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Simon Fraser University - étude de cas

Parlons-en : Le programme Undergraduate semester in dialogue de la Simon Fraser University

Les exposés magistraux n’ont pas leur place dans le programme Undergraduate in Dialogue.

Les notes, quant à elle, se font plutôt rares. D’entrée de jeu, les étudiants sont informés qu’ils ne recevront pas de notes avant la fin du semestre.

En remplacement, ils profitent d’une « rétroaction intense », d’une foule d’occasions de discuter, d’écrire, de réécrire, de mener des projets individuels et collectifs et, si tout se passe bien, de vivre ce moment magique qui change le cours de la vie d’un étudiant.

« Notre programme ne propose pas de rejeter entièrement le système universitaire », explique Mark Winston, directeur de l’enseignement et chercheur au Centre for Dialogue de la Simon Fraser University (SFU). Arrivé à mi-carrière, M. Winston a constaté en 2002 que ses étudiants se montraient peu participatifs malgré ses indéniables talents d’orateur. C’est alors qu’il a décidé de créer Semester in Dialogue.

« Ce qu’il manque à l’expérience d’apprentissage, ce sont ces moments de grâce où les étudiants découvrent la place qu’ils souhaitent occuper dans le monde », estime M. Winston, spécialiste des abeilles qui croit que tout programme d’études se trouverait amélioré si on remplaçait 10 pour cent de son contenu enseigné de façon traditionnelle par un module fondé sur l’expérience.

Le programme Semester in Dialogue offre des conditions propices à ces moments de grâce en inspirant les étudiants et en les incitant à s’engager civiquement pour régler des problèmes actuels. Chaque semestre est bâti autour d’un thème, comme l’urbanisme et la durabilité, l’énergie ou les soins de santé. En s’appuyant sur une approche interdisciplinaire fondée sur l’expérience, le programme utilise comme outil d’apprentissage fondamental le dialogue entre les étudiants, avec des conférenciers – appelés « guides de réflexion » – et dans le cadre de fréquents débats publics organisés par les étudiants. Des séances de dialogue ont lieu régulièrement pendant la semaine.

Il s’agit d’un programme de petite taille – 20 étudiants de troisième ou de quatrième année y sont admis à chacun des trois semestres – qui équivaut à trois cours à l’automne et à l’hiver et à deux au printemps. Plutôt que d’être associé à un département en particulier, le programme relève directement du vice-recteur à l’enseignement de la SFU, ce qui lui donne toute la latitude requise pour atteindre son plein potentiel.

Les étudiants sont tenus de faire des lectures sur le sujet de discussion avant de se présenter aux séances de dialogue. Le programme comprend des excursions fréquentes dans la région de Vancouver, des séances de mentorat hebdomadaires en tête-à-tête avec des professeurs et un projet de manuscrit de 3 000 mots ou l’équivalent pouvant être présenté au public, auquel s’ajoutent divers projets de rédaction (comme une lettre d’opinion dans un quotidien).

Deanna Rogers, ancienne participante au programme, a vu son projet de cours – concevoir et mettre en œuvre un modèle communautaire « zéro déchet » visant à réduire la quantité de matières jetées aux ordures ou au recyclage – se transformer en emploi d’été lorsqu’un organisme gouvernemental local a financé la mise en œuvre du modèle dans son quartier.

« Le programme m’a permis d’acquérir d’excellentes aptitudes en matière de communication, d’animation et de travail d’équipe, explique Deanna. C’est comme s’il m’avait réappris à apprendre. »

Le programme a inspiré en partie CityStudio, auquel participent la SFU et cinq autres établissements d’éducation postsecondaire de Vancouver. Dans le cadre de ce projet, les étudiants auront l’occasion  de se pencher sur des questions de durabilité qui touchent Vancouver, en collaboration avec des représentants de la Ville, des experts et des membres de la collectivité. CityStudio démarrera à l’automne 2011.


Pour obtenir un complément d’information : visitez le site Web du programme Undergraduate semester in dialogue