La version anglaise de cet article d’opinion a paru dans le Hill Times.
par David Naylor et Stephen J. Toope
L’automne 2008 a malmené le Canada. En effet, le pays sombrait dans la récession mondiale, le tempérament du troisième gouvernement minoritaire en autant d’élections était maussade et les Canadiens devenaient de plus en plus cyniques par rapport à la capacité du gouvernement de répondre aux besoins véritables et urgents de ses citoyens. Ce n’est pas ce qu’on appellerait les conditions gagnantes d’une réussite en matière de politiques publiques.
À l’automne 2011, les choses vont mieux, mais les jours heureux ne sont pas encore de retour. Notre avenir économique demeure nébuleux. Peut-être devrions-nous alors nous tourner vers un aspect positif et célébrer une réussite des gouvernements et du secteur privé.
Le gouvernement fédéral a annoncé le Programme d’infrastructure du savoir dans le budget de relance de 2009. L’investissement initial direct de 1,3 milliard de dollars s’est transformé en un investissement de 3,2 milliards de dollars (grâce aux fonds de contrepartie accordés aux projets par les provinces, les municipalités et le secteur privé) et a permis de moderniser les installations de recherche et d’apprentissage sur des campus de partout au pays. Outre leur effet immédiat, ces investissements contribueront à dessiner l’avenir de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Canada.
Dotées de ces ressources, les universités canadiennes ont procédé à la réfection ou à l’expansion de leurs installations ou construit de nouveaux laboratoires, bibliothèques et lieux d’apprentissage à la fine pointe de la technologie. Certains des projets visaient aussi à répondre au besoin urgent d’accroître la capacité d’accueil. Ainsi, sur le campus de la University of Toronto à Mississauga, le nouveau Centre for Instruction abrite un grand nombre de salles de classe axées sur les technologies dont la taille va de 30 à 500 places, des aires d’études spécialement aménagées et un laboratoire informatique accessible en tout temps. D’autres campus ont apporté de spectaculaires contributions au développement durable. Ainsi, le campus Okanagan de la University of British Columbia est maintenant doté d’un système géothermique qui utilise les eaux souterraines pour chauffer et climatiser les immeubles, ce qui réduit les émissions du campus presque à néant.
Le Programme d’infrastructure du savoir comporte plusieurs aspects exceptionnels. D’abord, sa rapidité d’exécution. Il n’a fallu que six semaines pour passer des discussions préliminaires à son annonce. À peine six mois plus tard, les décisions relatives au financement des projets étaient prises. En tout, 183 projets touchant 79 campus ont été approuvés. Les universités, qui n’ont pas toutes la réputation de prendre rapidement des décisions, se sont engagées à terminer ces projets en deux ans. Imaginez, rénover une cuisine peut prendre parfois plus de temps!
En outre, dans un pays où les querelles de compétences nuisent souvent au progrès, le Programme d’infrastructure du savoir est un modèle de collaboration entre les trois ordres de gouvernement dans l’intérêt de tous les Canadiens. Le Programme d’infrastructure du savoir relevait d’Industrie Canada, un ministère qui n’a pas l’habitude de la prestation de programmes. Le ministère a pourtant réussi à former une équipe qui a évalué les propositions, est parvenue à une entente avec chaque province et a suivi les progrès des projets. Pratiquement tous les projets ont respecté les délais et les budgets alloués. Jamais auparavant les trois ordres de gouvernement, le secteur privé et les universités de l’ensemble du pays n’avaient travaillé en harmonie et avec une telle vitesse d’exécution.
Les intervenants du secteur privé ont évidemment compris que le programme permettrait de relancer ce qui menaçait d’être un ralentissement massif de l’industrie de la construction. Les gouvernements fédéral et provinciaux ont senti l’obligation d’agir afin de stimuler l’économie et de collaborer, puis les municipalités ont fait leur bout de chemin pour contribuer à cette initiative. Il est vrai aussi que les universités avaient depuis longtemps besoin de capitaux.
Ce qui nous frappe, c’est l’esprit de partenariat et de collaboration manifesté par toutes les personnes qui ont participé à la prestation du Programme d’infrastructure du savoir. Cette énergie a stimulé le personnel des universités canadiennes, les centaines d’entrepreneurs, les milliers de travailleurs de la construction, les donateurs particuliers et les sociétés donatrices ainsi que tous les niveaux de gouvernement. Cet esprit a également permis de construire d’importantes installations qui profiteront à des centaines de milliers de futurs étudiants.
En novembre 2011, les universités canadiennes ont organisé des activités portes ouvertes afin de présenter les nouveaux laboratoires, bibliothèques et lieux d’apprentissage à la population. Environ 10 000 personnes y ont participé, et nous croyons que bon nombre de celles-ci faisaient partie de la famille ou du cercle d’amis de notre propre personnel. Pas étonnant : ces installations ne sont pas des attractions touristiques. Par contre, puisque nous sommes recteurs de deux universités situées aux extrémités opposées du pays, nous nous sommes dit qu’il serait de mise de « rendre à César ce qui appartient à César », car il nous arrive tout de même de réussir de grandes choses dans ce pays et en cette époque qui comporte des situations parfois frustrantes. Comme citoyens, nous en sommes venus à nous demander comment, sans la motivation née de la crise économique de 2008 ou l’inspiration de Jeux Olympiques, les Canadiens pourront raviver la solidarité sociale et la collaboration qui ont donné lieu à la réussite Programme d’infrastructure du savoir au Canada.
Stephen J. Toope est recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’Association des universités et collèges du Canada David Naylor est recteur de la University of Toronto.
OTTAWA – Cette semaine, les universités canadiennes invitent les Canadiens à constater les retombées des investissements rendus possibles grâce au Programme d’infrastructure du savoir du gouvernement fédéral en partenariat avec d’autres bailleurs de fonds. Du 4 au 13 novembre, 64 universités d’un océan à l’autre participeront aux Journée portes ouvertes dans les universités, organisées par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).
« Les Journée portes ouvertes dans les universités offrent aux Canadiens l’occasion de constater comment le Programme d’infrastructure du savoir a transformé nos établissement d’enseignement, stimulé la recherche au Canada et amélioré les expériences d’apprentissage des étudiants », a affirmé Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC.
Le Programme a été lancé par le gouvernement fédéral en 2009, dans le cadre du Plan d’action économique. Étalé sur deux ans et doté d’une enveloppe de deux milliards de dollars, il visait à améliorer les infrastructures dans les établissements d’enseignement postsecondaires. Le gouvernement fédéral a investi la somme de 1,3 milliard de dollars qui, jumelée aux investissements des gouvernements provinciaux et d’autres bailleurs de fonds, a totalisé 3,2 milliards de dollars au profit des campus à l’échelle du pays.
Grâce aux 183 projets réalisés sur 79 campus universitaires, les étudiants d’aujourd’hui disposent de salles de classe dotées de nouvelles technologies, ainsi que de laboratoires de recherche et de bibliothèques résolument modernes, et font leurs études sur des campus tournés vers le développement durable. La réussite du programme tient à la collaboration fédérale-provinciale qui a permis de relever les défis financiers et d’investir dans l’avenir. Elle démontre aussi la souplesse et la réceptivité du milieu universitaire canadien qui, à titre de partenaire, a fait en sorte que les grands projets d’infrastructure ont été réalisés en temps opportun. Il n’a fallu que six semaines pour que la mise sur pied du Programme soit annoncée, puis six mois pour que les décisions soient prises.
« Les Journées portes ouvertes ont pour objectif de démontrer à la population canadienne la valeur de ces investissements. En plus d’avoir les retombées favorables sur la présente génération d’étudiants, les infrastructures universitaires nouvellement créées façonneront l’avenir de l’éducation, de la recherche et de l’innovation au Canada », a déclaré M. Davidson.
Porte-parole des universités canadiennes depuis 100 ans, l’AUCC représente 95 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif au Canada.
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Consulter des exemples de nouvelles installations rendues possibles grâce au Programme d’infrastructure du savoir.
Renseignements :
Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
Courriel : hmurphy@aucc.ca
Tél. : 613 563-1236, poste 238
OTTAWA, 2 décembre 2010 – Les universités canadiennes se réjouissent de l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement fédéral de reporter la date d’échéance du 31 mars 2011 au 31 octobre 2011 pour les travaux entrepris dans le cadre du Programme d’infrastructure du savoir.
« Le Programme d’infrastructure du savoir transforme les campus dans l’ensemble du pays et permet d’améliorer la qualité de l’enseignement et de la recherche pour les étudiants canadiens », a déclaré Paul Davidson, président de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).Le Programme a permis à 79 universités canadiennes d’entreprendre 183 projets d’infrastructure d’une valeur totale de 3,2 milliards de dollars, des sommes provenant des gouvernements fédéral et provinciaux, et d’autres sources. Les universités canadiennes ont réagi rapidement au Plan d’action économique du Canada et, avec la collaboration des provinces, le Programme a connu un succès exceptionnel. Les travaux de construction sont terminés pour plusieurs projets et ils sont bien entrepris pour la vaste majorité des autres. Seul un petit nombre de projets accusent des retards inattendus et inévitables.
Les universités se sont efforcées de respecter la date d’échéance du 31 mars 2011, rendant régulièrement compte des progrès accomplis. La prolongation annoncée aujourd’hui est judicieuse et sera accueillie favorablement par des milliers d’hommes et de femmes de partout au Canada qui travaillent à l’achèvement des projets.
Lisez des exemples des nouvelles installations construites grâce au financement du Programme d’infrastructure du savoir.
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L’AUCC est le porte-parole national des universités canadiennes. Elle représente 95 universités canadiennes publiques et privées à but non lucratif.
Renseignements :
Mélanie Béchard
Agente des communications
Association des universités et collèges du Canada
Tél. : 613 563-3961, poste 306
Courriel : mbechard@aucc.ca
Pour obtenir un complément d’information sur la prolongation du Programme d’infrastructure du savoir, veuillez consulter le communiqué du gouvernement du Canada.
OTTAWA, Ontario, le 20 octobre 2010 – L’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a publié aujourd’hui la brochure Les bases de l’éducation qui présente un aperçu des transformations ayant lieu sur les campus universitaires dans l’ensemble du Canada. En quelque 20 mois, des laboratoires aussi anciens que le Spoutnik ont été transformés; de petites salles de classe datant des années 1950 et 1960 ont été branchées à Internet et dotées de dispositifs « intelligents »; des édifices sombres et désuets sont devenus « verts ». Selon Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC, « Les rénovations, les améliorations et les nouvelles installations à la fine pointe de la technologie créent un environnement d’apprentissage riche et attirent les étudiants et les professeurs les plus brillants du Canada et du monde entier ».
En 2009, le gouvernement du Canada a annoncé le Programme d’infrastructure du savoir doté d’un budget de deux milliards de dollars, avec un financement de contrepartie des gouvernements provinciaux et territoriaux et d’autres partenaires, permettant aux universités d’exécuter des travaux d’entretien différé évalués à plusieurs milliards de dollars – des travaux allant de la plomberie à la construction.« De beaux projets prennent forme sous nos yeux, ajoute M. Davidson. Les investissements consentis vont bien au-delà de la brique et du mortier; ils constituent les bases de l’éducation – des bases qui favorisent la recherche et l’innovation, qui attirent le talent étranger, qui accueillent les étudiants autochtones. »
La brochure de l’AUCC présente entre autres des édifices spectaculaires, des chercheurs extraordinaires et leurs travaux de recherche novateurs. Cette recherche contribuera à la prospérité, à la compétitivité et à la qualité de vie que méritent les Canadiens.
L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.
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Pour obtenir une entrevue ou pour tout renseignement :
Lyse Huot
Directrice
Division des relations avec les gouvernements et des communications
Association des universités et collèges du Canada