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Robert White
Robert White
Directeur adjoint, Programmes de partenariats

En sol brésilien avec la University of Manitoba

02
mai

Notre programme est très chargé au cours de la mission des recteurs canadiens au Brésil, alors nous tentons de ne pas perdre une seule seconde des précieuses minutes qui nous sont accordées.

C’est donc pendant un trajet d’autobus, entre deux arrêts, que j’ai eu l’occasion de parler avec Jim Dean, directeur général du bureau de liaison internationale de la University of Manitoba. Jim aussi a accompli beaucoup de choses pendant la mission. En plus d’accompagner le recteur de son établissement, David Barnard, pendant une partie de la mission, il a passé quelque temps à Campo Grande, une ville de l’Ouest du Brésil, où il a visité un établissement partenaire du sien, l’Université catholique Dom Bosco.

J’étais bien sûr au courant de cette initiative novatrice mise en place entre les deux établissements; c’est l’un des 55 projets financé dans le cadre du programme Étudiants pour le développement de l’AUCC, mais c’était intéressant d’entendre Jim me parler de l’évolution du projet.

Cette collaboration procurera, au cours des trois prochaines années, des stages à 18 étudiants de la University of Manitoba qui travailleront pendant jusqu’à six mois dans une collectivité partenaire de l’Université à des activités de développement social parmi les peuples indigènes de la région brésilienne du Mato Grosso do Sul. Simultanément, la University of Manitoba accueillera des étudiants du Brésil qui travailleront à des activités d’engagement auprès des peuples des Premières nations du Manitoba.

Lors de notre conversation dans l’autobus, Jim a parlé de manière éloquente de l’engagement de ces deux universités qui contribuent à l’échelle internationale à améliorer la vie des peuples indigènes. Le projet de la University of Manitoba avec l’Université catholique Dom Bosco n’est qu’un exemple parmi d’autres de la manière dont les Canadiens et les Brésiliens peuvent apprendre les uns des autres et créer des alliances ayant des objectifs communs qui, dans ce cas, visent à favoriser l’équité sociale pour les populations autochtones.‪‬‬‬‬‬

Les universités canadiennes collaborent de mille et une façons avec leurs partenaires brésiliennes par des partenariats qui sont toujours plus intenses et plus forts.

AFFICHÉ PAR ROBERT WHITE À 4:07 / COMMENTER

Un programme de petites subventions aux grandes retombées

27
avril

Pendant que la délégation de l’AUCC se rendait à São Paulo, je suis demeuré à Rio pour présider un groupe d’experts dans le cadre de la Conférence des Amériques.

Ce groupe d’experts était plus précisément réuni dans le cadre d’une séance intitulée « Soutenir les réseaux de recherche dans les Amériques », axée sur le programme Subvention pour la collaboration en recherche entre le Canada, l’Amérique latine et les Antilles (SCR-CALA). J’ai entamé mon intervention en rappelant que ce programme de petites subventions a déjà financé plus de 200 projets de recherche concertée, menés conjointement par des chercheurs canadiens et latino-américains. L’exercice s’est ensuite transformé en une sorte de classe de maître sur l’art de mettre sur pied des réseaux de recherche.

Également membres du groupe d’experts, Margareth Zanchett, de la Ryerson University, et ses deux partenaires brésiliens sont revenus sur la première subvention dont ils ont bénéficié dans le cadre du programme SCR-CALA, il y a huit ans. Destinée au financement d’un projet de santé communautaire, cette subvention a véritablement eu l’effet d’un catalyseur. Elle conduit à de nouveaux partenariats et à l’obtention de financements additionnels provenant de sources diverses, brésiliennes et canadiennes.

L’une des partenaires de Mme Zanchett, Zeilma de Cunha, de la Universidade Estácio de Sá, a indiqué qu’elle a su exploiter son action et les liens tissés dans le cadre du programme SCR-CALA au profit d’un projet financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, mené avec des chercheurs de l’Université du Québec à Montréal. L’autre partenaire de Mme Zanchett, Wilson Garcia, de la Universidade Estadual Paulista, a expliqué comment la subvention obtenue lui avait permis de se rendre à Toronto et d’y forger des liens à l’origine d’une toute nouvelle collaboration avec le Hospital for Sick Children de Toronto.

Signalons également que des étudiants de la Ryerson University adhérents au programme Étudiants pour le développement de l’AUCC ont eu la chance d’effectuer des stages au Brésil au sein d’organisations partenaires du projet de Mme Zanchett dans le cadre du programme SCR-CALA.

Par l’ampleur des liens qu’il a permis de forger, ce projet constitue un remarquable exemple de collaboration internationale rendue possible par de modestes fonds de démarrage. J’ai été ravi de prendre part au groupe d’experts précité avec des acteurs du milieu de l’éducation passionnés à ce point, et de devenir ainsi un maillon de plus de leur réseau en pleine croissance.

 

AFFICHÉ PAR ROBERT WHITE À 5:22 / COMMENTER

« C’est comment le Brésil? »

24
avril

Voici qu’est-ce que m’a demandé un ami par courriel. Après ma première journée, je ne saurais dire; je passe le plus clair de mon temps avec mes hôtes brésiliens à parler du Mozambique.

J’étais à Florianópolis, située au sud du Brésil, pour visiter des installations d’aquaculture marine à la Universidade Federal de Santa Caterina qui, en partenariat avec la University of Victoria (UVic), travaille à l’amélioration de l’aquaculture au Mozambique (le pays africain où on trouve le plus grand nombre de locuteurs portugais).

Tout ce qui concerne la recherche, l’élaboration de techniques et la production en matière de pisciculture et de crevetticulture se fait à partir de l’Université Eduardo Mondlane du Mozambique et du ministère des Pêches, en collaboration avec des professeurs et des techniciens canadiens et brésiliens.

La UVic, et particulièrement le scientifique Jack Littlepage du Centre d’études mondiales, font beaucoup ici au Brésil. L’exploitation de classe mondiale de Florianópolis – installations et laboratoires d’élevage de coquillages, de crevettes et de poisons à nageoires – a été développée au fil de nombreuses années grâce à l’aide de la UVic et du financement de l’ACDI dans le cadre d’un Programme de partenariats universitaires en coopération et développement de l’AUCC. Ces projets originaux ont permis de renforcer les capacités nécessaires pour jeter les bases des travaux au Mozambique.

Manecas Baloi, étudiant diplômé, UFSC et Jack Littlepage, University of Victoria. © Federal University of Santa Catarina (UFSC)

Comme souvent dans cadre des relations Canada-Brésil, le projet africain représente une évolution de la collaboration, à savoir de la collaboration Nord-Sud, à la collaboration Nord-Sud-Sud. Le Brésil est un chef de file dans de nombreux domaines, et le développement international est l’un d’eux.

Vers la fin de la journée, je me suis arrêté pour regarder vers l’Est, vers l’Atlantique Sud. Alors que j’admirais la vue, je me suis demandé ce qui se trouvait de l’autre côté de l’océan à partir d’ici et, réfléchissant à la question de cet ami, « C’est comment le Brésil? », il m’est venu à l’esprit que c’est proche de l’Afrique.

AFFICHÉ PAR ROBERT WHITE À 7:50 / COMMENTER