Ses opinions reposent sur un engagement profond et authentique envers l’innovation et l’éducation internationale. Où qu’il aille au Brésil, le gouverneur général du Canada, son Excellence le très honorable David Johnston, rejoint les jeunes. Il échange avec eux, il les encourage et il leur parle des valeurs communes au Canada et au Brésil.
Son Excellence, un orateur captivant qui connaît bien le milieu universitaire, dirige la mission de l’AUCC au Brésil. Père de cinq filles qui ont toutes participé à un programme d’échanges étudiants universitaires à l’étranger, c’est un fier Canadien dont la vision est portée sur le monde, comme à l’époque où il a dirigé deux grandes universités canadiennes, l’Université McGill et la University of Waterloo (il a également présidé le conseil d’administration de l’AUCC lorsqu’il était à McGill).
Ses capacités à communiquer avec les gens, particulièrement les jeunes, m’ont impressionnée au cours des derniers jours. Hier soir, nous avons assisté à une réception pour de jeunes étudiants brésiliens membres du programme Sciences sans frontières, un projet ambitieux qui permettra à quelque 100 000 étudiants brésiliens d’étudier à l’étranger. Plus tôt cette semaine, Son Excellence a annoncé que le Canada allait accueillir 12 000 de ces étudiants non seulement dans le cadre d’études postsecondaires, mais également de stages et d’expériences de travail-études dans des entreprises et laboratoires de recherches canadiens, une initiative particulière au Canada. Ce passage de la théorie à la pratique donnera à ces jeunes Brésiliens un véritable aperçu de la vie dans notre pays. M. Johnston était particulièrement enthousiaste hier lorsqu’il a discuté avec ces étudiants : il riait, prenait des photos avec eux et s’intéressait sincèrement à leurs projets d’études.

Leurs Excellences le très hon. David Johnston, gouverneur général du Canada, et Mme Sharon Johnston avec les récipiendaires du programme brésilien Science sans frontières.
Plus tôt cette semaine, Son Excellence a parlé à un groupe de recteurs d’universités brésiliennes et canadiennes qui approfondissent la collaboration en enseignement supérieur et en recherche entre nos deux pays. Il leur a été présenté par Stephen Toope, recteur de la University of British Columbia et président du c.a. de l’AUCC, qui a fait référence à une passion commune avant le discours du gouverneur général.
Le hockey, a expliqué le professeur Toope, ressemble beaucoup au futebol (soccer) brésilien – ils exigent un esprit de compétition, de la ténacité, de la force et de multiples habiletés, certes, mais également du travail d’équipe et de la collaboration. En fait, a poursuivi le professeur Toope, ces mots pourraient tout aussi bien s’appliquer à la mission de l’AUCC au Brésil : « Les Canadiens et les Brésiliens participent à un concours d’habiletés d’envergure mondiale, un jeu qui devient de plus en plus rapide et dans le cadre duquel nous devons travailler en équipe non seulement à l’intérieur même du pays, mais avec les autres nations. »
Le gouverneur général a ensuite pris la parole et raconté l’histoire fascinante de sa jeunesse dans le nord de l’Ontario, qu’il a d’abord quitté pour étudier et jouer au hockey à l’Université Harvard pour ensuite se rendre à l’Université Cambridge. Malgré les appréhensions du directeur de son école secondaire, qui a refusé de lui rédiger une lettre de recommandation sous prétexte qu’il craignait que le jeune David Johnston ne revienne jamais au pays, M. Johnston est revenu au Canada, l’esprit ouvert de toutes les façons possibles et, selon lui, « bien meilleur formateur grâce à ces expériences à l’étranger ».
À la table ronde, Son Excellence a discuté avec les recteurs canadiens et brésiliens à titre d’ancien collègue. Il les a exhortés à renforcer les partenariats créés entre le Canada et le Brésil et à assurer leur durabilité. « Prouvons, leur a-t-il dit, que nous ne sommes pas de petits faiseurs. » Afin qu’ils ne soient pas que de grands parleurs, il les a incités à faire figure de leaders dans leurs établissements en poussant les jeunes Brésiliens qui viendront au Canada, ainsi que les Canadiens qui viendront étudier et effectuer de la recherche ici au Brésil, à repousser leurs limites.
« Le Canada a besoin du Brésil, a-t-il dit tout simplement. Ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses. »




