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08
mai

La mission des recteurs canadiens au Brésil est terminée et le suivi s’amorce.

Les recteurs canadiens se sont engagés à retourner au Brésil afin d’assurer un suivi, de poursuivre leur apprentissage et de consolider les partenariats qu’ils ont établis au cours des derniers jours. D’autres membres de leur établissement suivront, notamment des professeurs et des étudiants, qui sauront nouer des liens durables de personne à personne.

Les universités canadiennes ont signé en tout 75 partenariats officiels, accords et programmes de bourses d’études dans le cadre de la mission au Brésil, pour une valeur totale d’environ 6,7 millions de dollars. Les participants à la mission ont également jeté les bases d’une solide collaboration à l’égard de l’ambitieux programme brésilien Science sans frontières qui, au cours des prochaines années, permettra à plus de 100 000 étudiants au premier cycle, aux cycles supérieurs et à des chercheurs postdoctoraux brésiliens de se déployer dans le monde afin d’élargir leurs connaissances et leurs horizons.

Pendant le séjour de la délégation de l’AUCC au Brésil, la présidente Dilma Rousseff a pour sa part annoncé que le Brésil enverra jusqu’à 12 000 étudiants boursiers du programme Science sans frontières vers le Canada, soit le deuxième plus gros contingent d’étudiants, après celui des États-Unis qui comptera environ 16 000 étudiants.

« Nous avions rencontré de nombreuses délégations manifestant un intérêt pour le programme Science sans frontières, indique Carlos Nobre, secrétaire national au sein du ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation du Brésil. Mais aucune ne comptait une trentaine de recteurs. Je suis très impressionné. »

Les faits saillants de la mission au Brésil? D’abord, les journées des recteurs participants étaient bien remplies. Nous amorcions la plupart de nos journées par une séance d’information à 7 h, suivie d’une rencontre des intervenants sur les campus, dans les laboratoires de recherche et dans les bureaux gouvernementaux. Nous recevions partout un accueil chaleureux (rencontrant presque systématiquement une personne ayant étudié ou fait de la recherche au Canada au cours de sa carrière universitaire).

Les rencontres se prolongeaient souvent tard le soir et comme toujours, l’énergie, l’engagement et la vision internationalisée manifestés par les recteurs canadiens m’ont grandement impressionné.

Les liens que nous avons forgés, tout comme ceux qui existaient déjà, sont bien concrets. Au synchrotron du Brésil, près d’UNICAMP, nous avons rencontré un chercheur de la University of Guelph qui collaborait sur place à un projet de recherche, puis avons été témoins d’une expérience internationale lorsque Peter MacKinnon, recteur de la University of Saskatchewan, a relié le synchrotron du Brésil à celui du Canada, situé à la University of Saskatchewan. Entre­temps, à la Universidade de Brasília, le chef de l’Institut de la durabilité était fier de dire qu’il avait effectué ses études de doctorat à l’Université du Québec à Montréal. Tandis qu’au ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation, nous avons rencontré une chercheuse qui revenait tout juste de Montréal où elle avait travaillé avec des collègues canadiens à l’élaboration de nouvelles technologies océaniques.

Partout où nous sommes allés, nous avons rencontré des étudiants qui souhaitaient poursuivre leurs études dans des universités canadiennes. En fait, le recteur de la Universidade de Brasília a indiqué que le Canada figurait aux premières places du palmarès des « pays de rêve » pour les étudiants brésiliens.

Cet automne, certains de ces étudiants brésiliens entreront pour la première fois dans une salle de classe d’une université canadienne, et si on en juge par le désir de collaboration que nous avons perçu la semaine dernière au Brésil, de nombreux autres étudiants suivront leurs traces.

Nous avons par ailleurs constaté le profond engagement du secteur privé brésilien à l’égard de la recherche et de l’innovation; des entreprises consacrent un pour cent de leurs revenus totaux à la recherche et le secteur privé a financé 26 000 bourses d’études supplémentaires dans le cadre du programme Science sans frontières.

D’une ampleur et d’une portée sans précédent, la mission de l’AUCC au Brésil démontre la valeur de la collaboration internationale en matière de recherche et de la mobilité des professeurs et des étudiants pour les deux pays. « Il n’est pas question d’exode des cerveaux, nous a confié M. Nobre, mais plutôt de circulation des cerveaux. Nous voulons que le Brésil s’ouvre à la collaboration internationale à une échelle beaucoup plus vaste qu’auparavant. »

L’enseignement, la recherche et l’innovation universitaires connaissent une véritable ascension au Brésil. L’ambition à la fois immense et inspirante que déploie le Brésil et le rythme auquel il progresse nous ont vivement impressionnés lors de cette mission de l’AUCC.

AFFICHÉ PAR CHRISTINE TAUSIG FORD À 6:27 / COMMENTER

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