Cette lettre a paru sur le site Web de la Montreal Gazette le 25 mars 2013.
Christine Tausig Ford
Vice-présidente
Association des universités et collèges du Canada
Un débat important sur la pénurie de main-d’œuvre qualifiée est en cours au Québec et partout au Canada. Malheureusement, le débat se fait dans un discours mal documenté, ce qui masque les véritables enjeux.
Voilà justement ce que fait l’article publié par Christopher Curtis à la suite du budget (« Critics say Ottawa needs to start improving access to post-secondary education », 21 mars). M. Curtis y reprend le constat erroné selon lequel les diplômés universitaires terminent leurs études avec une dette moyenne de 28 000 $. C’est tout simplement faux.
En fait, 40 pour cent des étudiants universitaires terminent leurs études sans dette. Parmi les étudiants endettés, la moyenne s’établit à 24 000 $.
Heureusement, en cette période postbudgétaire, on prête une attention accrue aux domaines qui affichent une véritable pénurie d’employés qualifiés. Comme le souligne une récente étude de la CIBC, la plupart des professions en demande au Canada, y compris dans les secteurs de la santé, des sciences et de la gestion, exigent un diplôme universitaire.
OTTAWA – Les investissements fédéraux consentis à la recherche universitaire, aux compétences et au talent rendront le Canada encore plus novateur et concurrentiel, soutient l’organisation qui représente 97 universités canadiennes de l’ensemble du pays.
« Un million de jeunes obtiendront un diplôme d’une université canadienne d’ici 2017, affirme Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’Association des universités et des collèges du Canada (AUCC). Ces diplômés posséderont les connaissances, l’expérience et les compétences dont le Canada aura besoin au cours des prochaines décennies, et ils sauront aussi s’adapter aux emplois d’aujourd’hui, comme à ceux de demain. »
« Le Canada a besoin d’un nombre accru de diplômés des universités et des collèges, et de titulaires de certificats professionnels pour livrer concurrence dans la nouvelle économie mondiale du savoir », ajoute Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC. Selon un récent rapport de la CIBC, la plupart des emplois en forte demande au Canada exigent un diplôme universitaire (des gestionnaires dans les domaines de la santé, de l’éducation, et des services sociaux et communautaires; des professionnels des ressources humaines et des services professionnels; des superviseurs du domaine de la fabrication et de la transformation).
Les investissements du gouvernement fédéral en recherche ont permis au Canda de se hisser parmi les chefs de file de la recherche. « Même en période économique difficile, le gouvernement reconnaît que la recherche stimule l’avantage concurrentiel du Canada, déclare M. Davidson. Au cours de budgets successifs, le gouvernement fédéral a augmenté son soutien à la recherche et à l’innovation au Canada, un soutien qui permet de former le talent, de créer de l’emploi et de rendre le pays encore plus concurrentiel sur la scène internationale. »
Les universités canadiennes accueillent aussi favorablement l’importance accordée dans le budget d’aujourd’hui aux initiatives internationales en matière d’éducation. « Les investissements en éducation internationale ont des retombées économiques de plus de huit milliards de dollars par année qui profitent à toutes les régions du Canada, précise M. Davidson. Les employeurs disent vouloir une main-d’œuvre internationale souple. L’ouverture sur le monde profite au Canada, tout comme aux étudiants canadiens. »
L’AUCC fait partie d’un consortium du milieu de l’éducation qui presse le gouvernement d’accroître ses efforts en matière d’éducation internationale afin de stimuler la compétitivité internationale du Canada, et qui est prêt à collaborer avec des partenaires afin d’assurer l’avancement de la stratégie en matière d’éducation internationale.
Nouvel élément en matière d’éducation internationale, un financement accru est accordé au programme Globalink de Mitacs, qui attire les meilleurs étudiants au premier cycle du monde entier dans les universités canadiennes pour effectuer des projets de recherche. Le programme permettra maintenant à des étudiants canadiens d’effectuer de la recherche à l’étranger. « Voici l’occasion pour les universités canadiennes de se mettre en valeur et d’accueillir les meilleurs étudiants étrangers sur leurs campus », poursuit M. Davidson.
Les dirigeants universitaires accueillent favorablement l’annonce d’un programme qui améliorera l’accès et la réussite des étudiants autochtones de niveau postsecondaire. Le budget accorde en effet du financement à un programme de bourses d’études, issu d’une collaboration entre IndSpire et les universités canadiennes. Le programme s’accompagnera d’un financement de contrepartie provenant du secteur privé.
« Les jeunes Autochtones constituent le segment de la population qui connaît la croissance la plus rapide au pays. Pourtant, les taux d’obtention de diplômes chez les Autochtones sont loin derrière ceux des non Autochtones, souligne M. Davidson. Cette mesure concrète contribuera à combler le fossé sur le plan de l’éducation. »
-30-
Pour obtenir une entrevue ou pour tout renseignement :
Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Association des universités et des collèges du Canada
Tél. : 613 563-1236, poste 238
Tél. cell. : 613 608-8749
hmurphy@aucc.ca
Nadine Robitaille
Agente des communications
Association des universités et des collèges du Canada
Tél. : 613 563-3961, poste 306
Tél. cell. : 613 884-8401
nrobitaille@aucc.ca
Lire le communiqué du Consortium pour le marketing international de l’éducation.
Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada, sera sur la Colline du Parlement (salle 253-D, édifice du Centre) pour accorder des entrevues aux médias relativement à la réaction du milieu universitaire au budget fédéral à partir de 16 h le jeudi 20 mars 2013.
Pour obtenir une entrevue, veuillez communiquer avec :
Nadine Robitaille
Agente des communications, AUCC
613 563-1236, poste 306
Cell. : 613-884-8401
nrobitaille@aucc.ca
Ottawa, le 7 février 2013 – La TÉLUQ (Télé-université), constituante de l’Université du Québec, et le St. Paul’s College, affilié à la University of Manitoba, sont officiellement réadmis au sein de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).
Le conseil d’administration de l’AUCC a récemment approuvé les demandes de réadmission de ces deux établissements.
« Nous sommes très heureux d’accueillir de nouveau ces deux établissements au sein de l’AUCC, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC, et nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec eux par l’entremise de la direction, du corps professoral, du personnel et des étudiants à la promotion de l’éducation postsecondaire au Canada. »
Fondée en 1972, la TÉLUQ est la seule université au Québec entièrement vouée à la formation à distance. Elle offre maintenant plus de 400 cours et 75 programmes au premier cycle et aux cycles supérieurs à quelque 18 000 étudiants à temps plein et à temps partiel.
La TÉLUQ a été membre de l’AUCC de 1992 à 2005, au moment où le gouvernement du Québec a fusionné l’Université à distance avec l’Université du Québec à Montréal. L’an dernier, le gouvernement provincial a annulé la fusion et conféré à la TÉLUQ le statut d’université indépendante au sein du réseau de l’Université du Québec. Le conseil d’administration a approuvé la demande de la TÉLUQ d’être réadmise à titre de membre de l’AUCC.
« La TÉLUQ est très heureuse de reprendre sa place dans le concert des universités du Canada, a affirmé Raymond Duchesne, directeur général de la TÉLUQ. L’enseignement à distance et en ligne est appelé à de grands développements au Canada et partout dans le monde. Il est important de compter un établissement comme le nôtre au rang des universités canadiennes. »
Situé sur le campus de la University of Manitoba, le St. Paul’s College a été fondé en 1926 et accueille quelque 1 200 étudiants à temps plein. Il abrite le Centre Arthur V. Mauro pour la paix et la justice qui offre le seul programme de doctorat au Canada dans le domaine de la paix et de la résolution de conflit. Le St. Paul’s College a été membre de l’Association pendant de nombreuses années, jusqu’en 1993.
« Nous sommes absolument ravis d’être membre de l’AUCC, a déclaré le recteur du St. Paul’s College, Christopher Adams, et nous nous réjouissons à l’idée de tisser des liens solides avec les collèges et les universités de partout au Canada. À cet égard, l’adhésion à une organisation nationale suscite un très grand enthousiasme chez les professeurs, les étudiants et le personnel du Collège. »
Conformément aux statuts de l’AUCC, un établissement anciennement membre qui s’est retiré de l’Association, qui demande à être réadmis et qui répond aux critères d’admission sera normalement réadmis à la suite d’un vote des membres du conseil d’administration.
Avec la réadmission de la TÉLUQ et du St. Paul’s College, l’AUCC représente maintenant 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada. Porte-parole des universités canadiennes, l’AUCC consacre ses activités à la promotion des intérêts de l’enseignement supérieur et de la recherche universitaire auprès du gouvernement fédéral.
-30-
Renseignements :
Helen Murphy
Gestionnaire des communications, AUCC
hmurphy@aucc.ca
613 563-3961, poste 238
Cell : 613 608-8749
Nadine Robitaille
Agente des communications
Association des universités et collèges du Canada
nrobitaille@aucc.ca
613 563-3961, poste 306