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Helen Murphy
Helen Murphy
Gestionnaire des communications

De la parole aux actes

03
mai

Il s’agit maintenant de concrétiser les engagements.

Il a été abondamment question au cours de la mission au Brésil de l’importance de faire en sorte que les 75 ententes qui ont été signées au cours de la semaine entre les recteurs canadiens et leurs homologues brésiliens se concrétisent et donnent des résultats. Toutefois, jamais encore on avait autant insisté sur ces impératifs et jamais on ne l’avait fait à un si haut niveau qu’hier au Palais présidentiel, à Brasilia.

C’est là où le recteur de la St. Francis Xavier University, Sean Riley, a signé une entente de partenariat entre le Coady International Institute de son établissement et la Universidade Federal de Minas Gerais du Brésil. Gilberto Carvalho, ministre en chef du secrétariat général à la présidence, qui participait à la cérémonie de signature a pris la parole à cette occasion. Le ministre Carvalho a exprimé un profond engagement à l’égard des valeurs qui sont mises en œuvre dans le cadre du partenariat avec la St. Francis Xavier University.

Rocksane de Carvalho Norton, vice-présidente de la Universidade Federal de Minas Gerais, Gilberto Carvalho, ministre principal du secrétariat général de la Présidence, Sean Riley, recteur, St. Francis Xavier University et en arrière-plan, Jamal Khokhar, l'ambassadeur canadien. © Rildo Borges

Ce partenariat porte sur le développement communautaire durable et la participation démocratique. « C’est un honneur de signer aujourd’hui cette entente, a déclaré le ministre Carvalho, car elle porte sur le renforcement de la démocratie », une valeur qui est très chère au peuple brésilien.

Il a ensuite expliqué que la démocratie, pour laquelle les Brésiliens se sont battus dans les années 1960 et 1970, ne sera entièrement réalisée qu’à condition que la population dispose à la fois du droit de participer à la vie démocratique ainsi que de l’éducation et de la formation qui lui donne la capacité de le faire. Il a ensuite ajouté que la lutte contre la dictature avait bien préparé le Brésil à accueillir le pouvoir démocratique.

« Nous avons l’esprit ouvert aux idées et avons besoin d’apprendre, a poursuivi le ministre. À cet égard, le Coady International Institute arrive à point nommé. »

En 50 ans, le Coady International Institute a offert de la formation en développement communautaire à plus de 6 000 diplômés provenant de 130 pays. L’entente nouvellement signée offrira entre autres aux dirigeants d’organismes sociaux du Brésil la possibilité d’acquérir une formation pratique sur le campus même de la St. Francis Xavier University, à Antigonish, Nouvelle-Écosse.

Appelé à se prononcer sur ce que la St. Francis Xavier University et le Coady International Institute ont de particulier à offrir, M. Riley a déclaré que « l’intérêt fondamental que présente l’Institut est probablement celui de former des leaders; une formation qui se fait à partir de la base, de manière ascendante, et non à partir du haut ».

L’ambassadeur du Canada au Brésil, Jamal Khokhar, a aussi insisté sur l’importance de passer de la parole aux actes. Il a précisé que l’entente avec la St. Francis Xavier University démontre que le Canada et le Brésil peuvent « travailler de concert dans un esprit de coopération, de générosité et de soutien vers une cause commune pour bâtir une société active, compétente et engagée ».

Le ministre Carvalho a invité l’ambassadeur Khokhar à se joindre personnellement à lui pour suivre de près l’évolution de ce partenariat universitaire au fur et à mesure qu’il se concrétise.

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 5:52 / COMMENTER

Mamdouh Shoukri, recteur de l’Université York, au sujet de la mission au Brésil

30
avril

Mamdouh Shoukri, recteur de l’Université York, fait part de ses impressions sur la mission au Brésil. Il envisage avec enthousiasme le renforcement des relations déjà existantes entre les étudiants et les chercheurs du Canada et du Brésil. (Vidéo en anglais seulement.)

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 4:49 / COMMENTER

Faire du Canada un partenaire de choix

30
avril

Les visites d’établissements qui se sont déroulées aujourd’hui à Rio de Janeiro ont permis aux recteurs canadiens de se familiariser avec les rouages de la création de liens forts avec des partenaires brésiliens. À l’Universidade Federal Fluminense (UFF), par exemple, la direction de l’établissement a été très précise sur les domaines dans lesquels elle souhaite collaborer avec les universités canadiennes : la recherche, la mobilité bidirectionnelle des étudiants, les programmes d’études conjoints au premier cycle, la supervision conjointe des études au doctorat, ainsi que les relations avec l’industrie.

Les recteurs d'universités canadiennes visitent un laboratoire à l'Universidade Federal Fluminense

La réciprocité de la mobilité étudiante revêt de l’importance. Il a d’ailleurs été mentionné que l’UFF a envoyé 15 étudiants à l’Université York (un choix populaire), mais n’a reçu que deux étudiants de York en retour. Les établissements brésiliens souhaitent collaborer avec leurs partenaires canadiens à l’atteinte d’un meilleur équilibre à cet égard. L’UFF semble vouloir accroître le nombre d’étudiants qu’elle envoie au Canada.

L’UFF compte actuellement sept étudiants qui se préparent à venir étudier au Canada dans le cadre de l’ambitieux programme de mobilité Science sans frontières. L’Université offrira en tout 30 bourses d’études dans le cadre de ce programme et souhaite que davantage de ses boursier aillent au Canada. Pendant son séjour au Brésil la semaine dernière, Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, a annoncé que le Canada accueillera 12 000 étudiants brésiliens au premier cycle, aux cycles supérieurs et au postdoctorat dans le cadre du programme Science sans frontières.

Lorsque les recteurs, au cours d’une discussion franche, ont demandé aux administrateurs de l’UFF ce que le Canada devait faire pour devenir un partenaire attirant pour le Brésil, les administrateurs leur ont conseillé d’être précis par rapport aux domaines d’études et de recherche dans lesquels ils souhaitent collaborer, et de mettre l’accent sur les relations interpersonnelles propices à ces échanges.

Il est évident qu’établir la confiance est la clé du succès. Nos hôtes brésiliens ont d’ailleurs indiqué qu’une mission comme celle-ci était une excellente façon d’y parvenir.

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 4:44 / COMMENTER

L’innovation à l’Unicamp

28
avril

Paul Davidson, président-directeur général de l’AUCC, donne un aperçu de la visite d’Unicamp, une des plus grandes universités de recherche au Brésil. Huit universités canadiennes ont signé des ententes avec Unicamp dans les domaines de la mobilité des étudiants et des professeurs, de la recherche concertée et de l’élaboration de programmes d’études conjoints. (Vidéo en anglais seulement.)

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 3:40 / COMMENTER

Une journée entière à São Paulo

27
avril

C’est fascinant ce qu’on réussit à faire en une journée en dépit d’à peine trois heures de sommeil. De nombreux recteurs d’universités canadiennes ont pu s’en rendre compte (ou s’en souvenir) aujourd’hui! En effet, partis hier de Rio de Janeiro à bord d’un vol d’une heure en théorie, nous ne sommes finalement arrivés à notre hôtel de São Paulo qu’à 5 h ce matin, après divers retards et changements d’itinéraire.

Les membres de la délégation ont malgré tout respecté le programme prévu : dès ce matin, plusieurs d’entre eux ont pris part au Forum canad0-brésilien sur l’innovation, en tant qu’animateurs ou intervenants.

Stephen Toope, président du c.a. de l'AUCC et recteur de la UBC, prend la parole au Forum canado-brésilien sur l'innovation.

La journée a également été marquée par la tenue d’une conférence de presse au cours de laquelle la principale de l’Université McGill, Heather Munroe-Blum, le recteur de la University of Manitoba, David Barnard, et le recteur de la University of Victoria, David Turpin, ont évoqué les partenariats de leurs établissements respectifs avec le Brésil et exposé leurs points de vue sur le renforcement de ces collaborations.

En présence de représentants des principaux médias brésiliens, le recteur de la University of British Columbia et président du conseil d’administration de l’AUCC, Stephen Toope, a indiqué que la mission des recteurs d’universités canadiennes au Brésil serait en tout marquée par l’annonce de 75 nouveaux accords et programmes de bourses d’études, d’une valeur de 6,74 millions de dollars.

La journée a en outre été ponctuée d’une autre excellente nouvelle, à savoir l’annonce par le chef de la direction de Mitacs, Arvind Gupta, d’un investissement additionnel de 10,25 millions de dollars destiné au financement de stages au premier cycle et de bourses de recherche aux cycles supérieurs. Partenariat canadien, Mitacs met en relation des chercheurs universitaires – étudiants aux cycles supérieurs et professeurs compris – avec des entreprises canadiennes dans le cadre de projets de recherche concertée, en plus d’offrir des stages aux meilleurs étudiants étrangers au premier cycle. Mitacs a fait part de sa stratégie visant à permettre à 450 étudiants brésiliens au premier cycle de séjourner au Canada dans le cadre de son Programme Globalink, entre 2012 et 2014. Cette stratégie est notamment assortie d’une enveloppe de 3,5 millions de dollars destinée au financement du Programme de bourses Globalink, qui permettent aux anciens participants au programme du même nom, brésiliens compris, d’effectuer des études supérieures au Canada.

À la suite d’un déjeuner avec le gouverneur général du Canada, son Excellence David Jonhston, au cours duquel le ministre d’État chargé des Sciences et des Technologies, Gary Goodyear, a souligné la contribution de la recherche au renforcement du commerce et de la prospérité, la délégation de l’AUCC a rendu visite à la FAPESP, le principal organisme de financement de la recherche de l’État de São Paulo. Cela a notamment été l’occasion d’échanges très prometteurs au sujet du financement de possibles partenariats de recherche avec des chercheurs brésiliens.

Ce soir enfin a eu lieu une réception au cours de laquelle les recteurs membres de la délégation ont pu rencontrer un certain nombre d’étudiants appelés à se rendre au Canada dans le cadre du programme Science sans frontières, qui compte évidemment parmi les grands sujets de discussion de la semaine. D’anciens étudiants d’universités canadiennes aujourd’hui installés au Brésil étaient également présents.

Les universités canadiennes espèrent accueillir dès cet automne les 500 premiers des 12 000 étudiants appelés à bénéficier du programme Science sans frontières.

Demain , nous aurons l’occasion de découvrir la fine fleur des installations de recherche brésiliennes à l’occasion de la visite de l’Université de Campinas (Unicamp). Celle-ci abrite des installations d’avant-garde et des équipes de recherche de premier ordre qui sont l’exemple même de ce qu’apportera aux étudiants et aux professeurs canadiens, au fil des années à venir, le renforcement de la mobilité bidirectionnelle entre le Canada et le Brésil.

AFFICHÉ PAR HELEN MURPHY À 6:48 / COMMENTER