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Suivez les nouvelles et les activités de la mission du Canada au Brésil qui se déroulera du 25 avril au 2 mai. Dirigée en partie par le gouverneur général du Canada, une délégation composée d’une trentaine de recteurs canadiens se rend au Brésil pour créer des partenariats stratégiques en matière d’enseignement supérieur et de recherche.

Aller de l’avant

08
mai

La mission des recteurs canadiens au Brésil est terminée et le suivi s’amorce.

Les recteurs canadiens se sont engagés à retourner au Brésil afin d’assurer un suivi, de poursuivre leur apprentissage et de consolider les partenariats qu’ils ont établis au cours des derniers jours. D’autres membres de leur établissement suivront, notamment des professeurs et des étudiants, qui sauront nouer des liens durables de personne à personne.

Les universités canadiennes ont signé en tout 75 partenariats officiels, accords et programmes de bourses d’études dans le cadre de la mission au Brésil, pour une valeur totale d’environ 6,7 millions de dollars. Les participants à la mission ont également jeté les bases d’une solide collaboration à l’égard de l’ambitieux programme brésilien Science sans frontières qui, au cours des prochaines années, permettra à plus de 100 000 étudiants au premier cycle, aux cycles supérieurs et à des chercheurs postdoctoraux brésiliens de se déployer dans le monde afin d’élargir leurs connaissances et leurs horizons.

Pendant le séjour de la délégation de l’AUCC au Brésil, la présidente Dilma Rousseff a pour sa part annoncé que le Brésil enverra jusqu’à 12 000 étudiants boursiers du programme Science sans frontières vers le Canada, soit le deuxième plus gros contingent d’étudiants, après celui des États-Unis qui comptera environ 16 000 étudiants.

« Nous avions rencontré de nombreuses délégations manifestant un intérêt pour le programme Science sans frontières, indique Carlos Nobre, secrétaire national au sein du ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation du Brésil. Mais aucune ne comptait une trentaine de recteurs. Je suis très impressionné. »

Les faits saillants de la mission au Brésil? D’abord, les journées des recteurs participants étaient bien remplies. Nous amorcions la plupart de nos journées par une séance d’information à 7 h, suivie d’une rencontre des intervenants sur les campus, dans les laboratoires de recherche et dans les bureaux gouvernementaux. Nous recevions partout un accueil chaleureux (rencontrant presque systématiquement une personne ayant étudié ou fait de la recherche au Canada au cours de sa carrière universitaire).

Les rencontres se prolongeaient souvent tard le soir et comme toujours, l’énergie, l’engagement et la vision internationalisée manifestés par les recteurs canadiens m’ont grandement impressionné.

Les liens que nous avons forgés, tout comme ceux qui existaient déjà, sont bien concrets. Au synchrotron du Brésil, près d’UNICAMP, nous avons rencontré un chercheur de la University of Guelph qui collaborait sur place à un projet de recherche, puis avons été témoins d’une expérience internationale lorsque Peter MacKinnon, recteur de la University of Saskatchewan, a relié le synchrotron du Brésil à celui du Canada, situé à la University of Saskatchewan. Entre­temps, à la Universidade de Brasília, le chef de l’Institut de la durabilité était fier de dire qu’il avait effectué ses études de doctorat à l’Université du Québec à Montréal. Tandis qu’au ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation, nous avons rencontré une chercheuse qui revenait tout juste de Montréal où elle avait travaillé avec des collègues canadiens à l’élaboration de nouvelles technologies océaniques.

Partout où nous sommes allés, nous avons rencontré des étudiants qui souhaitaient poursuivre leurs études dans des universités canadiennes. En fait, le recteur de la Universidade de Brasília a indiqué que le Canada figurait aux premières places du palmarès des « pays de rêve » pour les étudiants brésiliens.

Cet automne, certains de ces étudiants brésiliens entreront pour la première fois dans une salle de classe d’une université canadienne, et si on en juge par le désir de collaboration que nous avons perçu la semaine dernière au Brésil, de nombreux autres étudiants suivront leurs traces.

Nous avons par ailleurs constaté le profond engagement du secteur privé brésilien à l’égard de la recherche et de l’innovation; des entreprises consacrent un pour cent de leurs revenus totaux à la recherche et le secteur privé a financé 26 000 bourses d’études supplémentaires dans le cadre du programme Science sans frontières.

D’une ampleur et d’une portée sans précédent, la mission de l’AUCC au Brésil démontre la valeur de la collaboration internationale en matière de recherche et de la mobilité des professeurs et des étudiants pour les deux pays. « Il n’est pas question d’exode des cerveaux, nous a confié M. Nobre, mais plutôt de circulation des cerveaux. Nous voulons que le Brésil s’ouvre à la collaboration internationale à une échelle beaucoup plus vaste qu’auparavant. »

L’enseignement, la recherche et l’innovation universitaires connaissent une véritable ascension au Brésil. L’ambition à la fois immense et inspirante que déploie le Brésil et le rythme auquel il progresse nous ont vivement impressionnés lors de cette mission de l’AUCC.

AFFICHÉ PAR CHRISTINE TAUSIG FORD À 6:27 / COMMENTER

De la parole aux actes

03
mai

Il s’agit maintenant de concrétiser les engagements.

Il a été abondamment question au cours de la mission au Brésil de l’importance de faire en sorte que les 75 ententes qui ont été signées au cours de la semaine entre les recteurs canadiens et leurs homologues brésiliens se concrétisent et donnent des résultats. Toutefois, jamais encore on avait autant insisté sur ces impératifs et jamais on ne l’avait fait à un si haut niveau qu’hier au Palais présidentiel, à Brasilia.

C’est là où le recteur de la St. Francis Xavier University, Sean Riley, a signé une entente de partenariat entre le Coady International Institute de son établissement et la Universidade Federal de Minas Gerais du Brésil. Gilberto Carvalho, ministre en chef du secrétariat général à la présidence, qui participait à la cérémonie de signature a pris la parole à cette occasion. Le ministre Carvalho a exprimé un profond engagement à l’égard des valeurs qui sont mises en œuvre dans le cadre du partenariat avec la St. Francis Xavier University.

Rocksane de Carvalho Norton, vice-présidente de la Universidade Federal de Minas Gerais, Gilberto Carvalho, ministre principal du secrétariat général de la Présidence, Sean Riley, recteur, St. Francis Xavier University et en arrière-plan, Jamal Khokhar, l'ambassadeur canadien. © Rildo Borges

Ce partenariat porte sur le développement communautaire durable et la participation démocratique. « C’est un honneur de signer aujourd’hui cette entente, a déclaré le ministre Carvalho, car elle porte sur le renforcement de la démocratie », une valeur qui est très chère au peuple brésilien.

Il a ensuite expliqué que la démocratie, pour laquelle les Brésiliens se sont battus dans les années 1960 et 1970, ne sera entièrement réalisée qu’à condition que la population dispose à la fois du droit de participer à la vie démocratique ainsi que de l’éducation et de la formation qui lui donne la capacité de le faire. Il a ensuite ajouté que la lutte contre la dictature avait bien préparé le Brésil à accueillir le pouvoir démocratique.

« Nous avons l’esprit ouvert aux idées et avons besoin d’apprendre, a poursuivi le ministre. À cet égard, le Coady International Institute arrive à point nommé. »

En 50 ans, le Coady International Institute a offert de la formation en développement communautaire à plus de 6 000 diplômés provenant de 130 pays. L’entente nouvellement signée offrira entre autres aux dirigeants d’organismes sociaux du Brésil la possibilité d’acquérir une formation pratique sur le campus même de la St. Francis Xavier University, à Antigonish, Nouvelle-Écosse.

Appelé à se prononcer sur ce que la St. Francis Xavier University et le Coady International Institute ont de particulier à offrir, M. Riley a déclaré que « l’intérêt fondamental que présente l’Institut est probablement celui de former des leaders; une formation qui se fait à partir de la base, de manière ascendante, et non à partir du haut ».

L’ambassadeur du Canada au Brésil, Jamal Khokhar, a aussi insisté sur l’importance de passer de la parole aux actes. Il a précisé que l’entente avec la St. Francis Xavier University démontre que le Canada et le Brésil peuvent « travailler de concert dans un esprit de coopération, de générosité et de soutien vers une cause commune pour bâtir une société active, compétente et engagée ».

Le ministre Carvalho a invité l’ambassadeur Khokhar à se joindre personnellement à lui pour suivre de près l’évolution de ce partenariat universitaire au fur et à mesure qu’il se concrétise.

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 5:52 / COMMENTER

En sol brésilien avec la University of Manitoba

02
mai

Notre programme est très chargé au cours de la mission des recteurs canadiens au Brésil, alors nous tentons de ne pas perdre une seule seconde des précieuses minutes qui nous sont accordées.

C’est donc pendant un trajet d’autobus, entre deux arrêts, que j’ai eu l’occasion de parler avec Jim Dean, directeur général du bureau de liaison internationale de la University of Manitoba. Jim aussi a accompli beaucoup de choses pendant la mission. En plus d’accompagner le recteur de son établissement, David Barnard, pendant une partie de la mission, il a passé quelque temps à Campo Grande, une ville de l’Ouest du Brésil, où il a visité un établissement partenaire du sien, l’Université catholique Dom Bosco.

J’étais bien sûr au courant de cette initiative novatrice mise en place entre les deux établissements; c’est l’un des 55 projets financé dans le cadre du programme Étudiants pour le développement de l’AUCC, mais c’était intéressant d’entendre Jim me parler de l’évolution du projet.

Cette collaboration procurera, au cours des trois prochaines années, des stages à 18 étudiants de la University of Manitoba qui travailleront pendant jusqu’à six mois dans une collectivité partenaire de l’Université à des activités de développement social parmi les peuples indigènes de la région brésilienne du Mato Grosso do Sul. Simultanément, la University of Manitoba accueillera des étudiants du Brésil qui travailleront à des activités d’engagement auprès des peuples des Premières nations du Manitoba.

Lors de notre conversation dans l’autobus, Jim a parlé de manière éloquente de l’engagement de ces deux universités qui contribuent à l’échelle internationale à améliorer la vie des peuples indigènes. Le projet de la University of Manitoba avec l’Université catholique Dom Bosco n’est qu’un exemple parmi d’autres de la manière dont les Canadiens et les Brésiliens peuvent apprendre les uns des autres et créer des alliances ayant des objectifs communs qui, dans ce cas, visent à favoriser l’équité sociale pour les populations autochtones.‪‬‬‬‬‬

Les universités canadiennes collaborent de mille et une façons avec leurs partenaires brésiliennes par des partenariats qui sont toujours plus intenses et plus forts.

AFFICHÉ PAR ROBERT WHITE À 4:07 / COMMENTER

Reliés par un faisceau de lumière

01
mai

À des milliers de kilomètres de distance, des chercheurs sur deux continents ont fait un pas de plus samedi dernier vers la compréhension de la maladie de Crohn.

Le recteur de la University of Saskatchewan, Peter MacKinnon, se trouvait au Laboratoire brésilien de lumière synchrotron, à Campinas, près de la mégapole de São Paulo. Devant lui, les écrans d’ordinateur lui montraient les visages familiers des chercheurs du Centre canadien de rayonnement synchrotron de la University of Saskatchewan.

Son Excellence le très hon. David Johnston, gouverneur général et à sa gauche, Peter MacKinnon, recteur de la University of Saskatchewan, participent à une expérience en direct réalisé de concert avec le Centre canadien de rayonnement synchrotron à Saskatoon © Cplc Dany Veillette, Rideau Hall.

J’ai vu M. MacKinnon saluer ses collègues. Puis, j’ai vu s’afficher, sur les écrans d’ordinateur de Campinas, les images de l’intestin d’un patient atteint de la maladie de Crohn. Ces images avaient été envoyées à l’aide de la ligne de faisceaux de Saskatoon, grâce à un nouveau logiciel conçu au synchrotron canadien. Un instant plus tard, les chercheurs brésiliens avaient commencé à tirer des images expérimentales des échantillons de tissus et à analyser les données ainsi obtenues.

Selon M. MacKinnon, « il s’agit d’un exemple remarquable des nouvelles possibilités de recherche et de collaboration qui s’offrent aux scientifiques et aux étudiants aux cycles supérieurs. » (Il avait réalisé la même expérience plus tôt ce jour-là sous l’œil attentif de Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada.)

L’expérience faisait partie d’une visite du synchrotron offerte à une trentaine de recteurs canadiens qui se sont rendus au Brésil pour établir des partenariats de recherche et de mobilité avec des collègues brésiliens. Au cours de la mission, les recteurs ont signé quelque 75 ententes visant à consolider leurs relations avec leurs homologues brésiliens.

Laboratoire brésilien de rayonnement synchrotron, à Campina au Brézil. © Cplc Dany Veillette, Rideau Hall.

Avant de visiter le synchrotron, les Canadiens ont visité l’Université de Campinas, ou UNICAMP, non loin de là. Cette université de haute technologie met tout en œuvre pour attirer les meilleurs étudiants et professeurs brésiliens et étrangers.

Le Brésil et le Canada tirent tous deux profit du lien établi entre les synchrotrons, m’a expliqué M. MacKinnon. « C’est incroyablement efficace. Une entreprise de Saskatoon qui veut mener un certain type de recherches non adapté à nos lignes de faisceaux peut maintenant se servir du synchrotron du Brésil. »

Ainsi, au lieu de devoir mettre en place une nouvelle ligne de faisceaux, les chercheurs du synchrotron canadien peuvent maintenant compter sur la collaboration internationale.

Les synchrotrons sont particulièrement utilisés par des chercheurs et des entreprises des domaines des sciences biologiques et des nanomatériaux.

Lors de la visite, j’ai également rencontré Stefan Kycia, professeur de physique à la University of Guelph, qui travaille avec des collègues des synchrotrons du Brésil et du Canada sur le projet du Secteur Brockhouse (à la mémoire du physicien canadien lauréat du prix Nobel et professeur à la McMaster University, Bertram Brockhouse). Le projet vise à établir un secteur de diffusion de rayons X de pointe qui servira dans le cadre d’expériences en physique, en chimie, en science de l’environnement et en géologie, entre autres domaines.

« Nous ne collaborons pas simplement pour nous amuser, m’a expliqué M. Kycia. Il en va de notre survie » dans le monde de la science à grande échelle. Le projet Brockhouse a été financé par le gouvernement fédéral du Canada, les gouvernements provinciaux, dont ceux de l’Ontario et du Québec, ainsi qu’IBM et Petrobras.

« Au lieu de répéter inutilement les travaux, nous mettons nos capacités en commun. C’est très sensé », a ajouté M. Kycia.

Du côté brésilien, la taille et le sérieux de la délégation universitaire canadienne ont fait bonne impression. Les Brésiliens sont tout aussi déterminés. Ils comptent construire un synchrotron à la fine pointe encore plus puissant, appelé Sirius, qui doit entrer en fonction en 2016.

Pourquoi 2016? Le nouveau synchrotron doit servir à allumer la flamme olympique, qui arrivera au Brésil dans quatre ans. Les scientifiques brésiliens comptent bien être prêts à l’accueillir.

AFFICHÉ PAR CHRISTINE TAUSIG FORD À 4:52 / COMMENTER

Mamdouh Shoukri, recteur de l’Université York, au sujet de la mission au Brésil

30
avril

Mamdouh Shoukri, recteur de l’Université York, fait part de ses impressions sur la mission au Brésil. Il envisage avec enthousiasme le renforcement des relations déjà existantes entre les étudiants et les chercheurs du Canada et du Brésil. (Vidéo en anglais seulement.)

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 4:49 / COMMENTER