normes professionnelles de la recherche dans une discipline. Nous faisons confiance au processus d’examen par les pairs et aux normes de recherche et d’enseignement de nos disciplines universitaires. Nous ne partageons pas votre inquiétude découlant de la possibilité que ces processus et normes pourraient ne pas s’appliquer aux « idées marginales ou critiques des courants dominants ». Notre position repose sur la rigueur de la recherche et non sur son résultat.

La responsabilité d’un établissement d’organiser sa mission est une limite appropriée à la liberté universitaire. Ainsi, la responsabilité d’une université de prévoir ses horaires de cours et d’examens et de préparer son calendrier universitaire ne devrait pas être restreinte par une définition vague de la liberté universitaire.

La liberté universitaire est donc très différente du grand concept de liberté d’expression qui s’applique à tous les Canadiens. Le droit de chacun de s’exprimer à l’extérieur du campus est protégé par la Constitution canadienne; la Déclaration sur la liberté universitaire est axée sur ce qui se produit dans le milieu universitaire.

Votre lettre critique le fait que notre déclaration ne mentionne pas précisément le « service ». Or, la déclaration de l’AUCC est délibérément axée sur l’enseignement et la recherche. Les aspects du service liés à l’enseignement et à la recherche sont bien entendu protégés par la liberté universitaire.

Il est important de prendre note que la définition de la liberté universitaire évolue continuellement. Ce concept n’est ni statique, ni figé dans le temps; il s’adapte aux circonstances et aux réalités qui changent. Votre réponse fait référence au Statement on Academic Freedom and Tenure de 1915 de l’American Association of University Professors. Cependant, cet énoncé a été modifié en 1925, révisé de 1934 à 1940, puis modifié de manière substantielle de nouveau en 1940. Des commentaires interprétatifs ont également été ajoutés depuis. En 1945, on a axé l’énoncé sur les responsabilités particulières liées à la liberté universitaire. Depuis 1915, des déclarations au sujet des énoncés extra-muros ont également été publiées afin de clarifier les circonstances dans lesquelles on peut les utiliser ou les juger.

Il faut également noter que le cas de Harry Crowe, que vous citez, n’était pas seulement basé sur la compréhension de la liberté universitaire. Les spécialistes de l’ACPPU ont également constaté que les principes d’équité et de justice naturelle avaient alors été violés. Ces principes inscrits dans la réglementation canadienne, de même que les conventions collectives, protègent les droits des professeurs canadiens.

La Déclaration sur la liberté universitaire de l’AUCC est le résultat d’un processus solide. Elle reconnaît que les droits entraînent certaines responsabilités. Nous espérons qu’elle stimulera un dialogue constructif dans la collégialité de nos milieux universitaires.

Cordialement,

Stephen J. Toope
Président du conseil d’administration, Association des universités et collèges du Canada

Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Communiqué - 9 novembre 2011

Une nouvelle publication souligne les contributions sociales, économiques et culturelles des universités

WINNIPEG – Les universités sont au cœur même de plus d’une centaine de collectivités un peu partout au Canada et elles contribuent à la qualité de vie des résidents de manière significative. La nouvelle brochure rendue publique aujourd’hui par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) porte précisément sur la manière dont les universités contribuent à créer des collectivités intelligentes, saines, dynamiques et prospères.

« Les universités sont le lieu commun où se rencontrent les gens et les idées au profit de tous les Canadiens », a affirmé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC, qui s’adressait aujourd’hui aux membres du conseil d’administration de la University of Winnipeg où la brochure a été rendue publique.

« Pour les collectivités de l’ensemble du Canada, l’université locale est bien plus qu’un moteur économique important; elle est aussi un endroit où les arts s’expriment, où l’apprentissage à vie est possible et où les familles profitent des installations récréatives. Il n’y a pas de réelle frontière entre l’université et la collectivité; les deux s’appuient mutuellement, se complètent et travaillent ensemble à renforcer le Canada », a ajouté M. Davidson.

Avec des dépenses directes de 30 milliards de dollars par année, les universités canadiennes engendrent plus d’activité économique que le secteur des pâtes et papier ou l’industrie de la construction résidentielle. Elles attirent en outre comme de véritables aimants l’élite mondiale de la recherche et de l’innovation vers les collectivités locales. À titre d’exemple, environ 550 titulaires de Chaires de recherche du Canada (soit 30 pour cent) ont été recrutés à l’étranger, dont la moitié était des Canadiens expatriés.

L’internationalisation des universités canadiennes signifie pour sa part que 100 000 étudiants étrangers sont aujourd’hui inscrits dans une université canadienne, comparativement à 25 500 en 1995. Les étudiants étrangers contribuent au développement économique et social des collectivités locales dont ils renforcent la diversité, et qu’ils enrichissent de leur point de vue unique et de leur expérience personnelle.

Pour obtenir un complément d’information relativement aux répercussions des universités canadiennes sur nos collectivités, téléchargez un exemplaire de la nouvelle brochure de l’AUCC.

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Pour obtenir un complément d’information ou une entrevue :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Communiqué - 4 novembre 2011

OTTAWA – Cette semaine, les universités canadiennes invitent les Canadiens à constater les retombées des investissements rendus possibles grâce au Programme d’infrastructure du savoir du gouvernement fédéral en partenariat avec d’autres bailleurs de fonds. Du 4 au 13 novembre, 64 universités d’un océan à l’autre participeront aux Journée portes ouvertes dans les universités, organisées par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

« Les Journée portes ouvertes dans les universités offrent aux Canadiens l’occasion de constater comment le Programme d’infrastructure du savoir a transformé nos établissement d’enseignement, stimulé la recherche au Canada et amélioré les expériences d’apprentissage des étudiants », a affirmé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC.

Le Programme a été lancé par le gouvernement fédéral en 2009, dans le cadre du Plan d’action économique. Étalé sur deux ans et doté d’une enveloppe de deux milliards de dollars, il visait à améliorer les infrastructures dans les établissements d’enseignement postsecondaires. Le gouvernement fédéral a investi la somme de 1,3 milliard de dollars qui, jumelée aux investissements des gouvernements provinciaux et d’autres bailleurs de fonds, a totalisé 3,2 milliards de dollars au profit des campus à l’échelle du pays.

Grâce aux 183 projets réalisés sur 79 campus universitaires, les étudiants d’aujourd’hui disposent de salles de classe dotées de nouvelles technologies, ainsi que de laboratoires de recherche et de bibliothèques résolument modernes, et font leurs études sur des campus tournés vers le développement durable. La réussite du programme tient à la collaboration fédérale-provinciale qui a permis de relever les défis financiers et d’investir dans l’avenir. Elle démontre aussi la souplesse et la réceptivité du milieu universitaire canadien qui, à titre de partenaire, a fait en sorte que les grands projets d’infrastructure ont été réalisés en temps opportun. Il n’a fallu que six semaines pour que la mise sur pied du Programme soit annoncée, puis six mois pour que les décisions soient prises.

« Les Journées portes ouvertes ont pour objectif de démontrer à la population canadienne la valeur de ces investissements. En plus d’avoir les retombées favorables sur la présente génération d’étudiants, les infrastructures universitaires nouvellement créées façonneront l’avenir de l’éducation, de la recherche et de l’innovation au Canada », a déclaré M. Davidson.

Porte-parole des universités canadiennes depuis 100 ans, l’AUCC représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif au Canada.

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Consulter des exemples de nouvelles installations rendues possibles grâce au Programme d’infrastructure du savoir.

Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
Courriel : hmurphy@aucc.ca
Tél. : 613 563-1236, poste 238

Communiqué - 2 novembre 2011

OTTAWA – L’Association des universités et collèges du Canada accueille favorablement l’initiative du Programme des travailleurs qualifiés de Citoyenneté et Immigration Canada permettant d’offrir une voie vers la résidence permanente aux étudiants au doctorat. La possibilité de demeurer au Canada pour travailler et s’installer est très attirante pour les étudiants étrangers et constitue un facteur déterminant dans le choix du pays où ils souhaitent étudier. « Cette initiative donnera aux universités canadiennes un avantage concurrentiel pour attirer les meilleurs talents étrangers à venir faire faire un doctorat au Canada et ensuite les garder au pays, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Nous nous réjouissons de cette annonce et appuierons les efforts déployés par CIC. »

L’AUCC se joint aussi à CIC pour célébrer l’admission du 10 000e résident permanent reçu au Canada au titre de la catégorie de l’expérience canadienne. Depuis sa création, il y trois ans, la catégorie de l’expérience canadienne permet d’offrir de manière efficace une voie vers la résidence permanente aux étudiants étrangers diplômés des universités et des collèges canadiens.

Le Programme des travailleurs qualifiés et la catégorie de l’expérience canadienne sont deux mécanismes fédéraux utiles qui appuient les efforts du Canada pour attirer et retenir les meilleurs talents étrangers, un élément essentiel pour réussir à bâtir un pays éclairé et bienveillant.

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Communiqué de Citoyenneté et Immigration Canada

Pour obtenir un complément d’information :

Rachel Lindsey
Analyste principale des politiques, AUCC
613-563-3961 poste 249
rlindsey@aucc.ca

Exposé - 26 octobre 2011

Réunions des membres qui marquent le centenaire de l’AUCC
Hôtel Hyatt Regency, Montréal « Nous ouvrir à de plus vastes horizons »
Stephen J. Toope
Recteur et vice-chancelier, University of British-Columbia
Président du conseil d’administration, Association des universités et collèges du Canada

Chers collègues et amis, c’est un grand honneur pour moi d’être parmi vous en tant que président du conseil d’administration de l’Association. C’est à ce titre que je m’adresse à vous ce matin, en souhaitant que mon allocution ne vous soit pas trop pénible.

La raison de notre rassemblement d’aujourd’hui est à la fois ordinaire et extraordinaire. Ce qu’il y a d’ordinaire c’est que nous sommes bien sûr ici pour participer aux réunions de l’Association des universités et collèges du Canada qui ont lieu deux fois l’an, en avril et en octobre. Et nous voilà déjà en octobre.

Ces réunions ont également un côté extraordinaire, car elles coïncident avec l’anniversaire de l’Association. Nous sommes rassemblés ici, à Montréal, parce que les recteurs des universités canadiens se sont réunis pour la toute première fois dans la salle Redpath de l’Université McGill il y a 100 ans. C’est dans cette même salle que nous avons dîné hier soir et écouté les propos inspirants de son Excellence, le très honorable gouverneur général du Canada.

Cette réunion était, au sens large du terme, une convocation. Elle a marqué le début d’une série de conversations sur l’avenir du Canada et le rôle que joue l’enseignement supérieur pour l’avenir du pays. Ces échanges se poursuivent encore aujourd’hui. La convocation des recteurs en 1911 a donné naissance à ce qu’est aujourd’hui l’AUCC, et ces échanges continus – avec les Canadiens et à propos du Canada – constituent sa principale raison d’être.

J’ai délibérément utilisé le mot « convocation ». Vous savez sans doute que ce mot est fréquemment utilisé dans le milieu universitaire anglophone, mais dans un sens très précis, pour parler des cérémonies entourant la remise des diplômes. Mais son sens ne se limite pas à celui d’une collation des grades ou à une cérémonie. Du latin convocare, le mot « convocation » signifie « appeler un groupe à se réunir dans un but précis ».

Cette réunion a le potentiel d’être extraordinaire parce qu’elle fait un retour sur notre histoire, mais aussi parce qu’elle nous permet de nous tourner vers l’avenir.

Pourquoi sommes-nous appelés à nous réunir? Quel est ce but précis?

Ceux d’entre nous qui occupent la fonction de recteur consacrent l’essentiel de leur temps et de leur énergie au progrès leur propre établissement. C’est un important volet de notre mission, qui peut bien sûr instaurer un climat de concurrence entre nous. Il est tout à fait normal que chacun de nous se soucie d’abord de son université, le contraire serait étonnant. C’est l’une des responsabilités importantes de tout recteur, mais attention : ce n’est pas sa principale responsabilité. Ce n’est pas non plus pour cette raison que nous sommes rassemblés aujourd’hui.

De même, l’AUCC travaille sans relâche pour défendre les intérêts des 95 établissements d’enseignement supérieur public et privé à but non lucratif qui en sont membres. À titre de représentants de nos dossiers communs, les membres du personnel de l’AUCC livrent concurrence à d’autres groupes et d’autres institutions pour obtenir une part des ressources qu’on pourrait qualifier de limitées. Cette activité est nécessaire, et nous, les membres, appuyons les efforts de l’AUCC et y prenons part. Toutefois, elle ne constitue pas notre principale responsabilité. Elle fait partie intégrante de nos activités, mais elle ne définit pas qui nous sommes.

Notre histoire ne repose pas sur la concurrence. Elle repose sur la contribution.

Nous sommes d’abord et avant tout des Canadiens dont la vocation – ou l’appel, si vous préférez – est de contribuer à la production et à l’avancement du savoir afin d’avoir une influence positive dans le monde.

Chaque recteur membre de l’AUCC a la responsabilité de défendre les intérêts de son propre établissement, mais je vais tenter aujourd’hui de mettre de côté mon indéfectible loyauté (même si je demeure convaincu que mon université est la meilleure au monde).

Même si nous sommes tous, à titre de membres de l’AUCC, responsables de l’avancement de nos dossiers communs, j’aimerais profiter du fait que j’occupe ce poste depuis peu pour mettre de côté la notion d’universités en tant que « groupe d’intérêt » (sans pour autant négliger nos efforts au nom de l’enseignement supérieur).

En tant que défenseurs de l’éducation au Canada, nous partageons un but ultime qui doit orienter toutes nos actions, même si ce but n’est pas toujours au centre de nos activités quotidiennes. C’est ce dont j’aimerais vous parler aujourd’hui. Notre plus grande responsabilité est d’assurer le bien-être des Canadiens, la santé du domaine de l’éducation au Canada et la capacité de l’enseignement supérieur d’exercer une influence positive sur les Canadiens, nos collectivités et le monde entier.

Cette responsabilité envers les Canadiens, le Canada et le reste du monde définit notre histoire. Je veux saisir l’occasion qui s’offre à moi aujourd’hui pour vous parler de l’histoire des universités canadiennes et de leurs contributions à l’égard des Canadiens, des collectivités et, finalement, du Canada à l’échelle nationale et internationale.

Nous faisons partie d’un continuum au sein du milieu de l’éducation, sans lequel le Canada ne pourrait pas prospérer. En cette ère marquée par une accélération du changement, notre tâche consiste à créer les conditions nécessaires pour que les Canadiens puissent découvrir de nouveaux univers sans cesse plus vastes, et s’y aventurer avec succès. Notre ambition est d’ouvrir ces univers aux individus, aux collectivités et au Canada tout entier.

Cette tâche, nous ne l’entreprenons pas seuls, indépendamment du reste de la société canadienne, mais plutôt en tant que maillon de la chaîne de la société canadienne. Le cliché qui veut que les universités soient des tours d’ivoire réservées à l’élite n’a pas lieu d’être. Chaque Canadien a un rôle à jouer sur le plan de l’enseignement supérieur, qu’il soit ou non allé à l’université.

Nous devons raconter cette histoire non seulement pour le bien de nos propres établissements et non seulement pour le bien du milieu de l’enseignement supérieur, mais nous devons d’abord et avant tout la raconter parce que le bien-être de notre société, de notre culture et de notre économie en dépend.

Dans le cadre des activités du centenaire, nous avons entrepris au cours de l’année des dialogues avec les établissements membres et des intervenants de partout au Canada. Nous leur avons posé une question simple : « À quoi servent les universités? » En plein le genre de questions difficiles dans lesquelles les universités excellent. Nous avons reçu des réponses de tout ordre : économique, social, culturel, politique… Certaines portaient sur l’importance de l’éducation, d’autres sur la valeur de la recherche, d’autres encore sur l’apport des universités aux collectivités. Nous avons également reçu des réponses d’ordre personnel. En les écoutant, nous avons constaté qu’il s’en dégageait peu à peu un fil conducteur.

L’enseignement supérieur nous ouvre à de plus vastes horizons.

C’est le cas des étudiants qui quittent la maison pour la première fois. C’est le cas des chercheurs qui font une découverte qui permet de mieux comprendre les mystères de la santé humaine. C’est le cas de tous ceux qui n’ont jamais fait d’études supérieures, mais qui bénéficient de la présence d’une université dans leur collectivité. C’est également le cas du Canada et des Canadiens, qui évoluent au sein d’une économie mondiale en constante évolution.

Le rôle de l’enseignement supérieur au Canada est vaste. Il repose sur une vision personnelle qui rejoint chacun d’entre nous. J’entends par là que les retombées pour le Canada ne sont pas seulement produites par les universités en tant qu’établissements, mais également et principalement par les personnes dont la vie a été changée grâce à l’université.

Arrêtons-nous pour penser aux Canadiens en tant que personnes.

Les universités nous aident à découvrir qui nous sommes et libèrent notre potentiel. Elles y parviennent par la transmission du savoir, de même qu’en favorisant la croissance personnelle.

Nous vivons à une époque où les connaissances à elles seules ne suffisent plus. Le monde évolue tout simplement trop rapidement. La réussite économique, sociale et personnelle ne dépend pas tant de nos connaissances que de notre capacité à apprendre, à penser et à s’adapter au changement. Le mot d’ordre du xxe siècle était « sécurité »; celui du xxie siècle sera « résilience ». Les universités sont des sources de compétences et de connaissances, mais elles sont surtout des laboratoires de changement et des incubateurs de résilience. Elles sont donc en parfaite position pour former des citoyens du monde prêts à évoluer dans un contexte qui change constamment.

Le parcours universitaire des étudiants canadiens représente sans doute la phase la plus marquante de leur vie, l’étape la plus transformatrice de leur existence. D’un point de vue pratique, les diplômés universitaires ont de fortes chances de trouver un emploi gratifiant, qui les comblera. Ils gagnent d’ailleurs en moyenne 1,3 million de dollars de plus au cours de leur vie que les personnes détenant seulement un diplôme d’études secondaires. Toutefois, ce que notre histoire raconte, le plus important, l’essentiel, c’est que les universités profitent à tous les Canadiens.

Les diplômés universitaires sont en meilleure santé et utilisent moins le système de santé, ils sont moins susceptibles de devenir un fardeau pour l’État et ils sont plus enclins à faire du bénévolat et à s’investir dans leur collectivité. Ils prennent parfois de remarquables initiatives scientifiques, culturelles ou économiques, ou font des découvertes qui améliorent la vie de tous les Canadiens et rentabilisent les investissements dans l’éducation.

L’apport collectif des diplômés universitaires à la société permet à tous les Canadiens de profiter des avantages qui leur tiennent le plus à cœur. Sans l’enseignement supérieur, le Canada ne serait pas la grande nation que l’on connaît.

Intéressons-nous maintenant aux collectivités. Les universités transforment la vie d’étudiants qui, en retour, transforment leur collectivité, leur pays et le monde. Elles sont profondément engagées au sein des collectivités canadiennes. Collectivement, les universités canadiennes représentent une entreprise qui génère pour 30 milliards de dollars en dépenses directes dans les collectivités qui les accueillent. Cette contribution à l’économie canadienne dépasse celle de l’industrie des pâtes et papiers ou de l’extraction du pétrole et du gaz. De plus, ce chiffre ne tient pas compte de la valeur des connaissances, des nouvelles technologies et des entreprises issues du génie des chercheurs universitaires. Pour les collectivités, les universités constituent une ressource, une destination, un moteur économique, un carrefour artistique et culturel, une source d’information et de savoir et un partenaire en matière d’affaires civiques.

Les collectivités, en retour, transforment les universités en orientant leurs activités d’enseignement et de recherche et en inspirant de nouvelles idées aux étudiants et aux professeurs.

Élargissons encore notre point de vue pour passer de la collectivité au pays. Les retombées dont profite le Canada proviennent des contributions des citoyens conjuguées à l’incidence considérable de la recherche de calibre mondial.

Notre pays a la chance de pouvoir compter sur des ressources naturelles très importantes. Cependant, la pleine exploitation de ces ressources exige des compétences de plus en plus spécialisées. L’enseignement supérieur offre le meilleur rendement qui soit pour la formation des ressources humaines capables de faire progresser notre économie en dépit des fluctuations cycliques du marché des produits de base.

En 1911, quelque 13 000 étudiants fréquentaient les 18 universités canadiennes. Cette année, les effectifs ont franchi le cap du million. Cette étape charnière montre l’importance qu’accordent les Canadiens à l’enseignement supérieur. Nous devons toutefois comprendre que cette reconnaissance n’échappe pas aux autres pays. La Chine, par exemple, a vu ses effectifs universitaires augmenter d’un million d’étudiants en une année seulement. L’Inde a déterminé qu’elle aura besoin de créer 1 300 nouvelles universités au cours de la prochaine décennie. Les nouveaux chefs de file de l’économie mondiale du XXIe siècle – des pays comme la Chine, l’Inde, la Corée et le Brésil – ont placé les investissements en enseignement supérieur parmi leurs priorités.

Notre avenir sera façonné, de l’intérieur comme de l’extérieur de nos frontières, par les changements engendrés par une population de citoyens du monde créatifs, hautement qualifiés et ambitieux. Nous constatons les choix que les autres font, et comme un sage l’a déjà dit : « Même si vous êtes sur la bonne voie, on vous écrasera si vous ne bougez pas. »

La recherche stimule l’excellence du Canada comme nation. Et, ici comme ailleurs, ce sont les personnes qui stimulent la recherche d’excellence et qui en bénéficient.

Le Canada se démarque en offrant un milieu propice au développement du talent. Les universités, avec l’aide des gouvernements fédéral et provinciaux, ont mis en place les conditions nécessaires pour attirer des chercheurs de partout dans le monde et pour retenir les meilleurs chercheurs canadiens, afin qu’ils puissent effectuer leur travail remarquable ici. La réputation du Canada sur la scène mondiale dépend de cette capacité. L’ensemble du Canada participe au secteur de la recherche et en tire des avantages, car ce secteur ne nécessite pas seulement des installations de pointe. Il a également besoin de collectivités dynamiques, sécuritaires, diversifiées et accueillantes pour inciter les chercheurs étrangers à s’établir ici plutôt qu’ailleurs.

Éducation, engagement communautaire et recherche.

Ces trois volets nous ouvrent à de plus vastes horizons et nous préparent à y évoluer avec succès. Ce sont les trois piliers de notre mission au service de l’enseignement supérieur. Les recteurs les connaissent très bien. Pourtant, chaque établissement se distingue par la manière dont il mène ses activités. L’éducation, la recherche et l’engagement communautaire ne sont pas non plus l’apanage des universités : elles font partie du tissu même de la vie canadienne. C’est ce qui les rend si importants, et rend notre mission à leur égard absolument essentielle au bien-être de chacun d‘entre nous.

Notre Association regroupe 95 universités et collèges universitaires, et je pense pouvoir affirmer que nos membres répondent aux besoins des Canadiens et concrétisent les trois éléments de notre mission commune d’au moins 95 façons différentes. C’est une preuve de la résilience des universités, qui leur a permis de demeurer utiles et pertinentes en période de changement, pas seulement au cours du siècle dernier au Canada mais depuis leur origine au début de la période médiévale il y a près d’un millénaire.

Leur résilience s’explique par un équilibre dynamique entre conservatisme et changement. Nous traversons une époque de profonds bouleversements, et les universités, individuellement et collectivement, réfléchissent, réagissent et, souvent, sont les chefs de file du changement. C’est là un rôle à la fois nécessaire et important. J’aimerais vous parler des conditions qui sous-tendent l’évolution et le changement au Canada, mais il ne faut pas oublier que les universités, même si elles évoluent avec le Canada, doivent toujours demeurer fidèles aux valeurs constantes qui les guident :

  1. Apprentissage. C’est la création, et non seulement la transmission du savoir
  2. Liberté universitaire. Discours raisonné, recherche et activités savantes rigoureuses et approfondies, ainsi qu’évaluation par les pairs
  3. Collégialité. Les universités sont de vastes regroupements d’apprenants indépendants
  4. Ouverture. La liberté universitaire s’accompagne de la responsabilité d’être transparents et de rendre des comptes
  5. Résultats. Nous n’avons pas pour unique mission de créer du savoir et de le diffuser; nous devons également nous attaquer aux problèmes qui touchent les personnes, les collectivités, les sociétés et le monde entier

Ce dernier point, c’est-à-dire l’importance d’accomplir des changements significatifs, je l’appelle notre responsabilité.

Même si nous adhérons profondément aux valeurs qui nous définissent, nous devons constamment nous adapter aux besoins évolutifs des Canadiens. Cette capacité d’adaptation est également une responsabilité.

Chacun des 95 établissements membres de l’Association est sensible à ce qui passe autour de lui et réagit constamment à l’environnement local et mondial. Au cours de l’année, les membres de l’AUCC ont participé, partout au pays, à des échanges intenses; ils ont discuté des besoins émergents des Canadiens, des changements qu’ils observent, ainsi que des mesures qu’ils adoptent en réponse aux situations. Partant de la masse d’information recueillie, le personnel et les établissements membres de l’AUCC se sont employés, au cours de la dernière année, à définir et à articuler cinq besoins récurrents et émergents que nous, en tant que défenseurs de l’éducation, nous engageons à combler. J’aimerais vous faire part de ces engagements aujourd’hui, et je me réjouis à l’idée d’en discuter de façon plus approfondie avec vous.

Les universités prennent ces engagements communs à l’aube du deuxième siècle :

1. Nous nous engageons à élargir la vision de l’éducation. Nous faisons partie d’un système plus vaste d’éducation, et nous ne pouvons contribuer pleinement à l’avenir du Canada que si l’ensemble du système est sain et solide. Nous nous engageons donc à initier et à mener un vaste dialogue pancanadien sur l’ensemble du système d’éducation, de la maternelle au postdoctorat, pour le bien de tous les Canadiens.

2. Nous nous engageons à innover sur le plan de l’apprentissage. La recherche en matière d’enseignement et d’apprentissage et les nouvelles technologies fournissent une foule d’outils et de méthodes pédagogiques. De plus, les trois piliers de la mission universitaire – l’éducation, la recherche et l’engagement communautaire – convergent de plus en plus, offrant une expérience d’apprentissage de plus en plus intégrée. Nous nous engageons à améliorer l’expérience d’apprentissage des étudiants des programmes au premier cycle, aux cycles supérieurs et de formation professionnelle en tirant parti de toutes les possibilités qu’offrent l’enseignement, la recherche et la collectivité et en les enrichissant d’une dimension internationale et de nouvelles technologies.

3. Nous affirmons notre engagement envers l’excellence. Nous avons la responsabilité commune de faire en sorte que les étudiants disposent de tous les outils dont ils auront besoin pour jouer leur rôle dans le monde et au sein du Canada nouveau genre.

4. Nous nous engageons à trouver des solutions aux grands problèmes de notre monde. Nous sommes déterminés à accroître les études aux cycles supérieurs et à adhérer à un solide programme de recherche en vue de générer de nouvelles connaissances et de trouver des solutions aux grands problèmes de notre monde de plus en plus complexe.

5. Nous nous engageons à favoriser l’engagement et les partenariats. Nous allons au-delà de nos établissements afin de créer des alliances, des partenariats et des projets qui poursuivent des objectifs communs. Nous collaborons avec des organisations communautaires et des groupes sociaux à trouver des solutions aux problèmes locaux et mondiaux. Nous sollicitons des partenariats avec le secteur privé en vue d’améliorer la transmission du savoir et de renforcer la culture de l’innovation. Nous multiplions les collaborations entre les universités au Canada et à l’étranger afin d’accélérer le rythme de la recherche et d’unir nos forces pour réaliser des projets complexes de portée mondiale.

Ces engagements sont vastes et ouverts. Nous les partageons avec tous les Canadiens, mais ils représentent une motivation et un défi différents pour chacun de nous. Plus tard au cours de la journée, nous aurons l’occasion de nous pencher de plus près sur ces engagements. Je suis convaincu que ce sera le début d’une conversation d’importance vitale qui nous guidera vers un deuxième siècle productif et inspirant.

L’enseignement supérieur canadien ne repose pas sur un modèle unique. Il existe différents types d’intelligence, différents types d’apprentissage, et le monde a besoin de tout un éventail de compétences et de talents. Mais une chose est certaine : le Canada est et demeurera une « nation avertie et bienveillante », pour reprendre les mots du très honorable David Johnston. Pour que nous puissions prospérer, individuellement et collectivement, chacun d’entre nous doit exploiter son plein potentiel, quel qu’il soit, et s’engager à l’utiliser pleinement, de façon « avertie et bienveillante ». C’est ainsi que nous pourrons nous ouvrir à de plus vastes horizons. Dans le cadre de notre mission au service de l’enseignement supérieur, nous avons le privilège et la responsabilité d’aider les Canadiens et le Canada à y parvenir de toutes les façons possibles.

L’heure de la convocation a sonné. Nous sommes appelés à continuer de bâtir, tous ensemble, une grande nation, le Canada.

Tous ici présents, nous avons pour mission de faire progresser l’enseignement supérieur et de permettre à tous ceux qui le souhaitent d’y accéder, au bénéfice de tous les êtres humains du monde. En réalité, nous sommes, au Canada, tous appelés à remplir cette mission. Nous formons une immense collectivité d’apprenants interdépendants, et chaque personne sera un jour ou l’autre touchée, de près ou de loin, par ce que nous faisons ou avons fait.

Laissez-moi illustrer cette idée avec une image évocatrice. Il y a longtemps, l’homme a maîtrisé le feu. Cette découverte a tout changé. Certains vivent pour entretenir la flamme, tandis que d’autres s’y réchauffent. Certains étudient la physique de la combustion, puis vont allumer la flamme de l’innovation ailleurs. Quoi qu’il en soit, nous contribuons tous à la chaleur, et nous profitons tous de la lumière que le feu dégage. Il s’agit d’une responsabilité intemporelle et propre à l’homme. Les humains ont tracé la voie, des premiers feux aux tout derniers lasers. Les outils évoluent, mais le but demeure le même.

Nous, les universités, avons choisi de nous regrouper pour pénétrer les coins sombres et jeter la lumière sur de nouveaux horizons. Rien n’est plus important, peu importe le point de vue que l’on adopte.

Je vous remercie et me réjouis à l’idée de poursuivre notre conversation.

Communiqué - 26 octobre 2011

L’allocution du nouveau président du conseil d’administration de l’AUCC, Stephen Toope, souligne comment les universités répondront aux besoins des Canadiens

MONTRÉAL – Les universités canadiennes prennent de nouveaux engagements pour répondre aux besoins du Canada et des Canadiens dans un monde de plus en plus complexe. À Montréal aujourd’hui, dans le cadre des réunions du centenaire de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et nouveau président du conseil d’administration de l’AUCC, a pris cinq engagements au nom des universités au moment où elles s’apprêtent à entamer un deuxième siècle de collaboration par l’entremise de l’AUCC.

Les cinq engagements reflètent l’importance qu’accordent les dirigeants universitaires aux expériences d’apprentissage enrichies par la recherche, ouvertes sur le monde et axées sur les collectivités. « Nous vivons à une époque où le savoir seul ne suffit plus […]. Le monde dans lequel nous vivons évolue trop rapidement, a déclaré M. Toope devant un auditoire de plus de 100 recteurs et grands penseurs de partout au Canda. Aujourd’hui, la réussite économique, sociale et personnelle ne dépend pas tant de nos connaissances que de notre capacité à apprendre, à penser et à réagir au changement. »

Les engagements ont été élaborés au cours de l’année par les recteurs dans le cadre d’une série de discussions portant sur les besoins actuels et émergents auxquels doivent répondre les universités canadiennes. Établis aussi en fonction de conversations tenues avec la population de l’ensemble du Canada, ces engagements sont les suivants :

  • Adopter une vision élargie de l’éducation et animer une conversation pancanadienne sur l’ensemble des systèmes d’éducation;
  • innover en matière d’apprentissage et améliorer les expériences d’apprentissage des étudiants universitaires afin qu’elles soient soit axées sur la recherche et ouvertes sur le monde;
  • faire en sorte que tous les étudiants possèdent les compétences requises pour jouer un rôle dans un contexte mondialisé et au sein d’un Canada nouveau genre;
  • déléguer les grands problèmes mondiaux aux plus brillants cerveaux, en s’engageant à accroître les études aux cycles supérieurs et à adhérer à un solide programme de recherche;
  • favoriser l’engagement et continuer d’aller au-delà de nos établissements afin de créer des alliances, des partenariats et des projets ayant un objectif commun.

Le mot d’ordre du XXe siècle était « sécurité »; celui du XXIe siècle sera « résilience », a expliqué M. Toope. Les universités sont en parfaite position pour former des citoyens capables de s’adapter à un monde en constante évolution.

« Le secteur canadien de l’enseignement supérieur ne propose pas une démarche unique », a- t-il ajouté, faisant remarquer que chaque membre de l’AUCC remplira ses engagements à sa manière.

Quatre-vingt-quinze établissements sont membres de l’AUCC, et « ils répondront de 95 façons différentes aux besoins des canadiens, a conclu M. Toope. C’est la preuve de la résilience des universités qui leur a permis de demeurer utiles et pertinente à travers les âges ».

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Lire l’allocution de M. Toope.

Pour obtenir une entrevue, veuillez communiquer avec :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238
Portable : 613 608-8749

Communiqué - 25 octobre 2011

MONTRÉAL – Les universités canadiennes ont lancé la première d’une série de discussions qui porteront sur les grands enjeux auxquels notre pays doit faire face, par une discussion stimulante et de vaste portée sur la manière de transformer le système de soins de santé canadien. La séance intitulée Soins de santé intelligents : Comment les universités canadiennes peuvent aider à relever les défis en matière de soins de santé, animée par Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal, a constitué aujourd’hui un fait saillant des réunions du centenaire de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) tenues à Montréal.

La discussion du groupe d’experts est la première d’une série qui, sous le thème Leaders du changement, abordera ce que les universités, grâce aux ressources dont elles disposent (étudiants, professeurs, idées et savoir d’avant-garde) peuvent apporter au Canada et aux Canadiens.

M. Breton a fait remarquer que tous les secteurs de la société sont interpellés par les problèmes qui touchent les soins de santé au Canada, et plusieurs se tournent vers les universités canadiennes pour trouver des solutions. « Nous devrons être actifs à titre d’universités […] trouver de nouvelles données, enseigner de nouvelles pratiques et oser influer sur les politiques publiques. »

Le dialogue sur les soins de santé intelligents faisait appel à la participation d’un auditoire composé de nombreux recteurs d’universités canadiennes et d’intervenants du domaine des soins de santé. Une webdiffusion interactive a également permis à un auditoire élargi de se joindre au groupe et de poser des questions portant entre autres sur le financement et les modèles de prestation de services.

En réponse à une question portant sur ce que les universités canadiennes peuvent apprendre relativement à ce qui se passe ailleurs dans le monde en matière de soins de santé, André Picard, chroniqueur santé au Globe and Mail, a proposé de regarder au-delà de l’occident, vers les pays en développement, « là où ils doivent faire beaucoup avec peu. Il se fait des choses très novatrices dans ces pays, […] ils nous montrent l’importance des soins primaires, sans fioritures […]. Cela fait partie du rôle des universités de nous apprendre le savoir international » pour aider à relever les défis du Canda.

En plus de M. Picard, le groupe d’experts était composé de Janice MacKinnon, professeure à l’École de santé publique de la University of Saskatchewan, de Jean-Louis Denis, titulaire de la chaire de recherche du Canada en gouvernance et transformation des organisations de santé, École nationale d’administration publique, et du Dr Arthur Porter, directeur général et chef de la direction, Centre universitaire de santé McGill.

« Les universités sont sérieuses et déterminées à mettre le talent et la capacité de recherche dont elles disposent au profit d’un système de soins de santé durable et de haute qualité au Canada, a ajouté Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Nous avons discuté de manière ouverte et constructive de la possibilité de parvenir, par la collaboration entre les universités, les gouvernements, le secteur privé et les collectivités, à une vision commune qui se répercutera sur la vie de tous les Canadiens. »

La webdiffusion de la séance Soins de santé intelligents est affichée au www.aucc.ca/sante.

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Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
613-608-8749 (cellulaire)

Communiqué - 25 octobre 2011

Montréal – Stephen Toope, recteur et vice-chancelier de la University of British Columbia (UBC) a entamé aujourd’hui un mandat de deux ans à la présidence du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), à l’occasion de la réunion annuelle des membres de l’Association, à Montréal.

Natif de Montréal, M. Toope, a été nommé recteur et vice-chancelier de la UBC en 2006, et a entamé son deuxième mandat de cinq ans en juillet 2011. Il a joué un rôle déterminant pour l’établissement en matière de développement durable, d’internationalisation et d’avancement de l’apprentissage.

Chercheur en droit international, M. Toope a représenté l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord au sein du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires des Nations Unies de 2002 à 2007. Avant d’entrer en fonction à la UBC, il a été président de la Fondation Pierre Elliott Trudeau. Entre 1994 et 1999, M. Toope a été le plus jeune doyen dans l’histoire de la Faculté de droit de l’Université McGill.

« C’est un privilège pour moi de remplir cette fonction, a déclaré M. Toope. Chaque membre de l’AUCC est unique par ses attributs, mais nous partageons l’engagement commun d’aider le Canada à relever les défis propres à notre monde. Je me réjouis à l’idée de collaborer avec les membres à consolider l’appui à l’enseignement, à la recherche et au service à nos collectivités. »

M. Toope succède à Michel Belley, recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi, qui a été président du conseil d’administration de l’AUCC de 2009 à 2011.

Les nominations suivantes ont aussi été annoncées aujourd’hui : Elizabeth Cannon, rectrice de la University of Calgary, au poste d’administratrice de l’Ouest, pour un mandat de deux ans; Yves Beauchamp, directeur général de l’École de technologie supérieure, au poste d’administrateur du Québec, également pour un mandat de deux ans. M. Beauchamp occupe déjà ce poste au sein du conseil d’administration de l’AUCC depuis janvier 2011.

L’AUCC se compose de recteurs et de principaux représentant les intérêts de 95 établissements universitaires situés dans l’ensemble du Canada. Douze membres siègent au conseil d’administration avec le président-directeur général de l’Association, Paul Davidson.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger.

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Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
Cellulaire : 613-608-8749

Communiqué - 25 octobre 2011

MONTRÉAL – Les universités canadiennes ont adopté une nouvelle déclaration sur la liberté universitaire qui souligne l’importance et précise la définition de la liberté universitaire sur les campus de l’ensemble du Canada. Réunis à Montréal à l’occasion du centenaire de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), les recteurs ont adopté aujourd’hui à l’unanimité la nouvelle Déclaration sur la liberté universitaire, qui remplace celle qui avait été adoptée par les membres de l’AUCC en 1988.

La confirmation de cette déclaration par les établissements devrait dorénavant faire partie des critères d’adhésion à l’AUCC.

La nouvelle Déclaration sur la liberté universitaire se lit comme suit :

Déclaration sur la liberté universitaire

Qu’est-ce que la liberté universitaire?

La liberté universitaire consiste en la liberté d’enseigner et de s’adonner à la recherche au sein du milieu universitaire. La liberté universitaire est indissociable du mandat des universités en matière de recherche de la vérité, de formation des étudiants, de diffusion du savoir et de compréhension de la nature des choses.

Sur le plan de l’enseignement, la liberté universitaire est fondamentale pour la protection du droit des professeurs d’enseigner, et de celui des étudiants d’apprendre. Sur les plans de la recherche et des activités savantes, elle est essentielle à la progression du savoir. La liberté universitaire comprend le droit de communiquer librement le savoir ainsi que les résultats de la recherche et des activités savantes.

Contrairement au concept plus vaste de liberté d’expression, la liberté universitaire doit reposer sur l’intégrité des établissements, sur des normes rigoureuses en matière de recherche et sur l’autonomie des établissements, qui permettent aux universités de fixer elles-mêmes leurs priorités en matière de recherche et d’enseignement.

Pourquoi la liberté universitaire est-elle importante pour le Canada?

La liberté universitaire revêt une réelle importance sur le plan social. Elle est essentielle à la préservation du rôle des universités au sein d’une société démocratique. Les universités œuvrent à la recherche de la vérité et à sa transmission à autrui, étudiants et grand public compris. Dans ce but, les professeurs doivent être libres de prendre des risques sur le plan intellectuel et d’aborder des sujets controversés dans le cadre de leur enseignement, de leurs recherches et de leurs activités savantes.

Il importe pour les Canadiens de savoir que les points de vue exprimés par les professeurs s’appuient sur de la recherche, des données et des faits probants et que les universités sont des établissements autonomes et responsables, respectueux des principes d’intégrité.

Les obligations associées à la liberté universitaire

La recherche des faits et de la vérité constitue le principe directeur des universités, des professeurs et des étudiants. La liberté universitaire se doit par conséquent de reposer sur un discours raisonné, sur de la recherche et des activités savantes rigoureuses et approfondies, ainsi que sur l’évaluation par les pairs.

La liberté universitaire est toutefois encadrée par les normes professionnelles applicables aux diverses disciplines, et par l’obligation de chaque établissement de structurer sa mission d’enseignement. L’importance attachée au respect des normes professionnelles est révélatrice de la rigueur des processus de recherche, non de leurs résultats.

Si l’encadrement de la mission d’enseignement des établissements s’impose, c’est qu’elle doit, comme toute autre, être structurée en fonction des besoins des établissements. Cette mission comprend entre autres l’obligation, pour tout établissement, de procéder à la sélection et à la nomination des professeurs et du personnel, d’admettre les étudiants et d’adopter des mesures disciplinaires, d’établir et de surveiller les programmes d’études, de prendre des mesures organisationnelles visant l’exécution des activités universitaires, de confirmer la formation suivie par les étudiants et de décerner les diplômes.

Rôles et responsabilités

Leadership universitaire : Protéger et promouvoir la liberté universitaire constitue la principale responsabilité des organes directeurs et des hauts dirigeants des universités. Ceux-ci doivent entre autres veiller à ce que les partenariats conclus en matière de financement et autres n’entravent pas l’autonomie des établissements en dictant ce qui doit être étudié en leur sein, et comment il doit l’être. Les recteurs des universités canadiennes doivent jouer un rôle de leadership en communiquant aux intervenants internes et externes les valeurs associées à la liberté universitaire. Les universités doivent également veiller à ce que la notion de liberté universitaire ne soit pas interprétée de manière trop étroite, ou au contraire trop large, afin d’éviter les dérives que cela pourrait engendrer.

Pour garantir et protéger la liberté universitaire, les universités doivent être autonomes. Leurs organes directeurs doivent faire preuve d’intégrité et être libres d’agir dans le meilleur intérêt des établissements.

Les universités doivent en outre veiller à ce que les droits et libertés de chacun soient respectés et que la liberté universitaire soit exercée de manière raisonnable et sensible.

Corps professoral : Les professeurs doivent respecter les normes éthiques les plus élevées qui soient dans le cadre de leurs activités d’enseignement et de recherche. Ils doivent être libres d’examiner toute donnée et de remettre en cause toute hypothèse, en se fondant sur des faits.

Les professeurs doivent également soumettre leurs connaissances et leurs affirmations à une évaluation rigoureuse et publique par des pairs, spécialistes du domaine concerné. Ils doivent en outre fonder leurs arguments sur les données existantes les plus fiables.

Les professeurs et les dirigeants universitaires doivent veiller à ce que, dans leurs relations avec les étudiants, les droits de la personne soient respectés, et ils doivent inciter les étudiants à poursuivre leurs études dans le respect des principes de liberté universitaire.

Enfin, les professeurs, comme les dirigeants universitaires, doivent veiller à ce que les partenariats conclus en matière de financement ou autres n’imposent pas de pressions indues sur le travail intellectuel de l’université.

-30-

Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
Cellulaire: 613-608-8749

Opinion - 25 octobre 2011

Cette lettre ouverte a été envoyée au Globe and Mail.

par Paul Davidson
Président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada.

Dans sa chronique du 21 octobre 2011, Jeffrey Simpson souligne qu’il faut accorder davantage d’importance à la qualité de l’enseignement au premier cycle au Canada. Cette question est prioritaire pour les dirigeants universitaires en 2011 et elle le demeurera au cours des années à venir. Avec les inscriptions qui montent en flèche, les universités seront mises au défi de maintenir la grande qualité de la formation pour laquelle pays est renommé.

Les dirigeants universitaires se sont engagés à offrir une expérience d’apprentissage axée sur la recherche, ouverte sur le monde et forte d’une culture d’innovation, ce qui exige que nous trouvions de nouvelles façons de lier recherche et apprentissage, particulièrement au premier cycle.

Il existe de nombreuses façons d’y parvenir : l’engagement communautaire, la recherche appliquée et les expériences d’études à l’étranger sont quelques-unes des activités qui permettent aux diplômés d’acquérir les compétences nécessaires pour répondre aux nombreux enjeux de notre monde en rapide évolution.

Les universités canadiennes forment des diplômés à l’esprit critique, ayant des connaissances scientifiques et culturelles et capables d’évaluer les preuves, d’établir des liens et de communiquer clairement. Nous nous efforçons constamment d’améliorer le parcours au premier cycle et de répondre aux besoins des Canadiens.

Communiqué - 25 octobre 2011

L’AUCC publie les plus récentes données nationales sur les inscriptions pour 2011

OTTAWA – Les effectifs universitaires au premier cycle ont franchi le cap du million au Canada cet automne. Les plus récentes données relatives aux inscriptions montrent que les effectifs à temps plein au premier cycle ont augmenté de trois pour cent – soit d’environ 22 700 étudiants – depuis 2010, tandis que les effectifs à temps partiel sont demeurés stables.

« Les universités canadiennes sont passées à l’histoire cet automne en accueillant 1 015 000 étudiants au premier cycle sur leurs campus, se réjouit Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Cette croissance continue des effectifs démontre la valeur du diplôme universitaire. Les étudiants, leurs parents et les employeurs savent qu’un diplôme universitaire constitue un excellent investissement dans l’avenir. »

Une expérience d’apprentissage axée sur la recherche et ouverte sur le monde permet aux étudiants d’accroître leurs connaissances, d’acquérir un esprit critique et une capacité d’analyse, de générer de nouvelles idées et d’aiguiser leur créativité. Ces acquis les suivent sur le marché du travail après l’obtention de leur diplôme. Au cours de leur carrière, les diplômés universitaires gagnent en moyenne 1,3 million de dollars de plus que les titulaires d’un diplôme d’études secondaires, et risquent moins de se retrouver sans emploi. Même lors de la dernière récession, de 2008 à 2010, 300 000 nouveaux emplois destinés aux diplômés universitaires ont été créés.

Les données de 2011 relatives aux inscriptions montrent que la demande pour la formation universitaire a augmenté à tous les niveaux d’études. Aux cycles supérieurs, les effectifs à temps plein sont en hausse de 3,2 pour cent (4 600 étudiants) par rapport à l’an dernier, et les effectifs à temps partiel, de 2,3 pour cent pour la même période. Les universités canadiennes accueillent actuellement 195 400 étudiants aux cycles supérieurs.

Pour la 16e année consécutive, le nombre d’étudiants étrangers est aussi à la hausse. Tous niveaux confondus, les effectifs étrangers à temps plein ont augmenté de plus de 11 pour cent par rapport à 2010. Les universités canadiennes accueillent maintenant 100 000 étudiants étrangers en provenance de plus de 200 pays, soit quatre fois plus qu’en 1995.

« Je suis ravi de voir de plus en plus d’étudiants étrangers sur les campus canadiens, affirme M. Davidson. L’économie canadienne dépend de plus en plus du commerce international, et les étudiants étrangers jouent un rôle important dans notre réussite. Les universités canadiennes attirent des étudiants de partout dans le monde. Ils participent à la vie de nos collectivités, et les connaissances et les compétences qu’ils acquièrent favorisent l’établissement de liens internationaux. »

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes. Elle représente 95 universités et collèges universitaires publics à but non lucratif.

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Renseignements :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
Cellulaire : 613-608-8749

Opinion - 19 octobre 2011

Cet article d’opinion a paru dans la revue Embassy le 19 octobre 2011
Disponible an anglais seulement

par Paul Davidson, Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

University leaders believe that Canadian students deserve research-enriched, globally engaged learning experiences in a culture of innovation. We have a long history of international engagement. More and more university students are prepared to live and work in a global economy. At the same time, Canada is a growing destination for international students and researchers, who make vital contributions to our campuses and local communities.

However, Canada is not alone in its search for the best and brightest. Our global competitors for talent are strengthening their recruitment strategies and adapting to market changes influenced by emerging economic powerhouses. Canada must seize this nanosecond of opportunity to showcase Canadian education and research excellence in order to solidify our position as a leading international education destination.

According to UNESCO, the number of international postsecondary education students increased by 77 percent between 2000 and 2009, from 2.1 to 3.7 million worldwide. In Canada, the number of international university students more than doubled over the same period, with international students making up 10 percent of the campus population across the country in 2010.

Students choose Canada for a wide range of reasons, including the excellent quality of our university programs and the welcoming nature of our communities. The opportunities to transition to permanent immigration status, and the comparatively low tuition and living expenses also help to place Canada a step above its competitors.

Important progress has been made towards the development of a coordinated, pan-Canadian approach to international education marketing. In recent years, the federal Department of Foreign Affairs and International Trade has worked with provinces and education associations to develop the Imagine Education in/au Canada brand. Citizenship and Immigration Canada has also taken important steps to make it easier for international students to work off campus, and for graduates of Canadian universities to gain temporary work experience and apply for permanent residency. National education associations, including the Association of Universities and Colleges of Canada, have come together to form the Canadian Consortium for International Education Marketing, which aims to build Canada’s reputation as a destination for international students.

The 2011 federal budget allocated $10 million over two years to develop a new international education strategy, including ways to attract the best and brightest international students to Canada. Last week, a high-level advisory panel was established to make recommendations on the development and implementation of this strategy, which will be released in early 2012. Chaired by Amit Chakma, president of the University of Western Ontario, the panel will consult with key international education stakeholders across Canada in the coming months. Canadian universities look forward to actively participating in these consultations, working alongside panel members to enhance global connections for Canadian students, researchers and institutions. This coordinated strategy to attract talented students and researchers to Canada, and to promote Canadian expertise and education services abroad, will contribute to our nation’s prosperity.

Although international student recruitment is a priority for Canadian universities, other forms of international collaboration and connectivity are also essential, including international mobility opportunities for Canadian students and faculty, and international research collaboration. In our globally connected world, international partnerships help to create jobs, encourage economic growth and ensure that our labour force is ready to compete in the global marketplace.

The time is right for Canada to build new, effective and innovative research and higher learning partnerships, particularly with rapidly emerging economic powers like Brazil, India and China. Canada’s universities are helping to build enduring people-to-people linkages and institutional partnerships in these developing economies.

In November 2010, AUCC led a delegation of 15 university presidents to India. This largest-ever delegation of Canadian university presidents succeeded in positioning Canada as a partner of choice for Indian students, faculty, researchers and institutions. Since then, enrolment of Indian students in Canadian universities has increased. A second delegation of university presidents will travel to Brazil in April 2012. Led by the Governor General of Canada, His Excellency the Right Honourable David Johnston, this even larger mission will focus on raising the collective profile of Canadian universities, building the brand of excellence in Canadian higher education, and establishing strategic university and research partnerships.

Emerging economies are signaling a profound commitment to higher education through significant investments in international opportunities for their students and researchers. The government of Brazil recently announced scholarships for 75,000 Brazilian students to study abroad for up to one year. With the Brazilian private sector expected to provide funding for an additional 25,000 students, this model exemplifies the importance of enhanced cooperation among governments, education institutions and the private sector. Canada wants to host our share of these students.

As high quality students from key markets around the world look beyond their borders for a study destination, Canada must become their first choice. Canadian universities are ready to welcome these students, providing internationally recognized programming at the undergraduate, master’s, PhD and post-doctoral levels, and offering a safe and welcoming learning environment.

With continued coordination and collaboration amongst governments and institutions, Canada is poised to become a top destination for international students and researchers. Vital institutional partnerships and research collaboration will also continue to multiply, bringing tremendous benefits to communities across Canada and offering new opportunities for young Canadians to gain the experience they need to succeed in today’s global, knowledge-based economy.

Opinion - 19 octobre 2011

par Paul Davidson, Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Au cours des dernières semaines, les universités canadiennes ont été critiquées pour s’être opposées au nouveau tarif proposé par Access Copyright, un collectif qui accorde des licences de reprographie d’œuvres. La question revêt une grande importance et a des répercussions pour les étudiants, les professeurs et l’ensemble du milieu universitaire canadien. Je profite donc de l’occasion pour expliquer la position des universités canadiennes, qui sont à la fois créatrices et utilisatrices d’œuvres protégées.

La révolution de l’information en cours offre des possibilités d’apprentissage nouvelles et collaboratives sans précédent. Les étudiants ont accès à des ressources toujours plus vastes, dans des formats plus nombreux que jamais auparavant. De nos jours, un nombre croissant d’étudiants et de professeurs préfèrent utiliser les ressources numériques, ce qui peut rendre difficile la juste rémunération des créateurs. Au cours des 20 dernières années, les universités canadiennes ont collaboré avec les titulaires de droit d’auteur par l’intermédiaire d’Access Copyright. Les généreuses redevances qui leur sont versées ont augmenté. Aujourd’hui, Access Copyright souhaite imposer une hausse vertigineuse des redevances pour un service que les étudiants et les universités utilisent de moins en moins.

Access Copyright couvre principalement les licences pour la reprographie et la numérisation d’œuvres. Par ailleurs, dans la sphère numérique, bon nombre d’éditeurs ont choisi de ne plus avoir recours aux services du collectif comme intermédiaire, préférant négocier directement avec les universités, ou avec des consortiums d’universités, pour les licences qui couvrent l’utilisation de leurs œuvres en format numérique. Bref, le nombre d’options numériques offertes en remplacement des licences d’Access Copyright a grimpé en flèche, tandis que le répertoire d’Access Copyright, principalement composé d’œuvres en format imprimé, perd une grande partie de sa pertinence auprès du milieu universitaire.

En réaction aux changements qui s’opèrent sur le marché, Access Copyright a proposé récemment l’adoption d’un tarif de 45 $ par étudiant, ce qui ferait monter de manière importante le montant des redevances que lui versent les universités. Access Copyright souhaite que les universités paient davantage pour un bien qu’elles utilisent de moins en moins : les photocopies de documents. Il refuse également d’accorder des permissions ponctuelles, c’est-à-dire un paiement à l’utilisation, aux universités pour la copie d’œuvres non déjà couvertes par d’autres licences, empêchant ainsi les établissements de payer en fonction de leur utilisation réelle. Devant cette démarche trop rigide d’Access Copyright, certaines universités refusent de payer des frais élevés pour l’utilisation d’un répertoire peu volumineux d’œuvres en format numérique. Elles préfèrent compter sur les licences numériques dont elles disposent pour satisfaire la majeure partie de leurs besoins.

Vu le coût potentiellement élevé du tarif d’Access Copyright, et l’immense fardeau administratif qu’il impose aux établissements en les obligeant à répondre à de difficiles questions, à participer à des sondages et à produire des rapports mensuels sur leurs activités, il n’est pas surprenant de constater que 35 universités ont choisi de renoncer au tarif et de compter sur les licences numériques, les permissions ponctuelles (obtenues par l’entremises d’éditeurs ou du Centre U.S. Copyright Clearance) et les exceptions statutaires pour répondre à leurs besoins en matière de copie d’œuvres protégées. Les licences numériques « à la carte » auxquelles les universités ont choisi de souscrire n’imposent pas de fardeau administratif comme le fait Access Copyright.

Les universités sont prêtes à rémunérer les détenteurs de droits d’auteur pour l’utilisation de leurs œuvres aux fins de l’enseignement et de la recherche. Chaque établissement doit cependant avoir le droit de choisir, en fonction de sa situation, si le tarif d’Access Copyright répond adéquatement à ses besoins.

Access Copyright propose un modèle lourd et dépassé, qui ne répond plus aux exigences à l’ère numérique. Nous nous devons de trouver une meilleure solution pour le bien des étudiants et celui des créateurs.

Communiqué - 17 octobre 2011

Les universités se réjouissent d’être reconnues comme des chefs de file en matière de talents, de découverte et d’idées

OTTAWA — L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) apprécie la vision d’innovation présentée aujourd’hui dans le rapport du groupe d’experts indépendants chargé d’examiner le soutien fédéral de la recherche-développement. Le rapport du groupe d’experts constitue un appel à l’action qui arrive à point nommé, et les universités sont prêtes à faire leur part pour stimuler la prospérité et l’innovation au Canada.

« L’analyse du groupe d’experts confirme le rôle de chef de file que les universités canadiennes jouent en fournissant le talent, les découvertes et les idées qui constituent la pierre angulaire de notre économie et de notre société, a affirmé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Nous sommes heureux que le groupe d’experts ait insisté sur le problème majeur dans notre continuum d’innovation : le fait que le Canada accuse un retard par rapport aux autres pays hautement développés en ce qui concerne l’investissement et l’innovation des entreprises. »

Dans son rapport, le groupe d’experts recommande une série de mesures qui resserreront les liens entre la recherche universitaire, les entreprises et les gouvernements afin de stimuler l’innovation au Canada. L’AUCC est heureuse de constater que de nombreux éléments du rapport vont dans le même sens que l’analyse et les propositions qu’elle a faites plus tôt cette année dans son document Les universités canadiennes : Partenaires de l’entreprise en innovation et à ses recommandations au groupe d’experts.

Dans son rapport, le groupe d’experts indique que les universités, ainsi que les professeurs, les étudiants et les diplômés, jouent un rôle fondamental de moteur de l’innovation. Il reconnaît le besoin urgent de financer les frais de soutien de la recherche engagés par les établissements. De plus, il demande au gouvernement fédéral d’investir dans la recherche fondamentale en offrant un financement concurrentiel sur la scène internationale.

Les universités canadiennes se réjouissent du fait que le groupe d’experts ait reconnu l’importance de former le talent au premier cycle, aux cycles supérieurs et au niveau postdoctoral (une mesure qu’avaient récemment demandée le Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation du Canada et l’AUCC dans le mémoire prébudgétaire soumis au Comité des finances de la Chambre des communes. « Notre pays a besoin d’accroître la collaboration pour combler l’écart entre la recherche et l’innovation. Nous sommes très heureux que le groupe d’experts reconnaisse la volonté des universités de jouer leur rôle et les efforts qu’elles fournissent en ce sens », affirme M. Davidson.

Ce rapport contient plusieurs recommandations très encourageantes, comme les suivantes :

  • Créer des bons d’innovation pour tisser des liens entre les petites et moyennes entreprises et les universités
  • Maintenir une large gamme d’ententes en matière de propriété intellectuelle pour répondre aux divers besoins des entreprises canadiennes qui souhaitent prendre part à la collaboration en matière de recherche et de découverte
  • Adopter des politiques en matière d’approvisionnement qui favorise l’innovation

Le groupe d’experts, présidé par le président et stratège en chef de la société Open Text, Tom Jenkins, et qui comptait également parmi ses membres David Naylor, recteur de la University of Toronto, a élaboré « un programme ambitieux et réalisable pour faire du Canada un chef de file mondial en matière de recherche, de découverte et d’innovation », soutient M. Davidson. L’AUCC se réjouit à l’idée de rencontrer, au cours des prochaines semaines et des prochains mois, les députés, les fonctionnaires et autres intervenants pour discuter en profondeur des recommandations et faire progresser la situation.

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes. Elle représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif.

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Rapport du groupe d’experts indépendants chargé d’examiner le soutien fédéral de la recherche-développement

Pour obtenir un complément d’information ou une entrevue :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Opinion - 17 octobre 2011
Sujets : Droit d'auteur

Cet article d’opinion a paru dans le Hill Times le 17 octobre 2011

par Paul Davidson, Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Au cours des dernières semaines, Access Copyright et ses défenseurs ont publié des articles truffés d’allégations fantaisistes sur la décision de certaines universités de ne plus se prévaloir du tarif proposé par le collectif de droits d’auteur. Il est temps de rétablir les faits et d’expliquer pourquoi ces universités ont choisi cette voie.

Dans un article publié dans le Hill Times la semaine dernière, le directeur général d’Access Copyright affirme que les universités « délaissent des licences de reprographie qui fonctionnaient très bien depuis des dizaines d’années ». C’est tout simplement faux. Les universités, par l’intermédiaire de l’Association des universités et collèges du Canada, sont prêtes à renégocier leur modèle de licence en vigueur depuis 1994, mais Access Copyright n’a jamais ouvert la porte à de telles négociations.

Le collectif a plutôt décidé de déposer une demande relativement à un tarif auprès de la Commission du droit d’auteur le 31 mars 2010, imposant alors aux établissements d’éducation postsecondaire un nouveau modèle accompagné d’une forte hausse des redevances et d’un lourd fardeau administratif pour les établissements qui souhaitent se prévaloir du tarif. Access Copyright a d’ailleurs suivi la même démarche dans d’autres secteurs en mettant fin à des accords de licence et en déposant des tarifs pour couvrir la copie d’œuvres publiées dans les écoles primaires et secondaires et au sein des gouvernements provinciaux et territoriaux. C’est Access Copyright – et non les établissements d’enseignement et les gouvernements – qui, chaque fois, a choisi de brouiller les cartes.

Pourquoi certains établissements ont-ils décidé de ne plus se prévaloir du tarif d’Access Copyright? Les étudiants et les professeurs ont de plus en plus recours à des documents en format numérique, mais Access Copyright propose une licence qui couvre principalement la photocopie et la numérisation de documents. De plus, les frais de 45 $ par étudiant sont beaucoup plus élevés que ceux que payaient les universités dans le cadre des licences de reprographie arrivées à échéance l’an dernier. L’immense fardeau administratif qui accompagne le tarif est également très problématique.

À titre d’exemple, Access Copyright a fait parvenir 122 demandes de renseignements – sous forme de questions longues et complexes – aux universités hors Québec le printemps dernier. Ces questions, auxquelles les établissements qui se prévalent du tarif d’Access Copyright étaient tenus de répondre, ont entraîné une grande mobilisation de ressources et des coûts élevés. Les réponses fournies à Access Copyright, une fois imprimées, pèseraient l’équivalent de six Civic de Honda.

Les établissements qui se prévalent du tarif devront également participer à un sondage d’Access Copyright sur leurs pratiques de reprographie en 2012. Ce sondage représentera lui aussi un important fardeau administratif et financier. De plus, les établissements qui se prévalent du tarif sont tenus de fournir des rapports mensuels détaillés sur leurs activités de reprographie.

Les accords de licence numériques que les universités ont négociés avec des maisons d’édition dans le domaine universitaire ne sont pas aussi lourds et coûteux sur le plan administratif. En outre, en vertu de ces ententes, les professeurs et les étudiants ont accès aux œuvres en format numérique contenues dans les répertoires des maisons d’édition et bénéficient de droits généraux de copie. Bon nombre d’éditeurs ont choisi de ne plus avoir recours aux services d’Access Copyright comme intermédiaire, préférant négocier directement les licences couvrant l’utilisation de leurs œuvres en format numérique. Les licences numériques dont se prévalent les universités à un coût supérieur à 160 millions de dollars par année ne les obligent pas à répondre à de difficiles questions, à participer à des sondages ou à produire des rapports sur leurs activités. Il s’agit d’accords adaptés aux besoins des établissements, sans le fardeau administratif excessif qui caractérise le tarif d’Access Copyright.

Vu le coût potentiellement élevé du tarif d’Access Copyright, qui pourrait être appliqué rétroactivement par la Commission du droit d’auteur quand la décision sera rendue, et l’immense fardeau administratif associé aux services d’Access Copyright, il n’est pas surprenant de constater que 35 universités ont choisi de ne pas s’en prévaloir et de compter sur les licences numériques, les permissions ponctuelles et les exceptions statutaires pour répondre à leurs besoins en matière de copie d’œuvres protégées.

Les universités sont prêtes à rémunérer les détenteurs de droits d’auteur pour l’utilisation de leurs œuvres aux fins de l’enseignement et de la recherche. Chaque établissement doit cependant avoir le droit de choisir, en fonction de sa situation, si le tarif d’Access Copyright répond adéquatement à ses besoins.

Access Copyright propose un modèle dépassé qui ne répond pas aux besoins des établissements à l’ère numérique. Nous nous devons de trouver une meilleure solution pour le bien des étudiants et des créateurs.

Exposé - 5 octobre 2011

par Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

Bonjour. Je suis heureux d’être ici, à Montréal, l’endroit même où a été fondée l’AUCC et où nous célébrerons le centenaire de notre association à la fin d’octobre. En jetant un regard sur le passé, nous voyons un siècle de croissance, de dynamisme et de diversité. En jetant un regard vers l’avenir, nous voyons à quel point l’éducation et la recherche de qualité seront essentielles pour la prospérité du Canada dans la mondialisation.

Vous êtes actuellement dans une position enviable : vous avez gagné la confiance des électeurs de vos circonscriptions et, pour la première fois depuis près d’une décennie, le gouvernement dispose d’un mandat de quatre ans. Chacun de vous a la possibilité de faire quelque chose d’extraordinaire pour le Canada.

Les universités canadiennes reconnaissent que nous traversons une période d’intense incertitude à l’échelle mondiale et elles aident la population canadienne à traverser cette période trouble.

Lors de la dernière crise économique, le gouvernement a agi rapidement pour créer le Programme d’infrastructure du savoir. Témoignant d’une harmonie remarquable entre les gouvernements fédéral et provinciaux par rapport aux priorités nationales, le Programme a permis aux campus se transformer.

Le Programme a été un modèle de réussite tant sur le plan des politiques publiques que de la mise en œuvre; il n’a fallu que six semaines pour que sa mise sur pied soit annoncée, puis six mois pour que les décisions touchant son financement soient prises.

Le mois prochain, les universités de l’ensemble du pays ouvriront leurs portes pour présenter des installations nouvelles, agrandies ou rénovées dont les améliorations ont été rendues possibles grâce au Programme d’infrastructure du savoir. C’est leur façon de montrer à la population canadienne la valeur durable que procurent des mesures de reprise intelligentes. Plus de 59 activités publiques se dérouleront sur les campus et illustreront l’apport du Programme d’infrastructure du savoir à la qualité de la recherche et à la formation des étudiants canadiens. Nous espérons que vous participerez en grand nombre.

Cette année, les universités canadiennes accueillent un nombre record d’étudiants, en grande partie parce que les étudiants et leurs parents reconnaissent la valeur d’un diplôme universitaire. En effet, au cours de la récession de 2008 à 2010, plus de 300 000 nouveaux emplois destinés aux diplômés universitaires ont été créés, tandis que 430 000 emplois accessibles aux personnes sans formation postsecondaire ont été perdus.

Nous devrons accroître encore davantage la participation pour combler les besoins d’une population vieillissante, alors que le nombre de personnes à la retraite doublera et la population active connaîtra une augmentation de seulement huit pour cent.

Permettez-moi maintenant d’aborder le budget de 2012.

Nous reconnaissons que la reprise demeure fragile et que la souplesse sera de mise dans les mois à venir.

Le gouvernement actuel mérite d’être félicité pour le maintien des investissements en recherche, même au cours de la crise économique. Ces investissements ont maintenant des retombées pour les individus et les collectivités. Par le passé, le Comité m’a demandé d’élaborer sur ces retombées, et je suis heureux d’annoncer aujourd’hui que nous publions de nouvelles données à l’intention des députés sur la valeur de la recherche universitaire pour la prospérité du Canada.

En ce qui concerne le budget de 2012, nous avons trois grandes priorités.

Premièrement, la recherche universitaire : Le financement accordé par l’entremise des trois organismes subventionnaires de recherche et de la Fondation canadienne pour l’Innovation, en plus de soutenir les découvertes, les produits et les procédés nouveaux, permet aux professeurs de faire participer les étudiants à l’expérience pratique de la recherche. Les étudiants acquièrent ainsi les compétences analytiques et novatrices dont ils auront besoin pour réussir dans l’économie du savoir actuelle.

Deuxièmement, le renforcement des liens avec le secteur privé et de la culture de l’innovation : Nous devons créer des liens entre étudiants et professeurs et des partenaires du secteur privé de manière à renforcer la collaboration et les réseaux.

Nous avons besoin d’un nouveau mécanisme de financement qui aidera les entreprises à faire participer de nouveaux talents à leurs activités, qui permettra aux diplômés hautement qualifiés d’être en contact avec les entreprises canadiennes. Un tel mécanisme permettra de créer des emplois dans le secteur privé pour les titulaires de maîtrise et de doctorat, et de créer une véritable culture de l’innovation au Canada.

Enfin, la connectivité du Canada en matière d’éducation avec le reste du monde :

L’an dernier je vous ai parlé de l’Inde. En effet, en novembre dernier, les universités canadiennes ont consacré quatre millions de dollars afin de promouvoir la mobilité étudiante et la collaboration en matière de recherche avec l’Inde; et il reste encore beaucoup à faire. Nous sommes ravis de l’annonce du premier ministre concernant la présence du gouverneur général du Canada à la tête de la mission de l’AUCC au Brésil au printemps 2012.

Pourquoi est-ce que je fais continuellement référence au besoin d’améliorer la connectivité en matière d’éducation? En raison de la portée de la question, de son ampleur et de l’urgence de l’aborder.

Le Brésil vient d’annoncer la création d’un programme de bourses d’études pour permettre à 75 000 de ses étudiants de se rendre à l’étranger. L’Inde permet à 160 000 de ses étudiants de faire des études à l’étrangers – dont seulement 3 000 sont accueillis au Canada. La Chine a connu une hausse des effectifs étudiants de deux millions en deux ans.

Notre pays doit être en mesure de saisir les occasions d’entrer en contact avec les marchés en croissance – particulièrement lorsque ses concurrents ne peuvent pas le faire.

C’est pourquoi notre troisième priorité concerne la mise en place d’un important fonds de recherche mondial, axé sur des pays prioritaires comme le Brésil et l’Inde, et permettant à davantage d’étudiants et de professeurs de participer à des programmes de collaboration internationale en matière de recherche, ainsi que de créer des liens essentiels pour la prospérité future.

Conclusion :

Nous sommes heureux de constater que d’autres intervenants ont suivi notre recommandation d’améliorer l’accès à l’éducation et la réussite des jeunes Canadiens autochtones, et nous continuons de considérer la question comme un enjeu national urgent.

Nous devons nous assurer que la génération actuelle d’étudiants est le mieux formé possible et qu’elle est prête à relever les défis auxquels fait face le Canada. Nous croyons qu’un parcours universitaire axé sur la recherche et ouvert sur le monde au sein d’une culture d’innovation constitue la clé de la prospérité pour le Canada dans un monde en constante évolution.

Communiqué - 5 octobre 2011

MONTRÉAL – La recherche universitaire compte maintenant plus que jamais pour le Canada. Afin d’être concurrentiel dans l’économie mondiale, le Canada a besoin de la recherche universitaire pour stimuler l’innovation et former les talents du pays, la main-d’œuvre de l’avenir.

Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), a transmis ce message aux députés aujourd’hui à Montréal lors de sa comparution devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes dans le cadre des consultations prébudgétaires.

« Une société prospère se doit d’être novatrice. Or, l’innovation passe d’abord par la recherche fondamentale, a déclaré M. Davidson. La recherche universitaire couronnée de succès transforme le savoir en produits et services dont l’économie mondiale a besoin. »

Aujourd’hui, l’AUCC a aussi rendue publique la brochure intitulée La valeur de la recherche universitaire qui souligne l’importante contribution de la recherche pour l’économie canadienne et pour les Canadiens.

Les retombées de la recherche universitaire sont perceptibles partout : meilleurs traitements contre le cancer; œufs plus nutritifs; améliorations des technologies d’énergie solaire. En plus de contribuer à améliorer la qualité de vie des Canadiens, la recherche universitaire a des retombées économique qui se chiffrent à plus de 60 milliards de dollars annuellement.

Le milieu d’apprentissage axé sur la recherche offert dans les universités canadiennes bénéficie à tous les étudiants, en leur permettant de former leur esprit critique et leurs compétences analytiques, deux atouts prisés dans l’économie mondiale actuelle du savoir.

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Exposé prébudgétaire.

Pour obtenir un complément d’information ou une entrevue :

Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-1236, poste 238

Communiqué - 29 septembre 2011
Sujets : Droit d'auteur

OTTAWA – Les universités canadiennes accueillent favorablement la réintroduction du projet de loi sur le droit d’auteur du gouvernement fédéral et se réjouissent à l’idée qu’il soit adopté.

« Ce projet de loi tente d’assurer un juste équilibre entre les intérêts des créateurs et ceux des utilisateurs d’œuvres protégées, et représente un pas en avant pour le milieu universitaire canadien, estime Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. Le projet de loi précise d’importantes questions et permettra aux étudiants et aux apprenants d’avoir accès au contenu dont ils ont besoin, y compris aux documents électroniques. »

Le projet de loi permettra aux universités d’exploiter les nouvelles technologies, dont l’Internet, pour la transmission de documents pédagogiques et de recherche entre professeurs et étudiants. La nouvelle réglementation favorisera aussi l’apprentissage assisté par les techniques afin que les étudiants adultes et ceux des collectivités éloignées, dont les Autochtones, puissent bénéficier du même accès à l’éducation que les étudiants sur les campus.

« Les professeurs et les étudiants des universités canadiennes sont à la fois producteurs et utilisateurs d’œuvres protégées. C’est pourquoi les universités reconnaissent l’importance d’assurer un juste équilibre entre, d’une part, le désir des créateurs de percevoir une rémunération équitable pour l’utilisation de leurs œuvres et, d’autre part, l’intérêt pour le public d’avoir accès à cette information aux fins de recherche et d’éducation, ajoute M. Davidson. La nouvelle loi sera plus équitable envers les deux parties. »

Les universités et les étudiants dépensent chaque année des sommes très importantes pour l’achat de ressources pédagogiques et l’obtention des licences associées, et il en ira de même dans le cadre de ce nouveau projet de loi. Les bibliothèques des universités canadiennes consacrent chaque année plus de 300 millions de dollars à l’achat de nouveau contenu et à l’acquisition des licences associées au profit de la recherche et de l’apprentissage. En outre, chaque année, plus de 400 millions de dollars sont consacrés à l’achat de nouveaux manuels scolaires, de recueils de cours et d’œuvres en format numérique.

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Communiqué - 27 septembre 2011

Un blogue qui offre des points de vue variés sur l’avenir de la formation universitaire au Canada

OTTAWA – Qu’est-ce qui sera exigé des universités canadiennes dans l’avenir? Comment l’enseignement se fera-t-il? Comment l’environnement d’apprentissage différera-t-il de celui d’aujourd’hui?

Voilà certaines des grandes questions abordées sur « La grande place », le nouveau blogue lancé par l’Association des universités et collèges du Canada dans le cadre des célébrations de son centenaire afin de favoriser un dialogue national en ligne sur l’avenir de la formation universitaire au Canada. De grands penseurs et des visionnaires de partout au Canada ont été invités à s’exprimer sur la manière dont les universités peuvent et devraient évoluer au cours des 100 prochaines années.

Le coup d’envoi a été donné à la fin d’août par Daniel Woolf, principal de la Queen’s University, qui a rédigé un article sur l’équilibre entre l’enseignement et la recherche dans les universités. Patrick Keeney, professeur adjoint à la Simon Fraser University, a ensuite signé un article controversé sur la raison d’être de la formation universitaire et comment la formation professionnelle s’est introduite à l’université.

« La grande place » affichera des textes de leaders universitaires et de nombreux autres collaborateurs visionnaires, certains de renom, jusqu’à la tenue des réunions du centenaire de l’AUCC à Montréal, à la fin d’octobre. Plaque tournante pour l’expression d’idées novatrices sur l’enseignement supérieur, le blogue publiera aux trois à cinq jours de nouveaux articles qui contribueront à guider et à inspirer les discussions qui s’ensuivront à Montréal. Il est aussi conçu pour favoriser un débat national au sein de la population canadienne sur des enjeux majeurs.

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Opinion - 22 septembre 2011

par Paul Davidson
Président, Association des universités et collèges du Canada

Dans le monde actuel où tout est interrelié, nous savons qu’investir dans l’éducation internationale, que ce soit sur les campus canadiens ou à l’étranger, procure des retombées économiques, sociales et culturelles positives et durables. Par exemple, les étudiants étrangers rapportent plus de 6,5 milliards de dollars annuellement à l’économie canadienne, en plus d’enrichir le parcours d’apprentissage des étudiants canadiens.

Je connais bien les avantages des études à l’étranger. Lorsque j’étais en troisième année à l’université, j’ai séjourné au Zimbabwe, alors nouvellement indépendant. J’ai vécu en résidence avec des pairs étudiants qui, quelques années auparavant, s’étaient battus pour l’indépendance de leur pays. Certains de mes professeurs avaient fui l’apartheid en Afrique du Sud. L’année que j’ai passée là-bas a transformé ma vie et ma vision du monde. C’était une expérience exaltante qui a posé les jalons de mes études aux cycles supérieurs et m’a préparé à toute une gamme d’expériences professionnelles. Ce séjour m’a aussi convaincu de l’importance de faire en sorte que davantage d’étudiants canadiens aient la possibilité de vivre une telle expérience d’apprentissage.

Les universités canadiennes constituent l’endroit idéal pour acquérir les compétences du XXIe siècle. Elles sont un portail ouvert sur le monde, caractérisé par des idées nouvelles, une vision audacieuse, un désir d’innovation et des horizons élargis. Un récent rapport du Bureau canadien de l’éducation internationale signale que le contact des étudiants aux cultures et aux langues étrangères est l’élément le plus valorisé par les Canadiens en ce qui a trait à l’éducation internationale. Les Canadiens savent qu’étudier à l’étranger permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure, améliore l’ensemble du parcours éducatif, accroît les possibilités d’emploi et contribue à la compétitivité internationale du Canada. Plus de la moitié des employeurs interrogés dans le cadre de cette étude ont dit préférer embaucher des étudiants possédant une expérience d’études à l’étranger plutôt que ceux qui n’en possèdent pas.

Notre avenir est de plus en plus façonné par des forces mondiales en rapide mutation. Pour être en mesure de bien cerner les défis, le Canada a besoin d’une main-d’œuvre possédant la connaissance de langues et de cultures étrangères et la capacité d’établir des partenariats avec des collègues à l’étranger.

En novembre 2010, la plus importante délégation de recteurs canadiens à se rendre à l’étranger a effectué une mission de sept jours en Inde. Quinze dirigeants universitaires ont collaboré pour faire du Canada un partenaire de choix en matière de collaboration en enseignement supérieur. Cette mission de l’AUCC a permis de renforcer les partenariats existants et d’explorer de nouveaux moyens de collaborer pour les universités canadiennes et les universités indiennes.

En avril 2012, l’AUCC dirigera une délégation encore plus imposante de recteurs qui se rendra cette fois au Brésil dans le but de renforcer la mobilité étudiante et la collaboration internationale en matière de recherche entre ce pays et le Canada. Le Brésil s’apprête à devenir la cinquième économie en importance au monde; il présentera son économie dynamique et florissante au monde entier en accueillant la Coupe du monde en 2014 et les Jeux olympiques en 2016. Les investissements qu’effectue actuellement le Brésil dans ses infrastructures, dans ses ressources humaines ainsi qu’en recherche et en innovation créent des possibilités pour les entreprises, les gouvernements et les universités du monde entier.

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a récemment fait l’annonce de bourses d’études universitaires qui permettront à 75 000 étudiants brésiliens de poursuivre des études à l’étranger. Le Canada est prêt à accueillir ces étudiants. Les professeurs, les chercheurs et les étudiants étrangers, transmettent leur culture et leurs points de vue en classe, dans les laboratoires et au sein des résidences pour étudiants, enrichissant ainsi le parcours d’apprentissage de chacun.

La période est propice pour que le Canada tisse des liens nouveaux et efficaces avec des économies émergentes comme le Brésil.

Les universités canadiennes sont prêtes à jouer un rôle prépondérant à cet égard.

Communiqué - 15 septembre 2011

OTTAWA – L’annonce des 70 premiers lauréats des bourses postdoctorales Banting aidera les universités canadiennes à former, à recruter et à retenir les meilleurs chercheurs de l’ensemble du Canada et du monde entier. L’annonce a été faite aujourd’hui à l’Institut du cancer de l’Ontario par l’honorable Gary Goodyear, ministre d’État (sciences et technologie).

« Le Programme de bourses postdoctorales Banting représente un investissement important pour soutenir l’excellence en recherche dans les universités canadiennes et instituts de recherche, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. Ces bourses postdoctorales permettront aux universités canadiennes d’attirer les meilleurs chercheurs sur leurs campus et aux chercheurs canadiens de terminer leur stages dans un institut étranger, renforçant ainsi nos réseaux de recherche mondiaux. »

Annoncé par le premier ministre Harper en juillet 2010, ce programme quinquennal de 45 millions de dollars permettra d’octroyer chaque année 70 bourses d’une valeur de 70 000 $ par année sur deux ans. Ce programme table sur la réussite du Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier, du Programme des chaires de recherche du Canada et du Programme des chaires d’excellence en recherche du Canada.

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Opinion - 15 septembre 2011

par Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada

D’ici 2017, année du 150e anniversaire de la Confédération, un million d’étudiants obtiendront un diplôme universitaire de premier cycle au Canada. Cet automne, les universités affichent des effectifs records.

Les étudiants et leurs parents, qui sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la qualité de l’enseignement au premier cycle, peuvent avoir l’esprit tranquille : les recteurs canadiens ont fait de l’excellence en enseignement au premier cycle une priorité et prennent des mesures pour améliorer le parcours et les résultats d’apprentissage.

En mars dernier, l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a tenu à Halifax l’atelier intitulé Transformer l’enseignement au premier cycle dans les universités canadiennes, qui s’adressait aux recteurs, aux dirigeants universitaires ainsi qu’aux leaders étudiants. L’atelier a montré que nous devons centrer nos efforts sur ce qui est sans doute le rôle central de l’université : offrir aux étudiants au premier cycle un milieu d’enseignement et d’apprentissage de qualité.

Les dirigeants universitaires sont sans cesse à la recherche de nouveaux programmes, techniques et idées afin que les universités canadiennes soient en mesure de former la prochaine génération d’étudiants et la préparer le mieux possible à relever les défis auxquels fait face le Canada. Il existe actuellement de nombreux exemples d’innovation en matière d’enseignement et d’apprentissage dans les universités canadiennes, dont les cours interactifs, les expériences à l’étranger et l’utilisation de nouvelles technologies. Ces démarches méritent d’être encouragés, imitées et maintenues.

L’engagement que prennent les universités à l’égard de la qualité de l’enseignement au premier cycle est maintenant appuyé par une ressource en ligne intitulée Débuts réussis : Améliorer la qualité et l’innovation au premier cycle. Lancée à la McMaster University le 14 septembre, cette ressource contient le rapport intégral de l’atelier sur la transformation de l’enseignement au premier cycle, des études de cas sur les pratiques exemplaires au premier cycle, une bibliographie de publications et d’articles connexes ainsi que des articles d’actualité abordant ce sujet.

Les exemples qui se trouvent dans Débuts réussis démontrent comment les techniques et les programmes novateurs utilisés au premier cycle aident les étudiants à développer leur plein potentiel, à devenir des citoyens du monde et à se préparer à une carrière valorisante. Faire l’expérience de la recherche au premier cycle en est un bon exemple. La participation à la recherche accroît les connaissances des étudiants, renforce leur esprit critique et leurs capacités d’analyse; elle leur inspire de nouvelles idées et alimente leur créativité. Un milieu d’apprentissage enrichi par la recherche procure aux étudiants une compréhension accrue de l’environnement, des collectivités, des entreprises, des gouvernements et des systèmes de soins de santé.

En faisant de la qualité de l’enseignement au premier cycle une priorité, nous aiderons le Canada à réaliser son plein potentiel. Puisque les recteurs et l’ensemble du milieu universitaire se sont engagés à améliorer le parcours au premier cycle, les Canadiens peuvent être assurés que les universités continueront de former les leaders de demain et de répondre aux besoins du pays au cours des années à venir.

Communiqué - 14 septembre 2011

Une nouvelle ressource aidera le milieu universitaire à améliorer l’expérience et les résultats d’apprentissage

OTTAWA, le 14 septembre 2011 – Alors que beaucoup d’universités canadiennes affichent des effectifs records cet automne, les étudiants et leurs parents s’intéressent de plus en plus à la question de la qualité de l’enseignement au premier cycle. Ils peuvent avoir l’esprit tranquille, sachant que les recteurs canadiens ont fait de l’excellence en enseignement au premier cycle une priorité et prennent des mesures pour améliorer l’expérience et les résultats d’apprentissage.

« Peu importe leur vocation ou leur taille, toutes les universités se penchent avec enthousiasme sur de nouvelles façons d’améliorer l’enseignement au premier cycle sur leurs campus, a expliqué aujourd’hui Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), à un auditoire composé de dirigeants universitaires et de leaders étudiants à la McMaster University. Pour appuyer les engagements et les activités de ses établissements membres visant à améliorer l’enseignement au premier cycle, l’AUCC met en ligne une nouvelle ressource qui permet de diffuser des pratiques exemplaires, des techniques novatrices, des résultats de recherche récents et des articles d’opinion concernant la formation de qualité au premier cycle. »

La nouvelle ressource électronique, Débuts réussis : Améliorer la qualité et l’innovation au premier cycle, a été conçue à la suite d’un atelier sur la transformation de l’enseignement au premier cycle organisé par l’AUCC à Halifax en mars dernier. L’atelier, auquel ont participé des recteurs, des vice-recteurs et d’autres dirigeants universitaires ainsi que des leaders étudiants, a donné lieu à des discussions franches sur l’état de l’enseignement au premier cycle et sur les mesures à prendre pour veiller à ce qu’il réponde aux besoins des étudiants et du Canada, maintenant et dans l’avenir.

« Des changements spectaculaires se sont produits au fil des ans dans le monde, et maintenant, les universités sont appelées à y réagir rapidement, déclare Patrick Deane, recteur de la McMaster University. Nous voulons assurer le maintien de la qualité de notre mission et continuer d’offrir des programmes enrichissants qui permettent d’élargir les horizons des étudiants. »

La ressource Débuts réussis comprend des études de cas sur les pratiques exemplaires en enseignement au premier cycle : des techniques ou des programmes d’études qui intègrent l’apprentissage interactif; l’apprentissage fondé sur la résolution de problèmes; les occasions de recherche sur le terrain. Elle comprend également un rapport sur l’atelier de mars, une bibliographie de publications et d’articles connexes ainsi que de nouveaux articles abordant ce sujet. Ce centre d’information en ligne est une ressource en constante évolution dans laquelle seront fréquemment versés de nouvelles études de cas, des documents et des articles d’opinion sur l’amélioration de l’enseignement au premier cycle.

« Il s’agit d’une étape importante de la collaboration entre les universités canadiennes en vue d’améliorer l’enseignement au premier cycle, mais ce ne sera pas la seule », a promis M. Davidson. Parmi les activités et les projets à venir, l’AUCC organisera en décembre un atelier consacré à la santé mentale en milieu universitaire.

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Débuts réussis – ressource électronique
Rapport
Bibliographie

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Opinion - 8 septembre 2011
Sujets : Droit d'auteur

Cet article d’opinion a paru sur le site Web du Globe and Mail le 8 septembre 2011.

par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada

Au cours des dernières semaines, les universités canadiennes ont été accusées de piratage, de vol, d’actes illégaux et de promotion de la désobéissance civile. Il s’agit de déclarations impressionnantes, certes, mais elles relèvent toutes de la fiction. En dépeignant ainsi les enjeux liés au droit d’auteur, les créateurs canadiens ont montré qu’ils peuvent déployer des trésors d’imagination.

La révolution de l’information en cours offre des possibilités d’apprentissage sans précédent. Les étudiants ont accès à des ressources toujours plus vastes, dans des formats plus variés que jamais auparavant. Ces changements rendent toutefois difficile la juste rémunération des créateurs. Au cours des 20 dernières années, les universités canadiennes ont collaboré avec les titulaires de droit d’auteur par l’intermédiaire d’Access Copyright, un collectif qui accorde des licences de reprographie de leurs œuvres. Les généreuses redevances qui leur sont versées ont augmenté au fil des ans. Aujourd’hui, Access Copyright souhaite imposer une hausse vertigineuse des redevances pour un service que les étudiants et les universités utilisent de moins en moins.

De nos jours, un nombre croissant d’étudiants et de professeurs préfèrent utiliser les ressources numériques, lesquelles sont très peu couvertes par les licences d’Access Copyright. Le collectif admet que son répertoire d’œuvres en format numérique représente à peine plus de un pour cent du volume de son répertoire imprimé. Par ailleurs, dans la sphère numérique, bon nombre d’éditeurs ont choisi de ne plus avoir recours aux services du collectif comme intermédiaire, préférant négocier directement avec les universités, ou avec des consortiums d’universités, pour les licences qui couvrent l’utilisation de leurs œuvres en format numérique. Bref, le nombre d’options numériques offertes en remplacement des licences d’Access Copyright a grimpé en flèche, tandis que le répertoire d’Access Copyright principalement composé d’œuvres en format imprimé a perdu une grande partie de sa valeur aux yeux du milieu universitaire.

En réaction aux changements qui s’opèrent sur le marché, Access Copyright a proposé récemment l’adoption d’un tarif de 45 $ par étudiant, ce qui viendrait plus que doubler le montant des redevances que lui versent les universités. Access Copyright souhaite que les universités paient davantage pour un bien qu’elles utilisent de moins en moins : les photocopies de documents. Il refuse également d’accorder des permissions ponctuelles, c’est-à-dire un paiement à l’utilisation, aux universités pour la copie d’œuvres non déjà couvertes par d’autres licences. Devant cette démarche trop rigide d’Access Copyright, certaines universités refusent de payer des frais élevés pour l’utilisation d’un répertoire peu volumineux d’œuvres en format numérique. Elles préfèrent compter sur les licences numériques dont elles disposent pour satisfaire la majeure partie de leurs besoins.

Le rejet du tarif proposé par Access Copyright par certaines universités n’a rien à voir avec la désobéissance civile ou une réduction des coûts. Plusieurs universités en sont venues à la conclusion que les frais universels proposés par Access Copyright n’étaient plus rentables. Les auteurs et les éditeurs continueront d’être largement rémunérés pour l’utilisation de leurs œuvres par le milieu universitaire, mais les redevances seront versées directement aux titulaires de droit d’auteur dans le cadre d’accords de licence numérique plutôt que par l’intermédiaire d’Access Copyright.

Les étudiants qui feront leur entrée à l’université cet automne n’ont rien à craindre : ils ne croiseront ni voleurs, ni pirates sur les campus et pourront accéder à des ressources d’apprentissage plus vastes que jamais, dans le format de leur choix.

Opinion - 8 septembre 2011

par Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada

REMARQUE : Au cours des prochaines semaines, les universités canadiennes feront part de leur vision et de leurs priorités par l’entremise de cette chronique, publiée dans le cadre du 100e anniversaire de l’Association des universités et collèges du Canada.

Il y a 100 ans, les dirigeants de 15 universités canadiennes se sont réunis pour la toute première fois pour discuter d’enjeux pressants.

Le BlackBerry n’existait pas et le téléphone était encore une nouveauté. Des chefs d’établissement, rien que des hommes, se sont rendus par train et par bateau à l’Université McGill où avait lieu la réunion. Le Canada fêtait alors sa 44e année d’existence, et les conservateurs de Robert Borden allaient bientôt remporter les élections fédérales sur la question du « libre-échange », délogeant ainsi le gouvernement de Wilfrid Laurier en poste depuis 15 ans.

Les chefs d’établissement avaient été convoqués par William Peterson, principal de l’Université McGill, et par Robert Falconer, recteur de la University of Toronto, afin de discuter de critères d’admission, de mobilité étudiante et de formation aux cycles supérieurs; des enjeux qui ont poussé les universités à se réunir pour la première fois afin de travailler dans l’intérêt des Canadiens. Comme il s’agissait de questions de première importance, les chefs d’établissement ont décidé de tenir des rencontres régulières. Pourtant, quatre années s’écouleront avant la réunion suivante.

Les temps ont changé, mais les dirigeants universitaires se réunissent encore régulièrement pour discuter de questions similaires. Les universités d’aujourd’hui sont bien différentes de celles d’il y a 100 ans, mais elles continuent de se pencher sur les problèmes de la société, d’améliorer la qualité de vie des Canadiens et de contribuer à situer notre pays comme chef de file.

Les célébrations du centenaire de l’AUCC en 2011 seront l’occasion de commémorer le rôle pivot que les universités ont joué et continuent de jouer pour aider le Canada à atteindre son plein potentiel. Ainsi, à l’occasion des réunions de l’AUCC en octobre, les chefs d’établissement d’aujourd’hui se concentreront sur les besoins de demain des Canadiens.

Dans le cadre de ses réunions, l’AUCC présentera également une discussion d’un groupe d’experts intitulée Soins de santé intelligents : Comment les universités canadiennes peuvent aider à relever les défis en matière de soins de santé. Des spécialistes de partout au pays traiteront des moyens que peuvent prendre les universités canadiennes pour répondre directement aux besoins de la population vieillissante en matière de santé.

Toujours dans le cadre des célébrations du centenaire, l’AUCC a lancé un blogue sur l’avenir de l’enseignement universitaire au Canada; La grande place (www.aucc.ca) présente divers points de vue sur l’orientation que pourrait prendre l’enseignement universitaire au cours des prochaines années pour répondre aux besoins de la nation.

Afin d’examiner comment améliorer l’enseignement au premier cycle, l’AUCC a organisé, en mars dernier, un atelier national sur l’enseignement au premier cycle qui s’est tenu à Halifax et auquel de nombreux recteurs, universitaires et leaders étudiants ont participé. L’atelier a montré que les intervenants sont de plus en plus nombreux à penser que les dirigeants universitaires doivent s’efforcer d’améliorer le parcours au premier cycle. Il a notamment donné lieu à l’élaboration d’un outil en ligne visant à renforcer l’enseignement au premier cycle qui sera disponible ce mois-ci.

L’AUCC a également lancé un projet amusant axé sur les médias sociaux auquel participe une petite ourse polaire en bois baptisée Ursula. La figurine a entrepris depuis le mois de mai une tournée des campus canadiens. Ursula s’amuse à croquer des tranches de vie sur les campus et à les diffuser sur Facebook, sur Twitter et sur son propre blogue (www.ursulaentournee.ca).

Pour terminer en beauté l’année du centenaire de l’AUCC, les universités canadiennes ouvriront leurs portes aux visiteurs du 4 au 13 novembre. Des activités dans le cadre des Journées portes ouvertes dans les universités seront organisées sur les campus de partout au pays afin de faire découvrir à la population les installations de recherche et d’apprentissage dont la construction et la modernisation ont été rendues possibles grâce aux investissements du gouvernement fédéral et d’autres bailleurs de fonds.

Depuis 100 ans, l’histoire du Canada se raconte à travers celle des universités. Pour souligner un siècle de réalisations, les universités invitent tous les Canadiens à participer aux célébrations. Pour obtenir un complément d’information, consultez le www.aucc.ca.

Communiqué - 1 septembre 2011

OTTAWA – L’annonce de nouveau financement fédéral de 53 millions de dollars destiné aux chercheurs canadiens et aux universités constitue un apport important à la culture de l’innovation au Canada, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. L’annonce du financement consenti par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) a été faite aujourd’hui sur le campus de la University of Manitoba par l’honorable Gary Goodyear, ministre d’État (sciences et technologie).

« Il est évident que le Canada se dote des talents nécessaires pour devenir un chef de file en matière d’innovation, a poursuivi M. Davidson. Il s’agit du genre d’investissement qui transforme les possibilités en réalités et produit des résultats concrets pour les Canadiens. Les découvertes et les innovations des équipes de recherche aideront le Canada à relever ses défis, à améliorer la qualité de vie de sa population, à créer des emplois et à se situer parmi les chefs de file en matière de productivité au cours des années à venir. »

Les universités canadiennes ont un bilan impressionnant en ce qui concerne leur contribution à la culture d’innovation. Une multitude de nouveaux produits et d’exportations sont nés de la recherche au cours des dernières années –  l’amélioration des variétés de pois, de fèves et de lentilles, l’augmentation de l’efficacité et de la sécurité des aéronefs, ou encore les traitements révolutionnaires contre le cancer qui permettent de réduire les temps d’attente et les coûts de traitement. La recherche universitaire permet aussi de relever des défis, entre autres, dans les domaines des soins de santé, de la démographie et de l’énergie.

Ces nouveaux investissements en recherche réalisés par l’entremise du Fonds des leaders de la FCI permettront d’appuyer 207 projets dans 42 établissements de recherche canadiens.

Le financement de la FCI est attribué selon un processus de financement rigoureux, objectif et fondé sur le mérite. La liste complète des projets financés peut être consultée au www.innovation.ca.

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Helen Murphy
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Communiqué - 21 août 2011

OTTAWA, le 22 août 2011 –Le milieu universitaire canadien éprouve aujourd’hui, comme l’ensemble de la population canadienne, une grande peine en apprenant le décès de l’honorable Jack Layton, chef de l’opposition fédérale officielle.

« La lutte fervente et inlassable qu’a menée Jack Layton pour défendre les intérêts des Canadiens en a inspiré plus d’un, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada. On se rappellera toujours la fougue avec laquelle il a mené la campagne électorale de 2011, dont les élections ont transformé le paysage politique canadien, mais le milieu universitaire de l’ensemble du pays se souvient aujourd’hui de M. Layton pour son engagement envers l’éradication de la pauvreté, la gestion responsable de l’environnement, l’accès à l’éducation et le bien-être des familles canadiennes. »

M. Davidson parle aussi de l’important héritage que M. Layton laisse au pays et à son parti. « Jack Layton n’aura pas inspiré que les adeptes de son parti, il a touché l’ensemble de la population canadienne par son dévouement, sa passion et sa persévérance en période difficile. Il est, pour nous tous, un exemple de ce que nous pouvons accomplir, malgré les épreuves personnelles.

« Nous présentons nos plus sincères condoléances à son épouse, Olivia, à ses enfants Sarah et Michael, ainsi qu’à tous les membres de sa famille et à ses amis. »

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Renseignements :
Helen Murphy
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Communiqué - 9 août 2011
Sujets : Brésil

Déclaration :

Ottawa, le 9 août 2011 – Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), a émis aujourd’hui une déclaration à la suite de l’annonce faite par le premier ministre Stephen Harper relativement à l’ouverture de trois nouveaux centres de demande de visa au Brésil :

« L’AUCC accueille favorablement cette annonce. Il s’agit d’une mesure concrète qui permettra d’accroître le nombre de Brésiliens qui choisissent le Canada comme destination privilégiée pour faire des études et de la recherche, comme on l’a constaté lors de l’ouverture de centres de demandes de visa en Chine et en Inde. Accélérer le temps de traitement des visas constitue un élément essentiel d’une stratégie efficace de marketing international de l’éducation, et l’annonce faite aujourd’hui améliorera la compétitivité du Canada. »

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Communiqué - 8 août 2011
Sujets : Brésil

OTTAWA, le 8 août 2011 – L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) est ravie de l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement du Canada d’accroître la collaboration avec le Brésil dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Lors de sa visite du 8 août dernier au Brésil, au cours de laquelle il a rencontré la présidente Dilma Rousseff, le premier ministre Stephen Harper a annoncé un renouvellement du financement du Programme de partenariats internationaux en sciences et en technologie, ainsi que la mise en place d’un plan d’action bilatéral, unique et nouveau, en sciences et en technologie, axé sur l’innovation. Le plan d’action invitera les milieux universitaires et des affaires du Canada et du Brésil à travailler de concert afin d’accélérer la valorisation des résultats des travaux de recherche et de développement dans des domaines d’intérêt commun. Le premier ministre a aussi annoncé les noms des 11 premiers lauréats des bourses d’études accordées dans le cadre du programme de bourses d’études Canada-Brésil, une composante du Programme des futurs leaders dans les Amériques.

« L’attention qui est accordée au savoir et à l’innovation reflète l’engagement du gouvernement fédéral à approfondir les relations avec ses partenaires brésiliens, a déclaré le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson. Ce genre d’appui à l’égard de l’internationalisation des universités canadiennes en matière de recherche concertée et d’innovation est propre à stimuler la croissance économique et à renforcer les relations.»

Le Brésil est aussi un pays prioritaire pour les universités canadiennes. L’AUCC et ses établissements membres déploient des efforts concertés pour améliorer les relations universitaires bilatérales avec le Brésil, de manière ciblée et opportune. En juin, l’AUCC a tenu un atelier visant à promouvoir l’excellence en matière de collaboration stratégique avec le Brésil qui a réuni de hauts représentants provenant de plus de la moitié des universités canadiennes, leurs homologues d’universités brésiliennes, des représentants du gouvernement, ainsi que des intervenants. Les universités canadiennes et les universités brésiliennes ont fait part de leur vif intérêt envers la création de relations réciproques et mutuellement bénéfiques et sont déterminées à promouvoir l’innovation.

Misant sur le succès de l’atelier et sur la dynamique engendrée par les récentes visites de hauts représentants du gouvernement canadien au Brésil, l’AUCC organise une mission pour les recteurs canadiens au Brésil au printemps 2012. La mission devrait permettre de renforcer l’image d’excellence collective des universités canadiennes au Brésil et de faire progresser les programmes du Canada et du Brésil en matière d’enseignement supérieur et de recherche.

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Communiqué - 3 août 2011

OTTAWA, le 3 août 2011 – L’annonce de l’attribution de 176 nouvelles bourses Vanier faite aujourd’hui par le premier ministre Stephen Harper, témoigne de l’engagement du gouvernement fédéral et des universités canadiennes à attirer les meilleurs chercheurs du monde entier.

« Le principal atout du Canada en cette période économique difficile est probablement le talent, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Des investissements comme les bourses Vanier attirent au Canada les plus grands chercheurs et innovateurs, et permettent d’améliorer la position concurrentielle mondiale du Canada. Les découvertes et les innovations de ces chercheurs et de leurs collègues permettront d’améliorer la qualité de vie des Canadiens et de placer le Canada parmi les chefs de file en matière de productivité au cours des années à venir. »

Les investissements publics du Canada en recherche et en innovation, comme les bourses Vanier, ont connu une hausse pendant le ralentissement économique et le pays peut se vanter du nombre de talents exceptionnels que forment les universités canadiennes. Le Canada affiche le taux de croissance des doctorats en sciences le plus élevé au monde et se classe au deuxième rang, derrière la Suède, en ce qui concerne la croissance des doctorats en génie – un important avantage concurrentiel pour une économie qui dépend des talents et des compétences de haut calibre.

Le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier, mis sur pied en 2009, vise à recruter et à garder au pays des étudiants au doctorat, canadiens et étrangers, de calibre mondial. Cette année, on a annoncé l’attribution de 167 bourses Vanier dans 26 universités à des étudiants aux cycles supérieurs provenant des États-Unis, de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique ayant choisi d’étudier dans une université canadienne. L’annonce d’aujourd’hui correspond à un investissement de 25 millions de dollars, ce qui fait passer la somme investie par le gouvernement dans le Programme à 75 millions de dollars.

Les boursiers Vanier reçoivent 50 000 $ par année pendant une période maximale de trois ans. Chacun d’eux est choisi pour ses aptitudes évidentes de leadership et le caractère exceptionnel de ses activités de recherche en sciences humaines, en sciences naturelles, en génie ou en sciences de la santé.

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Opinion - 5 juillet 2011

La version anglaise de l’article d’opinion ci-dessous a paru dans le Financial Post le 5 juillet 2011

Par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada

William Watson propose une théorie intéressante sur les obstacles à la productivité du Canada dans son article « Endless folly of innovation policy », publié le samedi 2 juillet dans le Financial Post.

Les jeunes talentueux veulent rendre le monde meilleur, et espérons que ce sera toujours le cas. Par contre, les jeunes d’aujourd’hui sont aussi bien concentrés sur leur rôle dans la nouvelle économie, sur des choses très pratiques comme un emploi enrichissant et leurs perspectives d’avenir. Une récession a cet effet sur les gens.

M. Watson réagissait au deuxième rapport L’état des lieux du Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation du Canada, qui fait suite au rapport publié en 2009. Le document de 76 pages compare aux normes internationales le rendement du Canada en matière de sciences, de technologie et d’innovation. Si l’on considère ce rapport comme un bulletin, le Canada obtient probablement une note de B ou C en innovation, malgré tout son potentiel. Dans la nouvelle économie mondiale du savoir, c’est tout simplement insuffisant.

En résumé, le message du Conseil est le suivant : le Canada doit faire mieux – surtout dans les domaines des investissements privés en R-D et de la collaboration du secteur privé avec les universités – s’il souhaite devenir plus qu’un « joueur intermédiaire » en innovation à l’échelle mondiale.

Le Conseil indique clairement que le pays ne manque pas de talent. Selon le rapport, le nombre de diplômés universitaires canadiens est en hausse et l’important secteur des doctorats en sciences est en forte croissance. En fait, le Canada affiche le taux de croissance des doctorats en sciences le plus élevé au monde et se classe au deuxième rang, derrière la Suède, au chapitre de la croissance des doctorats en génie. Voilà une bonne nouvelle pour une économie qui dépend des talents et des compétences de haut calibre. Le Conseil avertit toutefois le Canada d’éviter l’excès d’optimisme et lui conseille de continuer d’accroître son bassin de talents.

Cependant, le rapport indique clairement que le Canada est privé d’une « culture de l’innovation » en entreprise. Les dépenses en R-D par entreprise, en chiffres absolus, connaissent un recul depuis 2006. Certains ont souligné que les investissements en R-D du secteur privé canadien par rapport au PIB représentent respectivement environ la moitié, le tiers et le quart des investissements réalisés aux États-Unis, en Suède et en Corée. Voilà qui n’aide pas le Canada à devenir un chef de file mondial en matière d’innovation. À défaut de renforcer les investissements en R-D du secteur privé canadien, on doit envisager la perspective défavorable d’une économie en mauvaise santé, d’un potentiel humain inexploité et d’une qualité de vie insatisfaisante.

Malgré les grands titres démoralisants, certains secteurs présentent un meilleur rendement. Au Canada, huit secteurs d’activité sur 16 comptent des investissements en R-D supérieurs à la moyenne sectorielle de l’OCDE. En ce qui concerne la fabrication de TIC et de transports (y compris l’aérospatiale), le Canada figure presque parmi les cinq pays qui effectuent les investissements en R-D les plus élevés. Le Canada dépasse même les cinq principaux pays comparables en ce qui concerne le secteur du papier et du bois d’œuvre.

Le rapport du Conseil souligne que le secteur privé doit absolument participer davantage à la recherche si le Canada souhaite devenir un chef de file en innovation. Il révèle également (avec l’appui des universités canadiennes) que les Canadiens doivent trouver de meilleures façons de transmettre au marché du travail le savoir des universités et des autres centres de recherche.
Le rapport met en évidence divers exemples novateurs de collaborations avec les universités dont les entreprises tirent déjà avantage. Il mentionne les nouvelles exportations et les nouveaux produits tirés de la recherche universitaire, que ce soit l’amélioration des variétés de pois, de fèves et de lentilles, l’augmentation de l’efficacité et de la sécurité des aéronefs, ou encore les traitements révolutionnaires contre le cancer qui permettent de réduire les temps d’attente et les coûts de traitement.

C’est en collaborant avec des partenaires pour améliorer la transmission du savoir au marché du travail que les universités peuvent appuyer concrètement les entreprises. Voilà pourquoi il est particulièrement encourageant de voir que le rapport souligne le rôle important des stages et des autres types d’échange à cet égard. Trouver d’autres types d’échanges entre les entreprises et les étudiants universitaires de tous les cycles contribuerait à renforcer la culture de l’innovation.

Les universités aident le Canada à devenir un chef de file en matière de productivité par beaucoup d’autres moyens, notamment en s’adaptant aux besoins du marché du travail. Les universités canadiennes forment des diplômés dotés des compétences en analyse, en créativité et en résolution de problèmes qui sont nécessaires au sein de l’économie mondiale actuelle. Selon de récentes données, 300 000 emplois ont été créés au sein de l’économie canadienne pour les diplômés universitaires depuis 2008, par rapport à seulement 78 000 emplois pour les diplômés collégiaux, tandis que les personnes qui n’ont pas terminé leurs études secondaires ont perdu 433 000 emplois.

Qui plus est, ces diplômés mènent des carrières enrichissantes. Au cours de leur vie active, les diplômés universitaires gagneront généralement 1,3 million de dollars de plus que les personnes qui ont seulement terminé leurs études secondaires et un million de dollars de plus que les titulaires d’un diplôme collégial.

Le Canada possède suffisamment de talents pour devenir un chef de file en matière d’innovation. Toutefois, une collaboration accrue à la transmission du savoir au secteur privé et une hausse des investissements privés sont essentielles à la réalisation du potentiel du pays.

Communiqué - 23 juin 2011

OTTAWA, le 23 juin 2011 – Les expériences de développement international des étudiants canadiens ont reçu un appui considérable ce mois-ci grâce aux nouveaux projets financés par l’Agence canadienne de développement international et administrés par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) dans le cadre du programme Étudiants pour le développement (EPD).

Trente-sept projets d’universités canadiennes ont été choisis dans le cadre de la nouvelle édition du programme EPD. Ces projets permettront à 660 étudiants universitaires canadiens de passer au moins trois mois à l’étranger au cours des quatre prochaines années et de collaborer avec 100 organisations partenaires, y compris des universités, des ONG et des organismes gouvernementaux de pays étrangers; ainsi qu’à 100 étudiants étrangers d’effectuer un semestre d’études dans une université canadienne. Les organisations partenaires sont situées dans 22 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. Les organisations partenaires africaines participent à 64 pour cent des projets.

« Les universités canadiennes s’appliquent à procurer aux étudiants l’expérience internationale qui les préparera à occuper des postes de leadership dans notre société en plein changement, soutient Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Simultanément, tous les étudiants universitaires canadiens bénéficieront de la présence sur les campus d’étudiants de pays en développement ou émergents. Il s’agit d’une importante évolution pour l’internationalisation des universités canadiennes et leurs activités de développement international. »

Le nouveau financement accordé au programme EPD permettra aussi à des étudiants de 22 universités canadiennes d’être en contact avec des établissements étrangers au moyen des nouvelles technologies.

Depuis le lancement du programme, en 2005, près de 1 000 étudiants canadiens provenant de plus de 75 pour cent des universités canadiennes ont effectué un stage dans des pays en développement ou émergents dans le cadre du programme EPD.

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Opinion - 21 juin 2011

Par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada

Il y a tout juste trois ans, le premier ministre Stephen Harper présentait des excuses au nom du gouvernement du Canada et de tous les Canadiens pour la honte nationale liée au système de pensionnats autochtones. Il s’agissait d’un moment symbolique, mais plusieurs se sont demandé si des gestes seraient posés par la suite. Depuis trois ans, des initiatives ont suscité un certain optimisme et permis de croire que des progrès réels sont possibles au sujet des nombreux enjeux propres aux Canadiens autochtones.

On a souvent eu de l’espoir – qui chaque fois s’est évanouie. Qu’y a-t-il de différent cette fois?

Depuis que des excuses ont été présentées, on reconnaît qu’il incombe à chacun de nous de trouver des solutions. Le débat national a abandonné le ton accusateur pour adopter une attitude reconnaissant que les gouvernements, le secteur privé, les collectivités autochtones et la société civile ont chacun leur part à faire. Shawn Atleo, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, nous rappelle que nous faisons tous partie du « traité ». Pour la première fois, les dirigeants de tous les secteurs travaillent dans le même sens vers un objectif commun.

Sur la même note encourageante, on remarque la volonté de considérer l’innovation comme une piste de solution. Le programme d’innovation est souvent perçu comme favorable à l’élaboration de nouveaux produits et services pour accroître la productivité, mais ce programme peut aussi aider à répondre aux besoins des Canadiens autochtones. Toutes les parties intéressées se penchent sur de nouveaux modèles, structures et démarches, entre autres dans les domaines de l’éducation et des soins de santé, afin d’obtenir des résultats concrets pour les Canadiens autochtones.

Il y a aussi consensus sur la nécessité de combler l’écart en matière d’éducation pour réaliser des progrès sur tous les fronts. Le gouvernement canadien reconnaît l’urgence d’agir : le premier ministre Stephen Harper a formé un groupe d’experts sur la question afin de formuler des recommandations sur la manière de remédier à la situation, et au début du mois, le ministre des Affaires autochtones John Duncan, a dévoilé le Plan d’action conjoint Canada-Premières nations qui met l’éducation au sommet des priorités.

Les universités canadiennes collaborent avec des leaders autochtones depuis deux ans afin de pouvoir offrir les conditions les plus propices pour accroître l’accès et la réussite des étudiants autochtones. Les doyens des facultés d’éducation dans l’ensemble du pays ont élaboré un nouvel Accord sur l’éducation autochtone, actuellement mis en œuvre, qui favorisera la présence d’un plus grand nombre de professeurs et de chercheurs d’origine autochtone à l’université, et les universités offriront des programmes d’études pertinents aux peuples autochtones.

L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a effectué récemment un inventaire des programmes et des services offerts sur les campus pour appuyer la réussite autochtone. L’inventaire a révélé que, depuis 2006, les universités offrent aux étudiants autochtones des programmes de soutien, des bourses et des programmes d’études pertinents et qu’elles forment des diplômés autochtones comme jamais auparavant. Un diplôme universitaire est un gage d’espoir et de possibilités pour les étudiants autochtones et leurs familles. Bon nombre de ces diplômés ont suivi une formation dans les domaines les plus en demande dans les collectivités autochtones, soit la santé, l’éducation et les affaires.

Une urgence économique et démographique incontestable inspire ces initiatives. La population du Canada est vieillissante et une vague massive de départs à la retraite se profile. Les employeurs se demandent où ils trouveront la main-d’œuvre dont ils auront besoin. D’ici 15 ans, plus de 400 000 jeunes Autochtones atteindront l’âge d’entrer sur le marché du travail. Posséderont-ils les connaissances et les compétences requises pour contribuer pleinement à la prospérité du Canada?

Le Centre d’étude des niveaux de vie estime que parvenir à combler l’écart en matière d’éducation se traduirait, en 2026, par une augmentation des revenus des particuliers de 36,5 milliards de dollars; une augmentation des revenus du gouvernement de 3,5 milliards de dollars; une réduction des dépenses gouvernementales de 14,2 milliards de dollars. Ces données économiques et démographiques ont incité Don Drummond, ancien économiste en chef de la banque TD et maintenant à l’École d’études des politiques de la Queen’s University, à réunir ce mois-ci à Kingston un groupe d’éducateurs, de responsables de l’élaboration de politiques et d’employeurs afin de définir, à titre de priorité nationale, une voie à suivre en matière d’éducation aux Autochtones.

Tous les participants à la conférence à Kingston ont convenu que des investissements substantiels seront nécessaires pour améliorer la réussite scolaire chez les peuples Autochtones. Or, la situation actuelle, qui allie leadership, innovation, actions ciblées et urgence économique, est une combinaison gagnante pour progresser.

Mary Simon, présidente d’Inuit Tapiriit Kanatami, a parlé du sentiment d’urgence et de l’orientation sans précédent qu’elle a constatés lorsqu’elle a présenté la Stratégie nationale sur l’éducation des Inuit la semaine dernière sur la Colline du Parlement. Rappelant qu’elle était présente lorsque le premier ministre a présenté les excuses du Canada, elle a signalé que nous sommes au seuil de quelque chose de réellement nouveau et différent.

Le Canada est peut-être prêt maintenant à franchir ce seuil.

Communiqué - 16 juin 2011
Sujets : Brésil

OTTAWA, le 16 juin 2011 – Malgré la fragilité qui caractérise les économies du monde entier, le Canada et le Brésil sont des exemples de force. Le Canada dispose actuellement d’une nanoseconde pour saisir l’occasion et s’engager avec cette puissance latino-américaine. Le Brésil est en voie de devenir la cinquième puissance économique et les yeux du monde entier seront tournés vers le Sud alors qu’il sera l’hôte de la Coupe du monde et des Jeux olympiques au cours des prochaines années.

Les 14 et 15 juin, l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a tenu un atelier de deux jours intitulé Promouvoir l’excellence en matière de collaboration stratégique avec le Brésil, qui a réuni de hauts représentants provenant de plus de la moitié des universités canadiennes, leurs homologues d’universités brésiliennes, des représentants du gouvernement, ainsi que des intervenants. Les universités canadiennes sont en mesure de jouer un rôle de chef de file en matière de recherche concertée et d’innovation propres à stimuler la croissance économique et à renforcer les relations.

Des discussions axées sur l’importance de la collaboration en matière de recherche et d’innovation et sur le rôle du secteur privé avaient pour objectif de favoriser la création de liens entre le Brésil et le Canada. Sara Diamond, rectrice de l’Ontario College of Art and Design University, a décrit l’expérience de collaboration de son établissement avec des universités brésiliennes et avec des entrepreneurs du milieu de l’économie numérique. Les participants à l’atelier ont exprimé leur intérêt à organiser un événement bilatéral public-privé de haut niveau visant le développement socio-économique par l’entremise d’outils et de contenu numériques.

En outre, la University of Toronto, la University of Western Ontario et la Fondation de recherche de Sao Paulo (FAPESP) ont annoncé un investissement de 200 000 $ pour accroître le soutien à la collaboration bilatérale en matière de recherche. La FAPESP a aussi exprimé un vif intérêt à créer des partenariats avec d’autres universités canadiennes. Comme un pour cent des revenus fiscaux de l’État de Sao Paulo est consacré à la recherche en science et en technologie, le budget de la FAPESP destiné aux bourses d’études, aux bourses de recherche et aux subventions dépassait les 500 millions $US en 2010.

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a récemment fait l’annonce de bourses d’études universitaires qui permettront à 75 000 étudiants brésiliens de poursuivre des études à l’étranger. Le Canada a l’intention d’accueillir ces étudiants.

« Nous devons faire en sorte que le Canada se trouvera en tête de liste lorsque les meilleurs et les plus brillants étudiants brésiliens se choisiront un établissement d’enseignement à l’étranger, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Le recrutement de ces étudiants procurera au Canada d’énormes avantages économiques et aidera à mettre en place des partenariats et des collaborations d’importance. »

Le Canada dispose déjà d’un atout de taille sur lequel il peut miser : Les étudiants brésiliens choisissent le Canada plus que tout autre pays étranger pour faire des études en langues. « Il faut compter sur ce genre de relations interpersonnelles pour faire progresser les deux pays », a ajouté M. Davidson.

« Le gouvernement, les établissements universitaires et le secteur privé du Brésil sont heureux de participer à l’édification d’un engagement stratégique avec le Canada, et se réjouissent à l’idée de récolter bientôt les fruits de cette initiative », a déclaré l’ambassadeur du Brésil au Canada, Piragibe Tarrago, qui avait ouvert l’atelier en compagnie du sous-ministre des Affaires étrangères du Canada, Morris Rosenberg.

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Opinion - 15 juin 2011
Sujets : Brésil

La version anglaise de l’article d’opinion ci-dessous a paru dans la revue Embassy le 15 juin 2011.

By Paul Davidson

President and CEO
Association of Universities and Colleges of Canada

When Canadians think of our major global trading partners, Brazil is not usually top of mind. We need to change that.

Canadians need to pay more attention to Brazil. The rate of progress and change taking place across Latin America and particularly in Brazil is largely unheeded in Canada. Conversely, while thoughts of Canada in Brazil evoke good feelings, we are not high on their priority list. The fact that President Lula did not make a single official visit to Canada during his two mandates is very telling.

As Brazil takes centre stage and plays host to the World Cup in 2014 and the Olympics in 2016, the world will watch Brazil showcase its dynamic and bourgeoning economy. Investments that Brazil is making now in infrastructure and human resource development are creating opportunities for business and governments around the world to play a role in this large and growing economy.

In 2007, Prime Minister Harper rightly announced a strategy for Canada to re-engage with the Americas, with Brazil as a priority country. With a majority government, now is the time to advance that agenda. The urgency is clear: with Brazil set to be the fifth largest economy in the world, Canada must take action to strengthen our engagement with this economic powerhouse.

Canada and Brazil have much to build on. We share similar characteristics with our large landmasses, multicultural societies and workforces, diversified economies with large stores of natural resources, and significant research and development endeavours. And yet we have much to learn from each other’s cultures, languages and perspectives on plural societies.

Canadian universities are poised to take action. The university sectors in both countries have long recognized each other’s strengths and are keen to forge closer ties. Canadian universities are global institutions, with a global outlook and reach and it is only natural for Canadian universities to partner with their Brazilian counterparts when seeking the best and the brightest the world has to offer.

Beyond its economic power and vast natural resources, Brazil’s most prized commodity is its talent. Brazil already produces two times as many PhDs as Canada, especially in key areas of joint interest – clean energy, biosciences and transportation. Moreover, seven of the ten leading research intensive universities in Latin American are based in Brazil. Canada needs to strengthen links with them.

In terms of an exchange of students, today’s numbers are small; only 500 Brazilian students are enrolled in Canadian universities and even fewer Canadian students are in Brazil. We can do better. Given our hemispheric proximity, we should be natural partners in developing the global workforce of tomorrow.

On June 14th and 15th, the Association of Universities and Colleges of Canada (AUCC) will bring together representatives from over 40 of Canada’s universities to meet with key Brazilian institutions, government representatives and private-sector voices to look at concrete ways to advance this relationship. The workshop is part of AUCC’s strategy to deepen the academic and research relationship between Canada and Brazil and to establish Canada as a partner of choice for Brazil. This work will set the stage for an AUCC-led mission of Canadian university presidents to Brazil in spring 2012.

As Canada emerges from the global downturn, we have an opportunity to build new, effective relationships with rapidly emerging economic powers, including Brazil. Canada’s universities are ready to play a leading role in making this happen.


Communiqué - 10 juin 2011
Sujets : Brésil

OTTAWA, le 10 juin 2011 – Alors que le Brésil s’apprête à devenir la cinquième économie en importance au monde, le Canada doit prendre des mesures afin d’intensifier son engagement avec cette puissance économique. Voilà un des messages qui sera livré lors de l’atelier qui se tiendra à Ottawa les 14 et 15 juin prochains et qui portera sur la relation du Canada avec cette dynamique nation de l’Amérique latine.

L’Association des universités et collèges du Canada dirigera l’atelier de deux jours qui, sous le thème Promouvoir l’excellence en matière de collaboration stratégique avec le Brésil, réunira des leaders des gouvernements et des universités du Canada et du Brésil pour discuter de pratiques exemplaires visant à rehausser la relation bilatérale et à établir des partenariats mutuellement bénéfiques.

« Au-delà de sa puissance économique et de ses immenses ressources naturelles, le Brésil est reconnu pour ses talents », soutient le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson. Le pays décerne déjà deux fois plus de doctorats que le Canada, particulièrement dans des domaines d’intérêt commun pour les deux pays comme l’énergie propre, les biosciences et le transport. En outre, sept des 10 grandes universités axées sur la recherche de l’Amérique latine sont situées au Brésil.

« Comme la concurrence internationale visant la collaboration avec les universités brésiliennes est vive dans le milieu de l’enseignement supérieur, le Canada doit accroître sa visibilité dans ce pays et démontrer les extraordinaires possibilités d’apprentissage et de recherche dont il dispose », ajoute M. Davidson.

Les universités canadiennes sont prêtes à agir. Les secteurs universitaires des deux pays ont reconnu depuis longtemps leurs forces mutuelles et sont enthousiastes à l’idée de resserrer leurs liens.

« Les universités canadiennes sont des établissements internationalisés qui possèdent une perspective et une ouverture sur le monde, et il est tout à fait naturel qu’elles créent des liens avec les universités brésiliennes pour dénicher les meilleurs talents que le monde a à offrir », conclut M. Davidson.

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Communiqué - 6 juin 2011

OTTAWA, le 6 juin 2011 – L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) applaudit au soutien accordé par le gouvernement du Canada à la recherche universitaire et aux activités internationales annoncé dans le budget de 2011.

« Nous sommes ravis de constater que le gouvernement a respecté l’engagement qu’il avait pris dans le budget de mars à l’égard des universités canadiennes, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Avec un mandat de quatre ans, le gouvernement aura la possibilité de situer le Canada au rang des chefs de file dans les domaines de la recherche, de la découverte et de l’innovation par l’entremise d’investissements dans le secteur universitaire. »

Les fais saillants du soutien accordé au milieu universitaire sont les suivants :

  • une augmentation de 37 millions de dollars de l’investissement accordé annuellement aux trois grands organismes subventionnaires de recherche;
  • l’établissement de 10 nouvelles Chaires d’excellence en recherche du Canada;
  • des investissements totalisant près de 250 millions de dollars sur six ans consacrés à des
    initiatives de recherche stratégiques menées par les universités canadiennes ou auxquelles
    elles participeront, dont 65 millions de dollars supplémentaires pour la poursuite des travaux de recherche révolutionnaires effectués par Génome Canada;
  • un investissement de 10 millions de dollars sur deux ans consacrés à l’élaboration et à la mise en oeuvre d’une stratégie internationale d’éducation qui viendra accroître l’attrait du Canada comme destination de choix pour faire des études et effectuer de la recherche de classe mondiale;
  • des mesures permettant de tirer parti des récentes activités de l’AUCC visant à renforcer les relations entre les universités canadiennes et l’Inde, y compris un investissement de
    12 millions de dollars prévu pour la création d’un nouveau centre d’excellence pour la recherche Canada-Inde.

« Les familles canadiennes savent que les études universitaires sont le moyen le plus sûr d’accéderà la prospérité et à la sécurité économique, a affirmé M. Davidson. Ces investissements aideront les universités à renforcer les collectivités et à relever les défis prioritaires dans des domaines essentiels comme les soins de santé, l’énergie et les changements climatiques. »

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes. Elle représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif.

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Communiqué - 26 mai 2011

OTTAWA, le 26 mai 2011 – La démographie ne fait pas foi de tout, nous enseignent entre autres les dernières données sur les effectifs étudiants dans les universités canadiennes recueillies et analysées par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), et présentées dans le rapport, Tendances dans le milieu universitaire – Volume 1 : Effectifs.

Cette nouvelle publication examine les tendances actuelles en matière d’effectifs étudiants et les facteurs qui stimulent la demande pour une formation universitaire au Canada.

« Alors que s’instaure un dialogue national sur l’enseignement supérieur et la meilleure manière de préparer les jeunes aux exigences du monde en pleine transformation, ces données sont très utiles au processus décisionnel, non seulement pour les gouvernements, mais aussi pour les étudiants et leurs familles, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. On y trouve de l’information pertinente sur l’avantage d’une formation universitaire sur le plan du revenu, par exemple, de même que sur la qualité et le nombre de possibilités d’emplois qui s’offrent aux diplômés universitaires. »

Tendances souligne que, même au cours des années de récession entre 2008 et 2010, 300 000 nouveaux emplois destinés aux diplômés universitaires ont été créés, alors que 430 000 emplois destinés aux personnes sans formation universitaire ont été perdus. L’étude illustre aussi un écart de revenus de 40 pour cent (un million de dollars) entre les bacheliers et les gens de métier ou les diplômés des collèges qui travaillent à plein temps. L’écart est même de 75 pour cent (1,3 million de dollars) entre ces mêmes bacheliers et les personnes qui n’ont qu’un diplôme d’études secondaires.

Il est aussi intéressant de constater que, même lorsque la population âgée de 18 à 24 ans est en baisse, les inscriptions dans les universités continuent d’augmenter dans l’ensemble du Canada, prouvant que la démographie n’est pas le facteur décisif en matière d’effectifs.

La publication Tendances examine enfin les grands enjeux avec lesquels devra composer le Canada en matière d’effectifs. Par exemple, d’ici 20 ans, le nombre de Canadiens âgés de plus de 65 ans aura doublé, tandis que le nombre de Canadiens en âge de travailler n’augmentera que de huit pour cent. En outre, le départ à la retraite de quelque six millions de baby-boomers accentuera la demande de services dans les domaines juridiques, sociaux et de la santé, dans tous les secteurs de l’économie. Une main-d’œuvre productive et qualifiée est essentielle au maintien du niveau de vie des Canadiens en période difficile.

Télécharger la publication Tendances dans le milieu universitaire : effectifs.

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Communiqué - 5 mai 2011

OTTAWA, le 5 mai 2011 – Gardez l’œil ouvert pour une petite ourse polaire haute comme trois pommes, vêtue d’une toge bleu foncé et en quête d’aventure. Elle pourrait se trouver dans une université près de chez vous.

Ursula est une ourse polaire de bois. Elle effectue un voyage qui l’amènera d’un bout à l’autre du Canada dans le but de capter une tranche de vie sur une vingtaine de campus universitaires, dans les 10 provinces. Elle suivra des cours, visitera des résidences, assistera à des événements sportifs interuniversitaires et tentera de capter l’atmosphère des divers campus qu’elle visitera. Elle fera aussi la connaissance de personnalités intéressantes en cours de route.

Au fil de son périple, Ursula affichera ses récits, photos et vidéos sur son blogue, www.ursulaentournee.ca, et racontera ses péripéties sur Twitter @ursula_aucc.

Ursula a commencé sa tournée cette semaine à la Memorial University of Newfoundland, à St. John’s, et visitera les provinces de l’Atlantique et le Québec jusqu’à la mi-juin au moment où, comme la plupart des étudiants, elle fera une pause estivale. Elle reprendra sa tournée vers la fin d’août, pour la rentrée. La deuxième partie de la tournée amènera Ursula dans l’Ouest du Canada et se terminera vers la fin d’octobre à Montréal, où les recteurs des universités canadiennes tiendront leurs réunions semestrielles.

« Ursula en tournée » est une initiative de l’Association des universités et collèges du Canada qui célèbre en 2011 son centième anniversaire. L’ours polaire est un symbole dominant sur les armoiries de l’Association; il représente à la fois la sagesse et les peuples autochtones du Canada.

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Communiqué - 8 avril 2011

Avis aux médias

Ottawa, 19 janvier 2009 — L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a le plaisir d’annoncer la nomination de la rectrice et vice-chancelière de l’Université Concordia, Judith Woodsworth, à son conseil d’administration.

Mme Woodsworth est devenue rectrice et vice-chancelière de Concordia en août 2008, après avoir été rectrice de l’Université Laurentienne au cours des six années précédentes. Très active au sein de l’AUCC, elle a déjà fait partie du comité permanent qui traite des questions d’éducation et de financement ainsi que de celui qui traite de la loi et des statuts.

Mme Woodsworth siégera au conseil à titre d’administratrice pour le Québec jusqu’en octobre 2009, au moment où son poste pourra être renouvelé pour une période de deux ans. Elle succède à Pierre Moreau qui quitte ses fonctions de président de l’Université du Québec et occupera un poste de direction à l’Université McGill à compter de février.

Les recteurs et principaux des universités composent l’ensemble des membres de l’Association qui représente les intérêts de 94 établissements situés partout au Canada. Douze d’entre eux siègent au conseil d’administration. L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger.

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Renseignements :

Leslie Cole
Agente des communications
Association des universités et collèges du Canada
Tél. : 613 563-3961, poste 330
Adresse électronique : lcole@aucc.ca

- 8 avril 2011

Pour une dixième année, ce programme unique permet à des jeunes, qui autrement n’en auraient peut-être pas eu la possibilité, de faire des études postsecondaires

TORONTO, le 21 mai /CNW/ – Trente élèves de 10e année originaires de tout le Canada sont assurés de pouvoir faire des études postsecondaires à titre de bénéficiaires du Programme de bourses d’études VisionJeunesse(MC) CIBC de cette année, dont la valeur est estimée à plus de 36 000 $ chacune. Ce programme unique en son genre a déjà aidé les 300 jeunes qui en ont bénéficié ces 10 dernières années à réaliser leurs aspirations académiques.

A l’occasion du 10e anniversaire du programme, une étude réalisée par le Centre of Excellence for Youth Engagement, à la demande de la Banque CIBC, a indiqué que l’intervention du programme au début de la 10e année soulage les jeunes d’un stress financier et renforce la confiance et l’estime de soi. Il encourage aussi l’autonomie, permet aux élèves de mieux planifier leurs études et leur vie, et finalement les encourage à faire mieux. Après avoir obtenu un diplôme collégial ou de premier cycle, la plupart des jeunes bénéficiaires du programme continuent leurs études.

Pour être admissibles, les élèves de 10e année doivent être inscrits dans un programme de mentorat des Grands Frères Grandes Soeurs du Canada ou du YMCA.

“Le Programme de bourses d’études VisionJeunesse(MC) CIBC est unique dans le sens où il vise des jeunes qui autrement n’auraient peut-être pas eu la possibilité de poursuivre des études collégiales ou universitaires. Il leur apporte du soutien pour qu’ils terminent leurs études secondaires et postsecondaires”, a déclaré Kim Baudouin, directrice adjointe, Bourses d’études postsecondaires, Association des universités et collèges du Canada (AUCC). “En tant qu’administratrice du programme, l’AUCC est fière de s’associer à la Banque CIBC, aux Grands Frères Grandes Soeurs du Canada et au YMCA afin d’encourager des élèves du secondaire grâce à ce programme.” Dallas Baker, bénéficiaire d’une bourse d’études en 2009, a dit : “Je suis immensément reconnaissant et heureux de recevoir une bourse VisionJeunesse CIBC. J’ai maintenant l’impression que des possibilités illimitées s’offrent à moi pour les années à venir. Je suis aussi très reconnaissant de l’occasion qui m’a été offerte grâce à un stage du YMCA. Il y a tellement d’expériences d’apprentissage qui m’attendent et qui m’intéressent grâce à ce programme et en général.”

“Les 30 élèves lauréats savent maintenant qu’ils pourront poursuivre des études postsecondaires”, a déclaré Gerry McCaughey, président et chef de la direction de la Banque CIBC, au cours d’une cérémonie tenue aujourd’hui en l’honneur des récipiendaires. “Au nom de la Banque CIBC, je félicite ces 30 nouveaux boursiers et je leur souhaite beaucoup de succès tout au long de leurs études. Je suis fier du soutien de longue date de la Banque CIBC pour ce programme de bourses et de notre action en faveur de l’accès à l’éducation.” Au cours des 10 dernières années, 330 élèves canadiens de 10e année ont obtenu une bourse dans le cadre du programme VisionJeunesse CIBC, ce qui représente pour la banque un engagement pluriannuel de plus de 10 M$.

Les lauréats des bourses VisionJeunesse CIBC participent à six stages d’été dans les YMCA tout de suite après la 10e année, d’une valeur estimée jusqu’à 20 000 $, et reçoivent une aide évaluée jusqu’à 16 000 $ pour payer leurs frais de scolarité pendant quatre ans. Ils bénéficient aussi de services de mentorat des Grands Frères Grandes Soeurs du Canada ou du YMCA jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur diplôme postsecondaire.

Pour l’événement d’aujourd’hui, l’organisme Grands Frères Grandes Soeurs du Canada était représenté par Karen Fonseth, présidente du conseil d’administration national. YMCA Canada était représenté par Bahadur Madhani, président du conseil d’administration, YMCA du grand Toronto.

En plus de leurs bourses, Linda Xu, de Scarborough, a obtenu le prix de bénévolat Neil Morgan pour sa contribution exemplaire à son milieu, et Matthew Yensen, de Vancouver, a reçu le prix d’excellence Ted Medland pour avoir présenté le meilleur rendement scolaire parmi les boursiers de cette année.

En 2008, les engagements pluriannuels de la Banque CIBC en faveur des universités et des collèges de tout le Canada ont atteint un total de 17 M$, dont près de 6 M$ réservés à des bourses d’études qui permettent à des jeunes de poursuivre des études postsecondaires.

La Banque CIBC s’engage à appuyer des causes qui comptent pour ses clients, ses employés et les collectivités où elle exerce ses activités. Elle a pour objectif d’apporter davantage aux collectivités par ses dons, ses commandites et le bénévolat de ses employés. En adoptant une orientation axée sur la jeunesse, l’éducation et la santé, et en nous appuyant sur l’engagement des employés envers des causes comme la Course à la vie CIBC de la Fondation canadienne du cancer du sein, la Fondation pour l’enfance de Marchés mondiaux CIBC et Centraide, nous investissons dans le développement social et économique des collectivités de l’ensemble du pays. En 2008, le Groupe de sociétés CIBC a versé, à l’échelle mondiale, plus de 36 millions de dollars à des organismes de bienfaisance et au profit d’initiatives sans but lucratif. De ce montant, plus de 27 millions de dollars ont été investis au Canada en appui à des organismes nationaux, régionaux et locaux. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.cibc.com/erp.

A l’intention du directeur de l’information et des rédacteurs de la chronique affaires municipales : Des communiqués portant sur les boursiers de VisionJeunesse CIBC seront aussi diffusés à l’échelle locale. Dans certains cas, le communiqué sera accompagné de photos haute définition des lauréats.

Boursiers du programme VisionJeunesse 2009 de la Banque CIBC

    Colombie-Britannique :
    Brentwood Bay                          Nathan Waller
    Vancouver Nord                         Peter Cooper
    Vancouver                              Judith Cerny
    Vancouver                              Matthew Yensen (gagnant du
                                           prix d'excellence Ted Medland)
    Victoria                               Destiny Connors-Askins

    Alberta :
    Calgary                                Nafiseh Razavi
    Edmonton                               Darcy Courtepatte
    Edmonton                               Jessica Naidoo
    Edmonton                               Sean McClure
    Lloydminster                           Kyle Leblanc

    Saskatchewan :
    Yorkton                                Kimberly Thomas

    Manitoba :
    Brandon                                Tyler Hiscock
    Winnipeg                               Stephanie Roberts

    Ontario :
    Ajax                                   (Non rendu public)
    Beamsville                             Kirsten Schreck
    Grimsby                                Vanessa Roukema
    Hamilton                               Kaitlynn Marquard
    London                                 Alexandra Slade
    London                                 Christina Whitfield
    London                                 Kyla Konecny
    Mississauga                            Deshanté Jones-Taylor
    Nepean                                 Stephanie Hagerman
    Ottawa                                 Nick Blanchet
    St. Thomas                             Dallas Baker
    Scarborough                            Linda Xu (gagnante du prix
                                           de bénévolat Neil Morgan)
    Tecumseh                               Katie Glen
    Toronto                                Jake Lewis
    Wainfleet                              Dylan Rossi

    Québec :
    Montréal                               Devon Fowlin

    Nouvelle-Ecosse :
    Dartmouth                              Gabrielle Parker

Renseignements: Pour obtenir une entrevue avec un lauréat ou de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Doug Maybee, directeur en chef, Relations avec les médias, CIBC, au (416) 980-7458, ou à doug.maybee@cibc.com

Opinion - 1 avril 2011

Un extrait de cet article d’opinion a été publié dans l’édition du 1er avril 2011 du Globe and Mail.

Par Paul Davidson
Président-directeur général
Association des universités et collèges du Canada

Les universités canadiennes se réjouissent de constater que l’éducation postsecondaire s’est hissée, dès les premiers jours, parmi les thèmes importants de la campagne électorale fédérale. L’annonce, par le Parti libéral, de sa proposition de « passeport d’apprentissage » a déclenché cette semaine un vaste débat sur les moyens d’ouvrir les portes de l’enseignement supérieur à un nombre accru d’étudiants. L’amélioration de l’accès et de la qualité sont des questions complexes, qui