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Helen Murphy
Helen Murphy
Gestionnaire des communications

Science sans frontières : Maximiser les possibilités

26
avril

Y a-t-il un créneau pour le Canada dans l’ambitieux programme brésilien Science sans frontières? Voilà un des sujets abordés en discussion cet après-midi dans le cadre de la table ronde des recteurs qui se tenait à Rio de Janeiro.

Le gouverneur général a souligné l'importance des partenariats et de l'internationalisation de l'enseignement afin de parvenir à un monde globalié et interconnecté. © Cplc Dany Veillette, Rideau Hall.

Le recteur de la University of New Brunswick, Eddy Campbell, animait une discussion dans laquelle le programme Science sans frontières – un nouveau programme de bourses d’études qui permettra à 12 000 étudiants brésiliens de venir étudier au Canada au cours de quatre prochaines années – était perçu comme ayant le potentiel de se développer et de se prolonger.

Anisio Brasileiro de la Universidade Federal de Pernambuco a affirmé que la plupart des organisations et des établissements souhaitaient voir le programme se poursuivre au-delà des quatre années prévues.

Bien qu’aujourd’hui les recteurs canadiens comme les recteurs brésiliens soient enthousiasmés par cette audacieuse initiative, personne n’ignore qu’il y aura des obstacles à surmonter pour maximiser les possibilités de mobilité étudiante bidirectionnelle entre nos deux pays. Au sommet de la liste : la langue.

Table ronde des recteurs canadiens et brésiliens : Paul Davidson, PDG de l'AUCC; le gouverneur général, son Excellence le très hon. David Johnston, l'hon. Gary Goodyear, ministre d'État (Sciences et Technologie) et Jamal A. Khokhar, ambassadeur du Canada. © Cplc Dany Veillette, Rideau Hall.

Les participants à la table ronde ont souligné l’importance d’offrir des possibilités pour les étudiants brésiliens et canadiens de suivre des cours de langue avant d’entreprendre un séjour d’études dans une université étrangère du Canada ou du Brésil.

La semaine dernière une journaliste a communiqué avec moi au sujet d’un article qu’elle rédigeait sur la mission au Brésil. Elle se demandait à haute voix si les écoles secondaires au Canada ne devraient pas commencer à offrir aux étudiants la possibilité de suivre des cours de portugais. Comme le Brésil s’apprête à devenir la cinquième économie en importance au monde et que la collaboration entre le Canada et le Brésil en matière d’enseignement supérieur et de commerce promet de s’accroître au cours des prochaines années, c’est une question qui vaut la peine d’être discutée.

David Turpin, recteur de la University of Victoria, en discussions avec le gouverneur général, Son Excellence, le très hon. David Johnston lors de la table ronde des recteurs.

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 6:39 / COMMENTER

Réflexions de Sara Diamond, rectrice de la OCAD University

26
avril

Réflexions de Sara Diamond, rectrice de la OCAD University, sur sa première journée de réunions et d’échanges lors de la Table ronde des recteurs canadiens et brésiliens à Rio de Janeiro. (Disponible en anglais seulement).

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 6:14 / COMMENTER

La délégation de l’AUCC arrive à Rio de Janeiro

25
avril

Les recteurs sont arrivés en sol brésilien et l’excitation est palpable. La semaine promet d’être très productive dans le cadre de la présente mission conçue pour faire progresser les relations du Canada avec une puissance économique qui consacre des investissements considérables à la recherche et à l’enseignement supérieur.

Parmi les délégués de l’AUCC, il se dégage un consensus à l’égard de la mission au Brésil comme étant un événement historique qui permettra d’accroître les possibilités internationales pour les étudiants et les professeurs du Canada. L’enthousiasme est aussi croissant à l’égard des nouveaux partenariats en matière de recherche et d’innovation qui seront annoncés dans les prochains jours et qui permettront de rassembler certains des plus brillants esprits du Canada et du Brésil afin de relever de grands défis mondiaux.

Les recteurs qui participent à la mission se réjouissent à l’idée d’échanger demain avec leurs homologues brésiliens lors de la Table ronde des recteurs à Rio de Janeiro. Lors de cette rencontre, les discussions d’experts porteront sur les principaux objectifs de la mission en se penchant sur des questions comme les suivantes :

  • Que peuvent faire les dirigeants universitaires pour faciliter la collaboration entre les universités canadiennes et les universités brésiliennes pour favoriser l’innovation dans les deux pays?
  • Quels sont les obstacles à la collaboration et comment les surmonter?
  • Comment les universités du Canada et celles du Brésil peuvent-elles tirer parti du programme Science sans frontières pour favoriser la mobilité bidirectionnelle des étudiants?
  • Comment le Canada et le Brésil peuvent-ils créer de nouveaux mécanismes de financement et maximiser leurs mécanismes actuels au profit de la coopération univ
    ersitaire et en matière de recherche?

Un nombre impressionnant de nouveaux partenariats ainsi que de programmes de bourses d’études et de mobilité étudiante seront également annoncés lors de la Table ronde des recteurs. Ce rassemblement sans précédent jettera les bases des activités de la semaine très chargée qui se conclura par des résultats significatifs, non seulement pour les étudiants et les professeurs, mais aussi pour l’ensemble des citoyens des deux pays.

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 4:30 / COMMENTER

Bienvenue à Rio

24
avril

J’ai passé les dernières semaines à demander des conseils et à poser des questions au sujet du Brésil, où je me trouve pour la première fois en raison de mon travail de soutien en communications dans le cadre la mission des recteurs canadiens dans ce pays d’Amérique du Sud. Une trentaine de recteurs arriveront à Rio demain, prêts à tisser des liens en matière d’enseignement supérieur et de recherche avec des partenaires brésiliens. Avant de partir j’ai reçu les conseils de sécurité habituels s’appliquant à toutes les mégapoles du monde, mais je ne m’attendais pas à ce qu’autant d’amis et de connaissances me parlent de la gentillesse du peuple brésilien.

Ayant grandi dans une province de l’Atlantique, mes attentes sont assez élevées en ce qui concerne la gentillesse. Eh bien, je suis au Brésil depuis 24 heures à peine, et je peux déjà attester la gentillesse des gens d’ici.

Une rue à Rio de Janeiro (Brésil)

Ce qui me limite, c’est que je n’ai pas étudié le guide de conversation en portugais avant de quitter Ottawa. Quelques habiletés linguistiques m’auraient bien aidée hier dans mes péripéties à l’aéroport de Sao Paulo.

Alors me voici, dans un petit hôtel à Rio de Janeiro. Le personnel est franchement gentil et amical; certains semblent avoir pitié de mes capacités limités à communiquer dans la langue du pays. Luiza, la jeune réceptionniste de l’hôtel qui parle un peu anglais, m’est d’un grand secours. Elle insiste pour parler à mon chauffeur de taxi afin de lui expliquer, en portugais, où je vais exactement et à quel endroit faire des arrêts. Hier soir, je regardais cette jeune femme d’une vingtaine d’années donner des instructions précises à ce chauffeur de taxi dans la cinquantaine qui acquiesçait tout bonnement à ses demandes, et je me suis dit que Luiza se débrouillerait très bien au Cap Breton.

Un autre jeune réceptionniste est venu réparer mon ordinateur ce matin. Les préposés de l’hôtel discutent entre eux en portugais des meilleures routes à prendre ou des meilleurs endroits où trouver ce que je cherche et ensuite, Luiza me traduit leurs conseils en anglais.

Aujourd’hui, entre mes rencontres, je vais devoir trouver une banque et me procurer de la monnaie brésilienne; il y aura de bons pourboires à laisser.

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 7:48 / COMMENTER

La merveilleuse aventure de Luiz et de Silvio

20
avril

En prévision de la mission des recteurs canadiens au Brésil, l’ambassade du Canada au Brésil a organisé la visite au Canada de représentants de la deuxième chaîne de télévision brésilienne en importance, Record TV. Ma collègue Mélanie Béchard et moi avons eu le plaisir d’accompagner le journaliste Luiz Gustavo da Luz et le caméraman Silvio Cesar de Sousa lors de leurs visites à Québec, à Montréal, à Toronto et à Ottawa entre le 16 et le 22 mars dernier.

Pendant leur séjour au Canada, ils ont pu capter diverses tranches de la vie canadienne, l’accent étant mis bien entendu sur ce que nos universités ont à offrir.

La date de leur arrivée n’avait pas été choisie par hasard; le réseau tenait à ce que nos invités couvrent un événement unique, inconnu au Brésil : le Championnat mondial Red Bull Crashed Ice, tenu à Québec le 17 mars 2012. C’est Mélanie qui les accompagnait et leur servait à l’occasion d’interprète à Québec et à Montréal où ils ont visité les campus de l’Université Laval et de l’Université de Montréal, et ont pu faire des entrevues avec de nombreux étudiants et professeurs brésiliens.

À Toronto, c’est moi qui accompagnait Luiz and Silvio sur le campus de la Ryerson University où ils ont obtenu une entrevue avec le recteur, Sheldon Levy, et sur le campus de l’Université OCAD, où ils ont discuté avec la rectrice, Sara Diamond. Ils ont aussi interviewé plusieurs étudiants brésiliens exceptionnels, dont Thiago Caires, originaire de São Paulo, qui étudie en génie biomédical. Lui et un collègue ont conçu une prothèse contrôlée par des signaux du cerveau – une première dans le domaine des prothèses médicales. Le réseau Record TV est enthousiaste à l’idée de présenter Thiago à la population brésilienne.

Le journaliste brésilien Luiz Gustavo da Luz s'amuse avec une nouvelle technologie à la Digital Media Zone de Ryerson. © Digital Media Zone, 2012. Tous droits réservés.

Les reportages de Record TV provenant du Canada seront diffusés en cinq segments en soirée au cours de la mission des recteurs au Brésil, à un auditoire qui se situe entre 30 et 35 millions de téléspectateurs.

Dans le cadre de cette visite, j’ai été par-dessus tout surprise d’apprendre qu’un grand nombre de Brésiliens vivent et travaillent au Canada. Lorsque Luiz et Silvio parlaient portugais entre eux, très souvent un Brésilien qui les avait entendus s’approchait pour leur parler.

Ils ont même rencontré un groupe de Brésiliens dans le train qui les menait de Québec à Montréal.

À l’aéroport de Toronto, en attendant notre vol à destination d’Ottawa, ils étaient enthousiastes à propos du Nunavut, leur prochaine destination. Je leur ai assuré que, à Iqaluit, ils rencontreraient des gens amicaux ayant l’habitude d’accueillir des visiteurs du monde entier qui s’y rendent pour découvrir la culture et le mode de vie, et que tout le monde, du chauffeur de taxi au commis d’hôtel, s’empresserait de les diriger vers des points d’intérêts pour leurs reportages.

Je les ai toutefois avertis que, la population du Nunavut n’étant que de 6 700 personnes, il était peu probable qu’ils rencontrent des Brésiliens à Iqaluit. Eh bien j’avais tort.

À leur retour à Ottawa, Luiz et Silvio étaient fiers de dire qu’ils avaient rencontré deux Brésiliens à Iqaluit. Ils étaient aussi enchantés de la gentillesse de la population du Nunavut et de son hospitalité.

Plus Luiz et Silvio découvraient le Canada, plus ils aimaient notre pays. « J’aime vraiment votre pays, disait souvent Luiz, je veux revenir. »

Pour l’instant, c’est à nous d’aller découvrir leur pays. Et c’est avec plaisir que nous y retrouverons Luiz et Silvio lors de la conférence de presse de l’AUCC à São Paulo le 27 avril.

 

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 12:00 / COMMENTER