Ottawa, le 7 février 2013 – La TÉLUQ (Télé-université), constituante de l’Université du Québec, et le St. Paul’s College, affilié à la University of Manitoba, sont officiellement réadmis au sein de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).
Le conseil d’administration de l’AUCC a récemment approuvé les demandes de réadmission de ces deux établissements.
« Nous sommes très heureux d’accueillir de nouveau ces deux établissements au sein de l’AUCC, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC, et nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec eux par l’entremise de la direction, du corps professoral, du personnel et des étudiants à la promotion de l’éducation postsecondaire au Canada. »
Fondée en 1972, la TÉLUQ est la seule université au Québec entièrement vouée à la formation à distance. Elle offre maintenant plus de 400 cours et 75 programmes au premier cycle et aux cycles supérieurs à quelque 18 000 étudiants à temps plein et à temps partiel.
La TÉLUQ a été membre de l’AUCC de 1992 à 2005, au moment où le gouvernement du Québec a fusionné l’Université à distance avec l’Université du Québec à Montréal. L’an dernier, le gouvernement provincial a annulé la fusion et conféré à la TÉLUQ le statut d’université indépendante au sein du réseau de l’Université du Québec. Le conseil d’administration a approuvé la demande de la TÉLUQ d’être réadmise à titre de membre de l’AUCC.
« La TÉLUQ est très heureuse de reprendre sa place dans le concert des universités du Canada, a affirmé Raymond Duchesne, directeur général de la TÉLUQ. L’enseignement à distance et en ligne est appelé à de grands développements au Canada et partout dans le monde. Il est important de compter un établissement comme le nôtre au rang des universités canadiennes. »
Situé sur le campus de la University of Manitoba, le St. Paul’s College a été fondé en 1926 et accueille quelque 1 200 étudiants à temps plein. Il abrite le Centre Arthur V. Mauro pour la paix et la justice qui offre le seul programme de doctorat au Canada dans le domaine de la paix et de la résolution de conflit. Le St. Paul’s College a été membre de l’Association pendant de nombreuses années, jusqu’en 1993.
« Nous sommes absolument ravis d’être membre de l’AUCC, a déclaré le recteur du St. Paul’s College, Christopher Adams, et nous nous réjouissons à l’idée de tisser des liens solides avec les collèges et les universités de partout au Canada. À cet égard, l’adhésion à une organisation nationale suscite un très grand enthousiasme chez les professeurs, les étudiants et le personnel du Collège. »
Conformément aux statuts de l’AUCC, un établissement anciennement membre qui s’est retiré de l’Association, qui demande à être réadmis et qui répond aux critères d’admission sera normalement réadmis à la suite d’un vote des membres du conseil d’administration.
Avec la réadmission de la TÉLUQ et du St. Paul’s College, l’AUCC représente maintenant 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada. Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC consacre ses activités à la promotion des intérêts de l’enseignement supérieur et de la recherche universitaire auprès du gouvernement fédéral.
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Renseignements :
Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
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Agente des communications
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OTTAWA – Les universités canadiennes lancent aujourd’hui une nouvelle ressource en ligne visant à faciliter l’accès des étudiants autochtones à l’information sur les programmes et services offerts sur les campus canadiens. Conçue par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), cette base de données permettra aux étudiants autochtones de prendre connaissance des ressources disponibles pour eux sur les campus.
Les futurs étudiants et leurs familles peuvent utiliser cet outil pour trouver de l’information sur 286 programmes d’études spécifiquement destinés aux étudiants autochtones ainsi que sur d’autres ressources utiles comme l’aide financière, le logement, les activités culturelles, les services-conseils, l’accès aux aînés, les lieux de rassemblement et les services de mentorat.
Les jeunes Autochtones constituent un des segments de la population canadienne qui connaît la croissance la plus rapide. Le Canada compte plus de 560 000 Autochtones de moins de 25 ans, mais le taux d’obtention de diplôme universitaire n’est que de huit pour cent chez les Autochtones, soit le tiers de la moyenne nationale.
« Il existe un écart important et croissant en matière d’éducation au pays. Cela doit changer », affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. « Reconnaissant ce fait, les universités canadiennes ont accru le nombre de programmes d’études adaptés aux cultures autochtones ainsi que de programmes de soutien et d’aide financière destinés aux étudiants autochtones. Grâce à cette base de données, il sera dorénavant très facile de trouver ces services et d’y avoir accès. »
Cette nouvelle ressource en ligne témoigne des efforts soutenus des universités visant à améliorer l’accès de la population autochtone aux études universitaires, ainsi que leur réussite. Cinquante-cinq établissements disposent maintenant de lieux de rassemblement pour les étudiants autochtones, et plus de 60 organisent des activités sociales et culturelles à leur intention. En plus d’offrir des services de soutien sur leurs campus, bon nombre d’universités ont instauré des programmes de sensibilisation efficaces dans les collectivités autochtones. Elles fournissent ainsi aux étudiants un soutien pédagogique et des possibilités de mentorat dès le niveau primaire.
« Je souhaite exprimer ma reconnaissance à l’AUCC d’avoir créé un répertoire en ligne pour aider les étudiants à trouver les programmes et les services qui reflètent les langues et les cultures des Premières Nations, des Métis et des Inuit, ainsi que les ressources qui favoriseront la réussite de leurs études universitaires », a déclaré Shawn A-in-chut Atleo, chef national de l’Assemblée des Premières Nations.
Ce répertoire en ligne constitue une version renouvelée et améliorée d’un document élaboré par l’AUCC en 2006 et en 2010. Il fera l’objet d’une mise à jour régulière afin de tenir compte des ajouts ou des améliorations touchant les services offerts aux étudiants autochtones dans les universités canadiennes. Cette base de données constitue un complément à l’information contenue dans le Répertoire des universités canadiennes, publié chaque année par l’AUCC.
L’éducation des Autochtones est une priorité pour les universités canadiennes. Le mémoire prébudgétaire de 2013 de l’AUCC adressé au gouvernement fédéral souligne la nécessité d’augmenter le financement des bourses d’excellence postsecondaires pour les étudiants autochtones et de le doter d’un financement de contrepartie provenant du secteur privé. Au cours des dernières années, l’AUCC a également pris d’importantes initiatives visant à aider les universités à déterminer, à mettre au point et à exprimer leurs points de vue sur les pratiques exemplaires concernant les programmes et services conçus à l’intention des jeunes Autochtones.
Le Répertoire des programmes et services offerts aux étudiants autochtones par les universités canadiennes se trouve au : www.aucc.ca/repertoire-pour-les-Autochtones.
L’AUCC, porte-parole des universités canadiennes, représente 95 universités et collèges universitaires canadiens publics et privés à but non lucratif.
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Personnes-ressources
Helen Murphy
Gestionnaire des communications
Association des universités et collèges du Canada
hmurphy@aucc.ca
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Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306
Paul Davidson
Président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada
Le rapport publié par la TD sur l’apprentissage chez les jeunes enfants est louable. Cependant, la suggestion de Carol Goar d’aller puiser le financement à même les fonds des universités est tout simplement ridicule (Early learning is a better bargain than universities, 7 décembre).
Aujourd’hui, les universités font davantage avec moins de ressources. Le financement gouvernemental par étudiant pour l’éducation postsecondaire a diminué de moitié depuis 1977. Or, malgré les pressions qui en résultent, les universités continuent à former des citoyens du monde et des diplômés dont le marché du travail a besoin.
Dans son article, Mme Goar affirme à tort que la valeur des diplômes universitaires diminue. Tous les rapports de recensement indiquent au contraire que la valeur des diplômes augmente.
De 1990 à 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires au Canada a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, tandis que le nombre d’emplois dans les métiers spécialisés n’a augmenté que de 31 pour cent. Pendant cette même période, 1,7 million de postes de professionnels et de gestionnaires ont été créés, dont 1,4 million sont occupés par des diplômés universitaires.
Chez les nouveaux diplômés, le taux d’emploi et la pertinence de l’emploi par rapport aux études augmentent avec le temps. Ainsi, selon une étude réalisée en 2010, en Ontario 92 pour cent des diplômés universitaires trouvent un emploi dans les six mois suivant l’obtention de leur diplôme, et 94 pour cent occupent un emploi deux ans après l’obtention du diplôme. Six mois après l’obtention de leur diplôme, 78 pour cent des diplômés travaillent dans un domaine lié à leurs études, et deux ans après l’obtention du diplôme, la proportion grimpe à 84 pour cent.
Mme Goar soutient que de nombreux employeurs dans des domaines comme la vente au détail exigent que leurs employés détiennent un diplôme universitaire. En réalité, seulement 1,7 pour cent des emplois dans la vente au détail sont occupés par des diplômés universitaires, qui touchent un salaire annuel moyen de 49 807 $. Dans le domaine de la vente, deux fois plus de diplômés universitaires travaillent dans les secteurs des produits pharmaceutiques, des appareils médicaux, du matériel technique et de la technologie des communications pour un salaire annuel moyen allant de 75 000 $ à 91 000 $. La vaste majorité des diplômés universitaires – plus de 80 pour cent – occupent des postes de professionnels, de gestionnaires, d’experts technologiques et d’administrateurs.
Il n’est pas étonnant que les inscriptions à l’université augmentent. Or, le Canada a besoin d’encore plus de diplômés. Selon les estimations du gouvernement fédéral, 75 pour cent des nouveaux emplois qui verront le jour au cours de la prochaine décennie exigeront une formation postsecondaire. Compte tenu des importants changements démographiques qui s’amorcent au Canada et de la concurrence internationale accrue, le Canada doit mobiliser toutes ses ressources et tous ses talents pour maintenir la qualité de vie à laquelle aspirent légitimement les Canadiens – ce qui comprend, bien sûr, une meilleure éducation préscolaire.
Cette lettre d’opinion a été publié dans le Ottawa Citizen le 7 décembre 2012
Paul Davidson
président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada
Objet : l’article « McGuinty delivered on education », paru le 3 décembre 2012.
La lettre d’opinion de L. Ian MacDonald fait l’éloge des réalisations du premier ministre sortant de l’Ontario en matière d’éducation. Il est cependant déplorable de constater à quel point M. MacDonald est mal informé en ce qui concerne les possibilités d’emploi pour les diplômés universitaires d’aujourd’hui, particulièrement si on les compare aux métiers spécialisés. Entre 1990 et 2011, le nombre d’emplois occupés par des diplômés universitaires a plus que doublé, passant de 1,9 million à 4,5 millions, alors que le nombre d’emplois pour les métiers spécialisés a augmenté du tiers seulement. Depuis 2000, la croissance de l’emploi pour les diplômés universitaires est nettement plus forte que pour n’importe quel autre niveau de formation. Même en Alberta, où l’économie est florissante, les emplois occupés par des diplômés universitaires surpassent les emplois occupés par des titulaires de diplômes professionnels dans une proportion de quatre pour un.
Les universités canadiennes forment adéquatement des diplômés en vue de carrières enrichissantes. Plus de la moitié des étudiants au premier cycle font des stages dans le cadre des programmes coopératifs et acquièrent ainsi une expérience de travail. Une formation universitaire offre toutefois bien davantage qu’une préparation au marché du travail. Les universités forment des citoyens du monde et des apprenants à vie : des jeunes dotés d’un esprit critique ainsi que de la capacité de résoudre des problèmes et de créer du nouveau savoir. Les diplômés universitaires sont adaptables aux changements du marché du travail.
Le Canada a besoin d’un nombre accru de diplômés universitaires. Les changements démographiques que nous connaissons, jumelés à une économie mondiale très concurrentielle, nous poussent à mobiliser toutes nos ressources – y compris un grand nombre de diplômés du niveau postsecondaire – afin d’assurer la prospérité et une bonne qualité de vie pour l’avenir.
La version anglaise de cet article d’opinion a été publié dans la revue Research Money le 6 décembre, 2012
par Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill
Comme l’a déclaré le premier ministre, Stephen Harper, « nous ne pouvons pas bâtir une économie moderne sans investir dans des activités de recherche de calibre mondial ».
L’économie du savoir actuelle est fortement tributaire de la recherche et de l’innovation, qui exigent toutes deux du talent, de la persévérance et du financement. Issue de la quête d’idées nouvelles, de nouvelles façons de faire les choses et de nouveaux produits, l’innovation permet d’exploiter le savoir et de livrer une concurrence efficace au sein de l’économie mondiale. L’innovation naît d’une recherche de grande qualité, et c’est à l’université qu’ont lieu la recherche et l’innovation.
La Stratégie de l’OCDE pour l’innovation et les conclusions du rapport Jenkins, publié au Canada en 2011, montrent que les universités contribuent de manière cruciale à l’innovation et à la prospérité, et ainsi à la santé, au bien-être collectif et à la sécurité des nations.
En 2011, les universités canadiennes ont réalisé 38 pour cent de la recherche-développement menée au Canada, des activités chiffrées à plus de 11,3 milliards de dollars, dont environ 1 milliard consacré au financement direct de la recherche contractuelle menée pour le secteur privé. L’impact global des universités canadiennes sur l’économie est estimé à plus de 60 milliards de dollars par année.
Par ailleurs, la recherche et l’innovation créent des emplois. Selon l’OCDE, de 1995 à 2006, l’innovation a été à l’origine des deux tiers, voire des trois quarts, de la croissance économique observée en Autriche, en Finlande, en Suède, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
L’innovation attire également le talent. Comme chefs de file en matière de recherche, les universités canadiennes peuvent attirer chez nous les plus brillants cerveaux. Au cours des dernières années, elles sont entre autres parvenues à attirer ou à rapatrier 450 titulaires de Chaires de recherche du Canada et de Chaires d’excellence en recherche du Canada. Les talents saisissent les occasions qui s’offrent à eux.
À l’heure de la mondialisation, il ne nous suffit plus de réussir ou même d’exceller chez nous. Le Canada doit livrer concurrence à l’échelle mondiale. Pour se hisser parmi les chefs de file en matière d’innovation, il doit former le talent et attirer les meilleurs au monde.
Le Canada dispose de bases solides. Un rapport du Conseil des académies canadiennes a récemment mis en lumière l’admiration des chercheurs du monde entier les plus souvent cités pour la qualité de la recherche effectuée dans les universités canadiennes. Nous pouvons parfaire cette réputation enviable en tirant profit et en renforçant les partenariats entre les universités canadiennes et les établissements étrangers, publics et privés.
J’ai récemment eu la chance de siéger au sein du Committee on Research Universities du National Research Council des États-Unis et, de toute évidence, les universités de recherche des États-Unis et du Canada s’efforcent de s’adapter à leur environnement.
Longtemps chef de file en matière de recherche et d’innovation, notre voisin du Sud risque de se voir distancé dans la course à l’innovation, en partie à cause de la stagnation de ses investissements dans ce domaine. De 1996 à 2007, les économies émergentes d’Asie ont en effet accentué de manière soutenue et très importante leurs dépenses de R-D par rapport au PIB. Celles-ci ont, par exemple, atteint en 2007 3,4 pour cent du PIB au Japon et 3,5 pour cent du PIB en Corée du Sud. Par comparaison, depuis 30 ans, les dépenses de R-D aux États-Unis n’ont jamais dépassé de 2,5 à 2,8 pour cent du PIB. Quant à celles du Canada, elles étaient toujours inférieures à 2 pour cent de son PIB en 20071 .
Compte tenu de la concurrence désormais mondiale sur le plan économique, les partenariats entre les universités et l’ensemble de la collectivité, industrie et société civile comprises, n’ont jamais été plus indispensables qu’aujourd’hui. Pays, établissements et entreprises doivent contribuer aux réseaux mondiaux du savoir.
L’innovation repose avant tout sur la créativité. Or, la créativité exige souvent que l’on s’engage sur une voie dont on ignore l’issue.
Cette année, au terme de près de 50 ans de travaux, des chercheurs ont confirmé l’existence du boson de Higgs. Même si les applications de cette particule sont encore inconnues aujourd’hui, la recherche qui a mené à la confirmation de son existence a donné lieu à une série de découvertes qui ont contribué à l’évolution du matériel médical, des diagnostics, des traitements ainsi que des technologies de l’information et des communications sur lesquelles repose Internet.
L’innovation et les découvertes enrichissent nos vies quotidiennes. La recherche en sciences humaines joue entre autres un rôle croissant à l’ère de la mondialisation. Les relations commerciales avec nos partenaires canadiens et étrangers exigent une solide connaissance de l’histoire, de la culture, du droit, de l’éthique, du marketing, de la mise en place des chaînes d’approvisionnement ainsi que de l’analyse de données; des compétences issues avant tout des sciences humaines.
À l’heure où notre gouvernement élabore des stratégies nationales en matière de science et de technologies, d’éducation internationale et de commerce mondial, les universités canadiennes sont appelées, compte tenu de leurs formidables capacités de formation, de recherche, d’innovation et de collaboration, à jouer un rôle clé dans l’avenir de notre pays.
Heather Munroe-Blum est principale et vice-chancelière de l’Université McGill et professeure d’épidémiologie à la Faculté de médecine de cet établissement. Membre du Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation du Canada, elle s’est vu décerner le titre d’officier de l’Ordre du Canada pour ses remarquables réalisations dans les domaines de la science, de l’innovation et des politiques d’enseignement supérieur.